Le ravisseur et sa captive, (titre provisoire)

Œuvres des membres (textes, histoires, dessins, photos...) Rappel du règlement du forum: Interdiction de publier des récits dessins photos etc...mettant en scène des mineurs.
Règles du forum
Vous devez être majeur pour parcourir le forum. Lire également les règles du forum.
Avatar de l’utilisateur
Emma
JdL, c'est ma vie
Messages : 1525
Inscription : 28 oct. 2012, 11:52
Ligoté(e) :
Ce que j'adore : Les cordes en chanvre, et en jute, (et même en polypropylène!) être attachée et ne plus pouvoir bouger dans les liens, être à la merci de mon bondageur qui prend plaisir à jouer avec moi
j aime les bons chocolats, le tiramisu, le beaume de Venise
Rire lire et écrire
Ce que je déteste : les obsédés, les curieux mal intentionnés, les trolls, les prétentieux et les pédants
le bâillon, les épinards, le fromage qui ne sent pas bon

Le ravisseur et sa captive, (titre provisoire)

Message par Emma »

De Voldenuit, Corde, Sayanel, Emma,




Sur l’idée de Corde voici, suite au jeu de la phrase sans fin, le début de récit avec dans son contenu, tous les points tant attendus! J’ai apporté quelques modifications à l’élaboration des différents paragraphes.
Pour la suite de l’histoire, je propose qu’elle soit faite sur la partie jeu dans le sujet : http://www.jeuxdeliens.fr/viewtopic.php?f=8&t=755
Merci à tous les participants depuis le début 


Il avait croisé son regard dans les escaliers du métro, subjugué par son allure fière, douce, et rebelle... Comme un ange, elle survolait les marches dans sa robe,... il n'avait qu'une idée en tête, qu'elle lui appartienne, douce captive, pieds et mains liés, avec comme seul habit des liens pour sublimer ces formes...
…Caresser son corps et la regarder s'abandonner à lui…, la voyant à nouveau devant lui, son corps se raidit. Plongeant son regard noir dans le sien, elle resta figée, ne bougeant pas d'un cil, soutenant son regard les yeux grands ouverts, sure d’elle-même, impassible, n'offrant à lire sur son visage que le carmin de son rouge à lèvres...
Une douce chaleur l'envahit, elle se sentait étroitement attirée par les hanches comme s'il tirait une corde autour d'elle. Il sentait son corps se rapprocher d'elle. Inexorablement, à chaque pas, ses jambes étaient plus lourdes, incapables de porter son propre poids,...sa respiration augmentait son esprit s'affolait, tous ses sens étaient en alerte.
Il mit nerveusement la main dans sa poche pour toucher la corde qui y était cachée. Ce geste eut pour effet immédiat de l'apaiser mais sans pour autant détourner son regard sombre de celui de cette femme qui avait l'audace de le défier ainsi. Alors qu'il pouvait la toucher, elle sourit, détourna la tête, et s'enfuit.
N'oubliant pas de jeter un dernier regard derrière elle, comme pour le convier à la rejoindre, son cœur battait la chamade, elle savait qu’elle ne pouvait plus lui résister. Marquant l'arrêt, une vague d'adrénaline déferla dans son corps blême.
Il s’élança à sa poursuite avant que sa silhouette se perde dans la foule. Il repérait son parfum qu'il avait eu le temps de découvrir en quelques secondes, une odeur de jasmin...
Elle avait trouvé refuge sous l'ombre d'un porche à l'angle d'une rue. Haletante, elle savourait son répit, incapable de résister au rire nerveux qui s'emparait d'elle, et en même temps inquiète de l'avoir perdu pour de bon. Sa robe lui collait à la peau tant l'excitation de ce cache-cache l'émoustillait.
Lui, de rage et de fureur, pestait et bavait , cherchant dans l'air lourd du soir , au milieu de la foule, les réminiscences du parfum doré , comment avait il pu perdre sa trace ? Faire confiance à son instinct et ne se laisser guider que par lui.

Le fauve se remit en chasse... Prêt à tout pour que ce soir-là, elle se livre à lui et s'abandonne à tous ces plaisirs des jeux que déjà il lui concoctait secrètement. Chercher, fouiller chaque recoin, un indice, un tout petit indice suffirait à le remettre sur le chemin quand un rire cristallin transperça son corps de doux picotements, un rire lointain mais qui semblait nerveux. C'était elle…

