Le stage
Publié : 06 juil. 2015, 02:06
Depuis six semaine qu’Alice logeait chez la cousine de son père, cousine apparue de nulle part comme par miracle au moment où il lui avait fallu trouver un logement, tout allait à merveille. Pour une quadra divorcée, Catherine était des plus sympathique et agréable; les deux femmes s’entendait à merveille. Après sa journée de stage, épuisée, Alice n’avait aucun mal à respecter la seule règle demandée: rester à l’étage quand Catherine ‘recevait’, ce qu’elle avait plutôt interprété comme ‘une petite partie de jambes en l’air’.
Sauf qu’un soir, elle avait oublié son téléphone en bas. Et elle l’avait entendu arriver: un ‘invité’ était là. Impossible de résister, elle descendit les escaliers, priant pour ne pas se faire surprendre, et récupéra son téléphone qui était bien là sur la table. Des petits bruits se faisaient entendre, on devait bien s’amuser là à côté.
Sur la pointe des pieds, elle allait remonter quand la porte du bureau s’ouvrit. Catherine en sortit, ouf! habillée, mais juste vêtue d’une longue jupe sombre et d’un soutien-gorge. L’une et l’autre furent aussi surprises, gênées, de se retrouver face à face, muettes. Alice eut le temps d’entrevoir par la porte. Juste une épaule, un bras, et. Oh!
- Alice?! Mais...
Ne sachant quoi dire, Alice montra son téléphone puis remonta en courant et en laissant échapper un ‘désolée’, avant de s’enfermer dans sa chambre. Honteuse ou confuse, la journée suivante fut mauvaise, inquiète de ce qui allait se passer lorsqu’elle rentrerait le soir. Convaincue qu’il lui faudrait trouver un autre logement.
A sa grande surprise, tout se passa bien. Bonjour, bonne journée?, sourire habituel. Rien que du normal de la part de Catherine. Sauf que, passé 18h, cette dernière engagea la discussion.
- Au fait, pour hier soir...
- Oh! Catherine, je suis désolée, vraiment désolée.
Elle se sentait presque de pleurer, et ça devait se sentir.
- Allons, allons, ce n’est rien. Mais j’aime bien rester discrète sur mes... pratiques, si tu vois ce que je veux dire.
- Tes pratiques?
- Oui! Les cordes, les bâillons et tout le reste. Enfin, ce que tu as vu hier soir...
Alice ne s’était donc pas trompée. L’homme qu’elle avait à peine aperçu était bien attaché. Bouche bée, elle ne savait plus quoi dire, d’autant plus que Catherine semblait d’un coup beaucoup plus sérieuse.
- Et pour ce qui est de la prochaine fois, si c’est nécessaire, je t’enfermerai dans ta chambre le temps qu’il sera là. Voire même, je t’y attacherai. Nous sommes bien d’accord?
- Mais...
- Pas de ‘mais’! D’ailleurs, autant commencer tout de suite pour être sure que tu as bien compris.
Elle allait de nouveau protester que déjà Catherine s’était levée, l’invitant d’un geste à la suivre dans le bureau. Gênée, embarrassée, Alice ne savait plus quoi faire, sauf de se lever et de pénétrer dans le bureau où elle fut agrippée par le bras et poussée à s’asseoir sur la chaise en bois qui trônait là.
Catherine alla se placer derrière elle. Elle entendit un tiroir s’ouvrir d’abord puis ses bras furent tirés dans le dos, et ses poignets attachés solidement avec une corde qui faisait au moins cinq fois le tour, avant d’être nouée à un barreau du dossier.
A peine le temps de réagir, une autre corde était passée par-dessus elle, et tendue sous sa poitrine, tirée en arrière. Elle se sentit redressée, collée contre le dossier, et put compter cette fois quatre tours, puis deux tours supplémentaires au-dessus de ses seins, relevés et comprimés à la fois, avant que cette corde ne fut nouée quelque part dans son dos, mais très certainement au dossier de la chaise.
Pendant un instant, plus un bruit, elle crût que c’en était fini mai Catherine reparut devant elle, plusieurs cordes à la main. Elle s’agenouilla, lui saisit une cheville et la colla contre le pied de la chaise. Puis après avoir plié l’une des cordes en deux, les attacha ensemble. Et recommença avec l’autre cheville.
