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Re: Strip poker
Publié : 17 juin 2016, 16:32
par Mad Hatter
Elles les font danser dans leur main, c'est diabolique !
Re: Strip poker
Publié : 24 juin 2016, 02:20
par Gwenboyfriend
Flash Back : quelques minutes avant le début de la partie (fin du flash back).
Gwen et Phyllis
A l'instant où elle fait face à Sonia et Marlène, Gwen se jette sur elles pour les retenir et permettre à Phyllis de fuir. C'est du moins son intention. Parce que empêtrée dans les chaînes de ses chevilles, elle tombe aux pieds de ses adversaires et se retrouve aussitôt au sol; face contre terre. Sans perdre de temps, Marlène s'installe tranquillement à califourchon sur elle.
La criminelle saisit les bras de sa victime et les croise dans son dos puis lie ses poignets et ses coudes. Gwen sent une boule de mousse s'appuyer contre ses lèvres. Elle en devine l'usage et garde obstinément les lèvres closes. Deux doigts appuient sur son nez jusqu'à ce que la malheureuse jeune femme soit obligée d'aspirer une bouffée d'air. Ouvrant le passage à l'infâme objet qui envahit la bouche ainsi offerte. Quelques bandes de sparadrap soigneusement appliquées sur ses lèvres complètent le bâillon de la prisonnière consciente d'être une nouvelle fois vaincue et réduite à l'impuissance. Alors que son adversaire achève son ignoble travail en liant ses poignets contre sa taille et ses bras contre son dos, elle souhaite que son sacrifice n'ait pas été inutile et que Phyllis ait réussi à fuir.
Phyllis, profitant du fait que les criminelles étaient gênées par Gwen étalée devant elles, s'est précipitée dans l'escalier. Marlène se lance à sa poursuite. Phyllis doute d'avoir le dessus si elle affronte sa poursuivante avec ses poignets enchaînés. Son seul salut est dans la fuite. A cet instant, elle entend un sifflement et un lien s'enroule autour de ses mollets. Elle bascule vers l'avant et roule le long de l'escalier jusqu'au palier suivant. Elle tente de se relever mais ses jambes sont entourées de plusieurs cordes auxquelles sont reliées de lourdes sphères. La jeune femme s'efforce vainement de se débarrasser des liens emmêlés autour de ses jambes. Dans son affolement, elle ne réussit qu'à les embrouiller davantage alors que son adversaire descend tranquillement les dernières marches qui mènent jusqu'à elle.
- Cela faisait longtemps que j'attendais une occasion de me servir de ces bolas. Je dois dire que je suis ravie du résultat. Tu as remarqué avec quelle efficacité les cordes ont entourés tes jambes. C'est superbe.
La criminelle s'installe à califourchon sur sa victime qui lève ses mains enchaînées pour la frapper. Sonia bloque sans difficultés le mouvement.
- Tu es amusante. Pour la peine, je vais te retirer tes chaînes. C'est gentil non? Bien sûr je vais devoir les remplacer par des cordes.
Phyllis tente de renverser son adversaire solidement campée sur elle. Les cuisses autour de la taille de sa victime, la kidnappeuse s'amuse des efforts de sa proie pour la désarçonner.
- Continue ma mignonne, j'adore te sentir bouger sous moi.
Humiliée, la jeune femme tente de frapper la criminelle avec ses poings libérés de toute chaîne. Sonia les saisit et retourne Phyllis qui se retrouve le ventre collé contre le sol, les bras tordus dans son dos. Elle sent les cordes entourer ses poignets, puis ses bras, ensuite sa taille, enfin son buste et ses seins. Les noeuds sont horriblement serrés et les liens pénètrent sa chair à travers le tissu de sa robe. Comprenant qu'elle n'a plus aucune chance de triompher. Phyllis appelle à l'aide. Ce qui amuse beaucoup sa tortionnaire.
- Vous êtes les victimes idéales. Non seulement, vous tombez dans tous les pièges mais vous vous installez dans un immeuble neuf où personne n'a acheté local à part vous... et nous.
Contre toute logique, Phyllis continue d'appeler à l'aide.
- Personne ne viendra à ton secours mais tu es trop bruyante. Tu dois vraiment aimer être bâillonnée.
Phyllis sent à son tour une mousse de boule s'enfoncer dans sa bouche et des bandes de sparadrap s'appliquer sur ses lèvres avant qu'elle ait pu tenter de cracher l'infect objet.
- A présent, je vais te débarrasser des bolas. N'essaie pas d'en profiter.
Matée, la jeune femme obéit et laisse son adversaire victorieuse retirer les bolas puis lui lier les chevilles et les cuisses sans résister. Et enfin la soulever sans effort entre ses bras.
Portée comme une fiancée, Phyllis voit le visage souriant de Marlène au dessus d'elle. Bien qu'elle soit consciente de son impuissance, elle se débat dans les bras de sa ravisseuse. Elle agite ses jambes sa tête. Inutilement bien sûr. Mais pour le plus grand plaisir de la criminelle.
- Continue de te débattre ainsi, j'aime sentir ton corps frémir dans mes bras.
