Jessica's game

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Gwenboyfriend
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Jessica's game

Message par Gwenboyfriend » 18 juil. 2016, 10:28

Vu le faible succès du concours d'histoire, j'ai copié le récit pour en faire un sujet à part entière dans l'aire d'affichage. J'ai légèrement modifié le texte de départ pour l'intégrer à mon prologue

Prologue

La lune jette une lueur blafarde à travers le feuillage de la forêt, permet de percevoir l’orée de la large clairière s’ouvrant au bout du chemin.
Malgré le léger sifflement du vent dans les arbres, un froissement de feuilles mortes accompagné du craquement de branches piétinées se fait entendre sur la gauche :
- Vous êtes la ?... Il y a quelqu’un ?...
Quel choix incongru, ce point de rencontre !...
Au beau milieu de la nuit, en plus ! Et dans un chemin boueux parsemé de flaques profondes qu’il faut éviter avec précaution en faisant attention de ne pas glisser au risque de finir sur les fesses.
Ce reportage si plaisant jusqu'ici commence à ressembler à un mauvais plan.
Les membres de la guilde des ligoteurs prennent vraiment des précautions maximum : pas de lampe, pas de magnéto ni portable, ni caméra et la voiture laissée à près d’un kilomètre du point de rencontre avec le paquet cadeau à proximité.

Une clairière. Enfin ! Une maison. J’avance vers elle. Je suis au milieu de la clairière ; une dizaine de projecteurs me prennent dans leurs feux aveuglants. Aucun doute ces gens ont le sens du spectacle. Une voix déformée par un haut-parleur s’élève.
- Vous êtes Drake, Paul Drake. Vous êtes journaliste. Avez-vous laissé notre cadeau à l’endroit prévu ?
- Empaqueté et ficelé comme vous l’avez demandé.
Le cadeau s’appelle Jessica et c’est elle qui m’a embarqué dans cette aventure. Je me demande si elle ne commence pas à croire qu’elle a fait une erreur alors qu’elle est ligotée et bâillonnée dans un lieu isolé et plutôt inquiétant.
- Est-ce que le cadeau fait partie de vos connaissances ?
- Oui.
- Première erreur. Etes-vous partis ensemble ?
- Oui. Bien sûr.
- Deuxième erreur. Vous a-t-on vu partir ?
- C’est possible.
- Troisième erreur.
- Je ne comprends pas.
- Cela n’a pas d’importance.
Une aiguille s’enfonce dans mon bras. Avant que j’ai eu le temps de réagir, le liquide pénètre dans mes veines. Je tombe sur le sol. Puis sombre dans une douce inconscience.

Le point de vue de Paul

Tout a commencé pour moi une semaine plus tôt quand Jessica est venue me voir dans mon bureau. Elle m’a fait un signe pour m’inviter à la rejoindre dans un lieu discret. Je l’ai suivie sans me faire prier. Je ne sais pas lui résister. Brune, élancée, sûre d’elle, féminine, elle porte avec la même sensualité le jean, le tee-shirt ou la minuscule robe d’été qui l’habille en ce moment. Je la désire depuis l’instant où elle a rejoint notre petite équipe de journalistes six mois plus tôt. Alors que j’avance derrière elle, j’hésite à effleurer les charmants globes que je vois s’agiter sous le fin tissu de sa robe. Robe que j’adorerais lui arracher. Elle se tourne vers moi. J’ai du mal à me concentrer sur son discours.
- Voici un mois, j’ai entendu parler d’un groupe d’individus appelé la guilde des ligoteurs.
- Jamais entendu parler.
- ça ne m’étonne pas, ils sont très discrets. Et leurs objectifs ne sont pas très clairs. Ils parlent de se libérer du carcan de nos complexes par la magie du ligotage.

Jessica est spécialisée dans l’interview d’associations de farfelus en tous genres. Cela va des amateurs d’OVNI aux spécialistes des reptiliens. Des adeptes du ligotage semblent presque trop normaux pour elles.

- Ils ont un site internet. Je m’y suis connecté avec le pseudo Roger Rabbit.
- Un peu transparent vu ton prénom.
- Tu veux dire que je ne suis pas à la hauteur du modèle.
Son sourire me donne envie de coller ma bouche sur ses lèvres.
- J’ai pu décrocher une interview mais ils sont très prudents et posent de nombreuses conditions. La principale est que je dois venir avec un cadeau.
- Quel cadeau ?
- Moi !
- Toi ?
- Je me suis connectée comme si j’étais un homme. La guilde n’est composée que d’hommes. Ils m’ont dit que pour les rencontrer, je devais proposer une victime. Sans réfléchir, je leur ai envoyé une de mes photos. Particulièrement sexy. Sans me vanter.

La façon dont cette elle prononce ces mots me coupe le souffle.

- Manifestement, ça leur a plu. Et ils m’ont répondu que je n’obtiendrai l’interview que si ce joli petit lot – elle continue de sourire – m’accompagnait.
- Qu’est-ce-que j’ai à voir avec tout ça.
- Tu vas jouer le rôle de l’interviewer et moi celui du petit lot. Quand nous aurons pris contact, je dévoilerai la supercherie et nous ferons l’interview à deux.
- Qu’est-ce que j’y gagne ?
Elle remarque mon regard posé sur son épaule dénudée. Elle sourit.
- Outre le fait d’avoir ta signature à côté de la mienne. Ce que tu sembles désirer depuis longtemps.
- Un acompte ne serait pas désagréable.
- Tu es trop gourmand. Quand notre projet sera achevé, je serai toute à toi.

Jessica a donc répondu à la guilde. Nous voici le jour du rendez-vous face à un paquet dont le contenu est, disons, intéressant.
Nous sommes face à un ensemble de cordes, à une boule de mousse, à des bandes de sparadrap dont la couleur reprend différentes teintes de chair proches de celle Jessica, à un tube de rouge à lèvres, à une robe minuscule, et une seringue. Le tout est accompagné d’une liste d’instructions précises qui me laisse perplexe et qui inquiète Jessica. Ce qui est normal puisqu’il est question de cordes et de nœuds. Avec elle à l’intérieur.

