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Les Lèvres Pourpres
Publié : 19 févr. 2014, 15:48
par dark gentleman
Chapitre 1
Elle attendait. Nue, les membres liés aux quatre coins d'un solide chevalet et un bandeau de cuir sur les yeux, la jolie rousse ne pouvait qu'attendre. Les lèvres serties de rouge, son visage semblait apaisé, serein, et témoignait de la confiance qu'elle accordait à son bourreau. Elle savait qu'il ne lui arriverait rien... Ou peut-être bien que si, justement...
L'homme avançait vers elle. Lentement, comme un chasseur approchant sa proie, il se dirigeait vers elle à pas de loup. Un masque de cuir dissimulait ses traits tout en exacerbant son côté mystérieux. Vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise assortie, tout en lui respirait le charme et l'assurance.
Délicatement, il posa une main sur le ventre de sa belle captive. Aussitôt la respiration de cette dernière accéléra et sa poitrine se souleva, cela sans qu'aucun son, aucun mot, ne s'échappe de ses lèvres pourpres. Et elle resta silencieuse pendant que l'homme se penchait vers elle pour lui chuchoter quelque chose dans le creux de l'oreille, tandis que sa main remontait doucement le long de sa peau nue pour venir se perdre autour de son cou.
-Hum... Gémit-elle sensuellement.
Mais le grand brun ténébreux ne répondit rien. Il la contemplait simplement de ses yeux noirs en caressant ses longs cheveux roux.
-Hum...
Dans l'atmosphère de cette cave sombre aux murs de pierre, la jeune femme s'abandonnait corps et âme aux appétits de son bourreau.
-Chut... Murmura ce dernier en posant les doigts entre les seins de sa prisonnière.
-Hum...
Mais la jolie rousse semblait incapable de résister à ses assauts. Elle haletait à mesure que ses muscles se contractaient. Elle ne pouvait pas le voir, pas se défendre. Et pourtant elle luttait. Contre lui, contre elle-même, contre ce plaisir qui lentement, inexorablement, s'insinuait au creux de ses reins.
-Hum...
L'homme venait de poser sa main entre ses cuisses. Une main ferme et délicate. Une main experte qui arrachait à sa proie ses dernières barrières, ses dernières volontés. Elle n'en pouvait plus. Cela se voyait à la crispation de son visage et à la façon dont elle tirait sur ses liens. Impossible de lutter, impossible de s'échapper.
-Ah...
La langue du grand brun ténébreux venait à son tour d'entrer dans la partie. Le corps transi de désir, la jeune femme n'avait d'autre choix que d'abdiquer. Alors elle abandonna toute honte, toute retenue. Elle allait jouir, là, maintenant, nue et écartelée, devant cet homme, et devant sa caméra.
La vidéo venait de s'arrêter brusquement. Dans l'obscurité de son appartement, Annabelle, retrouvait peu à peu ses esprits. Elle n'avait jamais rien vu d'aussi troublant. Perdue dans les méandres de net, elle avait voyagé de lien en lien au gré de ses clics, pour atterrir dans les tréfonds de cette cave envoutante et s'imaginer, elle aussi, aux prises avec cet homme mystérieux.
Elle ne savait plus quoi penser. Elle se sentait confuse et honteuse. Honteuse d'avoir éprouvé du plaisir elle aussi, de s'être touchée... caressée... Du haut de ses vingt-quatre ans, la petite blonde n'avait jamais ressenti pareil émoi. Que lui avait-il pris en cette douce nuit de s'aventurer dans les ténèbres de ses fantasmes, de chercher dans l'immensité de la toile des réponses à ses questions, à ses désirs ?
« J'aime beaucoup ce que vous faites » Écrivit-elle de ses mains tremblantes dans les commentaires de la vidéo, avant de signer de son prénom.
Quelques secondes plus tard la publication s'afficha et elle éteignit son ordinateur avant de s'endormir dans les bras de Morphée.
« La page que vous demandez n'existe pas »
Comment ?