Humiliée, la prisonnière tente vainement de cesser ses mouvements inutiles. Le couple arrive enfin au palier du gymnase. Phyllis tourne la tête et voit Gwen ligotée et bâillonnée, ses chevilles toujours enchaînées, debout aux côtés de Sonia qui la tient par les cheveux.
Les captives échangent un long regard désespéré. Aux larmes qui coulent sur le visage de Gwen, son amie devine que la situation est pire que ce qu'elle imagine. Mais elle se demande comment cela est possible. Le sourire de Sonia s'élargit.
- Tu t'interroges pour les larmes de ta petite copine. C'est simple, je lui ai appris que la police n'a jamais reçu votre appel au secours. Qu'aucun inspecteur n'a été contacté. Dans quelques minutes votre bureau sera fermé. Personne ne sait que vous êtes entre nos mains. Personne ne viendra à votre aide. Vous êtes entièrement à notre merci.
Les prisonnières résignées sont conduites à l'intérieur du gymnase où elles découvrent Beth et Diana dans une inconfortable position.
Beth et Diana
Une fois Sonia et Marlène parties, les criminelles fixent Beth sur le plateau à roulettes muni de sangles et d'un coup de pied dans son postérieur la font rouler vers la plate-forme qui permet de descendre à l'étage inférieur. La captive terrifiée ne peut rien faire pour interrompre sa course et gémit dans son bâillon jusqu'à ce qu'elle s'arrête au seuil de la baie vitrée.
Il ne reste plus à Mona qu'à lui faire franchir cette fragile frontière pour l'amener sur la plate-forme. Ce qu'elle fait en donnant avec sa main une petite tape sur les fesses de sa victime.
Diana qui a assisté impuissante à toute la scène enrage. Sa réaction n'a pas échappé à l'impitoyable Olga. La cravache s'abat sur les fesses de la jeune femme dont le cri de rage est une fois de plus réprimé par l'immonde bâillon.
Olga souriante caresse tendrement le visage en larmes de sa victime tout en souriant cruellement.
- C'est insupportable de ne même pas pouvoir crier pour exprimer ta colère, ta douleur. Et tu as de la chance...
La captive se demande quelle chance, elle peut bien avoir. Elle regrette d'entendre la réponse.
- La comtesse a interdit le fouet... Pour l'instant.
La jeune femme ferme les yeux sans savoir si c'est le soulagement ou la terreur qui l'animent.
- Mais ne t'inquiète pas nous avons d'autres jeux en tête.
Tout en parlant, la ravisseuse dénoue les cheveux de sa victime.
- Je détache tes cheveux, c'est plus facile pour te porter.
Olga saisit les liens des bras de Diana, la soulève, puis la porte tel un paquet en la tenant par les entraves au dessus de ses coudes. La captive gémit dans son bâillon et fait de petits mouvements avec ses membres liés. La tension sur ses bras est douloureuse mais ce n'est pas son seul problème. Il faut compter avec les liens qui brûlent sa chair, les nœuds qui se resserrent sous l'effet de son poids.
Sans s'inquiéter des plaintes de sa victime, la criminelle la porte jusqu'à la plate-forme et la dépose en appui sur ses genoux pliés pour la maintenir dressée en la tenant seulement par les liens de ses bras.
Diana est posée dans cette inconfortable position devant la pauvre Beth toujours fixée au plateau roulant. Elle voit les doigts de son amie s'agiter comme si elle pouvait attendre ses liens. C'est évidemment inutile.
Diana réalise alors qu'elle se comporte comme son amie en tentant d'atteindre les nœuds de ses chevilles. Et que c'est tout autant inutile.
La plate-forme arrive devant le gymnase. Beth est poussée à l'intérieur d'un simple coup de pied. Diana n'est pas surprise d'être déposée face contre le sol comme un simple paquet.
Beth est libérée du plateau. Ses liens sont tranchés à l’exception de ceux de ses poignets et de ses bras. Devinant qu’il serait stupide de résister, elle marche jusqu’au portique. Et, résignée, se laisse durement ligoter. Ses bras levés dans son dos sont attachés à la barre supérieure. Ses cuisses serrés l’une contre l’autre sont soigneusement ficelées. Puis c’est le tour de ses chevilles fixées à un anneau planté dans le sol.
Diana subit le même traitement. Les deux jeunes femmes gardent la tête baissée. Les ravisseuses semblent triompher. Toutefois, les captives espèrent encore que Phyllis ou Gwen ont réussi à s'échapper.
C'est à cet instant que Sonia et Marlène franchissent triomphalement le seuil de la pièce en compagnie de leurs victimes impuissantes. Brisant ainsi le dernier espoir des naïves détectives .
A leur tour les deux dernières captives sont entravées sous le portique. Les jeunes femmes sont durement ligotées et bâillonnées. Leurs bras levés dans leur dos et reliés par les poignets à la barre supérieure du portique, les cuisses serrées et attachées l'une contre l'autre, les chevilles reliées à un anneau dans le sol.Elles gémissent à travers leur bâillon, tirent inutilement sur leurs liens, et ne réussissent qu'à serrer davantage les noeuds qui les immobilisent.
Leurs ravisseuses profitent du ravissant spectacle que proposent leurs victimes en fumant une cigarette bien méritée.
