Re: L'héritage des soeurs Rigdon
Publié : 13 mai 2017, 02:54
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Les marins déposent les jeunes femmes sur le sol quand l’un d’eux fait une remarque.
- On devrait peut-être les ligoter un peu mieux.
- Pourquoi faire. On va leur mettre de nouvelles entraves dans un instant.
- Elles sont désespérées et elles ont montré qu’elles étaient encore capables d’initiative.
Kathryn et Fergie tendent d’amadouer leurs cerbères.
- Non. Ne nous ligotez pas davantage. Nous allons être sages pendant que vous choisissez nos chaînes.
L’homme le plus âgé sourit.
- Sages comment ?
Les prisonnières songent qu’elles ont peut-être une chance. Les marins ne semblent pas indifférents à leurs charmes.
Fergie fait une tentative.
- Que nous offrez-vous en échange de notre bonne volonté ?
- Votre liberté.
- Je ne crois pas que cela dépende de vous.
- Vous pouvez faire semblant de nous assommer et rejoindre l’île à la nage.
- L’île où nous attend la Baronne.
- Elle est vaste et vous pourrez rejoindre un petit port où des pêcheurs vous conduiront où vous le souhaitez.
- Dans cette tenue. Nous n’irons pas loin.
L’homme éclate de rire
- Vous avez la tenue idéale et de toute façon, vous n’irez nulle part. Vous pensez vraiment que des idiotes comme vous peuvent nous manipuler.
A son compagnon.
- Surveille les pendant que je cherche les entraves qui leur conviendront le mieux.
- Je vais faire mieux que ça. Asseyez-vous et ramenez vos genoux contre votre poitrine.
Les deux sœurs obéissent. Elles savent qu’elles n’ont pas le choix.
- Passez vos bras par-dessus vos genoux jusqu’à ce que vos poignets touchent vos chevilles… Parfait.
Le marin relie les poignets et les chevilles des captives par une corde. Puis agit de même pour fixer les bras autour des jambes. Un dernier lien autour du cou qui rejoint celui de leurs chevilles achève de les immobiliser.
- A présent, je vais vous bâillonner.
Kathryn tente de supplier l’ignoble individu.
- Ce n’est pas utile. Nous ne pouvons rien faire.
- Ce n’est pas utile mais ça me plait.
L’homme enfonce un bâillon boule dans la bouche des captives et le fixe sur leur nuque.
- Tu t’es bien amusé ? Viens m’aider à trouver de quoi les entraver tout en mettant leur corps en valeur.
- ça ne doit pas être très difficile. Ce n’est pas le choix qui manque.
- C’est le problème. On a l’embarras du choix.
Pendant que les deux marins discutent de la meilleure façon de les enchaîner, les prisonnières se débattent à la recherche d’un moyen de se libérer. En vain, l’infect ligotage de leur tortionnaire les maintient dans une position inconfortable et douloureuse dont elles sont incapables de se libérer. Les propos des deux hommes qui s’interrogent à voix haute sur les meilleures entraves est une blessure supplémentaire.
- Je crois que j’ai trouvé.
Le marin brandit deux longues bandes métalliques reliés par une charnière qui permet de les fixer l’une contre l’autre. Au milieu de chaque bande le métal fait une courbe. Deux autres courbes sont visibles à quelques centimètres des extrémités. Un verrou placé du côté opposé à la charnière suffit à bloquer les bandes l’une contre l’autre.
- Commençons par celle-ci.
Les marins détachent les bras et les poignets de Kathryn qui tente de se débattre. En vain. Un des cerbères lui maintient les bras en l’air pendant que l’autre place l’horrible objet sur ses épaules puis rapproche les deux bandes métalliques jusqu’à ce qu’elles se touchent. Les courbes entourent délicatement le cou et les poignets de la captive pendant que l’homme verrouille l’extrémité de la douloureuse entrave.
