La maison des cousins

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Utten
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Re: La maison des cousins

Message par Utten »

Puis ses plaintes se sont rallongées, ça devait être un signe qu’elle en avait assez. Absorbé par mon livre, j’avais avalé plusieurs chapitres sans me rendre compte que la lumière baissait. Je me suis relevé, je suis allé ouvrir le placard.

Douce vision que ma douce adossée là, toute soumise, bâillonnée, attachée, les yeux remplis de détresse ou de quelque chose approchant. ‘Assez peut-être?’. Acquiesçant d’un simple hochement de la tête. Ca devait bien faire une heure qu’elle était enfermée et malgré ce spectacle que je continue de trouver excitant quand j’y repense il était temps de marquer une pause pour aujourd’hui. Plus tard peut-être quelques cabrioles sous les draps.

J’ai coupé le bâillon avec mes ciseaux - on garde toujours une paire de ciseaux à bouts ronds à proximité - et puis je l’ai détachée complètement, en silence, elle aussi d’ailleurs. Toute ankylosée je crois, mais à peine debout, elle a collé sa bouche contre la mienne, comme un remerciement.

Son ventre s’est mis à gargouiller - moi aussi je commençais à avoir faim. Un peu fatigués, nous avons décidé de commander une pizza, le temps pour elle de prendre une douche qu’elle prévoyait rapide. Pas tant que ça en réalité puisque lorsqu’elle en est sortie, nous étions déjà livrés et je n’avais pas résisté: affalé dans le canapé face à le télévision, j’en étais à la moitié de mon premier morceaux. Sandra s’est assise à côté de moi et - rois fainéants - nous sommes restés à manger en regardant le premier programme venu.

Ca reste un peu flou. J’ai dû m’endormir, réveillé vaguement au milieu de la nuit mais dans le lit avant de replonger jusqu’au matin. Je me rappelle de ses fesses toutes douces, et d’avoir glissé ma main sur son sein, alors qu’il faisait tout noir. Pourtant, une fois le jour levé, je me suis retrouvé seul. Personne à côté de moi, sauf la place encore chaude et le drap repoussé. Sauf quelque chose de métallique. Des...

J’avais bien senti: une paire de menottes, c’est ce que j’ai vu en ouvrant les yeux. Les vraies, celles avec la clé, pas juste un loquet qu’on repousse pour les ouvrir. Et à côté, il y avait un mot écrit au feutre: ’Mets le bandeau puis attache-toi les mains dans le dos. Ensuite appelle-moi’. Mhmm! J’ai souri. Amusé. Un peu excité aussi. Mais si tôt? Effectivement, il y avait également un bandeau en tissu, tout noir, un truc qu’elle avait bricolé elle-même il y a quelques années un jour qu’elle trouvait que le masque de voyage bougeait de trop et n’aveuglait pas suffisamment. J’ai quand même un peu hésité: Sandra n’était pas là, en bas peut-être mais je ne l’entendais pas, j’espérais juste qu’elle n’était pas partie courir ou faire une course, et que je me retrouve en fâcheuse position pendant plus qu’il ne le faudrait. Bon, déjà, pas de bâillon.

Je me suis donc bandé les yeux, assis dans le lit, puis je me suis menotté les mains dans le dos, avec quand même une hésitation au moment de refermer le bracelet sur mon deuxième poignet. Là, c’était fait. Le crac du mécanisme avait résonné. ’Sandra?!’ J’ai appelé. Pas trop fort mais assez pour qu’elle m’entende si elle était en bas. Mais rien. ‘Chérie?!’ Un peu plus fort. Toujours pas de réponse. Mince. Moment de solitude et d’angoisse. Et si j’étais seul dans la maison?

Et puis j’ai entendu du bruit, un froissement de tissu, suivi d’un léger souffle. Il y avait quelqu’un, là, dans la chambre. ‘C’est toi?’ ai-je demandé. Pas de réponse. Sauf de me faire retomber sur le lit, à plat ventre maintenant. J’ai eu beau demander, je n’obtenais pas de réponse, j’ai essayé plusieurs fois. J’ai senti quelque chose sur mon dos, un foulard, un vêtement peut-être, et sa main qui commençait à me caresser au travers, d’abord le dos et très vite les fesses, entre les fesses même, puis poussant vers mes testicules et mon sexe, une véritable infirmière en train de faire ma toilette intime. Popaul commençait tout juste à se mettre au garde-à-vous qu’elle a retiré sa main. Dommage...

Vraiment dommage en effet. Un court instant plus tard, je sentis le morceaux de tissu frôler mon épaule puis ma joue. Il était là sous mon nez, peu ragoutant, pourtant ça n’était que ma propre odeur. Puis forcé entre mes lèvres, roulé en boule, vite enfoncé dans ma bouche. La main à plat dessus. D’accord. Je comprenais: je ne devais pas essayer de le recracher. Ce n’étais pas très agréable, mais bon, résister risquait de m’exposer à pire, je le sentais. Mais pourquoi diable ne disait-elle rien?!

Donc je me suis laissé faire. Ecoutant. Essayant de deviner les mouvements. Elle est descendue du lit, elle est resté à côté. Je l’ai entendue gratter quelque chose, et dérouler de l’adhésif. Evidemment! Suis-je bête? Aussitôt appliqué sur ma bouche et enroulé tout autour de ma tête, fermement, au moins cinq tours, du nez au menton. Solide bâillon. Pauvre moi...

Je ne pensais qu’à ce bâillon quand elle m’a saisi les poignets, jouant des doigts tout autour pour m’ôter les menottes, l’une puis l’autre dans la foulée. Néanmoins, elle ne les lâchait pas, les tenant fermement d’une main. Parce que l’autre préparait l’adhésif, si bien que à peine détachés, mes mains se retrouvaient entravées à nouveau, sans le moindre degré de liberté. Puis, alors que j’entendais les menottes tomber par terre, elle glissait le long de mes jambes, regroupait mes chevilles et les scotchait tout aussi solidement.

