Re: Les Cheminées de fées
Publié : 31 août 2014, 17:14
Après avoir bien galéré avec ma connexion, voici la suite. Merci beaucoup de vos lectures 
Chapitre 3 : La Reine
Tandis qu'Ambre était « retenue » par sa rencontre avec les fées, Noémie était restée cachée. La magie des petites enchanteresses avait empêché les sons et la lumière de parvenir jusqu'à elle. La rousse était donc totalement inconsciente de ce qui s'était passé.
Le cache-cache avait commencé une demie-heure avant qu'Ambre ne rencontre la policière. Leur discussion avait pris quinze minutes. Et cela faisait maintenant un quart-d'heure que la prisonnière se débattait dans ses liens. Noémie venait de passer une heure cachée, à ne rien faire.
Finalement, se disant que sa cachette était trop bonne, elle décida d'abandonner et de laisser gagner sa compagnonne. Elle ralluma sa lampe-torche, et partit à la recherche d'Ambre. Ne l'apercevant pas, elle se mit à crier :
-Ambre ! C'est bon, tu as gagné ! Ambre ! Où es-tu ?
Pas de réponse. Noémie recommença encore plus fort :
-Ambre ! Où es-tu ?
Un gémissement résonna depuis un sentier de l'ouest du site. Noémie s'y dirigea, tout en continuant de hurler le nom de son amie, de plus en plus fort. A chaque fois, des gémissements lui répondaient et la guidaient.
La rousse finit par retrouver la prisonnière, et poussa un cri de surprise. Elle s'agenouilla auprès de la captive, et tenta de défaire les nœuds. Elle ne prêta pas attention au fait que les cordes soient dorées et brillantes. Par contre, elle fut beaucoup plus embêtée par les nœuds ; ils étaient littéralement impossibles à défaire. Alors elle s'exclama :
-Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Qui t'a fait ça ?
-C'est nous, répondit une petite voix féminine dans son dos, et arrête de hurler, nous aimerions dormir !
Noémie se retourna, et poussa encore un hurlement de surprise, en apercevant la fée bleue.
Hurlement aussitôt étouffé par la cheffe des policières, qui caressa les lèvres de la rousse. L'énergie magique forma instantanément une bourre et une bande collante. L'intruse était ainsi bâillonnée de la même manière que son amie.
-En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous arrête vous aussi pour tapage nocturne, déclama la cheffe des policières.
Aussitôt, d'autres fées bleues jaillirent d'entre les piliers, leurs cordes dorées déjà à la main. Quelques minutes plus tard, Noémie tomba à terre, étroitement immobilisée par la magie des liens. De la même manière que l'était sa compagnonne.
-Bon. Je pourrais te redire tout ce que je viens d'expliquer à la fille aux cheveux châtain clair. Mais je suis lasse. Je vais donc faire autre chose pour toi, la rousse.
Et la fée bleue en cheffe se posa sur le front d'Ambre, avec la même légèreté qu'un papillon. Elle posa ses deux minuscules paumes sur la peau de la première captive. Son aura augmenta en intensité. Puis la petite policière reprit son envol, et atterrit sur la tête de Noémie. Elle apposa à nouveau ses mains, et devint plus lumineuse. Toutes ce qu'Ambre venait de vivre durant la dernière heure passa dans l'esprit de son amie. Y compris sa conversation avec la petite enchanteresse bleue. Cette-dernière évitait ainsi de devoir tout répéter à la nouvelle prisonnière.
-Bien. Maintenant que tu sais tout, ma brigade et moi allons nous retirer. Vous, vous restez ici encore quelques heures, le temps de décider que faire de vous.
Toutes les autres fées bleues disparurent, en traversant les parois des Orgues. Leur cheffe allait faire de même, quand elle se ravisa à la dernière minute. Elle se retourna, et lança aux deux humaines :
-Vous avez beaucoup de chance, vous ne l'avez pas réveillé.
Sans préciser de qui elle parlait.
Soudain, toutes les autres fées policières ressortirent des structures de sable. Elles se posèrent au sol, formant une haie d'honneur à deux rangs.
