Rêverie intime d'un premier abandon

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Emma
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Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Emma »

Chapitre 1

Quelques soirées entre copines m’ont laissée espérer que j’avais encore ce petit potentiel de plaisir, et, de surcroît, j’en arrivais même à être émue lorsqu’un homme osait me dire que j’étais belle. J’en étais si bouleversée que je me donnais sans retenue à lui.
J’avais enfin osé franchir la barrière de ce qui m’intriguait tant, et cela grâce à l’ ami de ma meilleure amie (elle-même dans la confidence), qui m’avait avoué un jour, qu’il adorerait entreprendre avec moi un voyage plutôt extraordinaire…

Invitée un soir au restaurant, il m’avait rapidement dit par téléphone qu’il avait une proposition à me faire. J’en ai donc conclu un rendez-vous coquin, le connaissant ! A peine assis à la table du restaurant, son regard s’est posé sur moi, aussi tendre que froid, un mélange de provocation et de douceur, exactement le genre qui me faisait perdre pieds malgré ces derniers jours de libertinage.

« Je vais être direct, je voudrais que tu t’abandonnes corps et âme, sans retenue , à moi, je veux te faire découvrir, ce dont tu es loin d’imaginer, es-tu d accord, oui ou non ? »

Sa prestance, là en face de moi, son regard qui ne faisait que me brûler, tout un ensemble qui me mettait à la fois mal à l’aise et me renvoyait à toutes sortes de scènes torrides. Son comportement face à moi, me rendait nerveusement angoissée mais surtout excitée.
Je pensais donc qu’il allait me faire découvrir, une autre facette de l’amour, et je me disais, « tiens je pensais pourtant connaître pas mal de choses en ce domaine ».

Je craignais que l’on devine sur moi, la chaleur de mes joues, que l’on entende mon corps crier d’envie. Regardant autour de moi, j’avais cette impression « c’est elle, regardez ce qu’elle s’apprête à faire ».

Exigeant une réponse franche, il attendait , observant le moindre mouvement de mes yeux, de ma bouche, la nervosité de mes doigts à caresser ma fourchette et mon couteau. Son silence ne m’aidait pas, je devais répondre et vite. Je ne le connaissais pas sous cet angle et en l’espace de quelques secondes, tout mon être s’affola, je sentais que ma vie prenait un nouveau tournant.
« oui »
A la sortie du restaurant, je le suivais donc.

Il m’indiqua la direction à prendre, et en moins de dix minutes, je stationnais ma voiture derrière la sienne. Je ne me souvenais même plus si j’avais bien respecté le code de la route, et surtout grillé aucun feu, mon esprit était comme un automate tout le temps du trajet.

Quelle ne fut pas ma surprise en arrivant chez lui. Son appartement était doté de plusieurs pièces, je le trouvais agréable et accueillant. La décoration, à la fois simple et stylée, très personnelle, me renvoyait à son image. Quelques tableaux représentaient des paysages pleins de sérénité, des étendues de plaines verdoyantes devant des monts brumeux, laissaient supposer une alchimie entre le peintre et la nature. Sans doute aimait-il se perdre à méditer devant eux. Il n’y avait que très peu de bibelots, une statuette en bois représentait une femme nue. Intriguée, je regardais de plus près et constatais qu’elle était à genoux, levait la tête, les mains derrière le dos. Elle semblait heureuse et sereine. Ses yeux méticuleusement sculptés dans le bois renvoyaient l’image d’une femme douce et passionnée. Elle m’apaisait moi-même.

Pendant qu’il nous préparait un verre au bar, je voulus passer à la salle de bain . Il m’indiqua vaguement la porte. J’allais donc dans la pénombre du couloir, mes talons claquant sur les lames de parquet ciré. Ouvrant la première porte, je cherchais l’interrupteur, tâtonnant le mur, insistant,…
« ne cherche pas, il n y en a pas » me dit il d une voix à peine audible contre mon oreille, son souffle me fit l’effet d’une caresse. Il s’était approché de moi comme une ombre, sans bruit, et j’en frissonnais.

Me guidant par le bras dans la pièce à peine éclairée par le reflet de la lune, il me laissait, là, au beau milieu, et s’éloigna.