La prisonnière constate alors que ses poignets et son cou sont à présent emprisonnés dans ce qui est devenu un collier et des bracelets étroits dont elle ne peut pas se dégager. Elle comprend que cet infernal objet n’est rien d’autre qu’un carcan en acier.
Fergie qui a assisté à l’infâme spectacle devine que cela va être à présent son tour de supporter cette nouvelle entrave. Elle ne se trompe pas. Et les deux marins qui ont pris de l’assurance après leur premier essai ont tôt fait de l’équiper comme sa sœur.
- On devrait changer leur bâillon.
Le bâillon boule est immédiatement remplacé par un bâillon cylindrique en cuir fixé entre leurs lèvres et sur la nuque.
Les deux hommes font face aux captives dont les chevilles et les cuisses sont toujours ligotées et qui sont contraintes à présent de se tenir à genoux face à leurs tortionnaires qui se montrent très satisfaits de leur travail.
- Vous êtes superbes, je pense que nos patrons seront contents.
- Nous allons détacher vos jambes à présent.
Tout en parlant, l’homme brandit des chaînes dont l’usage est hélas évident pour les deux sœurs.
- Nous ne vous enchainerons les chevilles qu’une fois que vous serez sur le pont pour que vous n’ayez pas trop de mal à monter l’escalier. Ne profitez pas de notre gentillesse pour faire des bêtises.
Les deux sœurs baissent la tête en signe de soumission. Les marins se penchent pour libérer leurs chevilles puis leurs cuisses.
Kathryn et Fergie sont aux aguets. Décidées à profiter de la moindre chance pour échapper à leur triste destin. A l’instant où elles sentent que leurs jambes sont libres et où elles devinent que leurs geôliers vont se relever elles effectuent un mouvement tournant avec leur corps dans l’espoir que la barre de fer qui emprisonne leurs poignets et leur cou frappe leurs adversaires au torse. Ou mieux à la tête. Elles chercheront ensuite un moyen de se libérer.
Malheureusement, les marins ont deviné leurs intentions et s’écartent aisément à l’instant où leurs victimes entament leur ridicule tentative.
Déséquilibrées par leur mouvement, les jeunes femmes se retrouvent à plat ventre sur le sol. Se sentent ridicules de leur misérable effort.
Ce que soulignent leurs impitoyables tortionnaires dont elles réalisent qu’elles ont sous-estimé l’habileté.
- Ces deux idiotes sont étonnantes. Elles semblent totalement soumises et l’instant d’après prêtes à se révolter.
- C’est ce qui les rend intéressantes.
- Dommage que les patrons soient pressés. Je leur aurais bien donnée une bonne fessée pour leur apprendre à se montrer raisonnables.
- Les occasions ne manqueront pas. Il faudra bien les dresser.
L’homme s’adresse ensuite aux prisonnières toujours allongées sur le sol.
- Qu’est-ce-que vous attendez pour vous relever ?
Les captives obéissent et se relèvent péniblement. Gênées par l’impossibilité de s’aider de leurs bras enfermés dans l’horrible carcan d’acier.
Elles réussissent pourtant à se mettre debout sans l’aide de leurs impitoyables cerbères qui se contentent de profiter du spectacle qu’elles leur offrent.
Conscientes qu’elles n’ont aucune chance face à leurs maîtres, elles baissent la tête et attendent la suite des tourments qu’ils ne manqueront pas de leur imposer.
Les marins fixent alors une ceinture de métal à laquelle pend une corde autour de leur taille. Chacun d’entre eux saisit l’extrémité du lien et tire dessus.
Les jeunes femmes comprennent ce qu’on attend d’elles et font un pas en direction de leurs ravisseurs.
- On dirait qu’elles ont compris et qu’elles ont décidé d’être raisonnables.
- Méfions-nous tout de même. On devrait peut-être leur enchainer les pieds tout de suite.
Les deux sœurs effrayées d’être ainsi entravées pour escalader l’étroit escalier qui monte au pont supérieur protestent dans leurs bâillons.
- ça n’a pas l’air de leur plaire.