Les captives conscientes de la vanité de leurs efforts qui ne contribuent qu'à rendre leur position plus inconfortable, finissent par se calmer et cesser de se débattre.
Leurs geôlières s'approchent et tournent une roue sur le côté du portique. La barre supérieure s'élève et tend davantage les cordes qui la relie aux poignets des prisonnières incapables de résister. Malgré elles, leurs talons s'élèvent au dessus du sol, jusqu'à ce que la corde qui relie leurs chevilles à l'anneau se tende à son tour. Elles gémissent dans leur bâillon. Olga s'approche d'elles, évalue la tension de leurs liens et de leurs muscles et fait un signe à ses complices. La barre redescend de quelques centimètres au grand soulagement des prisonnières. Olga s'approche d'elles.
- Nous allons prendre un peu de repos. Cela vous laissera le temps de réfléchir et de répondre convenablement aux questions quand nous déciderons que le moment est venu. Mais rassurez-vous, nous allons aussi nous amuser un peu.
La criminelle marque un temps d'arrêt puis reprend
- La partie ne fait que commencer.
Re: Strip poker
Publié : 01 juil. 2016, 15:34
par Mad Hatter

fin du flashback ?
Re: Strip poker
Publié : 02 juil. 2016, 03:13
par Gwenboyfriend
Fin du flashback
Petite pause avant le retour à la partie de poker.
Re: Strip poker
Publié : 01 août 2016, 11:47
par Gwenboyfriend
Les mésaventures de nos détectives malchanceuses continuent.
La partie reprend : troisième manche
Phyllis est tirée de ses douloureux souvenirs quand sa tourmenteuse attitrée applique sur son front une carte dont elle ignore la valeur. Elle constate que ses compagnes ont elle aussi une carte disposée de la même façon. Elle comprend que leurs ravisseuses ont trouvé une façon de pimenter davantage l'ignoble jeu auxquels elles soumettent leurs prisonnières.
Les cartes sont distribuées échangées sous le regard des détectives impuissantes qui ne peuvent qu'attendre la fin de l'échange entre les criminelles et le début d'une nouvelle épreuve.
C'est Diana qui est la perdante. Et qui doit choisir son adversaire. Mona lui explique la nouvelle règle du jeu.
- Tu dois affronter une des cartes posées sur le front de tes amies. La carte la plus forte triomphe. Si tu choisis une des cartes les plus élevées, tu prends plus de risques et tu mises plus de vêtements pour toi et ton adversaire.
Beth a une dame et Phyllis a un roi. Gwen a un huit. Diana comprend qu'elle n'a pas le choix et désigne son infortunée amie en espérant qu'elle ne va pas la battre. Malheureusement sa carte est la plus forte.
- Tu as encore perdu, ma chérie. Qu'est-ce que tu préfères? Ton chemisier ou ton slip?
Gwen tire sur ses liens, hurle à travers son bâillon. Ses compagnes d'infortune gardent la tête baissée. Impuissantes. Marlène insère la lame de son couteau sous le tissu du sous-vêtement de la jeune femme et fait progresser lentement la lame jusqu'à ce que le slip se détache et tombe aux pieds de la captive. Mona se penche et le ramasse.
- C'est un nouveau trophée. Je vais l'offrir à ma partenaire.
Diana horrifiée n'ose pas deviner les intentions de sa "partenaire". Cette dernière retire le bâillon de sa victime qui tente d'en profiter pour négocier avec sa tortionnaire.
- Moi seule connaît l'identité de la client qui nous a demandé de retrouver les soeurs Rigdon.
- Es-tu prête à nous donner son nom?
- Vous savez que je n'en ai pas le droit. Mais c'est inutile de tourmenter mes amies.
- Toi seule et ton obstination sont responsables de leurs tourments.
La criminelle enfonce le slip de Gwen dans la bouche de Diana puis la boule de mousse et applique une nouvelle bande de sparadrap sur les lèvres de sa victime.
Les jeunes femmes n'osent pas se regarder. Horrifiées par la cruauté de leurs ravisseuses qui les obligent à s'affronter et rendent leur amie coupable de leur supplice. Mais les criminelles ont repris leur jeu ignoble et le résultat ne se fait pas attendre.
Diana perd à nouveau. Elle choisit d'affronter Phyllis.
- Tu es sûre de toi ma chérie? Tu réalises la perdante perdra deux vêtements alors que tu es certaine de battre Gwen?
Diana hoche la tête, elle ne veut pas imposer cette nouvelle épreuve à son amie et espère avoir une carte plus faible que Phyllis qui a un roi apposé sur son front. Au regard de que lui lance la captive, elle comprend qu'elle a fait une erreur et que c'est elle qui a la plus forte carte.
- Tu as un as, ma mignonne. Tu es invincible.
Olga découpe calmement la robe de Phyllis qui s'efforce de cacher sa rage et de ne pas en vouloir à son amie pour son erreur dont l'ampleur devient évidente quand Diana réalise que sa compagne d'infortune ne portait pas d'autre sous-vêtement que son slip. Slip qui est prestement retiré.
- Pas de chance, tu as tout perdu en un seule manche.