Il ne parlait pas, et j’essayais d’entrevoir ce qui était tout autour . Devant moi un mur qui ressemblait à un voile, fin comme du papier de riz. Au sol, un tapis, soyeux, fin, j’en aurais bien quitté mes sandales à talons rien que pour frôler son satiné. Plus loin une natte de bambou, plus épaisse que le tapis. Et au fur et à mesure de ma découverte du lieu, mes yeux arrivaient à mieux discerner les éléments.

Où était-il ? Une douce musique de Bach vint accompagner notre silence. Il était sûrement derrière moi, je devinais qu’il attendait le moindre geste de ma part. il devait sans doute me laisser le temps de la réflexion, ai-je pensé.
« tournes toi » me dit-il d’une voix claire, et dénuée de toute émotion ;
J’en étais vexée, pensant que je le décevais. Me retournant lentement, je levais les yeux sur lui.

Il était là, debout, avec dans les mains, des cordes.
:gagged: :bandeau: L'art si attachant du bondage :bandeau: :gagged:

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Corde
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Corde »

Que dire à la lecture de ton récit ? :admire: :bravo:

Il me transporte dans ton histoire et mon imagination cavale dans un nuage de bien être.

Que va-t-il arriver à cette héroïne ? Vivement la suite. :bave:
C'est au bout de la corde qu'on tisse des liens

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Emma
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Emma »

Chapitre 2

Le temps s’était figé, Je ne me souviens plus combien de minutes , nous sommes restés face à face, à nous scruter, nous étudier, nous tenir tête, rien que par le regard. Mais cela me parut des heures.

D’un geste de la tête, il me fit comprendre de lui tendre les bras. Ma mâchoire se crispait, j’étais contrariée de la façon dont il procédait, mais mes bras se levèrent tous seuls, contre ma volonté. Je déglutis instinctivement, j’en étais abasourdie, mon corps ne m’appartenait plus.

Il s’approcha de moi, et commença à frôler mes doigts de la façon la plus douce qui soit, rien que ce geste me mettait dans un état que je ne soupçonnais pas. Il remontait sur mes poignets, quelle douceur, j’en fermais les yeux, et d’un coup, je sentis la corde sur moi.

Je m’y attendais sans m’y attendre, mes yeux s’ouvrirent et allaient de la corde à lui, ses yeux me lançaient un défi. Continuer ou arrêter. Une chose était sure, mon corps réagissait, ma robe légère laissait entrevoir au travers du tissu la tension de mes seins.

Il me connaissait bien de par nos discussions d’auparavant, mais dans ce domaine il me testait, et je lui en étais reconnaissante.

J’avais peur, mais cette peur était légère, dépassée par le plaisir de cette lenteur d’action, réfléchir, se laisser porter,… Lui tendant les bras, je lui laissais mon corps, en toute confiance.
Et dans un geste bref , il enroula la corde autour de mes poignets, plusieurs fois en me regardant dans les yeux. Je voulais pleurer, mais les larmes ne venaient pas. Je pensais être triste, mais dans le fond, j’étais émue, je me sentais devenir la matière en ses mains, comme le sculpteur qui prend plaisir à parfaire son œuvre. Sentir les cordes me renvoyaient à toutes sortes d émotions contenues depuis si longtemps, puis il serra , je frémis , je me sentais bien, pour lui, pour moi…

Le premier nœud me figea, il serra et je sentis cette morsure sur ma peau, ma respiration devenait plus rapide. Il s’en rendit compte et je sentis son souffle sur ma nuque, il m’enserra de ses bras et ses doux baisers me firent l’effet d’une douche sensuellement érotique, sa bouche sur mon cou, descendait sur mes épaules et ses mains venaient caresser mes bras, et mon ventre. Il me serra fort et me rassura de sa voix douce, « ça va ? tu te sens bien ? »
Quelle question ? Je n’avais même pas la force de répondre, un signe lent de la tête lui suffit à comprendre dans l’état où j’étais.
Puis il me fit passer les mains au dessus de ma tête pour les fixer derrière ma nuque. Ma robe me collait à la peau, j’avais chaud et je sentis une corde autour de ma taille. Ses mains caressaient mes cuisses et remontaient sous ma robe, il venait de passer la corde entre mes cuisses et je commençais réellement à me sentir partir, à plusieurs reprises il me retenait. Mais lorsqu’il passa la corde entre mes fesses la fixant à celle de ma taille puis la joignant à celle de mes poignets liés, je gémis dés qu’il serra les liens. Je me rendais compte à quel point je devenais sensible au moindre mouvement de mon corps, sensibilité due aux cordes serrées qui comprimaient mon intimité.