-J'ai parlé trop vite ! S'écria la cheffe.
Et elle atterrit, et se prosterna entre les deux lignes, en direction d'un des piliers.
Durant quelques secondes, il ne se passa rien. Puis quelques fées à l'aura jaune sortirent de la cheminée, en marchant. En plissant les yeux, les deux prisonnières s'aperçurent que ces petits êtres avaient les mains attachées dans leur dos. De cette manière, elle ne pouvait ni les utiliser, ni déployer leurs ailes, retenues par leurs propres bras. En regardant mieux, les humaines se rendirent compte également qu'une petite chaine en argent retenaient les pieds de chacune des fées jaunes, les empêchant de courir.
Une lueur jaillit du sable. Une autre fée parut, un peu plus grande que les autres, et entourée d'un aura rose. Ambre avait vu des enchanteresses vertes, jaunes et bleues. Celle-là était la seule de sa couleur. Au lieu d'une petite robe en latex comme les autres, cette fée là portait une tenue de cuir. C'était une combinaison noire, décorée par de riches entrelacs teints de blanc, moulant tout son corps, à l'exception de la tête et des ailes de libellule sur son dos. Un petit diadème reposait sur ses longs cheveux violets. Elle tenait un fouet, de la taille d'un brin d'herbe.
-Qui ose interrompre ma nuit ?! Tonna la minuscule domina
-V... Votre Majesté. J'en suis vraiment navrée. Ce sont ces deux humaines qui en sont coupables, bredouilla la cheffe des policières.
-Tu es censée garantir la tranquillité de notre citée la nuit, indiqua froidement la reine.
-Pardonnez-moi, votre Altesse ! Cela ne se...
La fée bleue ne put finir sa phrase. Sa souveraine avait tendu sa main tenant le fouet vers elle. Des chaînes d'argent étaient apparues autour de ses membres, et un bâillon en soie obstruait désormais la bouche de la policière.
-Tu as failli à ta mission, constata la reine. En punition, tu passeras une semaine dans le cachot, ligotée en toute heure du jour et de la nuit. Emportez-la !
Deux autres fées policières empoignèrent leur cheffe enchaînée. Elles s'envolèrent, et disparurent dans les Orgues avec elle.
-Et maintenant, il est temps que je m'occupe des intruses, déclara la domina en regardant les deux humaines.
Elle voleta jusqu'à Ambre. Effarée, cette-dernière craignait ce qui allait lui arriver.
-Déjà, je vais commencer à vous châtier pour avoir troublé la tranquillité de mon royaume, s'écria-t-elle en levant son fouet.
La captive hurla dans son bâillon, elle pensait sentir une intense douleur. Elle ferma les yeux, attendant les durs chocs sur sa peau.
Trois minutes plus tard, ne ressentant rien, elle ouvrit les paupières. La souveraine était en train de s'acharner sur elle. Mais les coups de fouet étaient si faibles qu'ils étaient entièrement absorbés par le tissu du sweat-shirt que portait la prisonnière. Pourtant, la reine avait l'air de mettre toute sa force dans ses coups.
Au bout de cinq minutes, la petite domina s'arrêta, en sueur. Elle était découragée par la faiblesse de ses coups, incapables de blesser l'humaine.
-Je ne comprends pas, dit-elle pour elle-même. C'est pourtant mon fouet qui fait le plus mal. Celui avec une dent d'escargot au bout.
Remarquant le regard interrogatif de ses captives, la reine expliqua.
-Parceque oui, les escargots ont des dents. Et ce, de manière naturelle, sans aucune intervention magique.
Puis, elle s'assit, maugréant, et se demandant comment faire pour punir les humaines.
Une des fées jaunes enchaînées s'approcha de la fée rose, aussi vite qu'elle le pouvait. Elle susurra quelquechose à l'oreille de sa maîtresse. Cette-dernière parut avoir une illumination, et s'écria :
-Mais oui ! C'est une excellente idée ! En récompense, je te rends ta liberté !
Les chaînes d'argents qui entravaient la fée jaune s'évanouirent. Cette dernière, trop heureuse, s'empressa de rentrer dans les Orgues.
