Le bondage est-il écologique ?

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jeff78
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Le bondage est-il écologique ?

Message par jeff78 »

Bonjour à tous

L'écologie est un thème omniprésent dans notre société. Appréciant autant le bondage que la philosophie, je vous propose la question suivante pour terminer l'année : "le bondage est-il écologique ?"

Pour lancer la réflexion, je vous propose de prendre connaissance de la courte publicité ci-dessous un brin décalé d’une alternative écologique proposée par une drôle d’association nommée « défi nombril et string ».

Cette publicité s'adresse aux femmes mais il serait bien sûr possible de l'adapter pour les hommes car l'écologie concerne évidemment les deux sexes.

Bonne fin d'année à tous !


"Défi nombril et string

La nécessité de tenir compte des limites de notre planète est une évidence aux yeux de tous. Le coton, principale matière première de nos vêtements, est malheureusement une plante très gourmande en eau. Limiter notre consommation vestimentaire semble donc indispensable pour préserver l’avenir de nos enfants. Or renouveler régulièrement notre garde-robe participe, pour beaucoup d’entre nous, à notre rayonnement et à notre bien-être. La nécessité écologique nous place donc face un dilemme.

Une troisième voie pourrait néanmoins s’offrir à nous : plutôt que de diminuer nos acquisitions vestimentaires, achetons des vêtements dont la fabrication nécessite moins de matière ! Promouvoir cette alternative est l’objet du « défi nombril et string ».

Nos vies étant souvent bien remplies, il n’est pas opportun d’y ajouter de nouvelles complexités. Ce défi se base donc sur deux règles simples :

Règle N°1 : bannir la culotte au profit exclusif des strings.

Règle N°2 : laisser son nombril à l’air dès que la température dépasse vingt-cinq degrés.

Adhérer au défi ne signifie pas nécessairement un respect scrupuleux de ces deux règles trois cent soixante cinq jours par an. Des entorses sont autorisées mais nécessitent néanmoins de compenser le surplus d’eau consommé. Cette compensation repose également sur deux règles simples :

Règle N°3 : créditer un compteur personnel d’une unité pour chaque journée pendant laquelle la règle N°1 ou la règle N°2 n’est pas respectée. Ce crédit augmente de deux unités lorsque les deux règles ne sont pas respectées au cours de la même journée.

Règle N°4 : lorsque votre crédit atteint la valeur de cinq, prendre rendez-vous dans la journée auprès de l’association « défi nombril et string » pour une séance de shibari (ligotage traditionnel japonais ; détails au recto du présent document) qui doit être programmée dans les dix jours. A l’issue de cette séance, votre compteur est réinitialisé à zéro.

Le lien entre le shibari et une économie d’eau peut sembler incongru mais il repose sur deux constats très simples :
- Lorsque notre corps est au repos, le processus de sudation est ralenti.
- Lorsque nous gardons le silence, nous sécrétons moins de salive.

Néanmoins, il est rare que nous parvenions à rester immobile et silencieux pendant une durée longue à l’exception des heures de sommeil. Les cordes et le bâillon sont donc indispensables pour atteindre cet objectif !

Contact :

Si vous souhaitez contacter notre association pour des renseignements, pour adhérer au défi « nombril et string » ou pour programmer une séance de shibari, n'hésitez pas !

N’hésitez pas à relever le défi pour concilier notre bien-être et la préservation de l’environnement !

Juliette pour l’association « défi nombril et string »

Quelques mots sur le shibari

Le shibari est un art traditionnel japonais dont l’objet est la mise en valeur des corps par le ligotage. Se ligoter soi-même est une pratique dangereuse et est donc découragée par l’association « défi et nombril ». En conséquence, l’association a recruté plusieurs personnes dignes de confiance qui possèdent une grande expérience dans le maniement des cordes. Elles sont nommées simplement « nostri ». En réponse à votre demande de rendez-vous, elles vous proposeront plusieurs créneaux. A la date et à l’heure choisies, l’une d’elle se rendra à votre domicile (à pied bien entendu) avec l’équipement nécessaire à la pratique du shibari.