Ses mains me parcouraient et malgré moi, il jouait avec la corde, tirait dessus, lâchait, je me déhanchais presque tant j’étais bien. Je ne peux dire combien de temps je suis restée ainsi, La musique douce dans ma tête mais je me suis retrouvée assise sur un tabouret, les jambes liées entre elles aux cuisses et aux chevilles. Les liens me serraient, il me regardait, je voyais dans ses yeux de la malice mais aussi du plaisir et de la fermeté. Et je le trouvais si doux en même temps, quel contraste…

Il s’agenouilla devant moi et approcha sa bouche de la mienne, sa respiration lente m’enivrait. Sa voix suave me rendait à peine les idées claires. J’étais comme paralysée par le plaisir.
« Tu t abandonnes à moi, et j’aime te voir ainsi, tu es belle, douce, sensuelle, j aime t’entendre gémir, toi ma captive… » me dit il à l’oreille.
Comme j’aimais ce contact contre moi, il jouait de mon corps comme d’un instrument de musique, serrant et desserrant les liens et je ne pouvais qu apprécier ces moments de partage.

Nos yeux restaient fixés l’un à l autre de temps en temps, nous nous parlions ainsi, et je sentais que malgré ces cordes, un désir des corps nous habitaient.

Il détachait lentement mes poignets de ma nuque, doucement faisait glisser la corde contre mon dos et repassait mes mains devant moi, tendues, il les embrassait et des picotements de plaisir coulaient dans mes veines et il retira les liens....
:gagged: :bandeau: L'art si attachant du bondage :bandeau: :gagged:

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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Sayanel »

Bravo Emma. La fluidité de ton style nous fait glisser doucement et inexorablement vers un plaisir et une émotion parfaite. Te lire régale les papilles de l'esprit.
Merci pour ce récit qui nous transporte. J'attends la suite impatiemment.
L'amour consiste à ouvrir des portes et des fenêtres, pas à bâtir des prisons.
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Araignée
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Araignée »

J'avais loupé le début !!!

Mais le mélange sucré / salé est vraiment complêtement à mon goût .

Continue SVP Emma ...

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Emma
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Emma »

Merci à vous, et je vous prépare la suite ;)
:gagged: :bandeau: L'art si attachant du bondage :bandeau: :gagged:

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Emma
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Emma »

Chapitre 3

Il continua à me détacher doucement, usant de ses mains, caressant mon corps comme une brise légère et chaude, un souffle de bien-être, mes jambes libérées, j’étais au bord de la chute, mon corps ressemblait à une poupée de chiffon qui avait du mal à tenir debout sans aide, déçue aussi malgré moi qu’il retire la corde d’entre mes jambes. Il me tenait par le bras et retira ma robe. J’en étais gênée mais aussi excitée, lorsqu’il regarda mon corps à demi nu, ce petit caraco de dentelle blanche et ce petit shorty ne suffisaient plus à cacher mes rondeurs. Il se rendit compte de ma gêne et sortit mes seins du tissu et les caressa, puis sa bouche gourmande les aspira, j’en gémis de plaisir, me déhanchant à nouveau, il m’invita à m’allonger sur le tapis soyeux, caressant mon dos mes hanches et me retournant vers lui, ses yeux pleins de désir brillaient de mille feux.

Il m’embrassa les pieds puis remonta lentement avec sa bouche et sa langue sur tout mon corps, le goûtant et décuplant ce feu en moi.
Allongé sur moi il prit mes bras et les leva au dessus de ma tête, mon corps tendu sous le sien. Je sentais le sien qui se raidit lorsqu’il m’attacha les poignets à nouveau. J’avais malgré tout la liberté de mouvement de mes bras mais cette position m’allait bien, je me détendais.
Il s’agenouilla près de moi, retira mon shorty, Il attachait une de mes chevilles, tendant la corde jusqu’à un anneau fixé au sol. Instinctivement je repliais mon autre jambe pour essayer de cacher mon sexe, par pudeur ce qui le fit rire discrètement. Il prit mon autre cheville et fit de même, fixant la corde à un autre anneau en écartant mes jambes, me rendant offerte impudiquement à lui. Il serra et cette fois, les émotions en moi jaillirent et je sentais mes tempes bouillonner de ce je ne sais quoi au travers de ces cordes qui m’écartelaient le corps.
Je me livrais, m’abandonnais, je n’arrivais même pas à parler, juste le regarder m’admirer, et pour la première fois de ma vie, je me trouvais belle dans ses yeux.