Et... Sandra? Sandra! Bon sang, partie? encore? Je me suis mis à gigoter un peu, à replier les jambes, à lever la tête. Je n’osais pas rouler sur moi-même de peur de tomber - dans l’excitation je ne savais plus très bien si je me trouvais au milieu du lit, près du bord ou ailleurs encore. J’allais très vite le savoir.

nonobound
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Re: La maison des cousins

Message par nonobound »

très bonne suite ^^

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Utten
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Re: La maison des cousins

Message par Utten »

Tout ça me semblait en effet un peu trop simple: poignets et chevilles attachés, ce n’était pas dans les habitudes de Sandra qui aime des choses plus élaborées. Et pour être honnête, j’aime bien que ça soit un peu plus serré. Aussi, je me doutais qu’elle n’en resterait pas là.

Et en effet, bientôt mon bandeau fut arraché, plutôt violemment. Je découvrais que j’étais allongé de biais dans le lit, puis tiré vers le bas par les jambes. Sandra se dressait là, habillée d’une jupe noire ou bleu foncé, évasée, qui s’arrêtait à ses genoux et remontait assez haut sur sa taille. Des bottes en cuir marron. La poitrine nue.

Elle tenait dans ses mains un grand sac en plastique tout noir: c’était véritablement un sac poubelle, pas le modèle de base, du 100 litres minimum, plastique épais et brillant, qu’elle secouait pour l’ouvrir complètement avant de l’enfiler sur mes jambes, remontant aussi haut que possible. Et de sortir un nouveau rouleau d’adhésif, pas du scotch d’emballage cette fois, du tape gris très solide. Je commençais à comprendre. Je me suis retrouvé emballé, les jambes au moins, en un rien de temps, avec des bandes de tape autour des chevilles, sur les mollets, sur les genoux.

Puis elle m’a retourné plusieurs fois afin de faire remonter le sac plus haut sur ma taille et a repris son rouleau. Au final, elle a rajouté quelques bandes au milieu des cuisses et une dernière autour de ma taille. J’avais beau me plaindre, elle continuait tranquillement son ouvrage, sans ménagement, serrant aussi fort qu’elle le pouvait, et croyez moi, cet adhésif-là, on peut tirer dessus très fort.

Bon: vu ce que j’ai écrit un peu plus haut, j’étais servi et je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Mais ce n’était pas tout à fait fini. Elle sortit un nouveau sac plastique, le même a priori, ouvert tout en grand et dans lequel elle a glissé sa main pour y découper une ouverture au fond. Je ne l’avais pas vue tenir un couteau ou même des ciseaux; j’ignore avec quoi elle avait fait ça et je n’avais pas saisi pourquoi elle faisait ça... Oh! non... Enfilé par-dessus ma tête cette fois, descendu complètement jusqu’à ce qu’elle ressorte par ce trou qu’elle venait de découper et qu’il se bloque sur mes épaules. L’odeur du plastique était très forte. J’étais loin de me sentir fier alors qu’elle le faisait descendre le long de mon corps. Puis à nouveau son adhésif, autour des épaules, autour du buste, sur le ventre.

Tout enveloppé, j’avais les bras tordus dans le dos et collés contre le dos tellement elle s’appliquait. Emballé littéralement. Immobilisé. Et finalement allongé par terre au pied du lit, incapable ou presque de bouger, observé par ma petite Sandra, debout devant moi, comme hypnotisée. J’imagine qu’elle était vraiment satisfaite de la manière dont elle m’avait attaché, en témoigne son petit sourire.

Très vite, j’avais cessé de lancer des plaintes, non seulement parce que mon bâillon comme d’habitude les étouffait mais aussi parce que j’adorais ça. Même si je commençais à avoir très chaud, c’était plutôt confortable. Et la vision de ma douce me surplombant, les seins à l’air, ses bottes de cuir, ça rendait la situation d’autant plus excitante.

J’aurais voulu lui donner des ordres, qu’elle... Je n’en ai pas eu besoin: s’avançant en écartant les jambes, elle s’assit sur moi, juste là où il le fallait, la bouche entrouverte et commença à caresser mon torse à travers le plastique, les bras, le ventre, remuant du bassin doucement en poussant des soupirs qui se transformèrent en petit cris. Sa main glissa dans mes cheveux puis ses doigts sur mon bâillon, et enfin se dirigea sous sa jupe, pendant que de l’autre main elle se caressait les seins. J’essayais de remuer mon bassin pour moi aussi y trouver mon plaisir. Ca dura cinq bonnes minutes au bout desquelles, les yeux à moitié fermés, mordant sa lèvre inférieure, elle expira très fort.

Je devais ensuite rester là au moins une heure si ce n’est deux, une éternité me sembla-t-il, d’abord à me retourner, tantôt sur le côté, tantôt sur le ventre, et chaque fois que se calmait mon excitation, je repensais à Sandra sur moi. Je l’entendais aussi aller et venir à côté, sûrement qu’elle passait me voir discrètement de temps en temps, sans que moi je puisse la voir. Quand finalement je l’ai aperçue, elle est venue s’allonger près de moi, agrippant mon sexe à travers la double épaisseur de plastique qui le recouvrait, et s’est mise à me parler.

- ça va mon chéri?

Je hochai la tête. Sa main serrait plus fort.

- je te détache?

Je hochais à nouveau la tête.

- on range le matériel pour le reste de la journée?

Je me sentais partir tout doucement, plus moyen de penser.

- Mmmhhmm...

- et pas de blague en voiture pour rentrer, hein?

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