Premiere histoire (Dark Fantasy)
Publié : 14 août 2016, 16:44
Bonjour a tous !
J'ai ecrit ma premiere histoire avec du bondage dedans. Bon malheureusement, emporte par l'inspiration qui venait soudain, j'ai bien plus ecrit que ce que je pensais... Du coup, la scene de bondage n'arrive que tres, tres (tres) tardivement et j'espere sincerement que ca ne va pas vous lasser ^^
Vous pourrez la voir car je mettrai une double rangee d'etoiles.
D'ailleurs je mettrai une rangee d'etoiles pour une scene qui se passe avant et qui peut choquer certaines personnes.
Bonne lecture ! Et j'attends vos retours les plus critiques possibles, je veux m'ameliorer
.
PS : Je n'ai pas encore eu trop le temps de me relire, etant en vacances et je n'ai pas mis tous les accents, etant sur portable pour l'instant
Apres avoir fini son discours, il se retourna sur son cheval afin de scruter les visages tendus qui se succedaient derriere lui. L'air était électrique, la tension lourde. Son discours avait neanmoins reussit a dissiper une partie des doutes et a instaurer un certain heroisme et une bonne envie fe combattre chez ses hommes. Il revint a sa position initiale et observa le champs de bataille, ou plutôt le champs qui allait devenir une bataille car son infanterie, avec son armure d’acier magnifiquement polie et astiquee – il était particulierement fier de la discipline rigoureuse instauree au sein de son armee- rayonnante et reverberant la lumiere du soleil, venait de commencer sa charge. C'est avec un cri gargantuesque, comme sortant d'un immense animal au corps separe en deux, que les deux armees se rentrerent dedans. Le fracas des armes et des corps s'entrechoquant fut terrible et il put l'entendre assez distinctement bien qu'il fut a quelques lieues sur sa colline. Les premieres hurlements des blesses finirent par arriver et le Roi grimaca tant il était impatient de venir en aide a ses hommes. Mais il devait attendre que son plan se deroule comme prevu afin de vaincre le plus rapidement possible l'armee adverse et en limitant les pertes, apres tout, c'était ses futurs sujets qu'il combattait presentement. Pour l'instant, son plan s'était deroule comme il l'avait elabore avec ses maitres de guerres et ses generaux. Ses archers avaient utiliser la nouvelle arme que ses ingenieurs avaient élaboré, une sorte d'arc plus epais avec un mecanisme permettant de bloquer la corde et un ressort relié a une gachette afin de relacher toute la tension accumulee. Cette arme permettait de relacher des traits plus lourds et pénétrants pour un effort assez faible. De plus, en ajoutant des grands pavots au dos de ses nouveaux archers, il leur permettait de pouvoir se tourner et de recharger leur arme en toute quietude, les traits des archers adverses se fichant dans le bouclier. Le corps des archers du Roi Frederic, ce fieffe gredin, avaient donc était facilement reduit a neant, la nouvelle arme detruisant leur moral aussi efficacement que le feu reduisait en cendres une habitation de bois. Ils avaient donc fui assez rapidement, et ses nouveaux archers avaient donc pu arroser le corps d'infanterie adverse afin de l’affaiblir le plus possible avant la charge de sa propre infanterie. Il avait elabore la strategie suivant pour ce corps a corps opposant des milliers de soldats : ses meilleurs guerriers sur le flanc droit afin qu'ils percent le plus rapidement possible dans le flanc gauche ennemi pour effectuer une manœuvre d'encerclement pogressive. Dans le meme temps, il avait elabore un centre et un flanc gauche plus defensif, afin qu'ils tiennent leurs positions le temps que le flanc droit enveloppe l'armee adverse. Mais surtout, il avait prevu que Frederic enverrait sa cavalerie sur le flanc le plus faible afin de créer un mouvement de panique, qui ressemblait en un sens au feu de foret, il pouvait se repandre tres rapidement. Neanmoins, non loin dudit flanc existait un morceau de foret dans lequel il avait cache une section d'archers experimentes ainsi que de lanciers. Le but était de couper la route a la cavalerie adverse grace aux lanciers, puis les detruire completement grace aux archers specialises dans ce type d'adversaires. Ils etaient en effet equipes de tres longs arcs permettant de percer les epaisses cuirasses que possedaient les chevaliers du Roi Frederic.
Il eut un sourire exprimant a la fois la joie de voir son plan etre en phase de reussite mais aussi de la tristesse en songeant aux morts qui allaient suivre, car la cavalerie adverse s'engageait tres exactement a l'endroit qu'il avait prevu. Ce qui devait arriver arriva, et les chevaliers furent mis en piece. Enfin ! Il attendait ce moment depuis le debut de la bataille. Il leva le bras et hurla : «Nous sommes venus ici pour liberer ces fils de chiens de ce Roi cruel et pour les integrer a notre glorieux empire ! Vainquons les dans les regles de l'art et revenons a la maison avec tout l'honneur que cela suppose ! A l'attaque ! ». Et il baissa le bras et lanca son cheval a toute vitesse vers le flanc droit de l'armee ennemie. Le vent siffla a ses oreilles et il ressentit la sensation grisante via ses cheveux qui voletaient derriere sa tete. Il sourit. C'était son moment prefere dans la bataille. La charge heroique qui allait mettre un terme a la bataille. Rapidement, les guerriers qui apparaissaient petits depuis sa colline eloignee se firent de plus en plus grands. Il put desormais distinguer les visages des assaillants et des defenseurs. Le flanc droit qu'il chargeait suivi de ses vaillants Telomeros, sa cavalerie reconnue partout dans le monde, se rapprochait de plus en plus jusqu’à ce que… Le bruit assourdissant des armures enfonces par la charge des chevaux explosa lorsqu'il arriva au contact et que ses cavaliers suivirent. Il realisa une percee et penetra profondement dans les rangs ennemis. Il tailladait a droite et a gauche. Trancher. Trancher. Taillader. Tuer. Penser le moins possible au moment present. Voila les maitres mots du combat. Soudain, un immense spadassin equipe d’un lourd espadon surgit et assena un puissant coup d'epee qu'il para avec son bouclier mais la violence du choc le désarçonna et il choisit de tomber avec souplesse en vidant ses etriers et en effectuant une roulade arrière. Son cheval Bucéphale, sentant l'absence de cavalier sur lui pour le raisonner au sein du terrible et angoissant bordel qu'était la réalité de la bataille s'enfuit au galop vers un horizon plus paisible.