Il continua ce ligotage tout en parcourant mon corps de caresses sensuelles, ses mains douces allaient bientôt s’affirmer fermes , je lisais dans ses yeux sombrement beaux toute la force des cordes sur moi. Il continuait et cette fois fixa la cordes qui tenaient mes poignets à un anneau fixé au sol à l’extrémité du tapis.
Le temps s’était arrêté, je respirais de plus en plus, j’avais même soif, j’avais aussi mal au bras, les cordes tendues étiraient mes muscles.
« tu as mal ? »
« non » ce petit non que ma bouche réussit à sortir… , je ne voulais pas qu’il me détache maintenant. La douleur était exquise. Les cordes entraient en moi, par toutes les pores de ma peau, je les sentais comme une partie de moi. Elles vibraient au rythme de mon corps et j’en étais émue, je ne pouvais retenir mes larmes, de bonheur, de souffrance, je voulais crier mais je gémis et me tordais doucement.
Tout près de moi, agenouillé, ses lèvres effleuraient les miennes. Puis il entama un baiser langoureux, sa langue cherchant la mienne, ses mains caressant mon ventre et remontant sur mes seins…
« laisse toi aller bébé » et ces mots atteignirent mes entrailles. Cette envie de plus en plus forte de jouir, je criais me laissant aller à cet homme. Je me cambrais et il posa sa main sur ma bouche. Je ne comprenais plus rien… mon corps perdu dans cette infinie volupté , ma bouche retenue par sa main… Quand mon sang se figea.
il approcha un bâillon boule près de ma bouche.
:gagged: :bandeau: L'art si attachant du bondage :bandeau: :gagged:

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Emma
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Emma »

Chapitre quatre

Le bâillon était devant moi, une petite boule rouge avec une sangle en cuir et une boucle en métal. Il l approchait si près de mon visage que j’en avais l’odeur qui me frustrait. J’avais toujours craint cet espèce d’accessoire qui défigurait un visage. Ma respiration était anormalement rapide, il regardait ma poitrine bouger au rythme de ma respiration, et il me fit le sourire d’un vainqueur, de celui qui posera le premier bâillon sur moi. Une défaite pour moi,… non, un supplice, …non,… un plaisir tendu, une reconnaissance d’un désir caché, une petite honte ,… un grand soulagement de n’avoir que lui devant moi, mais dans le fond, des picotements d’envie et d’excitation lorsqu’il me tourna légèrement, posa mon épaule sur ses cuisses et présenta la petite boule rouge devant ma bouche.


Voilà que j’avais peur, et que je pouffais de rire, nerveusement sans doute, j’étais sur du 2000 volts, le moindre contact de ses mains sur moi m’envoyait une décharge de picotements complètement déchaînés dans tous le corps, et quand enfin le bâillon frôla mes lèvres et qu’il força l’entrée de ma bouche, j avais beau vouloir serrer les dents pour éviter ce supplice, mon corps lui ne tombait plus d’accord avec mon esprit. Il le réclamait, l’acceptait, la boule entre mes dents , dans ma bouche, devenait peu à peu agréablement complice de mes pensées. Je ne pouvais plus parler, mais je me concentrais mentalement sur l’image que j’offrais à ses yeux. En quelques minutes, j’ai dû voyager au bout du monde avec ce bâillon. J’ avais honte qu’il soit dans ma bouche mais j’avais encore plus honte de l’excitation qu’il me procurait.


