Hotel robotique (histoire inédite d'Anne)

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Bouya2
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Hotel robotique (histoire inédite d'Anne)

Message par Bouya2 »

Et voici une nouvelle histoire d'Anne. Et autant vous prévenir, celle-là est non seulement longue et incomplète, mais en plus je la trouve vraiment pas terrible. Les personnages sont ultra-clichés, et les situations sont du vu et revu dans les autres récits d'Anne mais en moins imaginatif.
Je la poste ici parce que je reposte presque toutes les histoires qu'Anne a voulu sauvegardé. Mais, je vous donne un conseil, épargnez-vous la peine de lire celle-ci.
Pourtant, il y avait du potentiel, avec un univers original. Mais Anne m'a dit par mail qu'elle s'est perdu dans toutes les pistes qu'elle voulait explorer avec cette nouvelle, que finalement elle n'en a choisit aucune, et qu'elle a choisi de se limiter à cette longue intro.
En plus, c'est frustrant, parce qu'on les devine les pistes qu'Anne aurait pu exploiter. Le fait que l'héroïne soit une actrice dans un hôtel rempli de caméras, les hôtesses bien trop rigides pour être humaines, le scénario de série...
Vous voulez encore lire ? Bon courage.
(Et dire que j'ai passé 15 minutes à faire la mise-en-page manuellement)

Hôtel robotique – 2014/07/29

L'hôtesse qui accueillait le groupe de clients dans le hall du grand hôtel était souriante. Jeune et élancée, son habillement était strict mais sexy à la fois. Talons aiguilles, jupe courte et moulante, joli tailleur.
Cet hôtel est le fleuron de la chaîne. Tout y est étudié dans les moindres détails pour assurer votre confort, mais il intègre aussi toutes les dernières technologies et le personnel est secondé par une assistance robotisée. Vous verrez même autour de vous un certain nombre d'androïdes s’affairer à toutes sortes de tâches. Ne soyez pas surpris à leur vue. Ne soyez pas alarmés non plus, leur programmation a été assurée par nos laboratoires qui comptent, comme vous le savez, parmi les meilleurs du monde.

Tandis qu'elle parlait, on pouvait effectivement voir un robot humanoïde qui transportait des valises en suivant un jeune couple.
-Outres ces nouveautés spectaculaires, l'hôtel lui-même est doté d'une forme d'intelligence. Il est par exemple capable de s'adapter aux conditions climatiques en modifiant l'éclairage ou en déployant des protections contre le vent ou la pluie. Il réagit aux situations inhabituelles de lui-même dans de nombreux cas et s'il s’avérerait nécessaire de procéder à une action plus spécialisée il répercuterait le problème au centre de contrôle qui dépêcherait un employé sur les lieux.

Une main se leva et une grosse dame aux courts cheveux roux interrogea.
-Mais tout de même, n'y a-t-il jamais d'erreur ? Car enfin, cette informatique pourrait commettre une erreur d'appréciation et le temps de remettre la décision en cause, cela pourrait avoir provoqué une catastrophe...
-Ne vous inquiétez pas, Madame. Tout est prévu, fit l'hôtesse en désignant de l'index une caméra discrètement fixée au mur. Tout ceci est bien évidemment surveillé en direct par un groupe d'employés triés sur le volet.

Laissant le groupe derrière elle, Johanna s'éloigna en riant vers les ascenseurs. Pas besoin d'aide pour trouver sa chambre tout de même...

La jeune actrice commençait à être connue pour son rôle de justicière dans une série télévisée. Elle avait été choisie en raison de ses capacités physiques de sportive accomplie. C'était bien nécessaire au tournage. Elle se prenait au jeu de la célébrité lorsqu'elle était reconnue par des fans comme cela venait de se produire. Elle venait de donner quelques autographes et s'était prêtée avec plaisir à une séance photo improvisée.

Il faut dire aussi que la réputation un peu sulfureuse que la jolie blonde de trente ans véhiculait et qui lui venait de quelques petits rôles dans des films érotiques et contribuait grandement à sa notoriété grandissante. C'est vrai qu'elle est très sexy et qu'elle s'en sert largement dans son métier. Sa coiffure aussi est étudiée et sa chevelure blonde est la fois sauvage et domestiquée. Une large queue lui descend entre les omoplates et deux autres tombent le long de ses épaules, ondulant de part et d'autre de sa poitrine. Plusieurs mèches se regroupent à l'arrière et au haut de la coiffure, donnant du volume à l'ensemble. Pour voyager elle avait choisi de porter un pantalon satiné noir très moulant et un chemisier serrant dont elle avait retroussé les manches et laissé les premiers boutons ouverts de manière à offrir un profond décolleté à la vue. Ses bottillons blancs à talons aiguilles complétaient agréablement sa tenue. Elle adorait ce pantalon qui mettait si bien en valeur ses longues jambes galbées.

Elle regardait autour d'elle en admirant les décorations florales qu'un robot humanoïde arrosait précautionneusement. Elle se dit que la précision des gestes du robot était admirable. En silence, il passait d'une plante à la suivante. Celui-là était habillé comme un jardinier, avec un chapeau de paille, mais son concepteur n'avait pas pris la peine de lui donner un aspect réellement humain. Sa peau était manifestement métallisée et ses yeux dissimulaient à peine deux caméras. Les gestes étaient très précis et rapides malgré leur délicatesse, mais ils demeuraient saccadés comme ceux des automates d'antan.