Pour la première fois, elle hésite à poursuivre.
- ça devient trop bizarre.
- Tu t’attendais à quoi. Ils t’avaient bien dit que tu serais la victime.
- Des poignets attachés. Des menottes. Pas… ça.
- Tu ne risques rien. Quand on les aura rencontrés, je leur explique la supercherie et l’interview commence.
- Mais s’ils refusent de me libérer.
- Ce ne sont pas des criminels. Seulement des joyeux loufoques qui s’amusent.

Elle sourit.
- Toi, tu as envie de me ligoter.
- Et toi, tu n’as pas envie d’être ligotée ? Convoitée ? Désirée ? De connaître le frisson sans le risque parce que tu sais bien que je ne te souhaite aucun mal. Quand ils découvriront que nous sommes complices. Ils n’oseront plus te faire le moindre mal.

Je saisis la seringue. Elle frémit, elle sait qu’elle contient un puissant narcotique qui est destiné à endormir ma victime si elle se montre difficile à maîtriser. Je jette l’objet au sol et l’écrase sous mon talon. Elle observe le liquide qui se répand sur le sol. Fascinée. Elle prend sa décision.
- Tu as raison, il faut continuer

Elle enfile la robe. Peut-être pour me narguer, peut-être pour me prouver qu’elle n’a rien perdu de son audace, elle le fait devant moi. Elle se déshabille entièrement. Les instructions disent « aucun sous-vêtement ». Seulement la robe. Le tissu colle à sa peau et laisse deviner les tétons de ses seins. Le vêtement s’arrête en haut des cuisses. Je suis fasciné. Elle devine mon désir. Sourit. Me tourne le dos. Croise les mains au niveau de sa taille.

J’attache ses poignets. C’est la première fois que j’attache une femme ainsi et je suis excité. Je la sens frémir quand je serre les nœuds au-dessus de ces mains. Les bras à présent, juste au-dessus des coudes. Plusieurs tours, entourer les cordes entre les bras. Les instructions sont très détaillées. Les cordes s’enfoncent dans sa chair.
- Hé ! Tu n’as pas besoin de serrer autant.
- On ne sait jamais, ils pourraient vérifier, il vaut mieux être prévoyant.

J’ai du mal à maîtriser le son de ma voix. Je suis trop excité. Elle est de plus en plus réticente. Pas question de renoncer. D’abord l’empêcher de fuir. Je ligote ses charmantes chevilles.
- A quoi tu joues ? Je préfère…

Elle s’interrompt quand je la tire vers moi. Elle bascule en arrière, mon bras la retient. Ses fesses touchent le sol.
- Mais qu’est-ce que tu …

Je bloque ses protestations en introduisant entre ses lèvres la boule de mousse. Elle tente de la repousser mais ne parvient pas à m’empêcher de l’enfoncer dans sa bouche. Une bande de tissu entre ses lèvres, nouée sur sa nuque lui évite le mal de la recracher. Je complète le tableau en appliquant une des bandes de sparadrap couleur chair sur sa bouche.

Ainsi ligotée, assise sur le sol et bâillonnée, elle est plus excitante que jamais.
- Gmmmpppftffpppfait ?
- N’essaie pas de parler, ma chérie. Tu me remercieras plus tard. Quand nous aurons fait cette interview. Mais pour l’instant je dois achever ton ligotage.
- Gmmmpffgnon !!!
- Tu ne sais vraiment pas ce que tu veux. Je croyais que tu étais prête à tout pour cette interview.

Je sors un nouveau jeu de cordes du sac. Elle n’aime pas ce qu’elle devine être l’étape suivante. Contrairement à moi. Elle tente de reculer en prenant appui sur ses pieds liés et sur ses fesses. Je trouve ça mignon. Je la rattrape sans mal. J’emprisonne ses avant-bras et sa taille dans la corde. J’effectue plusieurs tours en serrant le plus fort possible. Je fais un nœud devant. Il me reste une bonne longueur de corde. On arrive à mon étape préférée. Elle n’apprécie pas. Je fais passer le lien entre ses cuisses. J’introduis ma main entre elles pour le récupérer de l’autre côté. Ses protestations se font plus véhémentes.
- Gmmmpssfssapfflaud !!!

Je n’écoute pas. Juste ravi de sentir sa chair contre ma main. Je tire sur la corde pour la faire remonter entre ses cuisses jusqu’à l’aine. A son cri de surprise et de désapprobation, je devine que la corde s’est placée en l’endroit souhaité par la guilde. Je noue le lien à ses poignets. Je vérifie que la corde est bien tendue. Je tire ses poignets en arrière.
- Gmmmppffffmmm !!!
Le doux glissement de la corde a bien l’effet souhaité.

Tout cela m’a donné soif. Je prends une bouteille d’eau. Tout en buvant j’observe mon amie assise sur le sol qui se débat dans ses liens. Grâce à la corde qui passe dans son entrejambe la robe est relevée au haut des cuisses et ne cache rien de son anatomie. Plus elle se débat, plus je la trouve belle et excitante. Mais je n’ai pas fini mon travail.

Son regard n’est guère amical quand elle me voit approcher. Cela ne me gêne pas. Je ligote ses cuisses au-dessus des genoux. Les cordes s’enfoncent dans sa peau. Elle gémit. Je caresse ses cuisses remonte vers le haut glisse mes mains sous le tissu.

- Gmmmfffgnon !!!! Gmmmpffsaflaud !!!
- Tu es vraiment injuste. Quand je pense à tout le mal que je me donne pour convaincre les membres de la guilde.

Je noue une nouvelle corde à celle de ses bras et la fait passer au-dessous et au-dessus de ses seins. Suivant les instructions, je serre la corde jusqu’à ce qu’elle s’enfonce dans sa peau. Son attitude change. Ses yeux n’expriment plus la colère. Ils implorent ma pitié. Cela me plait. Elle s’est servie de moi depuis notre rencontre. Elle a senti mon désir et l’a utilisé. C’est ce qu’elle a aussi tenté avec la guilde. Mais ça s’est retourné contre elle. Elle ne s’attendait pas à ce qu’ils souhaitent un ligotage aussi strict. Ni à ce que je décide de respecter leurs consignes. Mais cette fois, c’est moi qui a la main. C’est elle qui obéit.
Je caresse ses cheveux. Tendrement. Puis j’achève de la ligoter.