Pendant ce temps, le Roi Melkor, a pieds désormais, était entré dans une transe guerriere. Le danger était encore plus présent maintenant qu'il était plus vulnérable et moins visible etant disparu dans le fouillis de la bataille. Mais il avait été forme par les meilleurs, son corps entier était une arme et son esprit était rompu a l'art de la guerre sous toutes ses formes. Au sein d'une bataille comme celle-ci, et malgré le fait qu’il détestait les tueries, il se sentait comme un poisson dans l'eau. C'était l'un de ses nombreux talents et il était ne pour ces moments. Cela se voyait par le cuir de la poignée de son epee qui était fortement use par l'usage et l'entrainement intensif auquel il se soumettait. Un soldat le chargea et tenta de lui assener un coup horizontale qui l'aurait décapiter s'il n'avait esquiver en se baissant. Puis, avec une infinie douceur, aussi doux que le baiser d'une mère bordant son enfant pour qu'il s'endorme, tout en tournoyant il trancha la gorge de ce pauvre guerrier. C'était étrange que celui-ci ait tente de le tuer, il était pourtant reconnaissable dans son armure parée du blason de sa famille. Le crime de lèse-majesté était pourtant l'un des plus sévèrement punis des 20 Royaumes. Aucun soldat normal ne possédait le droit de tuer ou de blesser gravement un roi. Si jamais cela arrivait, les tortures les plus sévères étaient administrées au soldat qui avait ose transgresser de façon aussi osée l'ordre social. Ca allait du supplice du bambou a la torture plus psychologique et physique avec isolement complet dans un cachot construit a cet effet. Tout en pensant a cela, le roi tournoyant sur lui-même, sautait, dansait tout en donnant des coups d’épée dans un spectacle de morts sinistre. Il était tout simplement intouchable et trop rapide pour le commun des mortels, personne ne pouvait le vaincre en combat loyal. A ce propos, pensa t'il, c'était la seule façon qu'un roi soit tué. Seul un autre roi pouvait le vaincre lors d’un duel qui était suppose être observe par les Dieux eux-mêmes. C'était d’ailleurs ce qu'il comptait faire avec ce roi cruel qu'était Frederic. Un roi qui ne se préoccupait pas de ses sujets, voire même qui prenait des décisions allant dans le sens contraire, que ce soit sur le court, moyen ou long terme, n'était pas digne d’être un roi. Alors si en plus, il s'amusait même a torturer et a faire souffrir les gens qui étaient sous son pouvoir. D'un seul coup surgit de la mêlée un brave soldat qui lui donna un peu plus de fil a retordre. Ses feintes et coups d'estocs étaient fort rapides et pertinents. Néanmoins, après la surprise passée, le roi se mit a accélérer la cadence, multipliant les assauts, en bas, a gauche, a droite, puis de nouveau a gauche, sans cesse les coups pleuvaient et le soldat au grand mérite faiblissait de plus en plus. Le roi finit par voir la peur apparaitre dans ses yeux. Quel dommage ! Un tel épéiste ne devrait pas céder a un tel sentiment. C'était pourtant l'un des principes de base de l'entrainement ! Lorsque l'on finit par se laisser envahir par cette terreur de la mort, le combat est dores et déjà fini. Il décida donc de cesser incessamment le combat et le blessa au bras. Il lui dit ensuite : «Survit a cette bataille, puis lorsque je serai ton roi, revient me voir, j’aurai des propositions pour toi ». Puis il tourna les talons et chargea un guerrier qui combattait un de ses hommes. Très rapidement, il se débarrassa de lui puis retourna dans ses pensées, laissant son corps dans un état de reflexes intenses comme il l'avait appris au fur et a mesure de son entrainement intensif, il fallait laisser son esprit vagabonder et laisser tout le contrôle a son corps. Tout en se taillant un chemin a travers la masse de soldats qui s'entretuaient. Il sentait la fin de la bataille qui arrivait peu a peu, la peur et le découragement se lisant de plus en plus dans les yeux des rangs de guerriers adverses. Bientôt, il pourrait ajouter ce royaume au sien, ou comme il songeait de plus en plus a l'appeler, a son empire. Car c'en était bel et bien un. Des Vingt Royaumes de base, il n'en resterait plus que Dix dans quelques jours. Il avait conquis les huit autres a force de persuasion, de complots et parfois grâce a la force comme il le faisait d'ailleurs en ce moment. Son premier pas sur la route de la conquête avait été l'alliance par le mariage avec son plus proche voisin, l'ancien et vieux roi Gunther qui, malgré ses nombreuses épouses successives, n'avait finalement réussi qu'a avoir une fille, Segestica, malgré les quelques rumeurs entourant l'ascendance masculine de cette enfant, celle-ci ne lui ressemblant pas le moins du monde. Enfin, de toutes façons, ce n'était plus important du tout. Il avait manœuvrer avec l'un des conseillers vereux de Gunther afin qu'il empoisonne le vieux roi en échange du don du contrôle total de l'administration de ce royaume, bien qu’il serait tout de même sous ses ordres . Sauf qu'il avait utilise un agent double travaillant finalement pour lui ,Melkor, et l'empoisonnement, qui devait au début être discret et invisible, se révéla être tout le contraire et le peuple du Royaume se révolta contre le nouvel administrateur. Melkor arriva alors avec son armée afin de calmer les évènements puis exécuta publiquement, en ayant couper sa langue préalablement bien entendu, le conseiller régicide. L’agent double ayant disparu de la surface de ce monde, personne n'était plus au courant de ce qu'il s'était réellement passe. Quelques années après, son épouse acariâtre, hautaine et amère, avait malheureusement succombe a une maladie fort virulente dans un contexte pourtant assez paisible a ce niveau la, quelle étrangeté que tout cela ! Le royaume put enfin etre annexe en toute quiétude, et le peuple, se souvenant du rôle de Melkor dans la crise du conseiller, l'accueillit les bras ouverts comme leur nouveau roi.