-Ne vous fiez pas aux apparences, leur intelligence n'est pas fonction de leur aspect.
Johanna sursauta. Elle n'avait pas entendu arriver l'hôtesse qui se trouvait derrière elle. Souriante, celle-ci était une jolie asiatique habillée du même uniforme que les autres hôtesses.
-Euh... non, sans doute... il est remarquable. Voyez comme ses gestes sont précis.
-Celui-là est un ancien modèle. Tout juste bon à arroser des plantes. Mais nos ingénieurs travaillent beaucoup la robotique sous tous ses aspect et les résultats évoluent rapidement. Je suis sûre que ceux qui lui succéderont vous surprendront.
-Et concernant leur force ou le contrôle qu'ils ont d'eux mêmes ? Ne peuvent-il pas représenter un danger pour les humains ?
-Oh non. Nos ingénieurs s'arrangent toujours pour qu'ils soient bien moins forts qu'un humain même s'il leur arrive d'être plus rapides. De plus, il est toujours fait en sorte qu'ils soit identifiables immédiatement. Et enfin, ils obéissent toujours aux ordres.
-Ah oui, les fameuses trois lois de la robotique ?
-En effet, elles sont programmées en séquence de priorité exactement comme les lois de feu le professeur Asimov.
-Mon ascenseur est là. Merci Mademoiselle.

Mais une altercation éclatait un peu plus loin dans le grand hall. Un homme athlétique d'une trentaine d'années sen était pris à un robot qu'il insultait et giflait violemment.
-Incapable ! Moins que rien ! Cette veste est neuve et voilà une tache !
Passif le robot prenait les gifles mais en un instant, une hôtesse à la tenue impeccable avait fait subitement son apparition près de l'homme, souriante et vêtue du même costume sexy que les autres.

Johanna observait la scène en notant que cette hôtesse était bien courageuse d'aller affronter la fureur de cet homme.
A une vitesse étonnante, l'hôtesse attrapa au vol le poignet de l'homme alors qu'il frappait une nouvelle fois le robot, suspendant la gifle.
L'homme la regarda, interloqué. Toujours souriante, l'hôtesse le calma.
-Voyons Monsieur, calmez-vous. Ce robot a causé une tache sur votre veste, c'est un fait regrettable, mais c'est en vous évitant une chute plus grave. Elle désignait un petit escalier que l'homme n'avait pas remarqué et dans lequel il serait inévitablement tombé sans l'intervention du robot.
-Oui, bon, mais la tache... cette ferraille a taché ma veste !
-L'hôtel se fera un plaisir de nettoyer cela à ses propres frais. Ne vous inquiétez pas dit la jeune femme sans se départir de son sourire.
-Vous pouvez me lâcher à présent. Fit l'homme. Vous avez une poigne incroyable.
L'hôtesse lâcha instantanément le poignet de l'homme et s'excusa, souriante.

Johanna se retourna. L'ascenseur était parti, évidemment. L'hôtesse asiatique aussi. C'est fou qu'elle se déplace sans bruit sur un sol en marbre alors qu'elle chausse des talons aiguilles. La jeune femme entre dans l'ascenseur et note le clic clac de ses propres talons sur le sol.
Une voix la fait sursauter. Un groom robotisé se trouve à côté d'elle.
-Permettez que je vous aide à porter cette lourde valise, jolie Mademoiselle.
L'actrice sourit en se disant qu'elle est tombée sur un robot dragueur si ce n'est pas une erreur de programmation. Mais elle se prête au jeu pour par curiosité.
-Mais certainement jeune homme, vous êtes très courtois.

Sans un mot, le robot gris vêtu d'un uniforme rouge empoigna aisément la valise et s'engagea dans les couloirs.
-Cette valise est très lourde et pourtant vous n'avez pas l'air de faire d'effort, commenta-t-elle.
-C'est normal Mademoiselle fit la voix d'une souriante hôtesse blonde qui se trouvait juste à côté d'elle. Un robot est fait de moteurs électriques et un moteur fait ce qui lui est demandé s'il a la puissance pour. Il le fait sans effort ou ne le fait pas. Toute l'organisation de l'hôtel est prévue pour votre confort.
-Oui, oui, je sais... merci.
Johanna suivi du regard l'hôtesse qui s'éloignait sans un bruit dans le couloir.

Une fois dans sa chambre, Johanna congédia le robot qui prit la chose avec une sorte d'humour.
-Au plaisir Mademoiselle. Je vous rappelle que le règlement de l'hôtel est précis. Le repas du soir à lieu de 18 heures à vingt heures et il est interdit de faire du bruit passé vingt-deux heures.
-Bien sûr, merci.