- Et depuis quand, est-ce qu’on s’inquiète de ce qui leur plait ?
Le marin le plus conciliant s’approche de Kathryn et lui caresse les fesses. La jeune femme retient son frémissement de dégoût et de désespoir à l’idée d’être une nouvelle fois traitée comme un animal de compagnie soumis aux caprices de ses propriétaires.
- Ta peau est douce et agréable. Je comprends que ta sœur et toi ayez autant de succès. Vous allez être sages et ne plus tenter de vous révolter. C’est stupide et inutile. Cela ne peut que vous attirer des ennuis.
Humiliées les captives hochent la tête autant que le permet leur douloureuse entrave pour montrer qu’elles ne tenteront plus de se révolter.
Conduites chacune par un marin, elles montent avec difficulté l’escalier qui les conduit au pont supérieur.
Un dernier sursaut de révolte les saisit alors et elles envisagent de se jeter dans la mer. Elles savent pourtant qu’elles n’ont aucune chance de surnager avec leurs entraves mais cela leur paraît un instant préférable à leur sort actuel.
Leur indécision est toutefois fatale à cette terrible tentation qui prend fin quand leurs geôliers enchainent leurs chevilles les privant de toute possibilité de se précipiter vers la mer sans être rattrapées.
Le lâche soulagement qu’elles éprouvent alors à l’idée qu’une fois de plus, elles sont privées de la possibilité de choisir leur destin les terrifie davantage que les entraves et les menaces de leurs maîtres. Sont-elles capables de penser autrement que comme des esclaves ?
Heureusement, elles n’ont guère le temps de s’interroger davantage. Une traction sur leur laisse les rappelle à l’ordre et elles n’ont plus qu’à suivre les marins en direction du salon où leurs futurs époux les attendent avec joie, plaisir et impatience.
Les deux hommes les attendent confortablement installés dans un divan et les regardent approcher en souriant.
- Vous avez pris votre temps.
- Vous savez comment sont les femmes, chef. Toujours à discuter sur la tenue appropriée pour plaire. On a dû insister un peu pour qu’elles acceptent celle-ci.
- Vous avez bien fait. Elles sont superbes.
Franck s’adresse alors à sa « promise » ainsi qu’à celle de Jim.
- Installez-vous, mes chéries.
Toujours debout face à leurs « fiancés », les captives ne comprennent pas ce qu’elles doivent faire.
- Mettez-vous à genoux et tenez-vous bien droites.
Les jeunes femmes, humiliées, obéissent. Elles savent qu’elles n’ont pas d’autre choix.
- Dommage que nous soyons presque arrivés au port, nous aurions pu jouer davantage ensemble. Mais nous aurons tout le temps après le mariage.
- Et surtout quand nous aurons reçu leur héritage.
- Tu veux dire notre héritage.
Les deux ignobles individus éclatent de rire.
Kathryn et Fergie, à genoux face à eux, bâillonnées, les poignets et le cou emprisonnées dans la douloureuse barre d’acier, les chevilles enchaînées, ne partagent évidemment pas leur hilarité.
Franck le remarque et, cruellement, pince le téton de Kathryn, aussitôt suivi de Jim qui agit de même envers Fergie.
Le cri de rage et de douleur des prisonnières est perceptible malgré leur bâillon.
- Vous êtes des ingrates. Au lieu de vous priver de votre héritage, je vous permets de le partager et vous ne savez que manifester votre désapprobation.
Heureusement pour les jeunes femmes, un marin vient annoncer que le yacht accoste au port de l’île.
- Nous reprendrons cette discussion plus tard.
Les deux hommes se lèvent. Les captives, gênées par leurs entraves, font péniblement de même.
Leurs futurs époux saisissent la corde qui est reliée à la ceinture d’acier qui emprisonne leur taille.
Résignées les deux sœurs ainsi tenues en laisse suivent leurs maîtres et se dirigent vers la passerelle qui leur permettra de mettre le pied sur l’île où les attend leur triste destin.
