Bonne lecture

----------------------
Sur son lit, Anaïs pestait. Comment n’avait t’elle pu voir le coup ? Elle était tombée dans un piège affreusement grossier et le pire, c’était entièrement sa faute.
Ça t’apprendra à ne pas rester sur tes gardes …
Elle aurait dû plus se méfier de Théo, son « partenaire bondagesque ». La dernière fois, elle lui avait joué un sale tour, c’était maintenant à elle d’en subir les conséquences. Jamais elle n’aurait pensé qu’il serait capable d’en faire autant.
En même temps, tu l’as bien cherché.
- RRahhh shhttop ! fit-elle en secouant sa tête. Il fallait qu’elle se concentre pour se sortir de ce mauvais pas. Se récriminer sur ses actes passés ne servirait à rien dans son cas. Elle se remémora les évènements passés.
Ses parents étant partis en voyage, Anaïs voulu profiter de ce répit pour une séance de bondage avec son ami ou à défaut, effectuer une séance de self-bondage. Théo avait accepté de l’aider même s’il devait partir rapidement afin d’aller au sport ce samedi-ci. Le garçon avait proposé une nouvelle façon de « jouer » à Anaïs et, intriguée, l’étudiante en chimie décida de le laisser faire.
Comme à son habitude, avant l’arrivée du jeune homme, elle avait enfilé sa combinaison en vinyle, impatiente de découvrir ce qu’il avait derrière la tête.
Idiote !
Souvent, la jeune fille aimait se donner du challenge en plaçant dans l’une de ses bottes les clés des menottes reliant ses poignets. Ce n’était jamais simple de desserrer assez le tape qui lui reliait ses chevilles et de le retirer mais, avec cette méthode, elle était toujours sûre de s’en sortir. Elle notait aussi le temps qu’elle mettait pour réussir à se délivrer.
L’idée de Théo partait de la même base, mais d’une forme totalement différente. Premièrement, la clé était remplacée par un code noté sur un bout de papier qui lui, était scotché sur la plante de son pied droit. Comme elle accepta de porter un collant sous sa combinaison, elle était dans l’obligation d’enlever celle-ci avant le collant pour pouvoir le récupérer. Celui-ci lui permettait de déverrouiller le cadenas retenant son bâillon à travers son smartphone (cadenas connecté en Bluetooth). Les menottes à ses poignets pouvaient être enlevées à l’aide d’un capteur NFC intégré sur un autre téléphone. Malheureusement pour elle, ses poignets menottés étaient reliés à son bassin à l’aide d’un crocthrope et ses coudes se retrouvaient attachés par une corde serrée au minimum pour les immobiliser. Théo pensait que dans ces conditions, récupérer les téléphones ne serait pas chose aisée … et il avait raison !
Ce roublard lui avait bien montré que le tout fonctionnait et elle avait accepté. Après l’avoir encordée (chevilles croisées, mollets, au dessus des genoux et cuisses), il voulut bien évidemment la bâillonnée sans lui imposer de bandeau. Étant donné qu’elle serait seule, elle ne voulait pas être aveuglée bâillonnée en même temps. Avant de lui imposé le bâillon, il prit quelques minutes afin de poser les téléphones à des endroits différents et effectuer d'autres tâches. Lorsqu’il était revenu, il avait engagé la conversation. Ils se trouvaient encore au salon.
- Tu es prête ? lui avait-il demandé à la brunette de taille moyenne.
- Bien-sûr, tu reviens vers quelle heure ? J’aimerais le savoir si jamais je suis bloquée.
- Alors il est 9h30 et j’ai rendez-vous à 10h00 pour le match. Je pense être de retour vers midi ou -midi et demi. Mais ne t’inquiète pas, tu devrais t’en sortir rapidement et au cas où, je t’ai laissé des outils au sous- sol qui te permettront de couper facilement les cadenas, les cordes et les menottes. Par contre, tu devras trouver toi-même les outils …
Elle avait rit sur le coup.
- Sinon c’est trop simple c’est ça ?
- Exact. Mais comme je dois y aller, tu vas être gentille et accepter d’être mise au silence rapidement fit-il d’un ton faussement menaçant.
Pour toute réponse, l’étudiante pris une inspiration et montra son « désaccord » en secouant sa tête négativement.
Théo, tout souriant, lui boucha le nez et lui mit le morceau de tissus lorsqu’elle voulut reprendre son souffle. Il lui noua un bandeau de tissu large et épais autour de sa mâchoire et serra au maximum afin que les deux trous aux extrémités de la bande se rapprochent au maximum.