Seule, elle se recoiffa soigneusement et changea de tenue. Elle choisit pour la fin de journée une mini-robe satinée noire très moulante dotée d'un large décolleté. Ses bas étaient du plus bel effet avec leurs grands dessins sombres et leurs reflets satinés. Elle chaussa de jolis escarpins vernis aux vertigineux talons aiguilles et sourit en se regardant dans le miroir de la chambre. Avec ces bas aux reflets satinés, le large décolleté de cette petite robe noire, et aussi avec le concours du push up qui fait si merveilleusement ressortir ses seins, il serait dommage que son repas avec Paul, un producteur, ne se déroule pas au mieux. La jolie blonde se dit avec un sourire que Paul n'allait probablement pas résister à lui mettre la main aux fesses. Bien des amis de la jeune femme lui disent souvent qu'elle aurait du être modèle photo. Mais le cinéma, c'est comme un virus... quand cela vous tient...

Inspectant la chambre, Johanna dut constater que tout était vraiment impeccable. Pas le plus petit grain de poussière, pas un faux pli dans les draps. Tout est vraiment parfait.
-Je me demande si leur service est aussi parfait qu'ils le disent...
-Et la jeune femme s'assit au petit bureau, prit une feuille de papier qu'elle déchira en petits morceaux et elle laissa intelligemment tomber les morceaux aux pieds du meuble.

Au bout de quelques secondes, elle se leva et alla arranger ses affaires sorties de la valise. Soudain un léger bruit attira son attention et elle découvrit un petit robot « tortue » d'une vingtaine de centimètres de diamètre qui aspirait rapidement les bouts de papier. Cela fait, il alla vers le mur et une trappe invisible jusqu'alors coulissa pour le laisser passer. La trappe se referma et la chambre était à nouveau nickel.
-Ça alors ! Il doit y avoir un vrai labyrinthe pour ces petits nettoyeurs ! Mais alors cela signifie aussi qu'il y a des caméras dans la chambre...

Durant le repas, Johanna échangea ses observations avec le jeune producteur qui l'accompagnait. Il trouvait aussi le service impeccable ainsi que les hôtesses charmantes.
-Bon... c'est vrai que leur sourire est un peu artificiel mais c'est leur métier aussi. Elle doivent être blindées avec tous ces clients difficiles.
-Elles sont toutes jeunes...
-Et jolies... Normal, c'est leur image de marque.
-Oui... tu as sûrement raison. Tu as remarqué qu'elles ne font pas de bruit en marchant ?
-Ah ? Non... je n'ai pas constaté cela.

Il s'interrompit en regardant un serveur robot apporter les assiettes et disposer les couverts avec adresse. Il portait la tenue d'un serveur habituel mais il était indubitablement un robot. Toutefois celui-là était doté de cheveux assez ressemblants mais ses yeux, là encore, étaient clairement des caméras dissimulées. Il parlait aisément mais de manière monocorde et à un débit constant.
Johanna se pencha vers Paul de manière qu'un sein effleure la main qu'il avait posée sur la table. Il retira sa main, visiblement gêné et elle fit mine de ne rien avoir remarqué.
-Tu as vu le dépliant de l'hôtel ?
-Il y en a dans la chambre mais je ne l'ai pas regardé.

La jeune femme se pencha pour prendre son sac posé au pied de la table, offrant soudainement à son vis-à-vis une vue plongeante sur son impressionnant décolleté.
Voilà, regarde le dos de la couverture.
Elle tendait au garçon un dépliant sorti de son sac en repoussant une mèche de cheveux d'un geste ingénu.
-Tadaaam ! Une petite photo de moi ! Chouette hein ?
-Ah oui, en effet. C'est formidable, tu deviens célèbre ma fille. Au fait il faut que je te parle des prochains épisodes. Le scénario sera réorienté car les producteurs aimeraient une petite touche plus... érotique ou sexy, c'est selon.
-Hi, hi... les scènes habituelles en bikini sur la plage ou en sous-vêtements au saut du lit ne leur suffisent plus ?
-Si, mais ils voudraient un peu plus d'action, te victimiser aussi. Tu vois, pour ralentir ton enquête des mauvais te surprendraient durant le nuit par exemple, et te laisseraient toute ligotée et bâillonnée sur ton lit, en nuisette par exemple, pour avoir le temps de te voler les pièces indispensables. Ou bien une jolie stoppeuse employée du méchant te volerait ta voiture et te servirait à son patron, toute ficelée et bâillonnée dans le coffre.
-Ah ? Mais cela ne cadre pas fort avec mon personnage de redoutable lutteuse.
-Oui... mais c'est comme cela. Ils voudraient une scène de ce genre tous les deux ou trois épisodes pour faire monter l'audience.
-Euh oui... moi je veux bien... après tout il y en a eu d'autres avant moi.
-Mais ils voudraient des scènes... un peu plus réalistes pour faire la différence avec les autres productions.
-Oh, tu veux dire qu'il faudrait que je sois ligotée pour de bon ?
-Exactement, ils voudraient du solide, strict et esthétique. Tiens, voilà les scénarios... les parties modifiées sont marquées en rouge.
-Bien, je vais lire cela ce soir.
Elle sourit en regardant Paul s'éloigner après le repas. Après tout, cette proposition de modification de scénario vaut bien une main aux fesses sourit-elle.