Une aux corde liée aux entraves de ses bras. Je la passe par dessus l’épaule gauche, descend jusqu’aux liens sous les seins remonte vers l’épaule droite et la noue aux cordes des bras.

Le bâillon à présent. Dans ma hâte, j’ai choisi le sparadrap au hasard. Il ne correspond pas exactement à la teinte de sa peau. Je compare avec les autres bandes jusqu’à ce que je trouve celle qui convient le mieux à son teint. J’arrache le sparadrap collé sur sa bouche.
Immédiatement, elle tente de cracher la boule de mousse. Heureusement, la bande de tissu entre ses lèvres reste en place.
- Allons, ma chérie, tu devrais être raisonnable. Tu nous fais perdre du temps. Et je suis allé trop loin pour revenir en arrière. Ta seule chance est de m’obéir. Cligne des yeux pour montrer que tu as compris.
Ma prisonnière obéit. Je vois quelques larmes couler du coin de ses yeux.

J’examine les différents sparadraps. Je sélectionne le plus proche de son teint. Je l’applique sur ses lèvres. Je le lisse bien avec mes mains. Je mets beaucoup de tendresse dans mon geste. Je complète avec du fond de teint que j’applique sur le bâillon et son visage afin de cacher la jonction entre la peau et le sparadrap. J’arrange ses cheveux de façon à cacher la bande de tissu.

Je complète en dessinant deux magnifiques lèvres pulpeuses sur la bande collante.
Je prends un peu de recul.
Elle est superbe : assise sur le sol, ses chevilles et ses cuisses ligotées, son torse entouré de corde, le bâillon quasi invisible.

Elle bouge inutilement ses jambes, agite tout aussi vainement ses mains attachées dans son dos. Observe ses liens comme si elle pouvait les défaire par la seule force de son regard. Et gémit dans son bâillon. Un régal.

Les photos à présent. Encore une exigence de la guilde ils ont fourni un téléphone jetable qui va permettre de leur envoyer des photos. Impossible de voir vers quel numéro ou quel serveur.

D’abord une vue d’ensemble. De face. Ensuite les détails. Le visage avec ses yeux qui oscillent entre colère et résignation puis ses seins qui pointent à travers le léger tissu de la robe. Je m’attarde sur sa taille et sur la corde qui disparaît entre ses cuisses. Je finis par les jambes et le chevilles. Du moins pour le côté face. Parce que je n’oublie pas le côté pile. Je la retourne sur le ventre.

Je photographie soigneusement ses poignets et ses bras liés. Puis ses fesses embellies par le tissu de la robe collé à la peau et la corde qui unit sa taille et ses poignets. Je lui ordonne de lever son postérieur.
- Gnnonn !!!
Parmi les objets fournis par la guilde figure une cravache dont je comprends à présent l’usage. Il me suffit de la passer délicatement sur les fesses de ma compagne pour qu’elle obéisse et mettre en évidence ces deux magnifiques globes.

J’appuie sur un bouton et les photos partent vers le mystérieux destinataire.
En attendant la réponse je la retourne à nouveau et l’appuie contre le mur. Je caresse son visage, ses cheveux. Mon désir est de plus en plus violent. De plus en plus douloureux. De plus en plus tangible aussi.
Un message apparaît sur le téléphone.
« Excellent, faites une vidéo à présent ».

J’obéis. Commence à filmer. Elle regarde dans la direction opposée à l’objectif. Demeure silencieuse.
« Elle doit regarder l’objectif ».

Je donne l’ordre. Elle s’obstine à regarder ailleurs. Je pose le téléphone sur un trépied. Vérifie qu’elle est dans le champ et m’approche d’elle.
Je saisis ses cheveux et fait une tresse que je noue aux liens de ses bras. Elle proteste dans son bâillon mais je n’y fais pas attention. Je la tourne de façon à ce qu’elle soit face à l’appareil.
- Tu as le choix : soit tu acceptes de regarder vers le téléphone soit tu restes dans cette inconfortable position.
Elle cligne des yeux pour montrer qu’elle a compris.
- Très bien, je détache tes cheveux. Tu vois, je ne suis pas un monstre.
Je prends le téléphone et poursuis la vidéo.
« Elle ne gémit pas assez ».
Je montre le message à Jessica. Elle secoue la tête.
« Faites le nécessaire ».
Je réfléchis un instant. La solution est simple, je passe derrière elle, je fais glisser lentement les bretelles de sa robe le long des épaules. Elle devine ce qui va se passer et proteste à travers son bâillon. Cela fait un assez bon gémissement. Je n’en reste pas là. Mes mains descendent le long de son corps et je dégage ses seins. Sa réaction va au-delà de mes espérances. Elle se trémousse pousse des cris de protestation merveilleusement étouffés par son bâillon. Mes mains caressent sa poitrine, mes doigts effleurent les tétons. Les pincent. Ses gémissements s’accroissent. Je l’abandonne dans cet état la filme sous toutes les coutures. Un nouveau message s’affiche.
« Masturbez-vous sur elle »
Putain, ils devinent mes pensées. Je dégage mon sexe en érection. Son regard effaré est déjà une récompense.

Le point de vue de Jessica

Jessica réalise qu’elle a complétement perdu le contrôle de la situation. Quand son contact à la guilde lui a dit qu’elle ne pouvait être qu’une ligotée et que si elle voulait réaliser son interview, elle devait venir avec un ligoteur, elle a immédiatement pensé à Paul. Elle savait comment le manipuler. Son désir pour elle était particulièrement palpable. Elle ignore pourtant quel démon l’a poussée à lui mentir et à lui faire croire qu’elle s’était fait passer pour lui et qu’elle avait à présent besoin de son aide.