Je n’osais même pas répondre à ses questions, regrettant qu’il ne me les ai posées avant. Je voulais à tout prix éviter de sortir des sons ridicules, des mummmph à gogo.
Je laissais seulement parler mes yeux. Mais quand il me regarda à nouveau, je compris qu’il voulait plus encore, et m’entendre gémir avec ce bâillon devait être un de ses nombreux désirs . Ses mains allaient et venaient sur moi, offerte ainsi, je n’avais plus aucun choix que de me laisser aller à ses désirs de me voir partir, de me voir m’enfoncer dans un plaisir de douce captive, et auquel je prenais carrément goût. Ce jeu l'excitait, ses yeux brillaient il était heureux.

Puis ses doigts devenaient plus insistants, et lorsqu’ils pincèrent simultanément mes seins, j’arrêtais de respirer sans gémir, juste en silence, cette douleur piquante me fit jaillir quelques larmes, douleurs et plaisirs mélangés, mais toujours en silence. Il pinçait si fort que mon corps se tendait avec les cordes. Je me cambrais sous le choc et une de ses mains s’approcha de mon sexe, et je comprenais maintenant que je n’étais pas au bout de mes peines, au bout de la torture , au bout du plaisir.
Savourant ses caresses, j’en arrivais à crier intérieurement sans émettre le moindre son, mais quand il accéléra le rythme de ses doigts et qu’il me demanda de le regarder dans les yeux, là, le plaisir devenait si fort et brutal, que je ne pouvais retenir un gémissement. Je sentais le rouge me monter aux joues, et je le voyais jubiler, mais quand il approcha deux objets métalliques devant moi, mes yeux l’interrogeaient aussi vite que la peur me tétanisait.
« Ce sont des pinces à seins, elles sont douloureuses, c’est à toi de me dire si tu les veux ou pas, et si tu les supportes ou non, … alors ? »

Horreur, torture, sadisme, tout se bousculait en moi,… je découvrais les cordes, et les appréciais, je découvrais le bâillon et ne le détestais pas, alors les pinces à seins, objet de torture, qui me renvoyait jusqu aux pinces et fils d’une chaise électrique même si cela n’avait rien à voir . Jusqu’où pouvait donc aller mon imagination dans ces moments-là ?

Mais que dire ? Depuis quelques heures que je me découvrais, je ne pouvais quand même pas lui dire non merci. A mon grand damne, je lui décrochais un oui de la tête, avec toujours cette excitation honteuse qui continuait de rougir mes joues.

Les premières secondes de la pose de la première pince furent un soulagement, je la sentais peu et il en profitait pour poser la seconde. Mais la douleur parcourut mon corps en un dixième de seconde. Si je n’avais pas eu un bâillon, c’est un cri déchirant qui serait sorti de ma bouche. Tout se bousculait dans ma tête. Tous ces picotements violents qui partaient de mes seins me rendaient folle, j’en arrivais même à penser à des aiguilles de couturières, à des piqûres et des coupures, j’avais cette impression que l’on me tailladait le corps, des douleurs effrayantes mais qui malgré moi s’estompaient, je voyais ces pinces sur moi, et je commençais à les accepter…
M’apaisant malgré la douleur, j’étais en train de dépasser le stade de la souffrance, j’étais au dessus et regardais en spectateur, en me disant que le bâillon finalement était le plus doux des supplices. Je me voyais, moi, une femme dans un décor bondagesque qui me rappelait certaines images que j’avais du voir dans un beau livre…
J’étais en proie aux larmes, mais je souffrais de désir. Jamais je ne pourrais décrire cette scène à quelqu’un autour de moi. Nous étions les seuls acteurs secrètement et intimement liés à un plaisir des cordes , à un jeu auquel j’adhérais sans retenue, allant au-delà des nœuds, au-delà d’un corps retenu par des liens…

Il continuait de me caresser de ses mains, ses doigts, et sa bouche déposait des baisers sur mes épaules ma poitrine endolorie, un contraste d’une beauté effrayante qui en vint à bout de mon corps, le plaisir montait, et je ne pouvais retenir les étincelles de plaisir, quand enfin, il me prit dans ses bras, me soulevant légèrement, prise au piège des cordes, je lui criais un orgasme fulgurant, décuplant encore et encore mon plaisir…


Mon corps contre le sien, il était allongé là, près de moi, depuis combien de temps, je n’en savais rien, m’étais-je endormi ? je ne savais pas… je voyais seulement cet homme qui me regardait avec des yeux brillants d’envie pour moi, il m’avait retiré le bâillon sans que je m’en rende compte, et mes jambes étaient libérées aussi, seuls mes bras étaient au dessus de ma tête, dans les cordes, et je me sentais si bien, lui offrant toujours la vue sur mes seins,… mes seins, … oui la douleur, je regardais instinctivement ma poitrine, il avait aussi retiré les pinces, et il me souriait parce qu’il savait ce que je pensais à cet instant précis.