Les marins déposent les jeunes femmes sur le sol quand l’un d’eux fait une remarque.
- On devrait peut-être les ligoter un peu mieux.
- Pourquoi faire. On va leur mettre de nouvelles entraves dans un instant.
- Elles sont désespérées et elles ont montré qu’elles étaient encore capables d’initiative.
Kathryn et Fergie tendent d’amadouer leurs cerbères.
- Non. Ne nous ligotez pas davantage. Nous allons être sages pendant que vous choisissez nos chaînes.
L’homme le plus âgé sourit.
- Sages comment ?
Les prisonnières songent qu’elles ont peut-être une chance. Les marins ne semblent pas indifférents à leurs charmes.
Fergie fait une tentative.
- Que nous offrez-vous en échange de notre bonne volonté ?
- Votre liberté.
- Je ne crois pas que cela dépende de vous.
- Vous pouvez faire semblant de nous assommer et rejoindre l’île à la nage.
- L’île où nous attend la Baronne.
- Elle est vaste et vous pourrez rejoindre un petit port où des pêcheurs vous conduiront où vous le souhaitez.
- Dans cette tenue. Nous n’irons pas loin.
L’homme éclate de rire
- Vous avez la tenue idéale et de toute façon, vous n’irez nulle part. Vous pensez vraiment que des idiotes comme vous peuvent nous manipuler.
A son compagnon.
- Surveille les pendant que je cherche les entraves qui leur conviendront le mieux.
- Je vais faire mieux que ça. Asseyez-vous et ramenez vos genoux contre votre poitrine.
Les deux sœurs obéissent. Elles savent qu’elles n’ont pas le choix.
- Passez vos bras par-dessus vos genoux jusqu’à ce que vos poignets touchent vos chevilles… Parfait.
Le marin relie les poignets et les chevilles des captives par une corde. Puis agit de même pour fixer les bras autour des jambes. Un dernier lien autour du cou qui rejoint celui de leurs chevilles achève de les immobiliser.
- A présent, je vais vous bâillonner.
Kathryn tente de supplier l’ignoble individu.
- Ce n’est pas utile. Nous ne pouvons rien faire.
- Ce n’est pas utile mais ça me plait.
L’homme enfonce un bâillon boule dans la bouche des captives et le fixe sur leur nuque.
- Tu t’es bien amusé ? Viens m’aider à trouver de quoi les entraver tout en mettant leur corps en valeur.
- ça ne doit pas être très difficile. Ce n’est pas le choix qui manque.
- C’est le problème. On a l’embarras du choix.
Pendant que les deux marins discutent de la meilleure façon de les enchaîner, les prisonnières se débattent à la recherche d’un moyen de se libérer. En vain, l’infect ligotage de leur tortionnaire les maintient dans une position inconfortable et douloureuse dont elles sont incapables de se libérer. Les propos des deux hommes qui s’interrogent à voix haute sur les meilleures entraves est une blessure supplémentaire.
- Je crois que j’ai trouvé.
Le marin brandit deux longues bandes métalliques reliés par une charnière qui permet de les fixer l’une contre l’autre. Au milieu de chaque bande le métal fait une courbe. Deux autres courbes sont visibles à quelques centimètres des extrémités. Un verrou placé du côté opposé à la charnière suffit à bloquer les bandes l’une contre l’autre.
- Commençons par celle-ci.
Les marins détachent les bras et les poignets de Kathryn qui tente de se débattre. En vain. Un des cerbères lui maintient les bras en l’air pendant que l’autre place l’horrible objet sur ses épaules puis rapproche les deux bandes métalliques jusqu’à ce qu’elles se touchent. Les courbes entourent délicatement le cou et les poignets de la captive pendant que l’homme verrouille l’extrémité de la douloureuse entrave.
La prisonnière constate alors que ses poignets et son cou sont à présent emprisonnés dans ce qui est devenu un collier et des bracelets étroits dont elle ne peut pas se dégager. Elle comprend que cet infernal objet n’est rien d’autre qu’un carcan en acier.