Dans son dos, discrètement, Alice tenta de voir si elle pourrait détacher ses poignets, essayant de trouver l’un des noeuds et de se tordre les poignets.
- Oh, tu peux essayer. Je n’ai pas trop serré, mais ça devrait tenir...
Mince! Pas si discrète que ça. A nouveau elle se sentit toute honteuse, si bien qu’elle s’arrêta, réfléchissant à ce qu’elle allait dire, ou faire. Pour le ‘faire’, c’était réglé: Catherine venait de se relever, travail accompli, et Alice sentait bien que ses chevilles étaient aussi bien attachées que ses poignets.
- Je l’ai déjà dit, je suis désolée pour hier soir. J’avais juste oublié mon portable. C’est promis: ça ne se reproduira pas.
- Mais j’y compte bien, ma petite. Sinon, je t’attacherai comme ça à ch...
Elle fut interrompue par le téléphone qui se mit à sonner. Il y avait un combiné, là sur le bureau, prête à décrocher. Mais, un regard vers Alice toute ligotée, elle se plaça derrière elle et posa d’abord une main sur sa bouche pour l’empêcher de parler. Puis décrocha. Surprise, Alice ne pensa même pas à essayer de crier, ou même de secouer la tête pour échapper à la pression sur sa bouche.
- Allo, oui?
- ...
- Oui, c’est moi. Qui est à l’appareil?
- ...
- Oh! Madame Sévin. Bonjour! Un instant s’il vous plaît.
Elle entendit un petit bip, et le bruit du combiné qu’on posait sur le bureau; elle comprit bien plus tard que Catherine venait juste de couper le micro. Puis en à peine de secondes, une boule blanche munie de deux sangles de chaque côté glissait sous ses yeux et s’enfonçait dans sa bouche. Tout ça se passait si vite qu’elle n’eut pas le temps de résister et qu’elle se retrouvait bâillonnée, les sangles bouclées sur sa nuque.
Un petit couinement de surprise lui échappa. Drôle de sensation que de se voir bâillonnée de la sorte, complètement impuissante, les mains liées dans le dos. Elle avait l’impression d’avoir la bouche ouverte mais incapable de prononcer le moindre mot.
Bip à nouveau.
- Merci d’avoir attendu. Alors qu’est-ce qui...
(à suivre)
Sauf qu’un soir, elle avait oublié son téléphone en bas. Et elle l’avait entendu arriver: un ‘invité’ était là. Impossible de résister, elle descendit les escaliers, priant pour ne pas se faire surprendre, et récupéra son téléphone qui était bien là sur la table. Des petits bruits se faisaient entendre, on devait bien s’amuser là à côté.
Sur la pointe des pieds, elle allait remonter quand la porte du bureau s’ouvrit. Catherine en sortit, ouf! habillée, mais juste vêtue d’une longue jupe sombre et d’un soutien-gorge. L’une et l’autre furent aussi surprises, gênées, de se retrouver face à face, muettes. Alice eut le temps d’entrevoir par la porte. Juste une épaule, un bras, et. Oh!
- Alice?! Mais...
Ne sachant quoi dire, Alice montra son téléphone puis remonta en courant et en laissant échapper un ‘désolée’, avant de s’enfermer dans sa chambre. Honteuse ou confuse, la journée suivante fut mauvaise, inquiète de ce qui allait se passer lorsqu’elle rentrerait le soir. Convaincue qu’il lui faudrait trouver un autre logement.
A sa grande surprise, tout se passa bien. Bonjour, bonne journée?, sourire habituel. Rien que du normal de la part de Catherine. Sauf que, passé 18h, cette dernière engagea la discussion.
- Au fait, pour hier soir...
- Oh! Catherine, je suis désolée, vraiment désolée.
Elle se sentait presque de pleurer, et ça devait se sentir.
- Allons, allons, ce n’est rien. Mais j’aime bien rester discrète sur mes... pratiques, si tu vois ce que je veux dire.
- Tes pratiques?
- Oui! Les cordes, les bâillons et tout le reste. Enfin, ce que tu as vu hier soir...