Elle était pourtant sûre et certaine de l'adresse. Impossible de l'avoir oubliée depuis la veille. Fébrilement, Annabelle cliqua sur l'historique de son navigateur. Aucune trace de ce site. Tous les autres y étaient, mais pas le dernier. Un à un elle les parcourut de nouveau, mais encore une fois aucun lien n'affichait le site qu'elle recherchait.
Elle n'avait pourtant pas rêvé...
Mue par une intuition soudaine, elle ouvrit sa boîte mail.
« Annabelle » Lut-elle en titre d'un message.
« Expéditeur inconnu »
Elle l'ouvrit tout de même. La curiosité était trop forte.
« Chère Annabelle...
A suivre...
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 22 févr. 2014, 12:31
par dark gentleman
Chapitre 2
Une avalanche de mots percuta Annabelle de plein fouet.
Contrainte... Désir... Soumission...
Son mystérieux correspondant maitrisait divinement bien la langue de Voltaire et lire chacune de ses phrases était une réel plaisir. Une fois de plus, la jeune femme était troublée. Cet homme, cet inconnu, apôtre de ses fantasmes inavouables, semblait connaître ses désirs mieux que quiconque.
Sensualité... Féminité...
L'image de la jolie rousse, nue et écartelée, restait gravée dans son esprit, telle une marque, une tâche indélébile. Et cette bouche, ces lèvres ornées de rouge, comme une porte vers un monde, un univers qu'elle ne demandait qu'à découvrir.
La peur, la honte, l'interdit...
L'homme la mettait en garde, contre lui, contre elle-même. A l'instar d'Icare, voler trop près du Soleil risquait de lui brûler les ailes. Mais la curiosité était trop forte. Elle voulait savoir. Elle devait savoir.
Alors elle lui répondit. De ses mains tremblantes elle tapa, encore et encore, sur son clavier. Les secondes, les minutes, les heures s'écoulèrent. Elle peinait à trouver les mots. Les bons mots. Les mots qui exprimeraient avec soins ses désirs, ses fantasmes. La nuit avançait. Toujours plus sombre, toujours plus ténébreuse. L'obscurité de sa chambre l'enveloppait tel un voile jeté sur ses épaules nues. Mais elle n'avait pas froid. Elle ne ressentait ni froid, ni fatigue, tant elle était obnubilée par son mystérieux correspondant.
Désormais, la vie d'Annabelle s'écoulait au rythme des messages qu'elle recevait, et des heures interminables qu'elle prenait pour y répondre. Pour lui répondre. Lentement, phrase après phrase, lettre après lettre, elle dévoilait son âme à son interlocuteur virtuel. L'âme d'une jeune femme encore troublée par ses désirs, mais prête à plonger dans cet abîme de plaisirs interdits.
La contrainte... La soumission...
Ces mots revenaient sans cesse, comme une litanie. Il voulait qu'elle s'abandonne à lui, qu'elle lui appartienne.
Son esclave...
Elle était terrifiée. Il lui faisait peur, terriblement peur... Et pourtant, en dépit de cela, la curiosité et le désir l'emportaient toujours.
Jour après jour, nuit après nuit, Annabelle fantasmait sur cet homme. Ce bel inconnu au masque de cuir. Cet amant si doux, si charmant... Et si dangereux. Cet homme capable de lui faire endurer mille tourments avant de la combler de plaisir.
Une rencontre ?
Deux semaines s'étaient écoulées depuis la vidéo. Deux semaines durant lesquelles Annabelle n'avait que peu dormi, les pensées sans cesse troublées par ces images et par ses mots.
Le désir... La peur...
L'homme lui avait donné rendez-vous le lendemain après midi devant la cathédrale.
« Comment vous trouverais-je ? » Avait-elle demandé.
« Venez vêtue de rouge. » Avait-il simplement ordonné.
« Et vous ? »
Mais il n'avait rien répondu. Pesant le pour et le contre, la jeune femme s'était finalement résolue à accepter son offre.