Fergie qui a assisté à l’infâme spectacle devine que cela va être à présent son tour de supporter cette nouvelle entrave. Elle ne se trompe pas. Et les deux marins qui ont pris de l’assurance après leur premier essai ont tôt fait de l’équiper comme sa sœur.
- On devrait changer leur bâillon.
Le bâillon boule est immédiatement remplacé par un bâillon cylindrique en cuir fixé entre leurs lèvres et sur la nuque.
Les deux hommes font face aux captives dont les chevilles et les cuisses sont toujours ligotées et qui sont contraintes à présent de se tenir à genoux face à leurs tortionnaires qui se montrent très satisfaits de leur travail.
- Vous êtes superbes, je pense que nos patrons seront contents.
- Nous allons détacher vos jambes à présent.
Tout en parlant, l’homme brandit des chaînes dont l’usage est hélas évident pour les deux sœurs.
- Nous ne vous enchainerons les chevilles qu’une fois que vous serez sur le pont pour que vous n’ayez pas trop de mal à monter l’escalier. Ne profitez pas de notre gentillesse pour faire des bêtises.
Les deux sœurs baissent la tête en signe de soumission. Les marins se penchent pour libérer leurs chevilles puis leurs cuisses.
Kathryn et Fergie sont aux aguets. Décidées à profiter de la moindre chance pour échapper à leur triste destin. A l’instant où elles sentent que leurs jambes sont libres et où elles devinent que leurs geôliers vont se relever elles effectuent un mouvement tournant avec leur corps dans l’espoir que la barre de fer qui emprisonne leurs poignets et leur cou frappe leurs adversaires au torse. Ou mieux à la tête. Elles chercheront ensuite un moyen de se libérer.
Malheureusement, les marins ont deviné leurs intentions et s’écartent aisément à l’instant où leurs victimes entament leur ridicule tentative.
Déséquilibrées par leur mouvement, les jeunes femmes se retrouvent à plat ventre sur le sol. Se sentent ridicules de leur misérable effort.
Ce que soulignent leurs impitoyables tortionnaires dont elles réalisent qu’elles ont sous-estimé l’habileté.
- Ces deux idiotes sont étonnantes. Elles semblent totalement soumises et l’instant d’après prêtes à se révolter.
- C’est ce qui les rend intéressantes.
- Dommage que les patrons soient pressés. Je leur aurais bien donnée une bonne fessée pour leur apprendre à se montrer raisonnables.
- Les occasions ne manqueront pas. Il faudra bien les dresser.
L’homme s’adresse ensuite aux prisonnières toujours allongées sur le sol.
- Qu’est-ce-que vous attendez pour vous relever ?
Les captives obéissent et se relèvent péniblement. Gênées par l’impossibilité de s’aider de leurs bras enfermés dans l’horrible carcan d’acier.
Elles réussissent pourtant à se mettre debout sans l’aide de leurs impitoyables cerbères qui se contentent de profiter du spectacle qu’elles leur offrent.
Conscientes qu’elles n’ont aucune chance face à leurs maîtres, elles baissent la tête et attendent la suite des tourments qu’ils ne manqueront pas de leur imposer.
Les marins fixent alors une ceinture de métal à laquelle pend une corde autour de leur taille. Chacun d’entre eux saisit l’extrémité du lien et tire dessus.
Les jeunes femmes comprennent ce qu’on attend d’elles et font un pas en direction de leurs ravisseurs.
- On dirait qu’elles ont compris et qu’elles ont décidé d’être raisonnables.
- Méfions-nous tout de même. On devrait peut-être leur enchainer les pieds tout de suite.
Les deux sœurs effrayées d’être ainsi entravées pour escalader l’étroit escalier qui monte au pont supérieur protestent dans leurs bâillons.
- ça n’a pas l’air de leur plaire.