De même qu’elle regrette d’avoir fait semblant d’être effrayée quand il a été question de la ligoter. En fait, elle trouvait ça plutôt agréable mais elle avait le sentiment qu’il hésitait à aller trop loin. Aussi, elle s’était comporté comme si elle voulait renoncer. Et ça avait plutôt bien marché. Même le moment où il l’avait bâillonnée lui avait plu. Le goût de la mousse dans sa bouche n’était pas si désagréable. Elle a moins apprécié l’instant où il a inséré la corde entre ses cuisses. Ce n’était pas tant le lien qui était désagréable que le sentiment que son ligoteur prenait un peu trop d’assurance. Elle a fait l’erreur de protester et il franchement devenu trop entreprenant. Elle aime pourtant cette sensation d’être entourée de cordes. De devoir obéir. Le seul inconvénient, c’est qu’il prend un peu trop de plaisir à ce qu’il fait. Elle n’apprécie pas non plus la séance de photos. Ni d’être obligée de gémir. Ce n’était pas prévu.

Elle a commencé à réellement s’inquiéter quand il a découvert sa poitrine. Et à présent voilà ce crétin qui brandit son sexe au-dessus d’elle comme s’il s’agissait d’une baguette magique. Manifestant une assurance dont elle l’aurait cru incapable quelques heures plus tôt. Il va déchanter quand ils rejoindront le rendez-vous de la guilde. L’accord était clair, elle joue le jeu jusqu’à l’arrivée dans leur repaire. Ensuite, c’est elle qui reprend la main et l’autre crétin est renvoyé à ses petits jeux de gamin. Comment est-ce qu’elle a pu envisager de coucher avec lui !! A présent, il s’installe au-dessus d’elle, il l’allonge sur le sol. C’est pas vrai, il va tout de même pas éjaculer entre ses seins.

Et bien voilà, c’est fait. Il revient avec le téléphone. La filme. Elle commence à en avoir assez de ce jeu. Une interview ne mérite pas ça. Elle tente de le lui faire comprendre. Mais il s’amuse trop. Plus elle agit ainsi, plus elle a l’air effrayée. Et c’est alors qu’elle réalise : elle est réellement effrayée. Elle s’est placée entre les mains d’un groupe d’hommes dont elle ignore tout et celui sur qui elle comptait pour la protéger semble totalement possédé. Elle tire sur ses liens, essaie de se faire comprendre.
- Mpppffsstop !!!

Plus elle s’agite, plus il s’excite. Il écrase le téléphone jetable, jette la carte sim dans une boîte remplie d’acide. Puis la prend dans ses bras et la porte jusqu’à la voiture. Il l’assoit.
- Tu es confortablement installée ma chérie. Attend, je t’attache ta ceinture puisque tu ne peux pas le faire toi-même. J’en ai même ajouté une pour tes charmants pieds.
Jessica sent une sangle qui se referme sur ses chevilles et qui fixe ses pieds au sol.
- Voilà on peut partir.
Il regarde sa montre.
- On a le temps, on est en avance pour le rendez-vous. On pourrait faire un tour. Je te montrerai à mes amis.
La jeune femme ne peut pas le croire. Elle est devenue un trophée qu’on expose. Ce que confirme Paul.
- Si j’osais, je te ligoterais sur le capot pour que tout le monde voit que tu es à moi.

Comment est-il devenu aussi cruel ? Aussi sûr de lui ? Elle a créé un monstre. La voiture avance au milieu des rues éclairées. Elle est incapable d’appeler à l’aide.
Il s’arrête aux côtés d’un homme grand, sûr de lui. Il la regarde.
- ça y est, tu l’as emballée. Félicitations.
Elle tourne la tête. Comment ne peut-il pas voir ses liens ?
L’homme tend un papier à Paul.
- Le nouveau lieu de rendez-vous. Apprend le par cœur et détruit le papier. Tu as une heure pour arriver. Pas d’arrêts. Si tu ne respectes pas les règles : pas d’interview.

Paul lit, le papier. Puis le brûle et jette les cendres à l’extérieur. Redémarre. Jessica essaie de se convaincre que c’est un jeu un peu poussé. Que la guilde s’amuse à lui faire peur.
Soudain une sirène retentit. Un policier à moto. Paul hésite. Elle devine sa crainte, les instructions étaient « aucun arrêt ». Mais il n’a pas le choix. Il stoppe. Se range sur le bas-côté. La route est déserte. Le policier cale sa moto. Marche vers eux, il arrive du côté de Jessica. La jeune femme pense que c’est sa chance. Paul baisse la vitre électrique.
- Vous avez un phare cassé.

Jessica ne perd pas de temps.
- Gmmmpffosffsefffcourfs !!!
Elle réalise que ses paroles sont incompréhensibles. Mais l’homme réagit.
- Quelque chose ne va pas madame ?
- Gmmpfdaimmfdes.
- Cet homme vous a enlevée ?
Elle hoche la tête frénétiquement. Paul est décomposé.

- Il fallait utiliser la seringue.
Jessica ne comprend pas. Que veut dire le policier ?
- Si vous êtes obligé de vous arrêter et soumis à un contrôle, vous devez utiliser la seringue. Vous lui enfoncez dans la cuisse. Elle restera consciente mais ne pourra rien faire.

Ce n’est pas possible !! ça ne peut pas être un membre de la ligue.
- A présent, prenez ce GPS, il est programmé pour le véritable lieu de rendez-vous. Ne vous trompez pas. Si vous loupez un embranchement ou si vous vous arrêtez trop longtemps, le rendez-vous est annulé et vous vous débrouillez avec votre copine.

Paul redémarre. Se tourne vers Jessica.
- Tu joues à quoi. C’est toi qui est venue me chercher. Toi qui a contacté cette guilde. Toi qui t’est offerte comme victime. Et maintenant, tu étais prête à me faire arrêter. Tu es une vraie garce.

Jessica n’essaie même pas de montrer ce qu’elle ressent. Que peut-elle dire de toute façon. Son bâillon étouffe le moindre de ses propos. Le transforme en un gargouillis ridicule. Elle tourne la tête et observe à travers la vitre la route qui doit la conduire à son sinistre destin. Paul ne dit plus rien. Seule la voix métallique du GPS meuble le silence. Ils ont quitté les grands axes et circulent à présent sur une petite route en pleine forêt. Enfin du GPS sort une phrase qui ressemble à une sentence pour la jeune femme.