Que pouvait-elle bien risquer dans un lieu bondé en pleine journée ?
Alors, à l'heure convenue, elle alla s'assoir sur le parvis de l'imposant édifice et elle se mit à l'affut de tout homme croisant son regard.
5 minutes... 10 minutes... 15 minutes...
L'attente était aussi interminable qu'éprouvante. L'inconnu était en retard, très en retard. Et pour un homme aussi charmant que lui, c'était impardonnable. A moins que...
Un test!
Il éprouvait une fois de plus sa volonté.
20 minutes... 25 minutes...
C'en était trop. Il la prenait pour une idiote, une pauvre fille dont il pouvait se moquer. Mais où était-il ? Il était forcément là, caché dans la foule.
Cet homme avec son journal là bas ?
Ou bien le monsieur qui vendait des glaces ?
Ou alors le jardinier à l'entrée du parc ?
Non impossible, aucun d'entre eux ne correspondait à la silhouette de son interlocuteur. Et puis elle posa les yeux sur la femme assise sur un banc, à l'autre bout de la place.
Une rousse!
Une rousse joliment moulée dans sa veste en cuir...
Une rousse aux lèvres pourpres...
Celle là, Annabelle était sûre et certaine de l'avoir déjà vue.
A suivre...
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 22 févr. 2014, 16:20
par princesse
*w* tu écris merveilleusement bien, la suite est pour bientôt?
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 23 févr. 2014, 01:12
par voldenuit
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 23 févr. 2014, 14:00
par Tchocobo
Hâte à la suite *_* J'adore tes récits
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 23 févr. 2014, 16:06
par dark gentleman
Merci à vous
princesse a écrit :*w* tu écris merveilleusement bien, la suite est pour bientôt?
Sache Princesse qu'avec moi la suite n'est jamais loin
Chapitre 3
-Bon... Bonjour. Balbutia Annabelle.
-Bonjour. Lui répondit simplement la rousse.
-Vous... Vous êtes la... la...
La femme la détailla lentement du regard, sans dire un mot, sans esquisser le moindre geste. Elle était vêtue de cuir de la tête aux pieds. Veste, pantalon, gants et bottines habillaient avec soin de noir la jolie rousse, tout en exacerbant le rouge de ses lèvres.
-Je peux vous aider, mademoiselle ? Consentit-elle finalement par demander.
-Vous êtes la fille de la vidéo ?
-C'est exact Annabelle.
-Mais... J'avais rendez-vous avec... l'homme. Et tout d'abord comment vous appelez-vous ?
-Julia. Et c'est encore exact. Je suis chargée de vous conduire jusqu'à lui.
-Mais... Comment ?
-En voiture.
-Ce n'est pas ce que je voulais vous demander.
-Ah...
-Pour... Pourquoi n'est-il pas ici ?
-Par souci de discrétion.
-De discrétion ?
-Oui. Répondit la rousse en se levant de son banc. Alors vous me suivez ?
Annabelle était troublée et hésitante. Son rendez-vous ne se passait pas du tout comme elle l'avait prévu... Et la suite s'annonçait risquée et peut-être même dangereuse, terriblement dangereuse.
La peur ou la curiosité ?
-Vous êtes garée loin ? Demanda-t-elle.
Quelques minutes plus tard, les deux femmes pénétrèrent dans une petite voiture noire aux vitres teintées.
-Ouvrez la boite à gants. Ordonna Julia lorsqu'elles furent sorties de la ville.
Annabelle s'exécuta et tira un bandeau de cuir des tréfonds de l'habitacle.
-Mettez le.
-Mais non. Je ne peux pas. Protesta-t-elle.
-Bien... Comme vous voudrez. Répliqua la rousse en s'arrêtant sur le bas côté. Voici une pièce de deux euros. La ligne de bus est à cinq minutes à pied dans la direction opposée.
-Mais... Voyons...
-Ou bien vous vous pliez à
ses règles... Ou bien vous partez.
La peur... La curiosité...