Ayant décidé de se promener seule pendant un moment pour réfléchir à tout cela, Johanna se mit à observer la vie de l'hôtel. C'était étrange. Les hôtesses semblaient véritablement omniprésentes et avaient le chic pour apparaître juste lorsqu'on a besoin d'elles. On n'en voyait jamais une à l'arrêt ou rêvasser. C'était finalement tout l'hôtel qui avait l'air un peu mécanique. Des robots qui vaquent, des clients heureux qui sourient en jouant et de jolies hôtesses qui veillent. Une vraie mécanique.
Elle nota qu'effectivement l'hôtel s'adaptait lui-même à la présence de clients en modulant l'éclairage et l'ambiance sonore. Là où les gens ne parlent pas la musique d'ambiance est plus puissante mais aussitôt qu'ils entament une conversation le volume diminue et au bout d'un moment le type de musique s'adapte.

Vingt-deux heures trente. Johanna retourne à sa chambre. Soudain, à peine quelques minutes après qu'elle eut refermé la porte derrière elle, un chapelet de pétards explose à proximité, provoquant une cascade d'explosions résonnant dans le couloir. Dans un réflexe, Johanna bondit et regarda de part et d'autre dans le corridor sans voir personne. Des débris des pétards se trouvent pourtant juste devant sa porte et l'odeur de la poudre est évidente.
La jeune femme regagna se chambre se disant que c'étaient probablement des enfants qui jouaient mais que les « tortues » feront rapidement le ménage et que la ventilation a certainement déjà commencé à évacuer l'odeur.

Des coups retentissent à la porte.
-Mademoiselle. Sécurité de l'hôtel.
Johanna ouvre la porte et entre un homme de taille moyenne portant une tenue de cuir noir et un képi de cuir noir rappelant celui des policiers.
Elle le regarde entrer et note la souplesse de sa démarche.
-Mademoiselle, une infraction a été constatée voici quelques minutes. Des explosions ont retenti à cet étage devant votre porte à un moment où vous étiez présente.
-En effet. Je les ai aussi entendues mais je n'ai vu personne.
A première vue l'homme était tout-à-fait normal mais à mieux y regarder Johanna nota que le teint de sa peau était très mat comme s'il ne transpirait pas. Elle croisa son regard et remarqua ses yeux fixes et trop brillants. L'imitation est remarquable, mais il ne faisait aucun doute qu'elle était en présence d'un robot. Celui-ci était manifestement bien plus sophistiqué que ceux qu'elle avait croisés jusque là.
-Les indices indiquent que vous avez été présente dans le couloir peu avant et peu après l'infraction, Mademoiselle. Et en tant que la première suspecte vous allez être mise au secret le temps de l'enquête.
-Quoi ! Au secret ? Vous plaisantez je n'ai rien fait ! J'appelle la direction...

La jeune femme fit un pas vers le téléphone mais vif comme l'éclair, le robot s'était déplacé et se trouvait déjà devant elle ! Il bouge bien plus vite qu'un humain n'en serait capable !
-Toute résistance est inutile, fit le robot de son éternel ton monocorde.

Elle commençait à se retourner vers la porte pour fuir le robot mais elle sentit soudain s'enfoncer vigoureusement un gros objet mou dans sa bouche ! Le robot était tellement rapide qu'il avait déjà fini de sangler étroitement le bâillon alors que Johanna était seulement en train de porter les mains à son visage ! C'est comme si elle fonctionnait au ralenti extrême alors que le robot était incroyablement accéléré.
-mmuh...
Le robot a intercepté d'un geste précis ses mains en mouvement et s'est mis à tournoyer littéralement autour de la jeune femme abasourdie en lui amenant les bras derrière le dos. En un clin d’œil, les poignets de Johanna étaient déjà solidement attachés par une corde sortie d'on ne sait où et le robot lui attachait déjà les coudes à la vitesse de l'éclair. Se déplaçant avec une vélocité extrême, il semblait s'être métamorphosé en un moulinet de bras.

Avec un couinement de surprise, elle senti ses coudes se rapprocher et la corde se serra en plusieurs tours rapides et précis. A peine la jeune femme avait-elle pris conscience de cela qu'ils étaient déjà complètement attachés ! Sur ce temps, elle avait à peine eu le temps de faire un début de pas vers la porte. Mais le robot était déjà repassé devant elle, s'était accroupi et lui attachait rigoureusement les chevilles. Elle avait à peine le temps de le voir procéder tant il était rapide. Elle roulait de grands yeux affolés en tentant de pousser un gloussement étouffé se sentant tomber en avant. Le robot se redressa promptement et la rattrapa délicatement par les épaules pour la rééquilibrer. L'instant d'après il était à nouveau accroupi devant la jeune femme dont les jambes étaient solidement ficelés par un lien rigoureusement serré sous ses genoux. Rapidement repositionné derrière sa captive, le robot achevait de lui serrer étroitement un second lien au-dessus des genoux.

-mf... mh !... ... gh...... !!
Stupéfaite et effrayée, Johanna était debout au milieu de la chambre et poussait des gloussements étouffés en se trémoussant sur ses talons aiguilles à chaque nouvelle corde serrée par le robot.
Parfaitement impuissante, elle assistait comme une simple spectatrice à son ligotage ultra rapide et silencieux. Elle se voyait dans le miroir, bâillonnée et occupée à être ficelée comme un saucisson par une machine.

Une corde passa de manière fugace devant se yeux bleus et ses coudes furent fermement serrés contre son torse par plusieurs tours de corde passés sous ses seins. Dans l'instant qui suivait la corde suivante était serrée autour de sa taille, lui plaquant les poignets au corps et le robot continuait à serrer étroitement le lien.