Les royaumes suivants furent conquis par la nouvelle force surpuissante composée des deux armées des deux royaumes. Beaucoup avait été sceptique sur la stabilité de son nouveau royaume qui s'agrandissait rapidement. Mais Melkor avait compris comment fonctionnait le peuple, et surtout comment le contenter afin qu'il n'ait pas l’idée de provoquer des troubles, voire des révoltes. En effet, il suffisait tout simplement d’améliorer les conditions de vies et les droits du peuple pour que celui-ci, comprenant qu'il avait plus a gagner dans ce nouveau système, ne veuille pas revenir a l'ancien. C'est ce qu'il avait fait en instaurant une justice bien plus égalitaire pour le commun des roturiers, en empêchant les condamnations arbitraires qui etaient souvent l'apanage du pouvoir royal ou de ceux qui le conseillait. De plus, grâce aux grandes reformes agraires qu'il avait effectue dans son royaume, celui-ci jouissait d'une abondante nourriture qui plaisait forcement aux nouveaux sujets lorsqu'elle se déversait dans les nouvelles cites conquises faisait baisser les prix de marches er ainsi permettait au plus grand nombre d'y accéder. De plus, a chaque nouveau changement de souverain, il promulguait la libération de tous les crimes mineurs, comme les simples vols ou autres faceties. Les sujets avaient besoin d’un roi autoritaire mais qui connaisse aussi la magnanimité. Voila pourquoi il avait réussi, pour l'instant, la ou tous les autres avaient echoue. Au final, il fallait juste se méfier de ceux dans les mains desquels il y avait eu un certain pouvoir. De la pouvait venir le vrai danger. Les plus a mêmes de créer de vrais troubles étaient éliminés discrètement. Les autres, surveillés étroitement.
Au fur et a mesure que les récits des ses conquêtes et de la puissance grandissante de son royaume-empire se répandaient, avec l'aide de nombreux agents de propagande il faut l'avouer, l'aura du roi Melkor vint se nimber de légendes. Il devint un roi-dieu dont la grandeur dépassait tout ce que les Vingt Royaumes avaient jamais connus, sa clémence fut reconnue partout et l'envie de l'avoir pour souverain commença a grandir. Même certains rois finirent par y croire et livrèrent leur royaume au nouveau grand Roi. Un autre royaume vit son peuple se révolter contre son souverain, considéré comme faible, et proclame l'opportuniste comme étant leur nouveau roi. Puis, il conquit les royaumes de deux souverains sous le prétexte de la réputation cruelle des régnants, et s'afficha ainsi en tant que libérateur du peuple. Les conquêtes, au lieu de produire un sentiment de crainte de la part des autres peuples vis-à-vis de ce conquérant participèrent finalement a l’élaboration d’une fièvre superstitieuse dont le centre était le roi. Le succès donc, était pour l’instant total. Enfin presque car malheureusement, il n'avait toujours pas d’hériter qui pourrait assurer la stabilité de l'Empire naissant. Il n'avait pas non plus de femme, son esprit non rationnelle ayant toujours l'ascendant sur ce point la et induisant l'envie d'une épouse qui le comprendrait et qui serait pour lui un soutien plus qu’un fardeau comme Segesta l'avait été en son temps.
Soudain, un guerrier particulièrement habile lui fit sauter l’épée de ses mains lors d'un instant d'inattention, la pensée particulièrement triste qu'il n'ait pu trouver la femme idéalisée fermement ancrée dans son esprit. Son épée Dragothor, une pure merveille de techniques et technologies, gisait trop loin de sa portée tandis que le soldat le tenait en joue avec sa rapière. Celui-ci lui cracha alors : «Rends toi, roitelet. C'est fini, tu ne peux plus rien faire. Avec ta capture, la bataille va s’arrêter et ton empire s'effondrera de lui-même au moment ou tout le monde comprendra que tu n'es qu'un homme colle un autre. ». Devant un tel ton suffisant et une telle insulte, Melkor ne put réprimer la colère qui lui empourpra tout le visage. Quel effronté ! Il le chargea alors, sans armes. Surpris, le soldat tenta un revers que le roi esquiva sans aucun mal tout en pivotant. Il se retrouva alors de profil par rapport au guerrier. Il lui assena alors un violent coup de coude en biais dans son nez. L'arête brisée du nez rentra alors dans le cerveau de l'homme qui, tue sur le coup, tomba mollement au sol.
Tout en allant chercher Dragathor, Melkor pensa que son entrainement avait fait de lui une arme complète. Il n'avait pas forcement besoin d’armes pour être mortel. Son corps était une arme. Il n'avait jamais été mis en difficulté lors de ce court affrontement. Et s'il l'avait été, il avait bien d’autres surprises en attente, dont le secret était total. Nul ne devait s'en douter, même ses proches conseillers n'avaient pas été mis au courant. Un mince sourire s’étira sur son visage, il fallait qu'il stoppe le sentiment de toute puissance qu'il sentait poindre en son sein. S'il laissait libre court a cette vision de lui-même, tout ce pour quoi il avait combattu périrait. Il n'avait pas construit son Empire pour opprimer ses nouveaux sujets. Il l'avait battu pour sécuriser un havre de paix pour les Hommes. Une barrière inexpugnable permettant d’arrêter toutes les menaces extérieures possibles. Il y aurait pu y avoir l'empire de Norguilë qui aurait pu remplir cet objectif, mais il était ronge par les guerres intestines et la corruption. De plus, après toute considération, il était bien trop lointain., Les hommes de cette partie du monde ne pouvait donc que compter sur eux-mêmes.