Un cruel éclat de rire des quatre criminelles accompagne cette remarque infamante. Interrompu par l'arrivée d'une nouvelle jeune femme qui transporte un panier aux odeurs alléchantes.
- Le diner, les amies.
- Il est déjà si tard. Nous n'avons pas vu le temps passer.
La nouvelle venue passe une main connaisseuse sur la croupe nue de Phyllis.
- Vous avez su l'occuper efficacement.
Leur complice partie, les quatre femmes s'attablent et dégustent leur excellent repas sous le regard résigné de leurs prisonnières dont la faim est avivée par les effluves qui parviennent jusqu'à elles. Leur bâillon les empêche de demander de profiter des restes de la nourriture. Elles devinent d'ailleurs qu'une telle demande rencontrerait peu de succès. Les ravisseuses discutent gaiment des tourments qu'elles vont pouvoir infliger à leurs victimes. Quand elles ont achevé leur repas, elles décident toutefois qu'elles ont mérité un peu de repos. Elles se préparent à passer une nuit agréable dans des lits confortables. Elles vérifient une dernière fois les liens des captives et vont tranquillement se coucher.
Seules dans le noir, les quatre jeunes femmes n'essaient pas de tirer sur leurs liens dans l'espoir de se libérer. Même Gwen a compris que c'était inutile et se contente de troubler le silence par des sanglots qu'elle est incapable de réprimer. Bien qu'étouffés par son bâillon, les sanglots sont suffisamment forts pour troubler le silence de la pièce et déprimer davantage les compagnes d'infortune de la captive. Toutes les trois baissaient la tête et s'efforcent de ne pas entendre. Enfin la jeune femme se calme et un silence relatif règne dans la pièce.
De l'autre côté de la rue le néon d'un immeuble clignote rappelant aux prisonnières que la vie continue à l'extérieur, que des individus par centaines se déplacent librement sans être conscients de la chance qui est la leur. Pourtant penser à ces inconnus est préférable que songer à elles-même. Cela les aide à oublier la douleur dans leurs bras étirés en arrière, leurs cuisses et leurs chevilles ligotées si étroitement que les cordes les brûlent comme du fil électrique. Ainsi que le tremblement continuel de leurs jambes. Elles souhaiteraient ne plus sentir cette mousse qui envahit leur bouche et cette bande collante appliquée sur leurs lèvres.
Elles n’auraient pas cru pouvoir dormir dans cette position mais leur épuisement est tel qu'elles sombrent par instant dans un état de demi sommeil remplis d'images fiévreuses dans lesquelles elles sont libres de leurs mouvements. Tôt ou tard, elles basculent vers l'avant et la corde qui relie leurs poignets à la barre supérieure du portique se tend, stoppant le mouvement et provoquant une douleur qui part des épaules pour gagner leur torse et leurs bras. Alors elles reprennent pleinement conscience de leur situation. C'est à l'occasion d'un de ces réveils brutal que Phyllis aperçoit le rougeoiement d'une cigarette. Elle devine la silhouette d'une de leur tortionnaire sans pouvoir deviner de laquelle il s'agit. La femme les regarde toutes les quatre sans parler se contentant de profiter du spectacle qu'elles offrent, le goûtant comme s'il s'agissait d'un met de choix. Phyllis plonge à nouveau dans une douce inconscience. Quand elle revient à elle, la silhouette a disparu.
Bientôt le ciel s'éclaircit annonçant l'arrivée du jour et de nouvelles épreuves pour les quatre captives.
Re: Strip poker
Publié : 01 août 2016, 14:10
par fredchl
Une bonne suite ! Je n'ose même pas imaginer ce qui va leur arriver lorsqu'ils auront perdus tous leurs vêtements !

Re: Strip poker
Publié : 07 août 2016, 15:14
par Gwenboyfriend
Au matin ou quatrième manche
Sonia est la première à se lever. Elle vérifie soigneusement les liens des captives. Ajuste les noeuds pourtant horriblement serrés aux yeux des prisonnières. Elle rehausse la barre du portique jusqu'à être satisfaite de la tension des cordes. Les infortunées détectives gémissent dans leurs bâillons.
- On devrait les changer.
Les prisonnières frémissent au son de la voix d'Olga. Elles savent que c'est elle qui dirige l'opération et qui décide des limites de la cruauté de l'infernal quatuor.
- Quoi donc ?
- Leurs bâillons. On devrait les changer.
- Après le petit déjeuner.
Les deux criminelles bientôt rejointes par leurs complices s'installent pour un copieux repas qu'elles dégustent en plaisantant. Les effluves des mets délicieux et des boissons sont une torture supplémentaire pour les prisonnières affamées et assoiffés qui tentent pourtant de cacher leur désarroi. Certaines que ce serait l'occasion d'un nouveau jeu cruel pour les ravisseuses.
- A présent, il est temps de nous occuper de nos amies. Commençons par changer leurs bâillons.
Diana tente de profiter de l'occasion pour gagner du temps.
- Vous pouvez cesser de nous tourmenter. Je vais vous donner le nom de notre cliente.
- Vraiment ? Je crois plutôt que tu vas nous raconter un nouveau mensonge dans l'espoir d'obtenir un répit pour toi et tes idiotes d'associées.
- Je vous assure que je vais vous donner son nom.