-D'accord. Répondit la petite blonde en posant fébrilement le bandeau sur ses yeux. J'accepte.
Et la voiture se remit en marche.
Le temps n'avait plus court. Aveuglée et désorientée, Annabelle sentait l'asphalte se dérober sous ses pieds. De longues minutes, d'interminables kilomètres, impossible de savoir où la belle inconnue l'emmenait. Elle avait peur, un peu, beaucoup... A plusieurs reprises elle hésita à ôter le masque plaqué sur ses yeux. Mais elle savait qu'aussitôt la rousse stopperait la voiture et qu'alors son périple serait terminé.
La peur... La curiosité... L'aventure... Le désir...
Oh oui, le désir... Cette douce chaleur qui peu à peu tourmentait ses entrailles.
L'homme... Le grand brun ténébreux... L'objet de ses fantasmes depuis deux semaines...
Elle devait le rencontrer. Il le fallait. Après tout ce chemin, il lui était impensable de reculer désormais.
-Nous arrivons. Déclara Julia au moment où la voiture ralentissait. Mais je vous interdit de retirer votre bandeau.
Sa voix était sèche, glaciale même. Une voix autoritaire et implacable.
-D'accord.
L'instant suivant Annabelle entendit sa portière s'ouvrir, et la rousse l'attrapa ensuite par la main.
-Suivez-moi. Je vais vous guider.
Le pas mal assuré, la petite blonde se laissa conduire le long d'une allée de graviers avant de pénétrer à l'intérieur de quelque demeure, et enfin de descendre la vingtaine de marches d'un escalier de pierre.
La cave !
-Nous y sommes. Annonça Julia en ôtant brusquement le bandeau de cuir du visage d'Annabelle.
Et alors elle le vit.
A suivre...
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 26 févr. 2014, 16:07
par dark gentleman
Chapitre 4
Le chevalet. Il trônait là, au milieu de la pièce, imposant, terrifiant et excitant... Terriblement excitant.
-Je vois qu'il t'attire... Toi aussi. Déclara Julia.
Annabelle ne répondit rien. Elle était littéralement hypnotisée par l'objet... et par ses possibilités.
-Allonge toi dessus et laisse toi faire.
La petite blonde s'exécuta docilement et la rousse boucla une à une les quatre sangles en cuir autour de ses poignets et de ses chevilles. Elle ne pouvait plus bouger, plus s'échapper, plus reculer.
-Et voici la touche finale. Annonça la belle inconnue en exhibant un tube de rouge à lèvres de sa poche.
Un rouge à lèvres pourpre.
-Il apprécie beaucoup cette couleur ?
-Oh oui... Ça et bien d'autres choses...
-Comme ?
-Comme te voir attachée là, maintenant... Entièrement à sa merci, en son pouvoir.
La contrainte... La soumission...
-J'ai peur.
-C'est normal Annabelle. Mais si cela peut te rassurer, il ne te touchera pas... Pas aujourd'hui.
-Mais je...
-Chut. Ordonna doucement Julia en posant la pointe du rouge sur les lèvres de sa prisonnière. Abandonne toute crainte, toute honte. Un univers entier s'ouvre à toi désormais.
-Je...
Mais la jolie rousse s'éloigna calmement. Sans un mot, sans un bruit, elle s'éclipsa, le sourire de ses lèvres pourpres illuminant son visage, pour laisser la petite blonde affronter son destin.
Les ombres. Elles dansaient le long des murs de la petite cave mal éclairée, ondulant, tournoyant au gré des mouvements de la jeune femme écartelée sur son chevalet. Elle était terrifiée.
Comment avait-elle été suffisamment naïve pour suivre cette inconnue ?
Comment avait-elle été suffisamment idiote pour se laisser attacher ?
Elle ne pouvait plus s'enfuir, plus s'échapper. Les sangles étaient solides et bien serrées. Impossible de s'y soustraire, impossible de s'en arracher.
Les ombres. Ces silhouettes fantasmagoriques semblaient prendre vie autour d'elle. Telles des spectres, elles la harcelaient, elles l'effrayaient.