S'approcher silencieusement, et par une porte dérobée, la surprendre, la plaquer contre le mur, la main sur la bouche, l’entendre gémir au contact du coton d’un foulard entre ses lèvres… Ce qu'il entreprit aussitôt. Un soupir aigu sortit de sa bouche, mais n'eut pas le temps de trouver un écho. Elle avait beau essayer de se débattre, elle en conclut qu'il avait bel et bien décidé de la faire captive.
La robe mouillée, lui donnait l'impression de toucher son corps nu, et cette douce odeur de jasmin… Quelle félicité pour lui lorsqu'il enserra ses mains dans son dos et lui attacha les poignets. Quelle émotion intense de contempler sa nuque dénudée rejoindre ses épaules. On aurait dit un vase fragile en équilibre, prêt à se rompre sur le sol.
Il en avait les jambes qui tremblaient et lorsqu'il lui susurra à l'oreille de le suivre sans essayer de s'échapper sous peine de brutales représailles, elle perdit l'équilibre incapable de maîtriser l'enivrement que lui procurait le plaisir d'être devenue sa captive. L'enlaçant fermement, il ne pouvait se retenir d'approcher sa bouche de sa nuque dégagée de ses cheveux, et de respirer son odeur, et sentir ses tremblements d'excitation.
Mais l'heure n'était plus à la rêvasserie, et il ébranla sa victime, la tirant avec lui, dans la direction qu'il avait choisi pour déguster sa victoire, tel un sac de pomme de terre, elle se sentit soulevée et emportée, sans autre choix que de savourer ce sublime supplice. Il fallait maintenant qu'ils rejoignent sa tanière qui n'était qu'à quelques pâtés d’immeubles, mais comment allaient-ils traverser la foule ainsi harnachés? Quand il aperçut un drap accroché au bord d'une fenêtre. S'empressant de rouler son colis agité dedans, tout en réfléchissant, il s'aperçut qu'il avait déjà fait le coup du colis enveloppé à sa logeuse, et il y eut fort à parier qu’avec la personnalité soupçonneuse de cette fouineuse, elle se douterait de quelque chose de pas clair dans son comportement s'il recommençait. Alors qu'il n'y croyait plus, la gardienne de l'immeuble d'en face sortait providentiellement sur le trottoir, avec une grande malle en osier, certainement dans le but de s'en débarrasser au plus vite. Il ne se fit pas prier pour la récupérer et déposer doucement sa captive pour enfin jouer des mécaniques en soulevant à bout de bras la malle et l’installant sur sa tête.
Qu'elle était lourde, la jouvencelle!
La progression s'effectua lentement, et pas à pas, le refuge annonçait la fin de l'étape. Restait à franchir le palier de la logeuse, dont l'œil coincé dans le judas de sa porte d'entrée, scrutait sans cesse le va-et-vient de ses locataires. Mais il entendit le téléphone sonner chez elle,… Quelle chance! L'entendant s'éloigner de sa porte et décrocher le combiné, il se faufila jusqu'à la cage d’ascenseur. Une de ces vieilles cages en fer, trop petite pour deux personnes, et la malle trop large refusa de s'y glisser. Il fallait faire vite. La perspective de monter cinq étages avec la malle sur la tête et sa captive à l'intérieur ne l'enchantait guère.

Haletant, grognant et soufflant tout l'air de ses poumons, il chargea cependant la lourde malle sur son dos , avant d'entreprendre la dernière longue ascension jusqu'à sa tanière. Mais arrivé à quelques marches de son étage, voilà qu'il fatigue et se laisse surprendre à laisser tomber celle-ci tout en essayant de la retenir par une poignée, quand soudain, un mummmph lui parvint aux oreilles. Ça ne suffisait pas d'avoir quelques difficultés à retenir la malle contre son désir de descendre une pente abrupte en colimaçon, il fallait en plus que la captive s'impatiente et joue de la voix dans son enveloppe d'osier. Ce cocktail bruyant aurait certainement de quoi éveiller l'oreille soupçonneuse et la curiosité malsaine de Mlle Pichard, sa logeuse.
Récupérer la malle du bout des doigts, la faire basculer sur lui, et se terrer au plus vite dans ses appartements..... Facile à dire, comme ça! Mais c’était plus fort qu’elle, il devait la faire taire, et quoi de plus efficace que de la menacer avec quelques mots cinglants susurrés dans le creux de son oreille ! L’effet fut immédiat et il put enfin ouvrir la lourde porte de son appartement.
Lorsque derrière lui la voix nasillarde et stridente qu'il aurait reconnu en pleine foule s'adressa à lui : " Mais qu'est ce que vous fichez encore, mon pauvre garçon? " C'était Mlle Pichard, et tant que celle-ci ne serait pas fermement immobilisée, il ne pourrait pas profiter de son trophée dans la malle. Donc, il sortit le rouleau de chatterton qu'il portait toujours sur lui en cas de coup dur, et se saisit du corps de la gêneuse de service, en la faisant tourner sur elle-même le temps de l'immobiliser solidement.
Afin de faire cesser le flot discontinu de protestations aiguës qui sortaient en permanence de sa bouche il lui cloua le bec avec un dernier morceau d’adhésif, sans se soucier de la moustache de cette dernière. Pour finir, et afin de se débarrasser de ce paquet encombrant, il la poussa dans le placard à balais du palier et prit soin de fermer la porte à double tours afin que personne n’ait l'idée de faire un peu de ménage dans les escaliers pour les prochaines heures.