- Et depuis quand, est-ce qu’on s’inquiète de ce qui leur plait ?
Le marin le plus conciliant s’approche de Kathryn et lui caresse les fesses. La jeune femme retient son frémissement de dégoût et de désespoir à l’idée d’être une nouvelle fois traitée comme un animal de compagnie soumis aux caprices de ses propriétaires.
- Ta peau est douce et agréable. Je comprends que ta sœur et toi ayez autant de succès. Vous allez être sages et ne plus tenter de vous révolter. C’est stupide et inutile. Cela ne peut que vous attirer des ennuis.
Humiliées les captives hochent la tête autant que le permet leur douloureuse entrave pour montrer qu’elles ne tenteront plus de se révolter.
Conduites chacune par un marin, elles montent avec difficulté l’escalier qui les conduit au pont supérieur.
Un dernier sursaut de révolte les saisit alors et elles envisagent de se jeter dans la mer. Elles savent pourtant qu’elles n’ont aucune chance de surnager avec leurs entraves mais cela leur paraît un instant préférable à leur sort actuel.
Leur indécision est toutefois fatale à cette terrible tentation qui prend fin quand leurs geôliers enchainent leurs chevilles les privant de toute possibilité de se précipiter vers la mer sans être rattrapées.
Le lâche soulagement qu’elles éprouvent alors à l’idée qu’une fois de plus, elles sont privées de la possibilité de choisir leur destin les terrifie davantage que les entraves et les menaces de leurs maîtres. Sont-elles capables de penser autrement que comme des esclaves ?
Heureusement, elles n’ont guère le temps de s’interroger davantage. Une traction sur leur laisse les rappelle à l’ordre et elles n’ont plus qu’à suivre les marins en direction du salon où leurs futurs époux les attendent avec joie, plaisir et impatience.
Les deux hommes les attendent confortablement installés dans un divan et les regardent approcher en souriant.
- Vous avez pris votre temps.
- Vous savez comment sont les femmes, chef. Toujours à discuter sur la tenue appropriée pour plaire. On a dû insister un peu pour qu’elles acceptent celle-ci.
- Vous avez bien fait. Elles sont superbes.
Franck s’adresse alors à sa « promise » ainsi qu’à celle de Jim.
- Installez-vous, mes chéries.
Toujours debout face à leurs « fiancés », les captives ne comprennent pas ce qu’elles doivent faire.
- Mettez-vous à genoux et tenez-vous bien droites.
Les jeunes femmes, humiliées, obéissent. Elles savent qu’elles n’ont pas d’autre choix.
- Dommage que nous soyons presque arrivés au port, nous aurions pu jouer davantage ensemble. Mais nous aurons tout le temps après le mariage.
- Et surtout quand nous aurons reçu leur héritage.
- Tu veux dire notre héritage.
Les deux ignobles individus éclatent de rire.
Kathryn et Fergie, à genoux face à eux, bâillonnées, les poignets et le cou emprisonnées dans la douloureuse barre d’acier, les chevilles enchaînées, ne partagent évidemment pas leur hilarité.
Franck le remarque et, cruellement, pince le téton de Kathryn, aussitôt suivi de Jim qui agit de même envers Fergie.
Le cri de rage et de douleur des prisonnières est perceptible malgré leur bâillon.
- Vous êtes des ingrates. Au lieu de vous priver de votre héritage, je vous permets de le partager et vous ne savez que manifester votre désapprobation.
Heureusement pour les jeunes femmes, un marin vient annoncer que le yacht accoste au port de l’île.
- Nous reprendrons cette discussion plus tard.
Les deux hommes se lèvent. Les captives, gênées par leurs entraves, font péniblement de même.
Leurs futurs époux saisissent la corde qui est reliée à la ceinture d’acier qui emprisonne leur taille.
Résignées les deux sœurs ainsi tenues en laisse suivent leurs maîtres et se dirigent vers la passerelle qui leur permettra de mettre le pied sur l’île où les attend leur triste destin.