Et c'est a ce moment la, alors qu'il ressassait tout ces faits tout en continuant sa danse mortelle interminable, que le premier homme prit la fuite. La joie se répandit dans tout son corps alors que la victoire totale arrivait au grand galop. Un homme qui fuyait, c'était la possibilité d'une panique généralisée qui pouvait faire se détruire une armée entière. Et c'est exactement ce qu'il se passa. Malgré les exhortations du général qui était reste a l’arrière de l’armée sur son cheval, les soldats furent de plus en plus a fuir et ce fut la débandade. Maintenant, c'était l'instant critique. Il avait bien briefer tous les officiers qui devaient a leur tour donner l'ordre aux simples soldats : lors de la fuite et de la pourchasse qui allait s'ensuivre, il ne fallait aucune tuerie. Que des captures. De tels événements pouvaient fortement ternir sa réputation pour un temps. Il courut en sifflant pour attirer Bucephale, en espérant qu'il ne soit pas trop loin pour entendre. Dores et déjà, il entendait ses officiers aboyer des ordres. Il fallait a tout prix que Bucephale arrive pour qu’il puisse superviser la capture du maximum de prisonniers. Il se maudit intérieurement, il s'était laisse envahir par l'excitation de la bataille, malgré son détachement. Il n'avait pas réussi a garder la tête froide et les pensées rationnelles. A penser a tout son plan. Il s'était laisse dépasser par les évènements pendant quelques instants et voila qu'il ne pouvait pas s'assurer que le boulot soit bien fait ! Bon, il était oblige d'utiliser son atout secret. Il se concentra durant sa course et réussit a retrouver l'esprit qu'il connaissait bien. Peu après, un hennissement reconnaissable entre tous retentit. Il sourit et continua sa course, sachant que son cheval allait facilement se caler sur sa vitesse afin de lui permettre de monter d'un seul coup sur dos en s'accrochant a sa crinière.
Une fois de nouveau sur sa monture, il partit au galop afin de rejoindre chacun de ses officiers tout en hurlant : «Aucune tuerie mes braves soldats ! Je ne veux que des prisonniers bien vivants, pas des cadavres ! ». En faisant le tour des officiers, il commença à être rassuré. Ils avaient bien relayer les ordres et surtout la punition qui attendait celui qui désobéissait. Finalement, il retourna au galop vers l’arrière de l’armée afin de prévenir les ordres des médecins qui attendaient son signal pour aller soigner tous les blesses possibles. Une fois arrive dans le camp retranche, il se rua vers l'immense tente qui surplombait toutes les autres : l’hôpital ou était présent tous les médecins. Sur le chemin, il reçut de nombreuses demandes sur comment c'était déroulée la bataille, et il donna toujours la même réponse pour ce genre de questions : « Notre glorieux royaume a de nouveau libéré un peuple de ses oppresseurs ! ».
Une fois toutes ses taches accomplies, le grand roi Melkor regagna sa tente royal. Il eut un sourire en voyant l’atmosphère confortable et chaleureuse qui s'étalait devant lui. De nombreux meubles finement gravés ornaient les contours de son habitation, des statues ornementaient le reste de la piece. Au centre de la tente trônait un immense lit avec d'innombrables coussins de couleurs chaleureuses et colorées installés sur des draps de satin de la matière la plus noble et douce. Il s'assit tranquillement sur le lit puis poussa un soupir lorsqu'il enleva ses bottes pour pouvoir s'allonger sur ses draps et prendre un peu de repos. Finalement, il était plus fatigue que ce qu'il pensait. Il n'avait aucune idée de combien de temps il avait combattu dans la mêlée, mais connaissant ses capacités hors magie, cela avait surement duré quelques heures. Il appela les hommes qui gardaient sa tente pour leur donner la directive d’empêcher impérativement toute entrée pour environ 1 heure. Puis il se détendit et rentra dans sa transe régénérative. Une mince lueur bleue apparut le long de son corps, comme une seconde peau. Environ une heure plus tard il sortit de sa torpeur. Il se sentit d'un seul coup plein d’énergie. Il se leva d'un bond, remis ses bottes puis sortit d'un pas énergique et puissant. Les gardes se prosternèrent en le voyant émerger de la tente. Le roi leur demanda alors s'ils avaient des nouvelles sur le retour de l’armée et le déroulement des opérations de chasse de la masse de soldats en fuite. Alors que les gardes, désolés, répondaient qu'ils n'avaient pas bouge de leur poste comme il seyait a leur position et qu'ils n'avaient donc pu avoir aucune information, un coursier rapide avec un soldat sur son dos déboula et s’arrêta juste devant le roi.
«Mon Roi ! Mon Roi ! Notre armée victorieuse est en train de revenir au camp apres avoir complètement détruit l'ennemi ! De l'effectif de base il ne reste plus grand-chose et les prisonniers sont nombreux ! C'est une glorieuse victoire mon seigneur ! » lui annonça t-il.
«Parfait ! Va annoncer aux généraux que ce soir, nous fêtons la victoire et que demain tous les soldats auront quartier libre et pourront se reposer. Qu'ils sortent tous les tonneaux de biere et de vins pour que nous puissions festoyer toute la nuit ! Et tu iras ensuite voir les officiers charges des prisonniers pour qu'ils préparent l'infrastructure nécessaire pour les accueillir. Qu'ils se rappellent que ces prisonniers sont nos futurs confrères ! Qu'ils soient traites le plus dignement possible ! Ce ne sont plus nos ennemis. » Ordonna le roi.
A ces mots, tous les soldats présents dans les parages qui écoutaient hurlèrent leur approbation puis scanderent le nom du roi : «MELKOR ! MELKOR ! » L'ovation lui tira un sourire. Il adorait ces moments la, le moment d'excitation pure induit par la joie totale de ces hommes devant une telle victoire. Meme si ce n'etait pas encore fini, il fallait reconnaitre que l'on approchait grandement de la Victoire. Les Dix Dieux avaient été avec lui depuis le début, il n'y avait pour l'instant aucune raison que cela change. Le Roi Frederic etait toujours vivant, n'ayant pas participe a la bataille, ce qui allait surement créé une situation plus complexe mais son armée avait ete completement annihilée avec la majeure partie des troupes capturées. Il allait tres certainement se retrancher dans sa capitale desormais, mais Melkor avait prevu cela et ses nombreux agents infiltres dans celle-ci avait deja du faire en sorte de controler en grande partie plusieurs postes de garde voire meme, avec un peu de chance, l'une des portes. Il ne restera qu'a avoir le signal quand ils arriveraient aux portes de la ville pour en être surs. Mais tout cela aurait lieu dans quelques jours, il n'y avait pas lieu de s'en inquieter, pour l'instant il valait mieux profiter de la fete qui allait se derouler, sachant qu'aucune contre attaque ne pouvait avoir lieu au vu de la maniere dont l'armee de ce royaume etait exsangue.