- Très bien. Je vais te faire une proposition honnête. Si tu mens, vous perdez toute un vêtement.
- Et si je dis la vérité ?
- Qu'espère tu ?
- Vous nous libérez ?
Les criminelles éclatent de rire en entendant la naïve proposition de la détective.
- Il n'y a aucune chance que cela arrive. Vous demeurerez nos prisonnières quoiqu'il arrive ?
- Alors qu'avons nous à y gagner.
C'est Beth qui vient de s'exprimer ainsi.
- On est bien audacieuse ce matin. Tu crois qu'il va se passer un évènement inattendu. Qu'on va venir à votre secours.
Beth garde le silence, tête baissée.
- J'attends ta réponse.
- Non madame. Je sais que vous êtes les plus fortes. Excusez mon insolence.
- Je vais être généreuse. Oublier ton insolence et le fait que ta stupide amie se préparait a me mentir. Nous allons vous remettre vos bâillons et reprendre la partie. Ne suis-je pas généreuse ?
- Si madame.
Les captives ont répondu d'une seule voix.
- On dirait que les leçons commencent à rentrer.
Une fois les prisonnières à nouveau bâillonnées l'infâme partie reprend.
Les cartes sont à nouveau disposées sur le front des captives. L’excitation des criminelles est de plus en plus évidente et l’échange des cartes est très rapide.
Phyllis est la perdante. Bien que Gwen ait la carte la plus faible, elle décide de ne pas l’affronter et de prendre le risque d’être battue à ce jeu infâme en choisissant Diana.
Au regard que lui lance son amie, Phyllis devine qu’elle doit avoir posée sur son front une carte dont la valeur est élevée.
Elle pense pourtant avoir bien agi. Diana va se retrouver en slip mais cela représentera encore un gain de temps avant qu’une d’entre elle doive goûter à d’autres jeux.
Elle a un instant le sentiment de s’opposer à la cruauté de ses adversaires.
Olga caresse tendrement les fesses de sa « partenaire ».
- Tu es courageuse ma chérie, affronter une carte élevée alors que tu es totalement nue. Que préfère tu si tu perds : la cravache, le fouet ou les pinces à téton ?
Phyllis n’arrive pas à croire que sa tourmenteuse lui demande de choisir son supplice. Son regard manifeste le dégoût que lui inspire l’infâme proposition.
- Tu as tort de te comporter de cette manière. Mais tu as de la chance, ce n’est pas toi qui va perdre.
Mona s'approche de Diana et coupe les bretelles du débardeur. Diana, résignée ne tente pas de résister. Elle demeure stoïque alors que le vêtement glisse le long de son buste.
Elle observe la même attitude quand sa jupe glisse lentement sur ses hanches puis atterrit sur ses chevilles liées au sol et qu'il ne reste que son slip.
Elle réussit même à réprimer ses larmes de rage et regarde fermement ses tortionnaires. Elle comprend qu’elle a commis une erreur quand jaillit l’ordre d’Olga
– Enlève lui son slip.
Diana lève la tête exprimant sa surprise et sa terreur
– Tu n'as pas encore compris. C'est nous qui décidons des règles.
Mona obéit et la malheureuse se trouve nue à son tour. Cela suffit pour qu'elle s'écroule et sanglote bruyamment à travers son bâillon.
– Voilà qui est mieux.
Mais cette modification de la règle n’est pas du goût de Mona.
- C’est injuste. Chacune de vos partenaires devrait perdre un vêtement supplémentaire.
- Et dans le cas de Phyllis ?
- C’est elle qui a la carte la plus forte, on peut l’épargner pour cette manche.
Phyllis a honte du soulagement qu’elle éprouve en entendant cette phrase alors que Gwen et Beth s’efforcent de manifester leur peur et leur désaccord à cette nouvelle évolution du jeu.
La plus énergique est Gwen qui réalise qu’elle va elle aussi se retrouver nue si cette idée est approuvée.
Marlène pourtant semble ne pas être d’accord.
- Ce n’est pas très juste. Olga a pris cette décision parce que tu n’arrives pas à mater ta prisonnière.
- Evidemment, c’est facile à dire pour toi qui a récupéré la plus docile des quatre.
Les captives se sentent humiliées d’être ainsi évaluées par leurs ravisseuses et cessent leurs vaines gesticulations alors que la voix d’Olga met de l’ordre dans cette discussion.
- Allons les filles, nous n’allons pas donner une mauvaise image à nos prisonnières. Mona a raison. Il est juste que chacune des captives perdent une pièce de vêtement et que Phyllis soit épargnée parce que c’est elle qui aurait remporté la manche dans tous les cas.
Marlène sourit et tend son couteau à Mona.
- Tu as raison. Je te propose de débarrasser notre chère Gwen de son chemisier.
- Merci. Ce sera un plaisir mais nous devrions le faire à deux.
Pendant que Mona découpe soigneusement des pans du vêtement de sa victime, Marlène les récupère pour en faire une boule qui va rejoindre le bâillon de la captive.
Sonia s’approche ensuite de Beth.
- A nous ma chérie. Que préfères-tu ? Le soutien-gorge, le chemisier, ta petite culotte.