- Vous êtes arrivés.

La voiture s’arrête à l’orée de la forêt.

Un nouvel ordre surgit du GPS.
- Attachez le cadeau à l’arbre marqué d’un J comme Jessica.
- Gnnnonn !!!

La protestation de la jeune femme est sans effet sur Paul qui défait les ceintures qui la fixent au siège puis la soulève et la porte jusqu’à l’arbre qui lui est destiné.

Il l’appuie contre le tronc et entoure son torse pour éviter qu’elle tombe. Le reste du travail devient plus simple mais il le fait avec beaucoup de soin. Jessica sent de nouvelles cordes enserrer ces chevilles, ses mollets, ses cuisses, son bassin, sa taille son torse au-dessus et au-dessous des seins. Paul a décidé de ne pas faire semblant. Les nœuds sont serrés, les cordes pénètrent sa chair. La captive a beau gémir dans son bâillon, il ne manifeste aucune pitié. Il vérifie même que le bâillon adhère toujours convenablement à la peau de sa victime et décide de le changer.
- Après tout, il n’est plus nécessaire de cacher que tu es bâillonnée. N’est-ce-pas.

Il se dirige vers la voiture et revient avec un rouleau de sparadrap argenté. Il applique une première bande de sparadrap sur les lèvres de sa victime. Il appuie soigneusement pour s’assurer que chaque millimètre colle au visage de la jeune femme. Il agit de même avec la deuxième bande puis avec une troisième.

Sa tâche achevée, il s’éloigne abandonnant celle qui se croyait son amie impuissante et désespérée.

Epilogue

Seule dans la nuit à l’orée de cette inquiétante forêt, la prisonnière ligotée et bâillonnée songe à quel point elle déteste la nature. Elle aime la ville et tout le confort qu’elle lui apporte. La forêt fourmille de milles bruits angoissants qui peuvent être autant d’animaux susceptibles de l’attaquer la dévorer.

Elle entend une voiture approcher. L’espoir revient. Paul s’est arrêté près de la route. La voiture va attirer l’attention. Le conducteur va stopper. La découvrir. Ce cauchemar va prendre fin. Les phares se rapprochent. Jessica guette le bruit du moteur qui va ralentir puis cesser mais l’automobile passe sans esquisser le moindre ralentissement. Plongeant la jeune femme dans une nouvelle vague de désespoir.

Les automobiles se succèdent. Ne faisant que souligner le passage du temps. Jessica a renoncé à tirer sur ses liens. Ils sont trop bien serrés. Elle espère et appréhende l’arrivée des membres de cette mystérieuse guilde. Tout vaut mieux que d’être ainsi attaché à cet horrible arbre.

Quels sont ces bruits ? On dirait un animal. Cela ne peut pas être dangereux. Il n’y a pas d’animal féroce dans cette région. A part des loups!!!
Le bruit se rapproche. Aucun doute, c’est un loup. Plusieurs peut-être. Les loups n’attaquent pas les hommes.
Mais une femme bâillonnée et attachée à un arbre? Elle crie à travers son bâillon.
C’est stupide, cela ne fait qu’attirer davantage les animaux. Ils surgissent.
Il s’agit bien de loups. Ils sont trois. Elle hurle. Du moins, elle le tente. Parce que cela ressemble plutôt à un sanglot.
Les animaux reniflent ses jambes. Ils lui semblent immenses. L’un d’eux se dresse sur ses pattes arrières s’appuie sur le corps ligoté de Jessica. Son museau s’approche d’elle. Elle se débat vainement dans ses liens. Ne réussit qu’à exciter davantage les terrifiants animaux. Un appel retentit, les bêtes abandonnent la captive et se rangent au pied d’un homme masqué.

L’individu s’approche de la jeune femme épuisée.
- Mes loups vous ont effrayée.
La prisonnière hoche la tête. Ses yeux supplient l’individu.
- Vous voulez que je vous détache.
Nouveau hochement de tête.
- Pour quelle raison est-ce que j’agirais ainsi ?
Jessica effrayée regarde sans comprendre.
- Après tout, c’est vous qui vous êtes mise dans cette situation.
La jeune femme n’ose pas comprendre.
- Oui, je suis un membre de la guilde des ligoteurs. Pourquoi voulez-vous nous inteviewer ?
Jessica bafouille une réponse.
- Vous souhaitez que je vous enlève votre bâillon ?
- GMpffffoui.
L’homme arrache le sparadrap et retire la boule de mousse.
- S’il vous plait, détachez-moi.
- Pas si vite. Répondez d’abord à ma question.
- Je suis journaliste, votre guilde m’intéresse.
- Pourquoi ?
- Tout ce qui est bizarre m’intéresse.
- Vous pensez que nous sommes bizarres ?
Le ton de l’homme est devenu plus insidieux. Jessica s’inquiète.
- Pourquoi ne pas me détacher ? Ce serait plus facile pour moi.
- Vous n’avez pas besoin d’être détachée pour parler. Répondez à ma question. Nous sommes bizarres ?
- Je ne sais pas. Je ne vous connais pas. Je vous connaitrai mieux après l’interview.
- Comment nous avez-vous trouvés ?
- Vous avez un site sur internet.
- Qui vous en a parlé ?
- Je l’ai trouvé par hasard.
- Sans avoir un identifiant et un mot de passe, c’est impossible d’y accéder. Qui vous parlé de ce site ?
- Je ne me rappelle pas.
- Vous êtes journaliste et vous ne vous rappelez pas de votre source.
- Ce n’est pas une source. J’ai trouvé un post-it avec l’adresse du site sur mon bureau et je m’y suis connectée. L’identifiant et le mot de passe étaient notés sur le papier.
L’individu éclate de rire.
- Et vous avez marché. Et même couru.

Avant que Jessica ait pu réaliser ce qui arrivait. L’homme enfonce la boule de mousse et applique le sparadrap sur les lèvres de la jeune femme terrifiée. Il examine ensuite ses liens.
- Votre ami s’est plutôt bien débrouillé. Il pourrait faire une bonne recrue pour la guilde… Si elle existait.