La fête s'était déroulée de la meilleure façon possible. L'alcool ayant coule a flots, l'ambiance etait rapidement devenu joviale et lui, le roi, en avait profite pour se mêler un peu a la foule de ses soldats. Il avait réellement apprécié les moments de franche camaraderie qu'il avait ou partager avec de nombreux groupes. Les jeux d'alcool qu'il avait accompli avec eux, les chansons chantées a tue tête, les défis lancés, les discussions animées... Et il savait très bien que le fait qu'un roi vienne festoyer avec eux avait encore plus raffermi le respect, la confiance ainsi que la foi qu'ils avaient pour lui. Desormais, dans tout le royaume, et peut etre meme tous les royaumes, il serait su que le Bon roi Melkor participe aux jovialites aux cotes de ses hommes. Il n'avait même pas prévu que ses hommes feraient même participer les prisonniers aux réjouissances en leur donnant quelques tonneaux pour qu'ils puissent boire un peu. Il ne s'était pas du tout attendu a une telle réaction, ou pas aussi tot tout du moins. Les prisonniers avaient bu dans leur coin, sans montrer malgre tout de la joie, la defaite restant encore gravée dans leur esprit, mais la marque de respect que leur avait montre ses soldats allaient s'inscrire dans leurs pensees et participeraient activement a leur faire penser que rejoindre le nouvel Empire n'était pas forcement une mauvaise chose. Ayant de plus accorde une prime a chaque soldat pour la victoire, comme a son habitude, ceux ci allaient vivement profiter de la nuit grace aux delices des creatures qui suivaient tout type d'armee.
Il rentra dans sa tente, saluant au passage les divers guerriers de sa garde rapprochée en gardant cette idée en tête. Il n'avait personne pour partager sa couche et ses secrets, pour vivre les moments de pur amour, détachés du monde et la relation quasi fusionnelle qu'il avait observe chez ses parents, son modèle pour tout ce qui était relatif a ces questions. Pourtant, ils ne s'étaient pas maries par amour mais par obligation, puis ils avaient appris à s'aimer et de cet amour était né une complicité extrême. Complicité qui s'était renforcée avec leur projet pour leur fils. En pensant a tout ce qu'ils avaient fait pour lui, il s'endormit.
Quelques jours plus tard, il se tenait devant les portes de Doune, la capitale du royaume de Frederic, a demander la capitulation de la ville pour éviter des morts inutiles. A l'aide de son pouvoir, il pouvait sentir l'hésitation des défenseurs qui n'avaient aucune envie de se battre pour un roi pour qui ils n'éprouvaient que de la haine. Mais il sentait tout de même qu'ils n'avaient pas non plus envie de voir une armée ennemie entrer dans leur ville et faire ce à quoi toute armee s'adonnait lorsqu'elle entrait dans une cité. Rien que parmi les défenseurs, nombreux étaient ceux qui possédaient des engeances sans le savoir. Toujours est il qu'il fallait envoyer le signal pour les agents dormants, il fallait prendre cette cite le plus facilement possible, c'est à dire lorsque les defenseurs n'etaient pas vigilants et que leurs pensées étaient entièrement tournées vers le doute instille par la demande de Melkor. S'ils s'apercevaient qu'une bonne partie des postes de garde étaient tombes aux mains de l'ennemi, et donc que le siege serait d'une toute autre difficulte pour eux, ils se rendraient automatiquement. Le grand roi Melkor soupira interieurement. "Il y a une autre methode bien plus simple" songea t'il en analysant profondement le bois de la porte principale. Il pourrait tout simplement la faire exploser a l'aide de sa magie. Ce serait si facile...Mais le probleme etait le ternissement de sa reputation apres un tel acte, la magie n'étant pas apprécié au sein des ex-Vingt Royaumes. Les gens prendraient alors sa capacite magique comme un danger, ils augmenteront la garnison et nous perdrons plus d'hommes lors de l'assaut !" Lui opposa l'un des ces généraux, Parménion. Cet homme était très certainement l'un des plus loyaux sous son commandement. Avec son frère jumeaux, Parminius, ils constituaient la partie de l’Etat Major en qui il avait le plus de confiance. Les deux êtres l'avaient toujours suivi et soutenu du mieux qu'ils pouvaient. De plus, leurs conseils de guerre étaient fort justes et intéressants l'immense majorité du temps. Il les considérait même comme faisant parti de son cercle très ferme des amis.
" C'est un risque a prendre. De toutes facons, nous avons l'avantage de nos agents dormants. Ils ne s'y attendent pas et Doune nous tombera dans les mains comme un fruit trop mûr. Execution !" Répliqua Melkor.
Le général le salua puis partit au galop vers l'arrière.
Assez rapidement -ils avaient déjà été préparés- les prisonniers arrivèrent, puis on les libera de leur chaine afin qu'ils puissent rejoindre leur cite. Ils n'en revinrent tout simplement pas. Ils regardèrent en arrière, pensant qu'un piège les attendait. En effet, il était assez rare, voire même impossible, qu'un seigneur de guerre libère des prisonniers ennemis alors qu'il se trouvait a faire le siège de leur cite. On assistait de manière assez commune a des exécutions massives, voire même a des lancers de têtes ou de corps via les catapultes dans la ville afin de faire naitre la terreur chez les défenseurs. Ils s'attendaient très certainement a recevoir une volée de flèches au moment ou ils seraient a mi-chemin.