Sonia agite frénétiquement la tête pour exprimer son désaccord.
- Très bien. Ce sera le soutien-gorge.
Sonia découpe les bretelles du sous-vêtement puis se contente de le dégrafer pour qu’il tombe aux pieds de sa victime.
Les quatre criminelles prennent alors un peu de recul pour observer leurs prisonnières entièrement nues à l’exception de Beth.
Olga résume leur pensée.
- A présent la partie va vraiment devenir intéressante.
Re: Strip poker
Publié : 12 août 2016, 14:04
par Gwenboyfriend
Fin de partie?
Les captives échangent des regards apeurés. La partie ne devrait plus être très longue. Beth est la seule à avoir des habits. Mais Olga a manifestement une idée plus précise.
- Sonia, bande les yeux de notre amie Beth.
Un bandeau est appliqué sur les yeux de la captive. Qui ne peut plus rien voir. Elle sent qu'une nouvelle carte est posée sur son front. Devine que d'autres cartes sont posées sur le front de ses infortunées associées.
Olga s'approche d'elle, lui caresse la nuque.
- Nous allons enlever ton bâillon. Ensuite tu donneras le nom de celle qui doit t'affronter. Si tu perds, tu perdras ton chemisier ou ton slip au choix. Si tu gagnes la perdante aura un gage. Et tu devras en affronter une autre. Si tu gagnes les trois manches, nous changerons les cartes et la partie reprendra.
Beth agite la tête pour montrer son désaccord. C'est inutile. Le bâillon est retiré.
- Qui souhaites-tu affronter?
Beth entend les vaines protestations de ses amies terrifiées par ce qui les attend. Elle devine qu'elles tirent sur leurs liens comme si cela pouvait changer quelque chose. Elle ne veut pas participer à cette infamie. La voix d'Olga la rappelle à l'ordre.
- J'attends.
- Vous ne pouvez pas me demander une chose pareille. Je refuse. Faites de moi ce que vous souhaitez.
- Ce n'est pas toi qui va être punie pour ton insolence.
Beth devine que la criminelle s'adresse à ses complices.
- Cinq coups de cravache. Chacune.
Le cri de protestation de Beth se perd dans les gémissements terrifiés de ses amies puis dans les coups de cravache appliquées sur leur postérieur et dans une nouvelle salve de cris et de gémissements. De douleur cette fois.
- Arrêtez. J'accepte. Je vais choisir une adversaire.
- Très bien. Qui?
- Gwen.
- Mauvais choix. Un gage pour Gwen.
Beth s'attend à entendre de nouveaux coups de cravache. Ce n'est pas ce qui se passe. Pourtant les gémissements de Gwen se font plus bruyants. Plus fréquents. Que peuvent lui faire subir ses ignobles femmes.
- Deuxième choix.
- Diana.
- Pas de chance pour Diana.
Les gémissements de Diana viennent s'ajouter à ceux de Gwen. Beth est terrifiée. Elle se sent stupidement responsable de ce que ses amies doivent subir à cause d'elle.
- Il ne reste que Phyllis.
- Tu aurais du commencer par elle. Bravo Phyllis, tu échappes au gage.
Beth sent le tissu du chemisier s'écarter de sa peau. Elle entend la lame du couteau qui déchire le tissu. Sonia lui parle tendrement.
- Ne te débat pas, ma chérie. Je ne veux pas te blesser.
Les pans de tissu tombe sur le sol. Beth sait qu'elle n'est plus vêtue que de son slip. Elle est presque soulagée. Leurs tortionnaires devront passer à autre chose.
- Passons à la manche suivante.
Beth frémit. Les gémissements de ses amies sont plus bruyants. Le pire pour Beth est d'ignorer ce qu'est le gage qu'elles ont subi. Elle hésite à les supplier. Mais devine que ce serait inutile. Elle ne peut que continuer à jouer à ce jeu infâme qui amuse tant leurs tourmenteuse en espérant qu'il sera bientôt achevé et que Diana acceptera enfin de dire ce qu'elle sait sur leur client.
Malheureusement, la manche suivante se conclut par un nouvel échec des trois "adversaires" de Beth désespérée par cette "victoire". Les sanglots de ses amies sont de plus en plus bruyants et désespérés. Beth ne supporte plus de les entendre. Elle prend le risque de s'adresser à ses geôlières.
- Je vous en prie. Cessez de tourmenter mes amies.
Olga saisit les cheveux de sa victime.
- Si tu t'inquiètes pour tes amies. Donne nous le nom de votre client. Je suis sûr que tu le connais.
- Je veux d'abord voir ce que vous leur avez fait.
- Tu te crois en position de négocier.
- Je... Dites moi seulement ce que vous leur avez fait.
- Très bien. Tu vas même le sentir.
Beth sent que son slip est arraché puis enfoncé dans sa bouche et qu'un sparadrap est appliqué sur ses lèvres. Elle est à nouveau bâillonnée et nue. Elle s'attend à ce que le foulard appliqué sur ses yeux soit retiré mais ce n'est pas ce qui se produit.
Elle sent soudain une douleur fulgurante à l'extrémité de ses seins. Elle pousse un cri que son bâillon transforme en pitoyable sanglot. La pression se fait plus forte. Des pinces à téton. Leurs tourmenteuses utilisent des pinces à téton!!!.