Face au regard ébahi de Jessica, l’individu éclate une nouvelle fois de rire. Puis se calme et brandit un appareil photo.
- J’allais oublier.
La jeune femme est une nouvelle fois photographiée sous tous les angles. L’inconnu fait même un gros plan de son visage bâillonné.
- Vos « amis » ont reçu les photos. Je dois vous laisser.
Une fois l’homme parti. Jessica reste prostrée. Se demandant qu’elle est le sens de tout ça.

Elle entend une nouvelle voiture approcher. Cette fois, elle ralentit ; se gare à côté de l’automobile de Paul. Un couple en descend. Et se dirige droit vers la captive qui reconnaît Delphine et Patrice, ses deux collègues au journal.

- Salut Jess, on dirait que tu t’es mise dans de beaux draps. Je dois reconnaître que je n’aurais pas cru que notre petite blague marcherait aussi bien.
- Gmmmpffqffois ???!!!??
- C’est génial. Tout simplement génial. Tu permets qu’on te filme ?
- Gnnnoonn ??
- ça fait rien, on filme quand même.

Jessica, furieuse, tire sur ses liens, crie dans son bâillon. Ce qui ne fait qu’accroître le plaisir de ses « collègues ».
- Tout est parti d’une question : « jusqu’où irais-tu pour une interview ? ». On a imaginé la guilde des ligoteurs et le reste était facile.
- Gmmppfcompffpliffes ???
- C’est un vrai plaisir de t’entendre bafouiller. Les trois hommes que vous avez croisés, des amis ravis de participer à une aussi bonne blague. Je parie que tu as vraiment cru que les chiens du dernier étaient des loups. Bon assez ri, on se voit au journal.

La captive crie, supplie.
- Ce n’est pas la peine de t’exciter comme ça. Paul viendra te libérer quand il se réveillera. Avec la dose de somnifères qu’on lui a injectée, il en a encore pour plusieurs heures.

Dans un geste qui pourrait sembler tendre, Delphine passe la main sur le sparadrap collé aux lèvres de Jessica sans s’occuper du regard suppliant de sa victime.

- Je te conseille de profiter du lever du soleil. Il est superbe en cette saison.

Sur ces mots, le couple s’en va, abandonnant la prisonnière, toujours ligotée et bâillonnée, en attente de celui qui viendra la délivrer.

Fin
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Utten
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Re: Jessica's game

Message par Utten » 18 juil. 2016, 17:13

Bravo pour cette histoire. La fin m'a vraiment surpris, je ne m'y attendais pas du tout. Et j'ai beaucoup aimé le changement de point de vue.

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Re: Jessica's game

Message par stephanie » 19 juil. 2016, 10:14

Oui, bravo, c'est bien écrit, l'histoire est bien menée jusqu'à la fin, surprenante.
Merci,
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Re: Jessica's game

Message par rasta » 20 juil. 2016, 11:10

merci,
j'attends avec hâte la suivante

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Re: Jessica's game

Message par Mars34230 » 26 juil. 2016, 18:11

Que de rebondissements ! Jessica s'est faîte avoir et Paul mériterait aussi quelques liens pour pimenter la chose :) Pas sûr que les deux doivent être libérés :)
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Jessica's games

Message par Gwenboyfriend » 03 sept. 2016, 07:19

Le personnage de Jessica m'ayant paru riche en possibilités j'ai souhaité lui faire vivre de nouvelles aventure. Le présent chapitre est un chapitre de transition pour indiquer que ses ennuis ne sont pas tout à fait finis

Chapitre 1 : Eveil
Jessica entre dans les bureaux du journal. Paul est déjà arrivé. Il la regarde en souriant. Un sourire maladroit. Il se sent stupide d'avoir été manipulé par Delphine et Patrice. Ils sont inséparables, ces deux là, depuis qu’ils ont réussi leur mauvaise blague. Et audacieux avec ça.
- Salut Jess, t’as passé une bonne soirée. Patrice va acheter un jardin, il aimerait y planter des arbres. Tu t’y connais en arbre. Non ?
Cette salope de Delphine n’arrête pas de l’appeler Jess au lieu de Jessica. Pour lui rappeler le surnom qu’elle a utilisé quand elle l’a retrouvée attachée à son arbre. Et Patrice ne manque pas une occasion d’en rajouter.
- J’ai même cru comprendre qu’il y a eu un arbre auquel tu étais très attachée.
Et ces deux idiots éclatent de rire.
Elle leur sourit sans répondre. Si ces deux crétins croient qu'elle va en rester là, ils se font des illusions. Elle leur fera payer durement cet affront. Elle attend juste le bon moment.

Pour l’instant, elle voudrait juste que le bruit dans sa tête cesse. Un bruit lancinant. Comme un gémissement continu. Cela vient de son bureau. Quelqu’un est en danger. Elle le sent. Elle le sait. Comment se fait-il qu’elle soit la seule à entendre? Même Paul ne réagit pas. Elle se précipite puis s’interrompt au moment de tourner la poignée. Elle ne doit pas le faire. Elle doit rester de ce côté de la porte. Mais les gémissements sont de plus en plus bruyants. Elle n’a pas le choix. Elle doit ouvrir. Elle doit entrer. Elle entre. Et…

Le rêve prend fin.

Comme à chaque fois, le réveil est brutal. Douloureux. Jessica a basculé en avant et la brûlure de ses liens s'enfonçant dans la chair l'a rappelé à la réalité. Elle est toujours attachée à l'arbre. Toujours bâillonnée. Toujours en attente d'être libérée. Ce n'est pas la première fois qu'elle sombre un trop court instant dans un sommeil fiévreux. Avec à chaque fois le même rêve. Et éprouve le même désespoir quand elle réalise que cet inquiétant gémissement était le sien.

L'aube approche. Enfin.

La phrase moqueuse de Delphine sur la beauté de l’aurore en cette saison lui revient à l’esprit. Elle doute de pouvoir jamais apprécier un lever de soleil après ça. Cette phrase sera toujours présente dans sa tête. Elle ne goûte celui-ci que dans la mesure où cela signifie la fin de ses tourments. Bientôt Paul va se réveiller et viendra la libérer. Et ils pourront commencer à préparer leur revanche.