Melkor prit donc la parole et leur adressa ces mots :" Marchez sans crainte vers votre cite, vous etes libres et nulle flèche ne viendra vous atteindre. Vous pouvez retrouver vos épouses et enfants. Je ne souhaite aucune morts humaines. Nous ne devrions pas nous battre entre nous, mais tous nous allier afin de combattre les vrais ennemis ! Malheureusement, votre seigneur ne comprend pas une telle possibilité. Il ne perçoit que son propre intérêt dans sa folie égocentrique ! Il ne voit pas ce que l'humanité pourrait devenir si elle était soudée ! Une fois que vous serez dans l'enceinte rassurante de votre cite, réfléchissez bien a ce que vous pensez être juste ! ». Ces mots les rassurerent quelque peu et ils se presserent vers la cite, non sans jeter des regards en arrière. La porte s'ouvrit lorsqu'ils arrivèrent a proximité, puis se ferma une fois qu'ils dépassèrent le seuil. Peu après, en se concentrant, le futur empereur réussit a entendre les bruits de conversation entre les prisonniers et les nombreux soldats qui étaient venus a leur rencontre.
«Askenas, tu vas bien ? Ou sont les…. »
«Ils nous ont traite de la meilleure manière possible, ils nous ont meme offert du vin ! Je ne sais comment les juger, ils ont tue nos…. »
« …Ce sont les pires salauds qu'il puisse exister !ls massacrent nos freres puis nous traitent bien pour faire passer la pommade ! Moi je dis, il faut… »
«…apres tout, Melkor avait demande la reddition de notre seigneur. Comme il avait refuse, il aurait pu tous nous exécuter…. »
« …je ne sais que penser… »
En prenant la température de cette manière, Melkor s’aperçut que, comme il s'y attendait, cela n'allait pas fonctionner. C'était dommage, mais prévisible. Il fallait donc passer aux choses sérieuses. Il leva le bras jusqu’à attendre les cliquetis des catapultes qui se trouvaient derrière lui, montrant sur celles-ci étaient chargées et prêtes a l'usage. Il baisse le bras énergiquement et avec un immense claquement, toutes les catapultes relâchèrent leur contenu. Les boulets de pierre vinrent tous s’écraser sur les murailles de la ville, qui ne semblèrent pas le moins du monde être affectées. Apres que les boulets soient retombes sur ka terre ferme, aux pieds des murailles, et que la poussière fut retombée, ils purent tous voir que la muraille n'avait aucun signe visible d'une quelconque attaque. Melkor sourit. C'était parfait. Maintenant, les défenseurs étaient captivés par son artillerie, attendant la prochaine action . Ils pensaient même très certainement, comme il était commun dans ce genre de guerre, que ce premier coup était un test, une manière de sonder la solidité des défenses. Ils ne se doutaient pas, il le sentait, que c'était en fait le signal qu'attendaient les agents dormants pour prendre le contrôle de deux pans de murs, au minimum. Il regarda sur sa droite, les échelles étaient prêtes et allaient pouvoir être déployées de manière très rapide. Son armée, maintenant l'illusion de vouloir attaquer de tout cote se maintenaient prêts a se ruer vers la faille de la défense. En attendant que les agents se regroupent et effectuent leur travail, il ordonna le pilonnage des murailles en espérant que ses agents doubles réussissent leur tache, l’intégralité du plan reposant sur cet acte. Puis, d'un seul coup, un drapeau flotta au dessus de trois tours adjacentes, ce signal permettant de comprendre que les deux pans de murs étaient sous contrôle. C'était logique, ils n'auraient pas pu échouer, l’armée ennemie avait bien trop été diminuée pour pouvoir arrêter une attaque de l’intérieur. Il avait ressentit un doute, il est vrai, mais c'était le doute qui surgissait toujours avant le déroulement d'un plan qui ne pouvait échouer. Il était naturel et habituel. Il regarda ses soldats, tira son épée, et hurla son commandement : «A l'attaque ! ». D'une seule voix, des milliers d'hommes se ruèrent vers les murailles prises a l'ennemi, juste derrière les porteurs d’échelle. Tres rapidement, celles-ci furent installées et les premiers soldats se dépêchèrent de grimper dessus le plus vite possible. Rapidement, les derniers bruits de combats qui se déroulaient sur les pans de murailles conquis -tres certainement les derniers guerriers ennemis qui luttaient pour tenir le pans de la muraille- se turent. A ce moment precis, un page apporta au roi Melkor un objet invente par ses ingénieurs qui permettaient d'augmenter drastiquement la puissance de sa voix : un enorme appareil en forme de cône a la base duquel il devait crier.
«Tout est fini, vous avez perdu ! Mon armée va se déverser par ces murailles, vous ne pourrez pas l'arrêter. Nous avons une supériorité numérique écrasante. Ceci est mon ultimatum : Rendez-vous eT je vous épargnerai tous. Votre famille, votre cite et vos connaissances seront toutes épargnées. Résistez moi et je jure sur les Dix Dieux que je raserai cette cite et ses habitants ! Ecoutez la voix de la raison et acceptez la défaite, il n'y a rien de honteux a cela ! Ne perdez pas vos vies dans la défense d’un souverain qui ne le mérite pas ! » . Une fois le discours fini, il s’arrêta, il savait que cela pouvait mettre quelques temps avant qu'ils ne se rendent. Il se concentra pour essayer de percevoir s'ils tentaient de les piéger et ne retint un cri de joie que par un sursaut de volonté. La majorité écrasante des esprits qu'il touchait avait perdu toute volonté de continuer le combat, cela les menant a une mort certaine, voire meme a la destruction de tout ce qu'ils connaissaient. La victoire n'était plus possible et les quelques officiers qui restaient n'avaient plus le charisme pour les pousser a se battre.