Alice ne s’était donc pas trompée. L’homme qu’elle avait à peine aperçu était bien attaché. Bouche bée, elle ne savait plus quoi dire, d’autant plus que Catherine semblait d’un coup beaucoup plus sérieuse.
- Et pour ce qui est de la prochaine fois, si c’est nécessaire, je t’enfermerai dans ta chambre le temps qu’il sera là. Voire même, je t’y attacherai. Nous sommes bien d’accord?
- Mais...
- Pas de ‘mais’! D’ailleurs, autant commencer tout de suite pour être sure que tu as bien compris.
Elle allait de nouveau protester que déjà Catherine s’était levée, l’invitant d’un geste à la suivre dans le bureau. Gênée, embarrassée, Alice ne savait plus quoi faire, sauf de se lever et de pénétrer dans le bureau où elle fut agrippée par le bras et poussée à s’asseoir sur la chaise en bois qui trônait là.
Catherine alla se placer derrière elle. Elle entendit un tiroir s’ouvrir d’abord puis ses bras furent tirés dans le dos, et ses poignets attachés solidement avec une corde qui faisait au moins cinq fois le tour, avant d’être nouée à un barreau du dossier.
A peine le temps de réagir, une autre corde était passée par-dessus elle, et tendue sous sa poitrine, tirée en arrière. Elle se sentit redressée, collée contre le dossier, et put compter cette fois quatre tours, puis deux tours supplémentaires au-dessus de ses seins, relevés et comprimés à la fois, avant que cette corde ne fut nouée quelque part dans son dos, mais très certainement au dossier de la chaise.
Pendant un instant, plus un bruit, elle crût que c’en était fini mai Catherine reparut devant elle, plusieurs cordes à la main. Elle s’agenouilla, lui saisit une cheville et la colla contre le pied de la chaise. Puis après avoir plié l’une des cordes en deux, les attacha ensemble. Et recommença avec l’autre cheville.
Dans son dos, discrètement, Alice tenta de voir si elle pourrait détacher ses poignets, essayant de trouver l’un des noeuds et de se tordre les poignets.
- Oh, tu peux essayer. Je n’ai pas trop serré, mais ça devrait tenir...
Mince! Pas si discrète que ça. A nouveau elle se sentit toute honteuse, si bien qu’elle s’arrêta, réfléchissant à ce qu’elle allait dire, ou faire. Pour le ‘faire’, c’était réglé: Catherine venait de se relever, travail accompli, et Alice sentait bien que ses chevilles étaient aussi bien attachées que ses poignets.
- Je l’ai déjà dit, je suis désolée pour hier soir. J’avais juste oublié mon portable. C’est promis: ça ne se reproduira pas.
- Mais j’y compte bien, ma petite. Sinon, je t’attacherai comme ça à ch...
Elle fut interrompue par le téléphone qui se mit à sonner. Il y avait un combiné, là sur le bureau, prête à décrocher. Mais, un regard vers Alice toute ligotée, elle se plaça derrière elle et posa d’abord une main sur sa bouche pour l’empêcher de parler. Puis décrocha. Surprise, Alice ne pensa même pas à essayer de crier, ou même de secouer la tête pour échapper à la pression sur sa bouche.
- Allo, oui?
- ...
- Oui, c’est moi. Qui est à l’appareil?
- ...
- Oh! Madame Sévin. Bonjour! Un instant s’il vous plaît.
Elle entendit un petit bip, et le bruit du combiné qu’on posait sur le bureau; elle comprit bien plus tard que Catherine venait juste de couper le micro. Puis en à peine de secondes, une boule blanche munie de deux sangles de chaque côté glissait sous ses yeux et s’enfonçait dans sa bouche. Tout ça se passait si vite qu’elle n’eut pas le temps de résister et qu’elle se retrouvait bâillonnée, les sangles bouclées sur sa nuque.
Un petit couinement de surprise lui échappa. Drôle de sensation que de se voir bâillonnée de la sorte, complètement impuissante, les mains liées dans le dos. Elle avait l’impression d’avoir la bouche ouverte mais incapable de prononcer le moindre mot.
Bip à nouveau.
- Merci d’avoir attendu. Alors qu’est-ce qui...
(à suivre)