-Pitié... Murmurait-elle.
Mais elle était seule, désespérément seule...
Et puis soudain une ombre se fit plus proche, plus réelle. La silhouette d'un homme venait de se découper devant ses yeux. Celle de l'homme, le grand brun ténébreux masqué de cuir.
-Bonjour. Commença-t-il d'une voix apaisante.
Annabelle releva la tête du mieux qu'elle le pouvait pour lui faire face, pour le regarder droit dans les yeux.
-Bonjour. Articula-t-elle.
Il s'approcha lentement. Par réflexe, la jolie blonde voulut resserrer ses cuisses écartées, en pure perte.
-Inutile de vous tourmenter ma chère, je ne vous ferai aucun mal... Du moins pas sans votre consentement.
-Mon consentement ?
-En acceptant de vous livrer à moi, de vous offrir à moi, de vous abandonner à moi, corps et âme, c'est un immense cadeau que vous me faites. En contrepartie, il est donc de mon devoir de prendre soin de vous, ma belle captive.
Ses derniers mots sonnèrent de tout leur charme dans l'esprit d'Annabelle.
Sa belle captive.
-Mais... Je ne connais absolument rien de vous. Affirma la jeune femme en se ressaisissant. Ni votre nom, ni votre visage, ni même où je suis...
-Je me prénomme Lucius. Répondit l'homme avant d'ôter son masque.
-Quoi ?! Vous êtes le Lucius ? Le grand...
-Oui, c'est moi... Vous comprendrez donc tout naturellement que je veuille préserver une certaine... discrétion.
-Bien sûr.
-Alors dans un premier temps vous viendrez ici les yeux bandés. Julia sera votre chauffeuse. Elle viendra vous chercher chez vous et veillera à ce que vous ignoriez tout de l'itinéraire menant jusqu'à mon donjon... De cette façon si d'aventure l'idée de me trahir effleurait votre esprit je n'aurais qu'à nier vous avoir rencontrée.
-Mais...
-Me suis-je bien fait comprendre ?
Annabelle voulut protester un instant, mais elle se ravisa. Dans sa position il était légitime pour Lucius de protéger sa vie privée.
-Oui. Acquiesça-t-elle.
-Bien... Très bien... La réciprocité est la clé de la confiance.
Puis il remit son masque en cuir et se redressa pour la contempler.
-Joli pull ma chère. Rouge comme je vous l'avais demandé... Mais bien évidemment je ferai livrer chez vous certains accessoires et certaines tenues que vous devrez porter selon mon bon vouloir... Des tenues osées... Très osées...
-Je...
-Ne dites rien. Pour l'instant je vais simplement aller sortir Julia de sa cage pour qu'elle vous raccompagne. Je vous prie de suivre ses ordres à la lettre.
Sa cage ?!
Mais Lucius s'éclipsa avant qu'Annabelle n'ait pu esquisser le moindre son. L'homme, le grand brun ténébreux, cet homme aux mille secrets venait de l'abandonner là, solidement écartelée sur son chevalet, avec la promesse de plaisirs futurs, de plaisirs interdits.
A suivre...
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 27 févr. 2014, 15:19
par Emma
Sublime! J'ai dévoré les 4 chapitres d'une seule bouchée, je n'ai pas mangé mon rouge à lèvres

et suis prête à lire la suite !!

Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 05 mars 2014, 12:11
par dark gentleman
Chapitre 5
Le bandeau sur les yeux, le voyage et le rouge à lèvres. Les lèvres serties de pourpre Annabelle attendait seule au milieu de la cave. Au bon gré de Lucius elle était vêtue d'un mini-short et d'un bustier en cuir. Quant à Julia, elle l'avait abandonnée quelques minutes plus tôt pour s'éclipser dans les souterrains de l'immense bâtisse, et cela sans l'attacher.
La confiance.