Cela mit néanmoins un peu de temps, mais soudain, dans un profond grincement, la lourde porte de bois s'ouvrit. Et voila ! C'etait fini ! Il ne restait plus qu'a rentrer a travers la porte, a marcher jusqu'au palais, a defier le roi et le tuer. Une telle preuve des Dieux suffiraient a convaincre la plupart des pequins de ce royaume. Le reste, il suffirait de faire comme pour les autres territoires qu'il avait conquis, grace a des reformes sociales egalitaires et a une abondance de nourriture faisant baisser les prix et permettant ainsi à tout le monde de se sustenter. On pouvait conquerir le peuple en charmant son ventre, c'etait un de ses vieux precepteurs qui lui avait appris cela. Il etait donc tant d'ajouter une etoile sur sa couronne. Il sonda les soldats ennemis, afin de verifier qu'il n'y avait aucun piege de prevu. Il lanca son cheval au trot, suivi de son armée et penetra donc dans l'enceinte. Une fois dedans, il put voir un nombre impressionnant d'armes et de boucliers amassés au milieu de la place ainsi qu'une foule d'hommes en armure sur les arteres laterales. Melkor se retourna sur son cheval et hurla un ordre : " Respectez ce que l'on a dit, traitez bien les prisonniers. Ce ne sont meme pas des prisonniers, mais des futurs freres le temps que je debarasse ce royaume de son fleau ! Traitez les donc en tant que tels !". Lorsqu'il deambula dans la ville, afin d'atteindre le palais tant important, il put observer les visages mornes et tristes des gens qui le scrutaient. Dans ces faces, il pouvait lire un melange de crainte, de doute et d'espoir. Ils devaient s'attendre a une traitrise, a ce qu'ils laissent ses soldats s'amuser dans la ville, qu'il leur lache la bride et qu'ils pillent et violent, voire meme tuent - et pas forcement dans cet ordre. Il tenta de les rassurer :" Ne vous inquietez pas bonnes gens, vous n'avez rien a craindre, je suis un homme de paroles et vous etes desormais mes nouveaux proteges et sujets. Nul ne viendra vous faire du mal". Ses mots permirent de calmer un peu meur crainte, sans les faire disparaitre, les traitrises et fourberies existant souvent en ce monde.
Une fois arrives au palais, ils purent voir que celui-ci etait barricadé. Il reitera les mots qu'il avait adresse aux defenseurs lorsqu'il etait aux portes de la ville. Mais cette fois ci, devant l'absence de reponses, il perdit patience. Il pouvait tres bien detruire ces miserables portes a coup de beliers voire meme avec cette nouvelle arme qu'il avait achete a l'empire de Norguïle, cette sorte de poudre qui prenait feu et explosait sous l'effet du feu. Mais dans la situation presente, il ne servait a rien de devoiler un atout majeur et originale comme cette poudre. Les derniers defenseurs etaient peu nombreux, leur esprit, fragile et le moral au plus bas. Il suffisait juste qu'il les manipule avec la magie pour finir toute cette histoire. Ils etaient si affaiblis psychiquement que ce serait un jeu d'enfants et que personne ne pourrait le remarquer. C'est donc ce qu'il fit, et dans un grincement assourdissant, les dernieres portes de la victoire s'ouvrirent devant lui. Il mit donc pied a terre puis se dirigea vers la salle du trone d'un pas puissant et autoritaire, suivit de son corps de gardes rapprochee, et savourant chaque pas qui le menait vers son triompe. Lorsqu'il arriva dans la salle du trone, il ne put retenir une grimace de degout. C'etait donc lui le roi Frederic ? Cet homme petit a la corpulence assez prononcee ? Meme s'il n'etait pas laid -voire meme plutot beau selon certains criteres- il degageait une aura de putanteur melee a de la lachete soupoudree de cruaute. Son visage et ses mains ruisselaient de sueur, signe magnifeste de son stress. Sur son front trempe resplendissait une gemme precieuse, probablement un rubis a cause de sa couleur. Cela donnait un effet etrange, le rouge du feu et le blanc laiteux de la peur.Il savait qu'il allait mourir et il ne pouvait rien faire. Sa cour, rassemblee en demi-arc de cercle dont le centre etait le trone empestait la peur. Sauf un seul, un homme a la figure noble dont l'elegance naturelle etait souligne par le bon gout de ses vetements qui, contrairement a l'habitude n'etaient pas pompeux et inutilement visible avec de nombreuses couleurs criarde. Son pourpoint matelasse souple gris accompagne d'un pantalon en toile de l'empire du soleil couchant faisaient montre d'une grande sobriete et d'une capacite a ne pas depenser ses sou de maniere extravagante. Sa figure et sa posture rehaussait encore plus toute cette impression qu'il degageait. Pourtant il n'etait pas un homme que l'on pouvait qualifier de beau. Un nez aquilin depassait de son visage encadre de cheveux blonds platine desquels naissaient une longue cascade de boucles. Son regard percant faisait penser a celui d'un aigle, observateur avise qui analysait chaque details. Un homme tres certainement interessant, pensa Melkor avant de tourner son regard vers Frederic.
"Roi Frederic, selon nos plus anciennes lois, je vous defie pour effectuer un duel loyal devant tous ces gens qui seront nos temoins. Que les Dix Dieux soient clements envers vous, et qu'ils rendent votre bras fort. Que leur jugement permette a l'Homme de se distinguer. Que leur amour permette au vaincu de les rejoindre. Et que leur joie se transmette a la Terre." Quel ramassis d'idioties pensa t'il en proferant les paroles rituelles. De toutes facon, il s'attendait presque a ce que le roi peureux prenne la fuite ou refuse le duel, ce qui lui ferait d'ailleurs perdre le peu de legitimite qu'il lui restait.
"J'accepte ! Et je prierai les Dix Dieux de vous accueillir en leur sein une fois que votre sang aura abreuver notre Terre." Lanca pourtant, contre toute attente, le roi Frederic. Surprenant, malgre sa couardise, il a reussi a trouver le courage de me combattre. A moins qu'il nait prepare un piege durant le combat. Mais cela me parait fort peu probable etant donne sa faible carrure et son etat assez lamentable. Est ce un sursaut d'heroisme ? Neanmoins, il prefera s'en assurer en sondant l'esprit de son adversaire. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il s'appercut qu'il ne pouvait y acceder ! C'etait comme une sorte de mur infranchissable. Il ne pouvait pas deverser sa conscience dans la sienne. Comme l'eau sur les rochers, sa conscience s'ecrasait sur un mur psychique invisible. C'est impossible, je nai encore jamais ressenti ce sentiment d'impuissance devant ce mur mental. Serait il un magicien aussi ? Ils sont pourtant si rares. Mais rien n'est a exclure, je ne dois pas me relacher. Il possede peut etre une derniere fourberie. Mais dans ce cas, pourquoi transpire t'il autant la peur ? De toutes les manieres, je ne peux plus reculer. Il faut que je me batte contre lui. Par surete, il adressa a sa garde rapprochee, en langage code des signes, le message suivant :"Faites attention, quelque chose de louche ici".