Alors, collant son corps au mien, je sentais son désir contre moi, il devait être tard dans la nuit, la lune nous accompagnait et dans un nouveau jeu de mains, de bouches et de caresses, nous continuâmes une danse autour des cordes défaites, quand au petit matin, endormis l’un contre l autre, je me réveillais d’un œil, en découvrant celui qui m’avait fait découvrir les cordes, je souriais et lui déposais un doux baiser sur la joue sans vouloir le réveiller.
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voldenuit
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par voldenuit »

magnifique ... merveilleux ... les superlatifs manquent ... une expérience vraiment troublante de lire ce texte , je me suis senti à quelques cm à peine de l'héroine , sentant son trouble, son émoi, saisir le moindre de ses frémissements, le souffle court de sa respiration ...sublime!!!
Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...

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Emma
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Re: Rêverie intime d'un premier abandon

Message par Emma »

Chapitre cinq

Je me levai et me dirigeai vers la salle de bain. Je pris ma douche. Je sentais mes bras ankylosés, j’étais pleine de courbatures, mais je ne m’en plaignais pas parce qu'elles me rappelaient ce que je venais de vivre. Tout en faisant ruisseler l’eau chaude sur moi, je sentais encore ces douces caresses des cordes sur mon corps. Je devenais plus que sensible, mes doigts savonneux glissaient sur mes épaules, mes seins et les yeux fermés j’essayais de me remémorer la totalité de cette nuit d’abandon,… en vain, l’émotion était si grande que j’en oubliais quelques bribes.

Une chose était certaine, il avait réussi à me faire découvrir quelque chose que je ne connaissais pas, et que j’étais prête à goûter à nouveau. Mes mains sur les hanches, toute ruisselante, je n’avais qu’une envie, de me laisser aller encore et encore, à ce plaisir… rien que d’y penser, je dus m’appuyer au mur de la douche, tout en fermant les yeux j’en ressentais encore du plaisir et ne me contrôlant plus, je laissais mes doigts courir sur moi pour décupler ce terrible plaisir… Deux bras vinrent m’entourer, il était là, depuis combien de temps, je ne savais plus. Sans doute a-t-il assisté à cette scène.
« Continues, c ‘est si érotique, que je n’ai même plus envie que tu partes »

J’étais sous l’effet de ses caresses à mille lieues d’avoir des paroles et des pensées censées à ce moment-là. Il parcourait mon corps de doux frôlements du dos de ses mains, puis les retournait et prenait en coupe mes seins et les pinçaient violemment, ce qui raviva cette douleur des pinces que j’avais eu auparavant. Il comprit mon trouble et m’embrassa la nuque, de toute douceur comparée à ma poitrine. J’en frissonnais et ne pus retenir un cri de plaisir.

Il avait ce don de me rendre totalement soumise à lui. Il passait sa main dans mes cheveux et les relevait en queue de cheval et d’un coup aussi ferme que doux me fit pencher la tête sur le côté. De son autre main ,son pouce en point de pression sur ma nuque m’électrisa complètement. Je criai. Je détestais que l’on me tire les cheveux, mais à cet instant, c’était un déferlement de sensations multiples aussi folles que bonnes. Me mordillant l’oreille dégagée, il me susurrait des petits mots doux et continuait ses douces tortures dans mon cou. Puis me retournant face à lui, il me serra dans ses bras d’une telle force que je ne pus m’empêcher de gémir. Je lui appartenais de nouveau sous l’emprise de ses bras, de ses baisers et morsures presque violentes, il savait que j’aimais cela, même si je bataillais en moi même pour tenter de contrer la folie qui s’emparait de mon corps.