Ensuite, alors que la jeune femme était complètement ligotée, debout devant lui, le robot se trouva subitement devant elle pour s'intéresser à nouveau au bâillon. Il sortit une petite poire qu'il ajusta à la boule qu'elle avait en bouche et en quelques pressions rapides il la gonfla brusquement au point que la bouche de la jeune femme se trouva immédiatement emplie par la balle devenue énorme et qui semblait devenue solide tant elle avait enflé. Les joues tendues de la jeune femme étaient gonflées sous la pression du bâillon. Sa bouche grande ouverte était à présent ostensiblement obstruée par un bâillon devenu totalement hermétique.

Incrédule, la malheureuse soufflait frénétiquement sans pouvoir produire le moindre son pendant que le robot lui tâtait les joues.

Au moment précis où il rangeait la poire le téléphone de la chambre se mit à sonner. Sans aucune hésitation le robot alla décrocher laissant Johanna plantée au milieu de la chambre. Et répondit en imitant à la perfection la voix et les intonations de la jeune femme.
-Oui ? ... ah c'est toi. Ton installation se passe bien ? Ici la chambre est très bien.
-...
-Ooh non... tu es gentil mais j'ai été prise d'un fort mal de tête après le repas. Cela m'arrive souvent quand je voyage... Non, je préfère aller dormir directement. Habituellement mon mal de tête passe facilement de cette manière et demain je serai toute à toi. Oui c'est promis.
-...
-Non voyons... je resterai bien sagement dans ma chambre et je ne bougerai pas... Ouiii, bonne nuit...Les scénarios, non pas encore eu le temps... ah oui, être ligotée et bâillonnée... c'est justement à cela que je songeais juste avant ton appel, cette idée me branche. Oui, vraiment... mais OUI ! Oui, même si c'est très strict et surtout si je suis bien bâillonnée... et je crois même que j'en serais enchantée... Ca me donne la chair de poule rien que d'en parler ! Allez, bonne nuit !
-J'oubliais de préciser, ajouta le robot d'un voix sensuelle, que je vais prendre un somnifère. Pas la peine de venir frapper à ma porte, je ne serai vraiment pas en mesure de te répondre. Bonne nuit !...
Puis il raccrocha le combiné et revint se consacrer à Johanna en équilibre précaire qui s'était trémoussée en soufflant furieusement durant toute la conversation.

Sans un mot il allongea la belle sur le tapis. La jolie captive vit avec horreur que le robot avait déjà une nouvelle corde à la main en s'agenouillant rapidement près d'elle. L'instant suivant, manipulant Johanna paniquée aussi aisément qu'une vulgaire poupée, il mit implacablement la malheureuse jeune femme en hogtie hyper tendu au milieu de sa chambre. Il consacra plusieurs secondes à tendre le lien de manière ultra stricte avant de le fixer solidement.
La mise au secret implique que vous demeuriez dans votre chambre. Vous pourriez vouloir communiquer avec un éventuel complice, raison pour laquelle vous devez être parfaitement réduite au silence. Soyez patiente, le juge viendra vous voir après avoir instruit l'affaire.

Tout en lui donnant ces explication à vitesse normale et sur un ton parfaitement monocorde, le robot continuait implacablement de ficeler la belle à grande vitesse. Il lui attacha solidement les chevilles aux cuisses de manière que tout mouvement était réellement devenu impossible même pour une sportive aussi souple que Johanna. Dans le silence de la chambre seule était audible le respiration haletante de la jeune femme. La jolie blonde soufflait furieusement et secouait furieusement la tête en agitant les mains et les orteils pendant que le robot finalisait son ligotage rigoureux.

Cela fait, il contrôla que la circulation sanguine de Johanna était correcte. Il testa ensuite le bâillon de la jeune femme et vérifia minutieusement autant que rapidement chaque lien.
-Vos rythme cardiaque et respiration indiquent que votre immobilisation est sans danger. Vu votre structure physique et votre âge, vous pourrez aisément supporter cette contrainte pendant plusieurs heures.
-hmmg... ... mmgn... mmh... Johanna se tortillait de son mieux en agitant la tête tandis que le robot la remettait sur le ventre.
-Il est inutile de vous débattre. Il vous est mécaniquement impossible de vous déplacer et vous ne pourrez plus émettre aucun son. Cela vous est précisé afin d'éviter que vous vous fassiez du mal par des efforts inconsidérés.
-mmh... mh... ghh... ... ... mgh... gh !!!
-Quand le juge aura tous les éléments du dossier il viendra vous voir et il rendra son jugement.
-mh... muh... ... ... mph... ...
-Cet hôtel se situe à la pointe du progrès et utilise les dernières technologies pour assurer vos bien-être et sécurité, ce qui garanti la qualité et la tranquillité de votre séjour. Nos ingénieurs travaillent sans relâche pour améliorer la qualité de l'établissement

Il tourna les talons et sorti de la chambre. La porte refermée, Johanna resta seule, ahurie sur le tapis de sa chambre. Vêtue de sa petite robe sexy, proprement ficelée et solidement bâillonnée par un robot, la jeune femme ne pouvait plus émettre le moindre son ni même rouler sur elle-même.
-... ... ... mh... ... ... ... ... mh... ... ...
Elle avait beau essayer de gigoter, elle restait résolument à l'endroit où le robot l'avait laissée. La chambre pouvait réagir à sa voix mais elle était si bien bâillonnée que ses faibles gloussements étaient sans signification en plus d'être quasi inaudibles.
-... ... hm... ... gh... ... gh !... ... ... ...h !...