Sa captive cependant entendit les bruits étranges de cette femme jusqu'à un silence total de mauvais augure. La colère et la peur la rendirent nerveuse et elle se mit à gigoter dans la malle en essayant de crier. En vain, les sons qu'elle tentait de sortir n'étaient autre que des mummphhh un peu glauques. Elle sentit la malle glisser de quelques mètres sur le sol, puis le bruit de la lourde porte de l'appartement qui venait de se fermer la fit tressaillir. Puis plus rien. Plus aucun bruit. Le temps s'était arrêté.
Il lui était impossible de distinguer le moindre bruit en provenant de l'appartement. Elle attendit un long moment pour que la malle s'ouvre, s'impatienta, rua, s'ébroua, mais il lui était impossible de s'extraire de sa prison d'osier. Tous ses sens étaient aux aguets. Quand sortirait-elle de cette malle? Quel sort lui réservait son charmant ravisseur?
Un doute affreux envahit son esprit. Pourquoi avait-elle succombé au plaisir de se livrer à un inconnu ainsi ligotée, bâillonnée, et captive dans cette malle? Autant de questions qui se bousculaient dans son esprit lorsque la lumière aveuglante annonçant l'ouverture de la malle pénétra ce gynécée éphémère...

Enfin elle pouvait voir à nouveau son ravisseur, et malgré son bâillon et ses mains attachées, elle savourait cet instant comme une honteuse excitation ... Elle perçut très vite dans le regard de son ravisseur cette petite flamme étrange qui témoignait de son désir, de son émotion, de son excitation. Il restait là sans bouger à la contempler, totalement soumise, incapable de transmettre le moindre souffle d'excitation.
Dans un doux mouvement de la main, il laissa ses doigts effleurer la peau de sa belle captive,…de sa joue à sa nuque,… elle tremblait de plus belle, ne sachant plus si c'était de peur ou de plaisir. Après une ultime caresse dans ses cheveux, il lui sourit tendrement. Elle était incapable de savoir si ce sourire avait durée une seconde ou une heure. Le temps s'était arrêté. Puis le visage de l'homme disparut de son champ de vision. Elle n'entendit plus que le bruit de ses chaussures qui faisait craquer les lames du vieux plancher (des Weston, elle avait de suite repéré ce détail), lorsqu'une main ferme, limite mégalo, la saisit à la taille pour la relever... Elle sentit l'assurance de cet homme lorsque ses bras l’entourèrent fermement, mais pire encore lorsqu'elle croisa son regard sombrement brillant.

Ce petit jeu qui pourrait être dangereux depuis quelques heures lui plaisait au point même de l'émoustiller confusément. Elle aurait tant voulu s'exprimer plutôt que de s'entendre gémir par des sons mêlés à quelques filets de bave... En était-elle vraiment sure ? Finalement, tout était en cet instant tellement confus dans son esprit.
Il passait une main dans ses cheveux, tirant doucement sur sa crinière, lui faisant relever la tête, elle avait l'impression que même cela ne lui appartenait plus, et se rendait bien à l'évidence qu'une onde de plaisir lui tiraillait même le bas ventre. Plus encore lorsqu'elle sentit sa robe tomber et s'étaler comme une flaque à ses pieds, se retrouvant dans son petit ensemble chocolat on aurait dit un rocher auquel il fut impossible de résister ... Impossible non ... Car il savourait le plaisir de décacheter la demoiselle comme celui de découvrir sous l'emballage, le parfum subtile et délicat de la fève fraîchement travaillée.
Elle voyait dans ses yeux le parfum du désir et était captivée par ce qu'il avait déposé près d'eux, tout un tas de cordes, et des accessoires plutôt curieux... Mais il ne lui donna pas l'occasion de contempler plus longtemps l'étal de son outillage, car déjà un voile sombre se posait sur les yeux de la demoiselle. Elle avait beau essayer d’ouvrir les yeux, le bandeau était tellement serré qu’aucun cil ne pouvait bouger. Seul, parvenait à son cerveau le bruit sourd des piétinements de son geôlier, ainsi que le froissement des cordes qui glissaient dans ses mains ...
Il faisait exprès d aller et venir tout près d'elle, alerté par la respiration anormalement rapide qu'elle lui offrait, il ne pouvait plus attendre et se colla contre elle. Une douce chaleur l'envahit lorsque la première corde frôla la peau de sa captive qui ne put retenir un gémissement comme une complainte pleine de promesses à venir. Un premier tour, puis un second, enlacèrent la jeune femme. Mais avant de réaliser son premier nœud, il tira sur la corde, en la tendant et la détendant à tour de rôle, estimant ainsi quel degré de tension il pouvait réaliser ...
:gagged: :bandeau: L'art si attachant du bondage :bandeau: :gagged:

Avatar de l’utilisateur
Sayanel
Passionné(e) de JdL
Messages : 267
Inscription : 15 nov. 2012, 11:14
Pratique : Oui
Ce que j'adore : Utiliser les cordes comme une méditation, pour trouver une réponse , la femme idéale.
Ce que je déteste : La vulgarité

Re: Le ravisseur et sa captive, (titre provisoire)

Message par Sayanel »

sympa cette synthèse de l'histoire collective et sans fin. Merci Emma
L'amour consiste à ouvrir des portes et des fenêtres, pas à bâtir des prisons.
Jylhano.kabook.fr

Répondre