La douche fut agréablement bonne, et lorsque nous sortîmes, il me sécha et prit soin de moi.. J’enfilais mes sous-vêtements tranquillement, sous ses yeux approbateurs. Il semblait aux anges de me voir ainsi en train de m’habiller. Enfiler ma culotte d une jambe et de l autre, jouer de mes jambes, des chevilles aux genoux puis des reins en glissant mes doigts dans la ceinture pour fignoler dans cette dentelle. Enrobant ensuite mes seins , je fixais les agrafes de mon soutien gorge,… tout en regardant cet homme que je voyais différent désormais. Je n’avais que cette envie, qu’il me frôle, qu il me lie, qu’il prenne possession de mon corps autant de fois qu’il le désirerait au travers de ses liens.

Ma robe posée sur le sèche serviette me tendait les bras. Mais il vint me l’enfiler et doucement remonta la fermeture éclair dans le dos. Un geste banal qui à cet instant précis lança au creux de mon ventre des étincelles, tellement ce geste si anodin m’excitait. Je ne saurai l’expliquer, était-ce parce que la fin de cette découverte approchait, et le fait de m’habiller annonçait une page à tourner ?

Peu importe je savourais l’instant, et ses baisers aussi brûlants que la caresses des cordes de cette nuit-là.

Me penchant pour récupérer mes sandales, il se mit à genoux pour cette fois se frotter à moi, sur mon ventre . Au travers du tissu fin de ma robe, je sentais la chaleur de sa bouche et un déhanchement trahit mon désir de plus belle. Il approcha sa main droite et releva ma robe. Il avait en main une corde. Je ne comprenais plus rien. J’étais prête à partir et voilà qu’il envisageait de me garder.

Nos regards se croisèrent et intriguée par son geste, il me dit :
« en souvenir de cette première fois, tu vas rentrer chez toi avec cette corde entre tes cuisses. Faisant glisser ma culotte à mes chevilles , il entoura ma taille de celle-ci après y avoir fait un nœud que je regardais furtivement me doutant de l’endroit ou il trouverait sa place. Le contact et les sensations furent immédiates, et lorsqu’il serra pour de bon entre mes jambes en relevant bien au niveau de ma taille, le nœud me fit crier... de plaisir…

« Je t’accompagne à ta voiture, je ne veux pas perdre une miette de ce que je lis dans tes yeux ma belle » me dit-il avec des yeux si brillants et un petit rictus au niveau de sa bouche signifiant qu’il prenait un malin plaisir à me regarder les yeux presque révulsés de cette douce torture. Il me laissait marcher près de lui. Je tenais à peine debout, la corde m’arrachait un gémissement sourd à chaque pas que je faisais.
Heureusement je n’avais guère de chemin à parcourir jusqu’à ma voiture. Mais les quelques marches d’escalier finirent de m’emporter au paradis avant même de franchir la porte de l’immeuble. Arrivée tant bien que mal à la voiture, je m’empressais d’ouvrir la portière qu’il me tenait courtoisement.
« Assieds toi … »
Je voyais où il voulait en venir… Et doucement je m’assis avec cette corde me torturant les chairs. J’étais brûlante sans aucun doute, rouge comme une pivoine, et il souriait de bon cœur.
« merci, je ne sais comment te remercier…
« Cela t’a plu ? »
« Oui beaucoup »
Il calait sa main entre mes cuisses, et touchait la corde qui me fit me tendre à nouveau et je gémis doucement, j’avais peur qu’un passant se rende compte de son petit manège.
« Alors si tu veux nous pourrons recommencer une autre fois… »
Ses lèvres sur les miennes avaient un goût de miel, un goût de sucré salé, un goût de j’en veux encore…

Des mots magiques dans ma tête, m’accompagnaient jusqu’à chez moi, où lorsque j’ouvris la porte de mon appartement, je me retrouvais face à la réalité, je devais retirer cette corde avant que la femme de ménage ne découvre cette nouvelle lingerie…
Et à chaque geste, le supplice était sublime, sauvage, cet homme m’a quasiment envoûté avec ses cordes , jusque chez moi…


J’entendais le bruit de la clé dans le serrure, je me dépêchais de glisser cette unique corde dans le tiroir de la commode, bien au fond , cachée derrière quelques petites culottes. Sortant de la chambre, les cheveux mouillés après la douche, je regardais souriante la femme de ménage. Je sentais le rouge monter aux joues. Son regard perçant me fit rougir de plus belle, savait-elle ?
:gagged: :bandeau: L'art si attachant du bondage :bandeau: :gagged:

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