Johanna s'est furieusement mise à essayer toutes les manières de se contorsionner pour atteindre un nœud ou quoi que ce soit qui lui permettrait de se libérer. La jeune femme se souvint qu'elle avait un petit canif dans son sac à main qui était posé sur la chaise juste devant elle. Si elle pouvait arriver à le faire tomber, peut-être pourrait-elle s'en saisir et se libérer. Stimulée par cette idée, elle mit toute son énergie à essayer de ramper mais son ligotage était si strict qu'elle demeurait sur place.
Elle sentait le frottement de ses seins sur le tapis à chaque tentative pour remuer. Elle fut troublée de découvrir le point auquel cette situation frustrante les faisait pointer. De plus, sa petite robe sexy se retroussait un peu plus à chaque contorsion. Elle continuait de tirer frénétiquement sur ses liens et agitait furieusement la tête en soufflant dans son bâillon.
-gh !... hh... !!... mh... ... !!!
Ses cheveux tombant devant son visage la gênaient et elle devait lancer la tête en arrière et sur le côté plusieurs fois pour les écarter. Ensuite elle recommençait à tenter de s'approcher de la chaise, mais le mètre qui l'en séparait était résolument infranchissable.
Échevelée et le souffle court, Johanna se démenait comme une diablesse sur le tapis dans sa chambre silencieuse.
La jeune femme essayait d'appeler chaque fois qu'elle entendait des pas dans le couloir à deux mètres d'elle. Mais les gens passaient leur chemin sans soupçonner que la jeune occupante de la chambre devant laquelle ils passaient se trouvait ligotée et bâillonnée de l'autre côté de la porte.

Au bout d'un quart d'heure d'efforts acharnés et vains, la jolie actrice toute essoufflée et écarlate continuait à se tortiller de son mieux en grognant misérablement sur le tapis. Mais soudain, un rai de lumière caressa le tapis devant elle. Son cœur bondit et elle essaya de hurler dans son bâillon ! La porte s'entrouvrit silencieusement et Johanna entendit un petit rire étouffé.
-Deux silhouettes se glissèrent furtivement dans la chambre et refermèrent la porte.
-Hi, hi... elle est bien là, ta belle blonde !
-Oh oui. Quelques pétards et hop ! Servie toute ficelée par le service de l'hôtel ! ... Et c'est qu'elle est bien roulée en plus, cette nana !
Les deux intrus gantés et cagoulés s'étaient accroupis à côté de Johanna commentaient avec amusement la scène à voix basse.
-Ah ouais... il a rudement bien fait cela, ricana la silhouette en caressant ostensiblement un sein de Johanna qui roulait des yeux furibonds sans parvenir à remuer ! Tu as vu comment elle est bâillonnée ? Il n'y a vraiment aucun risque qu'elle nous dérange, celle-ci !!!
-Ces robots sont une aubaine.
-Bon prends ce côté, moi je m'occupe de celui-là. Voyons ce que cette demoiselle nous a apporté dans ses bagages...

Et Johanna vit les deux silhouettes fouiller la chambre et éparpiller sur le lit et sur le sol tout le contenu de ses bagages, se servant au passage. Ils commentaient leurs trouvailles à voix basse.
-Oh, le bel ordinateur.
-... gh... ... ... mh !... ...
-Son téléphone aussi est chouette.
-Allez on emporte ça aussi...
-Dis donc, tu as vu ce qu'il y a comme dessous dans ses bagages ? Sexy la nana ! Regarde un peu ce petit soutien ! Et le string qui va avec est vraiment minuscule ! Dommage que ce n'était pas ce qu'elle portait quand le robot est arrivé...
-mh !... ... ... mh...
-Ha, ha, ha ! Il a bien fait les choses ce robot ! Pas vrai Miss ? Fit l'un d'eux en passant devant Johanna.

Quelques minutes plus tard, ils avaient fait le tour de la chambre.
-Je crois qu'on a regardé partout.
-Pas encore... tu l'as fouillée ?
-mmh... ... ... mph... ... ... ...
-Bonne idée. Et puis ça joint l'utile à l'agréable, fit-il en s'agenouillant, pas vrai ma belle ? On va être une gentille fifille pendant la fouille ?

Il retourna Johanna sur le flanc pour la présenter à son complice qui commença à la palper méthodiquement.
-Belle poitrine ! Commenta-t-il en riant, tâtant les seins offerts de la captive.
-Et jolies fesses aussi... mais elle n'a rien sur elle.
Il bascula Johanna sur le ventre et lui asséna une petite claque sur la fesse en pouffant de rire.
-Bon, on passe à la suivante ?
-Oh non... si on fait encore exploser un pétard ils vont venir la libérer et se mettront à chercher après nous. Et puis celle-ci est tellement mignonne... il l'a vraiment ficelée comme une dinde. Tiens je vais prendre un souvenir. Garde la pose, ma bibiche... hi, hi, hi !
-... !!!... hh !!!... ... h !!!
-Encore un petit sourire... voilà.
-mh !!!... ... !!!... !...hg !!!...