Le foulard sur ses yeux est enfin retiré. Elle peut constater qu'elle ne s'est pas trompé. Chacune des prisonnière voit ses seins emprisonnés dans ces pinces reliées entre elles par une chaîne. Une chaîne à laquelle les ravisseuses ont accroché des poids. Et continuent d'en accrocher.
Olga lève la main. Ses complices cessent d'accrocher des poids aux chaînes. Au grand soulagement des prisonnières.
- Comme vous le voyez le jeu ne fait que commencer. Nous avons beaucoup d'idée en réserve.
- Gmmmppffnompppf!!!!
- Vos protestations sont très agréables à entendre. Je ne m'en lasse pas. Je vais vous laisser une chance. Dites nous qui vous a engagées et le jeu cesse. Vous avez une minute. Si dans une minute aucune de vous ne se montre raisonnable. Le jeu reprend. Et vous devrez attendre que je vous redonne une nouvelle chance.
Olga met en marche un minuteur réglé sur une minute. Les captives voient les secondes s'écouler et lancent des regards désespérés vers Diana. La jeune femme comprend qu'elle n'a plus le choix et baisse la tête en signe de soumission.
- Tu es décidée à parler.
La captive hoche la tête affirmativement.
- Tu ne vas pas tenter de nous mentir.
Elle agite la tête en signe de dénégation.
- Très bien nous allons retirer ton bâillon. Mais tu sais ce qui vous attend si tu tentes de me tromper.
Le bâillon est retiré. Diana prend un temps avant de parler. Un temps trop long.
- J'attends. Qui est votre client?
- Retirez ces pinces et je vous dirai tout.
- Tu inverses l'ordre naturel des événements. Tu nous dis tout et nous retirons les pinces.
Diana comprend qu'elle ne réussira pas à obtenir la moindre amélioration.
- Alors, qui est votre client?
- C'est une femme.
- Son nom !!!
- Je l'ignore.
Un violent coup de cravache s'abat sur le postérieur de la détective.
- Je commence à en avoir assez de tes mensonges.
- Je ne mens pas. Elle nous a payés en liquide pour enquêter.
- Vraiment. Comme faites vous vos rapports dans ce cas?
- Je n'ai fait aucun rapport. Je ne l'ai jamais revue. Elle m'avait dit qu'elle nous contacterait quand le moment serait venu.
- Quel moment?
- J'ai cru que c'était maintenant.
Les ravisseuses se regardent. Intriguées.
- Pourquoi maintenant?
- J'ai cru qu'elle vous avait tendu un piège. Que nous étions un appât.
- Pourquoi?
- Cela semblait logique. Nous n'avons rien trouvé. Aucune trace des soeurs Rigdon depuis leur disparition. Et vous venez nous enlever. J'ai cru que c'était son plan.
- Tu as espéré plutôt. Tu as espéré que votre cliente allait vous sauver.
Diana hésite.
- Oui, j'ai compris que c'était notre seule chance.
- Et maintenant, tu crois toujours que nous sommes tombées dans un piège.
- Non, cette femme s'est moqué de nous. Je ne comprends pas pourquoi. Ou son plan ne s'est pas déroulé comme prévu.
C'est alors qu'une nouvelle voix se fait entendre.
- Au contraire, le piège a parfaitement fonctionné.
Re: Strip poker
Publié : 12 août 2016, 16:17
par fredchl
Diabolique et captivant ! Le suspense est à son comble !...

Re: Strip poker
Publié : 14 août 2016, 04:40
par Gwenboyfriend
Les appâts
Les captives se réjouissent. Leurs ravisseuses sont tombées dans un piège. Elles sont sauvées. Elles vont être libérées. Débarrassées de cet affreux bâillon. De ces cordes qui les brûlent. Diana ne peut résister au plaisir de les provoquer malgré ses liens dont elle est certaine qu'elle va bientôt en être délivrée.
- Alors, vous croyez toujours que ce n'est pas un piège.
Les criminelles semblent surprises, désemparées. Elles demeurent figées sans réaction. Mais elles n'expriment aucune peur ou inquiétude.
Le silence devient pesant pour les captives. Qu'attend donc leur sauveuse pour les libérer?
La nouvelle venue avance au milieu de la pièce de façon à être visibles des ravisseuses et des prisonnières. Ces dernières réalisent alors que cette femme est seule. Mais elle manifeste une telle assurance qu'elle doit bénéficier d'une aide ou d'une protection telle qu'elle sait qu'elle n'a rien à craindre des kidnappeuses.
Toutefois, le temps semble long aux quatre détectives toujours ligotées et pour trois d'entre elles toujours bâillonnées. Elles n'aiment pas ce silence qui dure entre leurs tourmenteuses et celle qu'elles croient être leur sauveuse.
Diana, qui est la seule à pouvoir parler, décide de réagir.
- Je vous en prie. Libérez nous.
Marlène se tourne vers elle.
- C'est votre cliente?
- Oui.