Paul ne vient pas.

Le temps lui semble long. Le soleil s'élève et Paul n'est toujours pas là. Que se passe-t-il ?

La captive constate que la nuit l'a abusée. L'endroit où elle est ligotée et bâillonnée est beaucoup plus en retrait qu'elle le croyait. En fait, il n'est accessible que par une barrière qui à présent est fermée. Pire que ça. Elle comprend que l'arbre auquel elle est attachée n'est pas visible depuis la route. Elle a peu de chance d'être libérée par un automobiliste bienveillant.

La chaleur du soleil lui fait prendre conscience du passage du temps. Paul devrait être là depuis longtemps. Il s'est encore produit un imprévu.
La jeune femme est dévorée par la soif. Sa bouche envahie par l'ignoble bâillon est de plus en plus sèche. La sueur qui coule sur sa peau cruellement blessée par les cordes qui l'enserrent lui semble de plus en plus brûlante. Elle se débat dans ses liens. En vain. Les nœuds sont trop bien serrés. Le soleil a atteint son zénith. La chaleur est de plus en plus insupportable. La captive résiste au besoin de dormir.

Cela ne peut pas être le plan de Delphine et Patrice. Ils ne peuvent pas être aussi cruels. La dose de somnifères injectée à Paul devait être trop élevée.  Il est peut-être désorienté. En train de reprendre ses esprits.

Le soleil amorce sa descente. Son sauveur n'est toujours pas là.

Jessica entend les moteurs des voitures qui passent sur la route si proche. Mais elle ne perçoit aucun signe de ralentissement. La lumière commence à décliner. C'est impossible, il ne peut pas s'être déjà écoulé une journée.

La jeune femme tire une nouvelle fois sur ses liens. Tente de dégager une de ses mains. Comment ces cordes peuvent-elles rester aussi serrées ?
Elle doit se rendre à l'évidence. Elle est toujours incapable de se libérer seule. Et Paul ne viendra plus. Quelque chose lui est arrivé.

Un nouveau bruit se fait entendre. Ce n’est pas un bruit de pas. Cela vient de l’intérieur de la forêt. De nouveaux les chiens de l’homme d’hier ? Si cela pouvait être ça. Elle le suppliera de la libérer. Peu importe ce qu’il demandera en échange. Elle le lui donnera.

Ce ne sont pas les chiens. Elle a reconnu le son. Il s’agit d’un cheval qui avance au pas. De deux peut-être. Qui dit cheval dit cavalier. C’est peut-être sa dernière chance. Elle doit appeler à l’aide.

Le bâillon transforme ses appels en sanglots ridicule. Elle perçoit bien le bruit des sabots des chevaux qui heurtent le sol sur le chemin de terre. Elle crie encore. Gémit plutôt. Comment peuvent-ils ne pas l’entendre alors qu’elle distingue le son de leurs voix ? Un homme et une femme. Elle en est sûre.
Elle tire sur ses liens. Tente encore de crier. En vain bien sûr. Maudit bâillon. Le son des sabots diminue, elle n’entend plus les voix. Plus aucun bruit. Ou plutôt si. Celui du vent dans le feuillage. Elle comprend. Il a couvert ses misérables appels. Elle n’avait aucune chance d’être secourue.

Désespérée. Epuisée, la captive se prépare à passer une nouvelle nuit liée à cet arbre.
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Re: Jessica's game

