Tu verras freddy, ça sera encore mieux !
L’homme buvait un verre de vin lorsque la rouquine revint. Il lui lança un regard interrogateur :
-J’ai râlé comme quoi Lise n’a pas pu faire « son travail » correctement seule. Pour la petite histoire, on lui aurait demandé de faire quelques petites courses pour nous. L’autre jeune devrait arriver dans 10 ou 15 minutes à tout casser. Je lui ai bien précisé que j’ai déjà contacté sa direction et qu’il n’y avait pas besoin de prévenir qui que ce soit. Ce devrait être suffisant vu que je l’ai vu seule. La fille est prête ?
- Non, elle est juste attachée et bâillonnée sur le lit à côté. On a tout notre temps pour les préparer de façon présentable. Et puis j’ai pensé que tu aimerais le faire avec moi.
Elle sourit.
-Ta bonté te perdra mon cher. Je vais quand même aller la voir, sait-on jamais fit-elle avec un air de malice.
Pour toute réponse, son interlocuteur haussa les épaules et lui fit signe qu’il n’y voyait pas d’inconvénient.
Quelques secondes après qu’elle soit entrée, il ne put s’empêcher de tendre l’oreille à la porte et avec de la concentration, l’homme entendit des cris ainsi que des gémissements étouffés provenant de Lise.
Je me demande comment elle aurait hurlé sans son bâillon, sûrement que plusieurs voisins l’entendrait !
Curieux, il décida tout de même d’attendre la venue de l’autre employée avant de découvrir ce que faisait sa camarade sur cette pauvre Lise. Nonchalant, il s’assit sur son fauteuil en attendant. Il se reposa une dizaine de minutes avant d’entendre quelques coups discrets à la porte qui annoncèrent l’arrivée (très probable) de l’employée. Il alla ouvrir la porte et découvrit devant lui une jeune femme à la peau bronzée presque habillée comme une bonne. L’uniforme était de même facture que celle de la réceptionniste à la différence de la couleur. Le tailleur et le calot étaient noirs, elle portait la même chemisette blanche que Lise avec une paire de Richelieu et non des talons. Elle était tout de même assez petite, environ 35-40 cm de moins que lui et avait des yeux bleus clairs avec des cheveux châtains.
-Bonjour mademoiselle, vous êtes la collègue de la réceptionniste qui est passée tout à l’heure ? Il lui fit signe d’entrer.
-Bonjour monsieur, c’est exact. Je peux savoir par où je dois commencer ?
-Bien-sûr répondit-il en fermant la porte et le verrou une fois qu’elle fut dans la pièce. Vous pouvez commencer à enlever les housses des fauteuils, ils sont tachés malheureusement. Bien-sûr, je paierai les frais de lavage mais laissez moi le temps de prévenir ma femme.
-Très bien, je m’en occupe immédiatement.
Il toqua doucement et entrouvrit la porte, la rouquine la fixait du regard.
-Chérie ? La femme de ménage est là, tu penses être prête dans 2 minutes ? Il fit semblant d’entendre sa réponse et referma la porte.
-Après les housses, vous pourrez commencer la chambre à côté. Je partirai pendant ce temps, c’est compris ?
-Très bien monsieur répondit la jeune dans une politesse ancillaire.
Il se servit un verre de vin et observa la femme de ménage du coin de l’œil. Elle ne lésinait pas à la tâche et lorsqu’elle fut aux trois quarts de son dur labeur, il décida que sa collègue devait être prête.
-Excusez-moi mais vous pouvez commencer la chambre ? J’aimerais qu’elle soit prête avant notre départ
-Bien-sûr, tout de suite Monsieur.