La séance de shibari, outre le ligotage, est un moment de partage entre vous et la « nostri » qui, bien évidemment, participe également au défi « nombril et string ». Elle est à votre disposition pour répondre à toutes vos inquiétudes et vos questions. Le shibari ne tolère que deux vêtements : un string et un soutien gorge. Le nostri vous ligotera avec des cordes dans la position de l’arc (« Dhanurasana » ou « hogtied » en anglais) et vous bâillonnera avec un bâillon boule. Outre les cordes et le bâillon, un tapis de sol sera fourni pour vous permettre une séance plus agréable. Pour des raisons de sécurité, la « nostri » restera avec vous tout au long de la séance. Pas d’inquiétude pas quant à son occupation, toutes les « nostris » sont des amatrices de littérature ! La délivrance arrivera à l’issue de deux heures d’immobilisation.

GrafZahl
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Re: Le bondage est-il écologique ?

Message par GrafZahl »

C'est rigolo comme scénario, et une bonne idée de limiter les vêtements...

En soi, je trouve que le ligotage avec des cordes est un passe-temps très écologique. Par contre, ceux qui gaspillent un tas de ruban adhésif, c'est autre chose.

(Bien sûr, tous les décisions que tu prends comme consommateur normal n'auront aucun effet sur la planète ... Pour sauver le monde, il faut agir politiquement. Mais ça, c'est une autre histoire)

jeff78
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Re: Le bondage est-il écologique ?

Message par jeff78 »

Depuis son lancement, le défi nombril et string a séduit un certain nombre de personnes !!!

Bérénice a adhéré il y a trois mois et nous livre son témoignage :

"Consciente des difficultés écologiques que nous rencontrons actuellement, j'avais à cœur de trouver un engagement afin que je puisse contribuer également à l'effort collectif pour préserver notre planète. Très prise par mon activité professionnelle, il n'était pas évident pour moi d'en trouver un que je puisse tenir dans la durée.

Informée par une amie du défi nombril et string, j'ai, dans un premier temps, hésité à adhérer étant donné que la perspective d'être ligotée et baillonnée ne m’enchantait guère. En effet, je suis plutôt une femme de caractère, indépendante et capable de prendre sa vie en main. J'ai néanmoins pris conseil avec l'une des membres de l'association qui m'a convaincue de faire un essai.

Très assidue le premier mois, je me suis un peu relâchée ensuite et j'ai pris rendez-vous avec une nostri, non sans appréhension, je l'avoue. J'ai été cependant très vite mise en confiance par cette personne que j'ai accueillie sous mon toit. Autour d'une tasse de thé, Clara a pris le temps de me rassurer sur la séance de shibari. Uniquement vêtue d'un string et d'un soutien gorge, elle m'a ligotée en hogtied sur la table basse du salon. Ses paroles étaient si réconfortantes et ses gestes empreints d'une telle douceur que la perte progressive de ma liberté de mouvement ne fut pas mal vécue, bien au contraire ! Baillonnée par un baillon boule et strictement ligotée sur la table, mon état d'esprit était incontestablement positif : admirant ma silhouette dans un miroir, je me sentais irrésistiblement élégante et attirante. Étrangement, alors que je ne pouvais presque plus effectuer le moindre mouvement et que j'étais privée de l'usage de la parole, j'avais le sentiment d'affirmer avec force mon indépendance ! A y réfléchir, quoi de plus normal. En effet, j'avais décidé en toute liberté (l'adhésion au défi se fait sur la base du volontariat) de renoncer provisoirement à ma liberté témoignant ainsi de mon indépendance et de ma force de caractère ! Cerise sur le gâteau : Clara a disposé de l'encens autour de mon corps pendant toute la séance, a choisi une lumière tamisée, a chanté des mantras et a veillé sur moi pendant les deux heures.

Au final, cette première séance fur un vrai bonheur et j'ai adhéré pour de bon au défi string et nombril !
"

jeff78
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Re: Le bondage est-il écologique ?