Il y eut quelques crépitements de flash pendant qu'il photographiait Johanna impuissante qui rageait en lui lançant des regards furibonds.

Peu après, laissant la jeune femme échevelée et écarlate, gigoter furieusement en poussant des piaillements étouffés, les deux compères hilares fermèrent la porte derrière eux.
-Pratiques ces robot, et rudement efficaces. Je suis sûr qu'il l'a ligotée complètement sans qu'elle pousse un seul cri.
-Il n'y a pas mieux pour qu'on puisse travailler... et sous le nez de la nana en plus !

Cette fois, Johanna en rage se tortillait en grognant dans son bâillon mais c'est sans espoir. Et le voleur qui la maintenait pendant que l'autre la fouillait en a profité pour retrousser complètement sa jolie robe.
-gmh... ... gh !!!... ... mh... ... gnn !!!

Ce n'est qu'un demi-heure plus tard que la porte s'ouvrit et que la juge entra, accompagnée du robot de sécurité ou d'un autre identique. Elle se campa devant Johanna en laissant la porte grande ouverte derrière elle.
C'était une femme d'une quarantaine d'années vêtue sobrement. Jupe droite arrivant au genou, talons aiguilles, chemisier classique. Ses cheveux tirés en arrière étaient coiffés en un chignon. Elle repoussa ses petites lunettes rondes sur son nez d'un geste machinal.
Elle demeura immobile un long moment une fois arrivée au milieu de la chambre, Johanna à ses pieds. Elle parcouru la pièce du regard et fit un moment face au robot de sécurité. Aucun mot ne fut échangé.

Puis elle s'adressa à Johanna.
-Mademoiselle, il apparaît que des explosions ont eu lieu devant cette porte et que vous êtes la principale suspecte. Cependant il apparaît également que cette chambre a été fouillée et qu'il est vraisemblable que vous ayez été victime d'un vol. Le vol a eu lieu sans effraction ni violence étant donné que vous étiez au secret. Considérant que le fait que vous étiez astreinte au secret a joué comme circonstance facilitant le délit, l'hôtel vous dédommagera. Cependant, étant donné que la porte de la chambre n'était pas verrouillée et que bien que vous étiez présente lors du délit vous ne vous y soyez pas opposée, ce délit de peut pas légalement être poursuivi. L'agent ici présent attire notre attention sur l'absence de nouvelles explosions depuis votre mise au secret, ce qui pourrait être avancé pour étayer votre culpabilité concernant les explosions.
Le robot de sécurité se pencha et enleva le bâillon de la bouche de Johanna qui se lança immédiatement dans son explication.
-Mais je n'ai rien fait... et ces sagouins ont vo... mmh ... ... mh ... ghhh...
Brutalement interrompue par le geste vif du robot qui lui avait à nouveau résolument enfoncé le bâillon dans la bouche, la phrase de la jeune femme s'étouffa subitement. Le robot gonfla rapidement le bâillon et la salle redevint totalement silencieuse.
-gnn... mpf... mpf !!!
-Merci Mademoiselle. Vous plaidez donc non coupable ce qui place cette affaire en délibéré. Ce faisant vous perdez votre droit au remboursement de l'hôtel.

Des gens passaient dans le couloir et jetant un regard par la porte restée ouverte voyaient la jeune femme qui gigotait, exposée toute ligotée et bâillonnée, sur le sol avec deux personnes qui lui parlaient.
-mpf... ... mmh... ... !!!... mpf !!!
-De plus, vous vous êtes adressée à moi sans égard pour le protocole en vigueur et il y a donc outrage à magistrat. Ceci sera également porté au dossier en délibéré. En cas de condamnation, vous serez expulsée de l'hôtel tout en restant astreinte au secret. Vous serez transportée telle que vous êtes en ce moment dans le hall d'entrée de l'hôtel avec vos bagages et rangée avec les colis jusqu'à ce qu'une navette vienne vous charger vers dix heures.
-Mpfh ?!... mmh !!!... ... mpf !!!... gmpf !!!

Sur ces mots, la juge tourna les talons et quitta la pièce passant entre les badauds qui stationnaient dans le couloir. C'est alors que Johanna, scandalisée, remarqua qu'il y avait même un jeune homme qui était carrément entré dans la chambre et la filmait sans aucune gêne. Le robot se tourna vers la jeune femme à moitié étouffée par son bâillon.
-Vous resterez astreinte au secret durant le délibéré.
-mmh !!!... mh ?!
-Et en cas de culpabilité, vous savez ce qui vous attend.
Sur ces paroles le robot quitta la pièce en interrompant le curieux qui filmait et ferma la porte. Johanna se retrouva une nouvelle fois seule à se trémousser en grondant dans son bâillon.