La petite blonde était libre de s'aventurer où elle le voulait, libre de s'échapper si elle le souhaitait. Mais elle ne le faisait pas. Elle attendait sagement l'arrivée de Lucius comme la belle captive qu'elle devait être.
Des bruits de pas.
Comme un murmure sourd et étouffé, Annabelle les entendit soudain. Leur son était plus lent, plus lourd, que celui de la jolie rousse. Et leur intensité était plus forte, plus masculine. Celle d'un homme calme mais décidé. Celle d'un grand brun vêtu avec élégance d'une longue chemise rouge. Celle de Lucius, tenant entre ses mains de longues cordes blanches...
L'instant de vérité.
-Bonjour. Commença-t-il.
-Bon... Bonjour. Bredouilla la jeune femme les yeux rivés sur les cordes. C'est... C'est...
-C'est pour toi... Répondit-il en la tutoyant pour la première fois.
La confiance... L'autorité... La domination.
-Je vais t'attacher, solidement, fermement, jusqu'à ce que tu sois incapable de te libérer, jusqu'à ce que tu sois entièrement à ma merci.
-B... Bien.
-Approche. Ordonna-t-il doucement.
Annabelle s'avança lentement vers lui, littéralement hypnotisée par sa voix, par ses mains, par ses liens.
-Laisse toi faire. Continua-t-il en attrapant ses poignets avec vigueur. Abandonne toi à moi, à mes bras, à mes cordes.
Et il l'enlaça. Tour à tour calmement, brutalement, sensuellement, violemment, la petite blonde virevoltait sous ses doigts et abdiquait sous son charme. Lentement, inexorablement, ses poignets, ses bras, ses genoux et ses chevilles furent liés les uns contre les autres avant d'être reliés les uns aux autres.
Un hogtie.
La jeune femme avait déjà vu cette position, dans des films, dans des livres... et sur le net, lorsqu'elle venait se perdre dans les profondeurs de la toile.
-Je... Je ne... C'est si serré... Souffla-t-elle en tirant vainement sur ses liens.
-Suffisamment pour que tu ne puisses plus bouger... Murmura Lucius dans le creux de son oreille avant de lui attraper les cheveux. Pour que tu ne puisses plus te défendre...
Ses doigts s'enfoncèrent alors un peu plus dans la longue crinière dorée de la belle captive.
-Aie... Gémit-elle lorsqu'il tira dessus dans un mélange de fermeté et de délicatesse.
-Chut... Tu es à présent toute à moi Annabelle. Imagine... Imagine toutes les choses, les vilaines choses, que je pourrais te faire subir...
-Je...
Mais la jeune femme était incapable de parler tant son esprit était obsédé par les mots de Lucius. Des mots à double sens. Des mots aussi terrifiants... qu'excitants...
-Je... Je suis toute à vous... Absolument toute à vous...
-Je sais. Répondit-il en relâchant son étreinte pour tirer un petit objet de la poche arrière de son pantalon.
-Qu'est ce que ?! S'exclama-t-elle en voyant une petite boule rouge s'approcher de ses lèvres.
-Je vais maintenant te bâillonner Annabelle. Et tu vas te laisser faire car tu m'es soumise dorénavant. Corps et âme.
Alors la jolie blonde entrouvrit les mâchoires. Pas beaucoup, juste ce qu'il fallait pour permettre à la boule de pénétrer dans sa bouche et étouffer ses cris.
-Mmmh...
-C'est mieux n'est ce pas ?
Beaucoup mieux.
-Mmmh...
Les doigts de Lucius s'enfoncèrent de nouveau dans ses cheveux, un peu plus fortement, un peu plus vigoureusement, et il les tira.
-Mmmh...
Il était doux. Il était brutal. Il était sensuel. Il était bestial. Il était Lucius. Il était Lucifer. Il était l'amant de ses rêves. Il était le diable de ses pires cauchemars. Et la nuit ne faisait que commencer.
A suivre...
Re: Les Lèvres Pourpres
Publié : 05 mars 2014, 14:57
par princesse
J'ai vraiment hâte de lire la suite