Message par jeff78 »

J'ai imaginé une suite au "défi nombril et string" mi décalée, mi cocasse et mi sensuelle. N'hésitez pas à donner votre avis !
Cher Comte de Montreuil

J’ai été heureuse d’apprendre dans votre dernière votre engagement pour la cause écologique. Les récentes canicules sont le triste témoignage de la souffrance de notre planète. A votre image, je me suis également engagée pour la préservation de notre environnement mais en poursuivant une voie assez différente de la vôtre et j’ose vous l’avouer, un chemin un brin sensuel et conquin. En effet, j’ai adhéré au défi « nombril et string » il y a quelques mois. Le principe est d’une simplicité enfantine : le coton étant gourmand en eau, il s’agit de limiter la quantité de textile que nous utilisons quotidiennement en choisissant des vêtements en accord avec cet objectif : string toute l’année et crop top lorsque les températures dépassent vingt cinq degrés. Les entorses sont heureusement tolérées mais les accumuler nécessite de se plier à un certain rituel au-delà d’une certaine quantité : être ligotée dans la position du hogtied et la bouche obstruée par un baillon boule vêtue simplement d’un petit string et d’un petit soutien-gorge en latex noir pendant deux heures. J’imagine votre perplexité à la lecture de cette dernière phrase mais ce gage possède un sens très concret : étant ligotée, baillonnée et légèrement vêtue, nous ne transpirons guère et nous n’utilisons guère notre salive et économisons ainsi l’eau que nous aurions du économiser en ne portant que string et crop top !

Bien évidemment, je me suis rapidement un peu « égarée » via-à-vis de mon engagement (vous connaissez bien mon aptitude à respecter scrupuleusement les règles) et j’ai eu le droit à la visite d’une « nostri », c’est-à-dire une personne habile dans l’art du ligotage et mandatée par l’association pour délivrer le gage. Je craignais quelque peu qu’elle soit rugueuse mais, bien au contraire, elle fut charmante et cultivée. Nous avons longuement papoté autour d’un thé et, sans la contrainte du temps, nous aurions pu poursuivre tout au long de la soirée. Elle m’offrit string et soutien gorge en latex. Ces vêtements sont comme une seconde peau qui ne masquent nullement mes formes généreuses et je dois avouter que ma silouhette était plutôt « sexy ». Elle finit par me ligoter sur la table basse du salon et remplit ma bouche avec un baillon boule qu’elle sangla derrière ma nuque. Pour information, cher Comte, le « hogtied » est une position à priori courante chez les adaptes du shibari (ligotage érotique japonais) : poignets liés derrière le dos, jambes ligotées au droit des chevilles et un peu au-dessus des genoux puis un dernier lien entre chevilles et poignets qui impose de garder les jambes pliées, talons proches des fesses et se cabrer légèrement.

Je me permets une confidence : me sentir prisonnière, incapable de prononcer des paroles intelligibles en étant vêtue que d’un petit string et d’une petit soutien gorge en latex m’a follement excité ! Les deux heures de gage n’ont pas été désagréables loin de là ! Ma poitrine était dure comme du béton. Les séances ultérieures de ligotage ont été tout aussi intenses qu’agréables. Que c’est bon de sentir que nous sommes contraints à ne pouvoir contrôler la situation ! Ma demeure étant plutôt isolée en campagne, les séances de ligotage imposaient à ma “nostri” un temps de travail supplémentaire non négligeable. En conséquence, elle m’a proposé de former à l’art du ligotage ma servante, Marie. J’étais plutôt réticente à l’idée de peur que cette situation ne puisse remettre en cause le bon équilibre des relations que j’entretiens avec cette dernière mais j’ai finalement accepté étant convaincu qu’il s’agit d’une personne de qualité et de confiance. Rapidement, Marie s’est révélée aussi habile dans l’art de manier les cordes que ma “nostri”. Mon jugement était exact : même baillonnée, ligotée et légèrement vêtue, elle conserve la même déférence via-à-vis de moi. Je dois quand même dire que j’ai éprouvé un drôle de sentiment lors des premiers ligotages car les rapports s’étaient quand même inversés et ce n’est guère commun d’observer sa servante nettoyer et ranger paisiblement une pièce alors qu’on y trône en plein milieu presque nue, ligotée et baillonnée !