-Je sais comment vous faire payer votre intrusion, ricana la reine.

Chapitre 3 : La Reine
Tandis qu'Ambre était « retenue » par sa rencontre avec les fées, Noémie était restée cachée. La magie des petites enchanteresses avait empêché les sons et la lumière de parvenir jusqu'à elle. La rousse était donc totalement inconsciente de ce qui s'était passé.
Le cache-cache avait commencé une demie-heure avant qu'Ambre ne rencontre la policière. Leur discussion avait pris quinze minutes. Et cela faisait maintenant un quart-d'heure que la prisonnière se débattait dans ses liens. Noémie venait de passer une heure cachée, à ne rien faire.
Finalement, se disant que sa cachette était trop bonne, elle décida d'abandonner et de laisser gagner sa compagnonne. Elle ralluma sa lampe-torche, et partit à la recherche d'Ambre. Ne l'apercevant pas, elle se mit à crier :
-Ambre ! C'est bon, tu as gagné ! Ambre ! Où es-tu ?
Pas de réponse. Noémie recommença encore plus fort :
-Ambre ! Où es-tu ?
Un gémissement résonna depuis un sentier de l'ouest du site. Noémie s'y dirigea, tout en continuant de hurler le nom de son amie, de plus en plus fort. A chaque fois, des gémissements lui répondaient et la guidaient.
La rousse finit par retrouver la prisonnière, et poussa un cri de surprise. Elle s'agenouilla auprès de la captive, et tenta de défaire les nœuds. Elle ne prêta pas attention au fait que les cordes soient dorées et brillantes. Par contre, elle fut beaucoup plus embêtée par les nœuds ; ils étaient littéralement impossibles à défaire. Alors elle s'exclama :
-Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Qui t'a fait ça ?
-C'est nous, répondit une petite voix féminine dans son dos, et arrête de hurler, nous aimerions dormir !
Noémie se retourna, et poussa encore un hurlement de surprise, en apercevant la fée bleue.
Hurlement aussitôt étouffé par la cheffe des policières, qui caressa les lèvres de la rousse. L'énergie magique forma instantanément une bourre et une bande collante. L'intruse était ainsi bâillonnée de la même manière que son amie.
-En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous arrête vous aussi pour tapage nocturne, déclama la cheffe des policières.
Aussitôt, d'autres fées bleues jaillirent d'entre les piliers, leurs cordes dorées déjà à la main. Quelques minutes plus tard, Noémie tomba à terre, étroitement immobilisée par la magie des liens. De la même manière que l'était sa compagnonne.
-Bon. Je pourrais te redire tout ce que je viens d'expliquer à la fille aux cheveux châtain clair. Mais je suis lasse. Je vais donc faire autre chose pour toi, la rousse.
Et la fée bleue en cheffe se posa sur le front d'Ambre, avec la même légèreté qu'un papillon. Elle posa ses deux minuscules paumes sur la peau de la première captive. Son aura augmenta en intensité. Puis la petite policière reprit son envol, et atterrit sur la tête de Noémie. Elle apposa à nouveau ses mains, et devint plus lumineuse. Toutes ce qu'Ambre venait de vivre durant la dernière heure passa dans l'esprit de son amie. Y compris sa conversation avec la petite enchanteresse bleue. Cette-dernière évitait ainsi de devoir tout répéter à la nouvelle prisonnière.
-Bien. Maintenant que tu sais tout, ma brigade et moi allons nous retirer. Vous, vous restez ici encore quelques heures, le temps de décider que faire de vous.
Toutes les autres fées bleues disparurent, en traversant les parois des Orgues. Leur cheffe allait faire de même, quand elle se ravisa à la dernière minute. Elle se retourna, et lança aux deux humaines :
-Vous avez beaucoup de chance, vous ne l'avez pas réveillé.
Sans préciser de qui elle parlait.
Soudain, toutes les autres fées policières ressortirent des structures de sable. Elles se posèrent au sol, formant une haie d'honneur à deux rangs.
-J'ai parlé trop vite ! S'écria la cheffe.