- Ça va, ce n’est pas trop serré ?
- MMphmm ! Ceci voulait dire que si.
Il relâcha la pression, retendit le bandeau et fit attention à ce qu’il ne lui pince pas la peau.
- C’est bon ?
- MMphmm ! MMphmm !
Il inséra le cadenas connecté et sourit pour de bon. Le tissu adhérait parfaitement à sa peau. Elle ne pourrait pas écarter ses mâchoires.
- Maintenant, il faut vérifier si le tout est si bien serré que ça … Je m’en voudrais que tu t’en sortes en seulement quelques instants !
Il bascula la chaise en arrière et porta son amie au niveau de ses genoux et ses omoplates. Anaïs lâcha un cri de surprise étouffé par son bâillon. Dans les bras du garçon, elle se « débattait » par pure formalité. Théo grimpa jusqu’au 1er étage et déposa sa captive sur son propre lit. Il en profita pour la mettre à plat ventre et se positionna sur elle, en bloquant ses jambes avec ses genoux et l’immobilisant avec son poids. Sachant ce qu’il voulait faire, la jeune fille commençait réellement à se débattre, ses pieds s’agitaient furieusement mais elle savait qu’elle était piégée.
Durant 5 longues minutes, il lui offrit une séance de tickling digne de ce nom. Il aimait la voir se débattre comme une furie sans qu’elle puisse se sortir de cette situation seule .Tout le long, la brunette n’arrêta pas de geindre ou de supplier son agresseur. Sa chevelure châtain était devenue hirsute après ce "combat".
Lorsqu’il stoppa, elle soupira de soulagement. Des larmes coulèrent sur le long de ses joues écarlates.
- Je crois que j’ai finis pour le moment. Je vais te laisser ! En entendant ces mots, Anaïs se retourna du mieux qu’elle pu pour l’apostropher.
- Mmpphmm !
- Oui ?
- Mmmmpphmmmmmoone ?
Le bâillon était plus efficace qu’elle ne le pensait ! Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait l’impression qu’il était plus serré que quelques instants plus tôt.
- Désolé, je ne comprends pas, tu peux répéter ?
Elle le foudroya du regard et recommença en essayant d’être plus distincte.
- MMpppphhoooopphmmne ?
- Ah mais bien-sûr ! Les téléphones ?
- MMphmm ! MMphmm ! fit-elle pour affirmer.
- Je ne me souviens pas très bien. Je crois qu’il y en a un au grenier …et l’autre dans la chambre d’amis après la petite cour.
En entendant ces mots, elle fit les yeux ronds.
- MPPHMMMM ???!
Comment allait-elle faire ? C’était un vrai parcours de santé attachée comme elle l’était !
- Et aussi, il n’y a plus beaucoup de batterie dans les téléphones, alors tu ferais mieux de te dépêcher !
Apprenant cette nouvelle, elle le supplia du regard. Il vint se placer derrière elle.
- Non non non et non. On va dire que c’est ma petite vengeance pour ce que tu m’as fais la dernière fois. Il coiffa les cheveux de la chimiste en une queue de cheval.
- Voilà, comme ça tu seras moins gêné ! Il lui fit une bise sur sa joue gauche.
- Bonne chance ! Et n’oublie pas, avec les batteries des portables, tu as peu de temps. Si jamais tu n’arrives pas à te délivrer à temps, tu auras un gage. À très vite ! Il lui fit un clin d’œil et partit.
Dès qu’il quitta la maison, Anaïs se débattit pour tester ses liens. Comme elle l’imaginait, rien ne se desserra. Elle réfléchit rapidement. Elle devait tout d’abord récupérer le téléphone à capteur NFC pour déverrouiller les menottes. Petit problème, elle ne savait pas lequel des smartphone était au grenier ou dans la chambre d’amis.
Elle décida de commencer par le grenier. Elle se dandina pour s’asseoir sur le bord droit du lit et voulu se lever. Oubliant ses chevilles croisées, elle fut déséquilibrée et atterrit lourdement dans son matelas.
Ça commence bien…
Elle se remit au bord du lit et cette fois, se laissa glisser lentement au sol. Pour se déplacer, elle tendait et repliait ses jambes tout en prenant appui sur ses 2 mains attachées à l’arrière de son dos. Elle poussa la porte de sa chambre d’un coup de pieds. Elle poussa un juron (ou du moins essaya) lorsqu’elle vit la porte du couloir close.
Enfoiré !
Son calvaire ne faisait que commencer ...