Ce ne fut cependant pas l’évènement le plus incongru de ces dernières semaines. J’imagine votre surprise à la lecture de cette dernière phrase car mon courrier contient déjà bien des choses qui sortent de l’ordinaire. Le destin a pourtant frappé une nouvelle fois ma demeure pour que je puisse expérimenter des situations que je pensais jusqu’à présent inpensable. Au beau milieu de ma séance de ligotage, une inconnue masquée pénétra dans mon manoir et obligea Marie se déshabiller puis la ligota, à côté de moi, dans une position identique à la mienne et la baillonna également. Je fus saisi d’effroi mais l’invitée, par une voie douce, me rassura sur ses intentions. Son père était gravement malade et son intervention chirurgicale nécessitait une forte somme qu’elle ne possédait pas. Elle m’ôta le baillon pour me demander la combinaison de mon coffre ainsi que sa localisation. Je lui répondis que sa manière de faire n’était guère morale et que mon honneur m’interdisait de répondre favorablement à sa demande. Elle prit une profonde inspiration et me dit qu’elle comprenait ma position, qu’elle admirait mon courage mais qu’elle avait vraiment besoin de cet argent. Elle me baillonna à nouveau et, sous mes yeux ébahis, sortit de son sac de nouvelles cordes, deux plugs anaux et un vibromasseur ! A peine quelques minutes plus tard, mes cuisses, mon ventre et ma poitrine se retrouvèrent scellés à ceux de Marie avec, en prime, un vibromasseur fermement maintenu contre nos deux sexes et un plug anal dans nos anus. Notre ravisseuse poussa ces objets de plaisir à l’intensité maximale ! Sous l’effet des vibrations sur nos minous et des décharges électriques dans nos culs, nos corps commencèrent à être rapidement secoués de spasmes incontrôlables et à transpirer abondamment. Nous atteignimes rapidement un premier orgasme, la première d’entre nous entrainant la deuxième et réciproquement ! Le salon se remplit d’un concert de grognements intelligibles mais, à part l’inconnue masquée, personne ne risquait de l’entendre ! Cette dernière lisait tranquillement un roman. Au bout d’un temps qui me sembla infini, je finis par céder et laissai tomber de ma main la balle qu’elle m’avait confiée, signe que je souhaitais coopérer. Les assauts du vibromasseur et des plugs anaux cessèrent immédiatement.

Après lui avoir confié la localisation et le code de mon coffre, elle me baillonna à nouveau et s’absenta quelques minutes avant de revenir visiblement satisfaite. Elle me remercia de ma contribution et nous expliqua qu’elle nous laisserait ainsi ligotée pour protéger sa fuite mais qu’elle ne manquerait pas de signaler notre situation à une personne de confiance pour nous délivrer d’ici quelques heures. Son départ plongea ma demeure dans le silence. Je tenta, tout comme Marie, de communiquer mais nos baillons ne permettaient guère de nous comprendre et nous abandonnâmes l’idée d’échanger. Le temps est long lorsqu’on ne peut bouger et parler et surtout lorsque l’on ignore l’heure de la délivrance. En outre, la tête du vibromasseur continuait à appuyer sur mon sexe et je ressentais toujours le plug anal dans mon anus. Ceci explique sans doute la suite des évènements : je commença à approcher ma bouche de celle de Marie et essaya de l’embrasser ! Ma servante fut surprise mais se rangea rapidement à ma suggestion. Jusqu’à ce qu’un gentil chef scout vienne nous délivrer, nous essayèrent de nous embrasser et explorèrent tous les recoins de nos corps qu’il était possible d’explorer malgré nos entraves. Le temps filait enfin plus vite et c’est presque avec déception que nous avon vécu la délivrance ! Le brave garçon, chef d’un groupe de scout campant à proximité du manoir, avait été averti de notre situation au bout du fil par une inconnue et il s’était empressé de venir. Le spectacle n’avait pas du lui déplaire car il prit un temps infini pour nous délivrer et ne se priva pas de nous peloter à plusieurs reprises pour défaire les noeuds !

J’espère que ce courrrier ne vous choque pas, cher Comte, mais connaissant vos expériences, je pense que cela ne peut être le cas. Quoi qu’il en soit, je suis heureuse de partager avec vous les dernières péripéties de mon existence et espère avoir le plaisir de vous revoir bientôt.

Votre dévouée Marquise de Reignac

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