La réaction des criminelles et de la nouvelle venue prend les captives au dépourvu. L'inconnue, Mona et Marlène éclatent de rire. Un rire long, infernal auquel Sonia et Olga d'abord indécises, se joignent. Un rire qui semble ne jamais devoir s'arrêter. Qui blesse les prisonnières. Des prisonnières qui doutent à présent d'être sauvées.
Comme pour confirmer ce sinistre présage, Mona s'approche de Diana.
- Je crois que tu nous a dit tout ce que tu sais.
La criminelle brandit à nouveau la boule de mousse et le sparadrap. Diana qui ne veut pas croire à ce nouveau coup du destin supplie la nouvelle arrivante.
- Non ne la laissez pas faire. Empêchez la de me bâillonner.
- Et pourquoi est-ce que je ferais ça?
En entendant ces paroles, les captives comprennent que l'inconnue n'a pas l'intention de les sauver. Mona tend les accessoires du bâillon à l'étrange inconnue.
- Vous voulez peut-être le faire vous même, Duchesse.
- Non, c'est votre spécialité.
La réaction d'Olga et de Sonia est partagée entre surprise et admiration.
- Vous êtes la Duchesse?
La femme sourit.
- Oui, mais ne soyez pas si impressionnées. Mon travail n'est pas aussi difficile que le vôtre.
Diana folle de rage et de désespoir invective sa "cliente".
- Vous vous êtes servi de nous.
Mona réagit immédiatement.
- Je commençais à t'oublier.
Elle enfonce la boule de mousse dans la bouche de sa victime et applique le sparadrap sur ses lèvres.
- Voilà, je te conseille de te tenir tranquille à présent.
Elle s'adresse aux trois autres prisonnières.
- Cet avertissement s'applique à vous aussi.
Les captives découragées baissent la tête. Conscientes qu'elles ont perdu leur dernière chance de salut.
- A présent, la Duchesse va peut-être nous expliquer pourquoi elle n'est pas venue nous demander directement si nous détenions les soeurs Rigdon.
- Parce que vous m'auriez menti.
- Nous vous aurions menti?
- Bien sûr, les soeurs Rigdon sont une des plus belles arnaques des services secrets et de la comtesse. Vous n'alliez pas risquer de tout démolir en m'avouant, même à moi, que vous les déteniez.
Les captives sont de plus en plus terrifiées. Leurs ravisseuses parlent si librement devant elles. Trop librement. La Duchesse continue son récit.
- J'ai donc décidé d'utiliser un appât qui vous oblige à réagir. J'ai cherché des détectives susceptibles d'attirer votre attention. Et j'ai trouvé ces quatre là. Jeunes. Suffisamment belles pour vous intéresser. Suffisamment audacieuses pour se lancer dans une enquête aussi douteuse. Et suffisamment stupides pour que vous sachiez immédiatement qu'elles enquêtaient sur deux de vos prisonnières.
- C'est ce qui s'est passé en effet.
- Et bien sûr, suffisamment maladroites pour que vous n'ayez aucun mal à les capturer.
Les prisonnières sont humiliées par les propos de la Duchesse. Et le mépris qu'elle manifeste à leur égard. Cette dernière s'en rend compte et se lève. Elle s'approche d'elle et les caresse.
- Il ne faut pas le prendre mal, mes chéries. Vous n'êtes pas douées pour le métier de détective. C'est tout. Je vous ai rendu service en vous permettant de le découvrir tout de suite.
- C'est une leçon qui ne leur sera peut-être pas très utile.
Les gémissements des captives deviennent plus forts plus désespérés. La Duchesse se montre rassurante.
- Ne vous inquiétez pas, mes mignonnes, elle veut juste dire que vous allez sans doute demeurer longtemps des captives.
Elle s'adresse ensuite aux ravisseuses.
- Vous savez qu'il m'arrive d'envier votre travail. Enlever, capturer, ligoter, bâillonner. Cela semble si plaisant et si simple.
- Vous ne vous débrouillez pas si mal. Vous formez des séductrices qui séduisent des hommes riches et puissants et vous vous emparez de leur fortune. Je ne vois pas à quoi peuvent vous servir les soeurs Rigdon.
- Un homme riche et puissant a décidé d'en faire ses héritières.
- Les soeurs Rigdon?
- C'est un peu plus compliqué. Pour l'instant, j'ai juste besoin de votre accord pour en parler avec la comtesse et le nouveau chef des services secrets. Ou plutôt, la nouvelle chef. N'est-ce-pas ma chère Marlène.
- Décidément, vous savez beaucoup de chose. C'est d'accord si la comtesse est d'accord.
La Duchesse sourit, donne une dernière tape sur les fesses de Phyllis.
- C'est toujours un plaisir de faire affaire avec vous. A bientôt.
- Un instant, que faisons de ces quatre idiotes.
- Ce que vous voulez? Ce sont vos prisonnières.
- C'est vous qui les avez jetés entre nos mains.
- Entre vos cordes plutôt.
Les captives lancent un regard suppliant vers la Duchesse. Celle-ci sourit.
- En même temps. Vous pourriez les relâcher. En leur conseillant d'abandonner le métier de détective et de ne parler à personne de leur triste mésaventure. A qui pourraient-elles en parler d'ailleurs.
La Duchesse quitte la pièce en abandonnant les captives à un sort incertain.