Une heure plus tard, la juge entra dans la chambre accompagnée d'un hôtesse souriante et prononça la sentence debout devant Johanna toujours aussi rigoureusement ligotée et bâillonnée.
-Étant considéré que les explosions ont cessé depuis votre mise au secret, nous avons tendance à croire en votre culpabilité. Mais considérant par ailleurs que vous n'avez aucun antécédent dans cet établissement, vous êtes jugée coupable... mais avec circonstances atténuantes. Votre peine consiste en la prolongation de votre mise au secret jusqu'à demain matin à huit heures précises et nous chargeons le personnel de l'hôtel ici présent de venir procéder à votre libération lors de l'échéance.
-mh !!!... mh !!! ... ... !!! ...
-Les autres charges pesant sur vous sont annulées. Dont acte.

La juge avait tourné les talons et s’apprêtait à quitter la chambre mais se figea subitement. L'hôtesse la regardait en souriant, puis elle se tourna vers Johanna et s'agenouilla près d'elle pour la libérer. Ce faisant, elle commenta la situation.
-Mais comment avez-vous fait, demanda Johanna en regardant la juge figée devant elle.
-Oh, Ses circuits sont assez simples et je les ai gelés temporairement. Sa programmation est en cours d'adaptation et cette histoire restera un simple mauvais souvenir.
-C'était un robot ? Mais, vous n'avez pas bougé... Comment avez-vous fait ? Seriez-vous aussi un des ingénieurs qui mettent ces appareils au point ?
-Oh non, je n'en ai pas les capacités, répondit l'hôtesse en souriant.
-Euh... seriez-vous un robot ?
-Voyons Mademoiselle, vous savez bien que les techniques actuelles ne permettent encore à personne de faire des robots assez complexes pour passer vraiment pour humains...
-Mais qui dirige cet hôtel alors ?
-Voyons Mademoiselle, aucun problème n'a encore nécessité une autre intervention que celle d'une hôtesse. La direction ne se trouve donc pas ici. Vous êtes libre et le problème est résolu. Je vous souhaite une bonne nuit.

Au petit matin, Johanna retrouva Paul dans le hall de l'hôtel. Elle porte un tailleur bleu clair et un chemisier classique avec des escarpins. Des gens circulent déjà dans l'entrée et la jeune femme ne peut s'empêcher de remarquer le tas formé par les bagages au milieu du hall.
-Alors, tu as passé une bonne nuit ? Ta migraine est passée ?
-Oui, fit Johanna... mais c'était une nuit un peu étonnante.
-Ah bon ? Raconte, tu as fait des rêves ?
-Non, ce n'est rien... dis, tu crois qu'on peut faire des robots indiscernables des humains ?
-Mais non voyons... dans le futur probablement mais à l'heure actuelle certainement pas.
-Mais si quelqu'un en faisait, qu'est-ce qui... euh... non, oublie cela. Johanna se tut en voyant l'hôtesse qui l'avait libérée juste à côté d'elle.
-Dis donc, au téléphone, tu étais sérieuse à propos des scénarios où tu serais ligotée ?
-Euh... qu'est-ce que j'ai dit ?
-Tu as dit que c'était vraiment ta préoccupation du moment. Et tu as ajouté que tu adorerais cela surtout si c'était très strict et si tu étais très bien bâillonnée.
-Mais je n'ai pas dit cela...
-Euh... tu te fais parfois attacher solidement par un copain ?
-Mais non voyons, je n'ai jamais fait ça.
-C'est curieux... cette nuit un ami m'a envoyé un clip trouvé sur le net. C'est une vidéo de toi... disons d'une fille qui te ressemble étonnamment et qui portait la même robe que toi hier soir. On la voit complètement ligotée et bâillonnée sur le sol. Elle luttait vigoureusement mais ça avait réellement l'air d'être tellement serré qu'elle pouvait à peine remuer, et elle était bâillonnée d'une manière telle que l'on pouvait vraiment croire qu'elle ne pouvait plus émettre le moindre son. Tu aurais vu les yeux qu'elle roulait...
-Mais non... ça n'a rien à voir... Je n'ai jamais joué à ça.
-C'est cela... et moi je suis le Père Noël ! Et toi une petite coquine.
-Mais non ! Enfin oui... Euh... ce n'est pas ce que je voulais dire... c'est compliqué. Fiche-moi la paix !!!
-Et donc, vu ton accord d'hier soir, j'ai envoyé ce clip aux producteurs. L'audience va exploser si tu es traitée de ce genre de manière dans quelques épisodes.
-Quoi !!! Mais...
-Ne t'inquiète pas, j'ai trouvé un mec qui sait ligoter une fille comme cela. Tu le vois cet après-midi...
-ZUT !

Johanna avait remarqué du coin de l’œil la présence d'un garde de la sécurité un peu à l'écart non loin de l'entrée, qui la suit des yeux.

Et un peu plus loin dans le taxi vers l'aéroport.
-Mais tout de même avec ces robots, et si...
-Oui ?
-Euh, non... oublie. C'était une bêtise.
En Art le Progrès n'existe pas. L'Art évolue.

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dark gentleman
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Re: Hotel robotique (histoire inédite d'Anne)

Message par dark gentleman »

Eh bien par pur esprit de contradiction je trouve cette histoire pas si mal. Bien sûr le suspense est assez vite éventé, mais je dois dire que les descriptions sont très bonnes et bien imagées (je pense à la description de la chevelure de l'héroine). Cela reste donc de très bonne facture :-)

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