Message par Gwenboyfriend » 02 oct. 2016, 14:22

Chapitre 2 : Les cavaliers

Dans la lueur du crépuscule, les ombres s'allongent, les sons semblent différents. Bien qu'elle soit consciente de la vanité de ses efforts, Jessica tire une nouvelle fois sur ses liens. Sans obtenir davantage de résultat. Elle ne résiste plus à son épuisement et se laisse glisser vers un sommeil fiévreux. Dans lequel, elle entend à nouveau le bruit des sabots sur le chemin. Elle ressent alors un sentiment d'apaisement et s'abandonne à une douce inconscience.
- Et bien ma chère, qu'est ce qui vous a mis dans un état pareil?
Ce n'est pas un rêve. Un homme est réellement en train de lui parler. La captive ouvre les yeux et constate qu'un homme et une femme lui font face. Derrière eux deux chevaux attendent sagement. Elle devine qu'il s'agit des cavaliers qu'elle avait entendus quelques minutes plus tôt. Qu'attendent-ils pour la libérer. Elle tente de répondre a travers son bâillon et n'émet que des sons ridicules.
- Vous ne pouvez pas parler. Je vais arranger ça.
Le cavalier la libère de l'infernal objet qui la réduit au silence depuis vingt-quatre  heures. La jeune femme tente de parler mais elle est incapable d'articuler, ne profère que des sons inaudibles. La panique s'empare d'elle. Si elle ne pouvait plus parler. La cavalière lui pose la main sur le haut de la tête pour l'apaiser.
- Calmez vous. Ne tirez pas ainsi sur vos liens. Vous allez vous blesser.
Les douces paroles et le geste tendre de la cavalière calment Jessica qui ne s'étonne pas que les nouveaux arrivants ne la libèrent pas.
- Voilà qui est mieux. Vous devez avoir soif.
La captive toujours incapable de parler clairement hoche la tête affirmativement. La cavalière approche le goulot de sa gourde des lèvres de l'infortunée jeune femme.
- Ne buvez pas trop vite.
Le liquide qui coule dans la gorge de la prisonnière lui semble un nectar sans pareil. La jeune femme qui l'abreuve la laisse étancher sa soif puis retire délicatement le goulot.
- Cela va mieux?
- Oui, merci. Libérez moi s'il vous plait.
L'homme sort un couteau et se prépare à trancher les cordes. Jessica songe que son cauchemar va bientôt s'achever quand la cavalière l'interrompt d'un geste.
- Un instant, je préfère que cette demoiselle nous raconte son histoire avant d'aller plus loin.
- Je vous la raconterai dès que vous m'aurez détachée. Ces cordes me brûlent, je suis épuisée.
- Je suis désolée mais il n'est pas question de vous libérer tant que nous n'en savons pas davantage. Ceux qui vous ont abandonnée ainsi avaient peut-être une bonne raison.
- Comment pouvez vous penser ainsi. Je suis victime d'une machination. Je vais appeler à l'aide.
- Je vous conseille d'éviter ça. D'abord personne ne vous entendra et nous serons forcés de vous bâillonner à nouveau. Ce qui ne vous avancerait pas.
L'homme intervient.
- Nous pourrions peut-être la détacher et écouter son histoire.
La femme sourit.
- Je reconnais bien votre générosité mon ami. Mais nous ignorons tout de cette jeune femme et l'expérience m'a appris qu'il peut être dangereux de se mêler de jeux dont on ignore le but.
Elle se tourne vers Jessica qui a recommencé a tirer sur ses liens.
- Tu devrais cesser de t'agiter ainsi, ma petite. J'ai examiné tes liens. Ceux qui t'ont ligotée ont fait du bon travail. Tes efforts ne servent qu'à serrer davantage les cordes et les noeuds. Tu aurais déjà du t'en rendre compte.
La prisonnière se calme et tente une dernière fois de négocier.
- Si vous ne me faites pas confiance, appelez la police.
C'est l'homme qui répond à cette proposition
- La police n'a aucune autorité ici. Et je commence à croire qu'il s'agit d'un coup monté pour m'accuser de t'avoir enlevé et saper mon autorité.
La femme reprend la parole.
- Ton choix est simple ma mignonne. Soit tu nous racontes ton histoire soit je te remets ton bâillon et nous oublions jusqu'à ton existence. Il ne te reste plus qu'à espérer l'arrivée d'une personne plus conciliante que nous. Ce qui je dois te le dire a peu de chance de se produire. Tu as peut-être déjà remarqué qu'il y a peu de passage par ici et que personne ne peut te voir depuis la route.
L'infortunée jeune femme comprend qu'elle n'a pas le choix et, toujours ligotée à cet arbre raconte sa triste histoire. Cela prend beaucoup de temps parce que ses auditeurs posent régulièrement des questions, demandent des précisions. La nuit est tombée depuis longtemps quand Jessica achève son récit.
- Et bien, ma chère, voici une histoire bien distrayante. Et à peine croyable.
- Je vous assure que c'est la vérité. Libérez moi et rechercher mon ami. Il doit être en danger dans cette forêt.
- Je n'ai pas l'impression que vous soyez en position de donner des ordres.
- Je je...Excusez moi. Je veux juste être détachée. Je n'en peux plus.
La cavalière caresse la joue de la captive.
- C'est normal. Tu as passé des moments difficiles. Mais ce n'est rien par rapport à ceux qui t'attendent.
La jeune femme blêmit en entendant ces mots.
- Que voulez vous dire.
- Que tes ennuis ne font que commencer.
La prisonnière affolée, terrifiée, appelle à l'aide. Crie. Proteste.
Cela ne trouble pas ses nouveaux tortionnaires.
- Je crois qu'il est temps de fêter le retour du bâillon.
L'homme saisit les cheveux de la captive et immobilise sa tête pendant que sa complice approche un bâillon boule de la bouche de la jeune femme qui serre obstinément les lèvres dans le vain et stupide espoir d'échapper au sort que lui promettent ses nouveaux adversaires.
L'homme, tout en immobilisant la tête de sa victime de la main droite, pince le nez de Jessica de la main gauche. Obligeant ainsi cette dernière à ouvrir la bouche pour aspirer une bouffée d'air. Sa complice ne perd pas de temps et insère l'infernale boule entre les lèvres de la jeune femme puis serre la sangle sur sa nuque au dernier cran. La captive à nouveau bâillonnée, toujours attachée à l'arbre prend conscience de la vanité de ses efforts et cesse de se débattre.
Les ravisseurs s'écartent pour mieux apprécier le résultat de leur ignoble travail dans la lueur fantomatique de la pleine lune. Le sourire cruel qu'ils affichent achève de désespérer la jeune femme qui comprend qu'elle ne doit attendre aucune pitié de leur part.
- On dirait qu'elle devient enfin raisonnable.
- Quel dommage. C'est si agréable de la voir se débattre.
- Les occasions ne manqueront pas.
Des bruits de pas se font soudain entendre. Qui ne troublent pas les criminels. Trois individus apparaissent. Ils portent Paul manifestement inconscient et le déposent dans l'automobile. L'un d'entre eux s'installe au volant, les deux autres à l'arrière.
- Un instant.
La femme arrache la minuscule robe de Jessica et la donne à un des hommes.
- Vous savez ce que vous devez en faire.
L'homme acquiesce, l'automobile démarre. Jessica, nue toujours bâillonnée et ligotée est à nouveau seule face à ses ravisseurs. Le sourire cruel affiché sur leur visage terrifie la captive qui baisse la tête pour ne plus les voir. Une main saisit ses cheveux et tire sa tête en arrière. Elle doit faire face à la cavalière aux yeux brillants qui semblent la transpercer.
- Tu ne me reconnais pas. C'est presque insultant mais je trouverai bien un moyen de te rafraichir la mémoire.
Jessica est terrifiée. Elle n'a aucune idée de qui est cette femme. La voix de l'homme s'élève.
- Il est temps de l'amener dans un lieu plus confortable pour nous.
- Quel dommage, j'aurais pu passer la nuit à la regarder. Mais vous avez raison.
Les cordes qui fixent la prisonnière à l'arbre sont tranchées par la cavalière pendant que son compagnon retient la jeune femme impuissante puis la dépose au sol face contre terre. Les ravisseurs vérifient soigneusement les liens restant de la jeune femme et resserrent certains noeuds.
- Tu sais, ce n'est pas vraiment nécessaire de serrer davantage tes liens. Ton ami a fait du bon travail. Mais c'est plus amusant.
La cavalière monte sur son cheval et aidée par son complice hisse sa victime impuissante qui sent son ventre frotter contre la selle. La main de la cavalière effleure les fesses nues de la captive. L'étrange équipage se met en route pour conduire la malheureuse Jessica vers son triste destin.
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