Et elle atterrit, et se prosterna entre les deux lignes, en direction d'un des piliers.
Durant quelques secondes, il ne se passa rien. Puis quelques fées à l'aura jaune sortirent de la cheminée, en marchant. En plissant les yeux, les deux prisonnières s'aperçurent que ces petits êtres avaient les mains attachées dans leur dos. De cette manière, elle ne pouvait ni les utiliser, ni déployer leurs ailes, retenues par leurs propres bras. En regardant mieux, les humaines se rendirent compte également qu'une petite chaine en argent retenaient les pieds de chacune des fées jaunes, les empêchant de courir.
Une lueur jaillit du sable. Une autre fée parut, un peu plus grande que les autres, et entourée d'un aura rose. Ambre avait vu des enchanteresses vertes, jaunes et bleues. Celle-là était la seule de sa couleur. Au lieu d'une petite robe en latex comme les autres, cette fée là portait une tenue de cuir. C'était une combinaison noire, décorée par de riches entrelacs teints de blanc, moulant tout son corps, à l'exception de la tête et des ailes de libellule sur son dos. Un petit diadème reposait sur ses longs cheveux violets. Elle tenait un fouet, de la taille d'un brin d'herbe.
-Qui ose interrompre ma nuit ?! Tonna la minuscule domina
-V... Votre Majesté. J'en suis vraiment navrée. Ce sont ces deux humaines qui en sont coupables, bredouilla la cheffe des policières.
-Tu es censée garantir la tranquillité de notre citée la nuit, indiqua froidement la reine.
-Pardonnez-moi, votre Altesse ! Cela ne se...
La fée bleue ne put finir sa phrase. Sa souveraine avait tendu sa main tenant le fouet vers elle. Des chaînes d'argent étaient apparues autour de ses membres, et un bâillon en soie obstruait désormais la bouche de la policière.
-Tu as failli à ta mission, constata la reine. En punition, tu passeras une semaine dans le cachot, ligotée en toute heure du jour et de la nuit. Emportez-la !
Deux autres fées policières empoignèrent leur cheffe enchaînée. Elles s'envolèrent, et disparurent dans les Orgues avec elle.
-Et maintenant, il est temps que je m'occupe des intruses, déclara la domina en regardant les deux humaines.
Elle voleta jusqu'à Ambre. Effarée, cette-dernière craignait ce qui allait lui arriver.
-Déjà, je vais commencer à vous châtier pour avoir troublé la tranquillité de mon royaume, s'écria-t-elle en levant son fouet.
La captive hurla dans son bâillon, elle pensait sentir une intense douleur. Elle ferma les yeux, attendant les durs chocs sur sa peau.
Trois minutes plus tard, ne ressentant rien, elle ouvrit les paupières. La souveraine était en train de s'acharner sur elle. Mais les coups de fouet étaient si faibles qu'ils étaient entièrement absorbés par le tissu du sweat-shirt que portait la prisonnière. Pourtant, la reine avait l'air de mettre toute sa force dans ses coups.
Au bout de cinq minutes, la petite domina s'arrêta, en sueur. Elle était découragée par la faiblesse de ses coups, incapables de blesser l'humaine.
-Je ne comprends pas, dit-elle pour elle-même. C'est pourtant mon fouet qui fait le plus mal. Celui avec une dent d'escargot au bout.
Remarquant le regard interrogatif de ses captives, la reine expliqua.
-Parceque oui, les escargots ont des dents. Et ce, de manière naturelle, sans aucune intervention magique.
Puis, elle s'assit, maugréant, et se demandant comment faire pour punir les humaines.
Une des fées jaunes enchaînées s'approcha de la fée rose, aussi vite qu'elle le pouvait. Elle susurra quelquechose à l'oreille de sa maîtresse. Cette-dernière parut avoir une illumination, et s'écria :
-Mais oui ! C'est une excellente idée ! En récompense, je te rends ta liberté !
Les chaînes d'argents qui entravaient la fée jaune s'évanouirent. Cette dernière, trop heureuse, s'empressa de rentrer dans les Orgues.
-Je sais comment vous faire payer votre intrusion, ricana la reine.