" Prenons donc place, roi Frederic"
A ces mots, le principal intéressé acquiesca et descendit de son trone. Aussitot, un cercle se forma autour des deux combattants. Melkor sortit son épée fétiche, Dragothor, tandis qu'un serviteur apporta une épée qui semblait tres ancienne a son adversaire. Celui-ci la soupesa afin d'en apprecier le poids et l'equilibre. Puis il fit quelques moulinets dans le vent pour parfaire son analyse. Mais, il ne sait pas se battre ! Il ne connait que les rudiments et bases ! Mais ses moulinets maladroits trahissent completement son manque de pratiques voire meme d'entrainement ! Je ne comprends pas tout ici, et je deteste ce sentiment. Le doute commencait a envahir Melkor mais celui-ci se forca a le refluer. Il n'avait pas sa place dans un duel. Au bout de quelques minutes, a la fin de la preparation, un serviteur sur les cotes ordonna aux combattants de commencer le combat. Aussitot, le roi Frederic hurla en se jetant sur Melkor son epee tenu en l'air, preparee pour un coup de travers. Mais c'etait un suicide. Sa charge etait maladroite, et sa garde, inexistante. Melkor se rua vers lui, son epee en avant, au moment ou le contact allait avoir lieu et que son adversaire allait abattre son arme. Frederic vint donc s'empaler sur l'epee de son adversaire qui s'enfonca profondement et ressortit par son dos. La lame semblait avoir perce le coeur,et quasiment instantanement du sang s'ecoula de sa bouche et le roi qui avait fait preuve d'un heroisme certain dans ses derniers instants, mourut. Son corps, soudain devenu flasque, s'ecroula sur le sol dans un bruit sourd. Dans la salle regnait un silence de mort, pas une personne n'osait bouger le moindre muscle. Melkor, abasourdi par la mort deroutante de Frederic se reprit en mains. Finalement, c'etait bien de l'heroisme dont il avait fait preuve comme derniere action. Mon pere m'a toujours dit que les derniers actes d'un homme avant sa mort revelait sa veritable personnalite. Celui-ci n'etait donc pas si lache et meprisable. Ayant desormais vaincu loyalement le roi, et avec l'approbation des dieux, Melkor monta les marches lentement, d'un pas serein et lent. Il s'assit posement sur le trone. Au moins, comme Frederic n'avait pas d'heritiers, de femmes ou de famille proche, je n'ai aucune execution a ordonne. Le royaume tombera de lui-meme dans mes mains, n'ayant plus aucun autre roi vers qui se tourner. Surtout qu'en jouant bien, je peux avoir le soutien de l'armee et du peuple. Ce qui etait suffisant. La noblesse se tiendra bien si j'aneantis ceux qui sont le plus susceptibles de me trahir. Mais il lui etait impossible de sonder les pensees de tous les nobles rassembles dans cette piece, ils etaient des centaines et cela requerrait beaucoup trop d'energie. Rien qu'analyser completement un esprit pouvait l'epuiser. Ce serait donc un lent travail de sondage mental aggremente d'espionnage efficient, comme d'habitude. Il leva soudain la main et profera ces mots :" Le roi precedent n'ayant aucune lignee valable existant sur cette terre, je suis votre nouveau roi selon les regles ancestrales qui regissent ces duels. Vous me devez donc tous allegeance. Agenouillez vous devant moi, puis venez chacun repeter vos serments. Longue vie au Roi !"
"Longue vie au Roi !" Repeterent ils tous d'une seule voix tout en s'agenouillant. Puis ils vinrent tous preter serments, un par un. A la fin de ces frivolites, le roi ordonna au capitaine fr sa garde d'aller donner l'ordre de liberation des prisonniers ainsi qu'une prime de 15 Tiberions d'or. Puis de preparer une immense fete pour toute la capitale et ses environs. Une fois que le capitaine fut parti, il congedia les nobles attroupes autour de lui puis fit signe au reste de ses gardes de le suivre :" Nous allons explorer le palais un peu !" Leur dit-il.
J'ai ecrit ma premiere histoire avec du bondage dedans. Bon malheureusement, emporte par l'inspiration qui venait soudain, j'ai bien plus ecrit que ce que je pensais... Du coup, la scene de bondage n'arrive que tres, tres (tres) tardivement et j'espere sincerement que ca ne va pas vous lasser ^^
Vous pourrez la voir car je mettrai une double rangee d'etoiles.
D'ailleurs je mettrai une rangee d'etoiles pour une scene qui se passe avant et qui peut choquer certaines personnes.
Bonne lecture ! Et j'attends vos retours les plus critiques possibles, je veux m'ameliorer

PS : Je n'ai pas encore eu trop le temps de me relire, etant en vacances et je n'ai pas mis tous les accents, etant sur portable pour l'instant
Apres avoir fini son discours, il se retourna sur son cheval afin de scruter les visages tendus qui se succedaient derriere lui. L'air était électrique, la tension lourde. Son discours avait neanmoins reussit a dissiper une partie des doutes et a instaurer un certain heroisme et une bonne envie fe combattre chez ses hommes. Il revint a sa position initiale et observa le champs de bataille, ou plutôt le champs qui allait devenir une bataille car son infanterie, avec son armure d’acier magnifiquement polie et astiquee – il était particulierement fier de la discipline rigoureuse instauree au sein de son armee- rayonnante et reverberant la lumiere du soleil, venait de commencer sa charge. C'est avec un cri gargantuesque, comme sortant d'un immense animal au corps separe en deux, que les deux armees se rentrerent dedans. Le fracas des armes et des corps s'entrechoquant fut terrible et il put l'entendre assez distinctement bien qu'il fut a quelques lieues sur sa colline. Les premieres hurlements des blesses finirent par arriver et le Roi grimaca tant il était impatient de venir en aide a ses hommes. Mais il devait attendre que son plan se deroule comme prevu afin de vaincre le plus rapidement possible l'armee adverse et en limitant les pertes, apres tout, c'était ses futurs sujets qu'il combattait presentement. Pour l'instant, son plan s'était deroule comme il l'avait elabore avec ses maitres de guerres et ses generaux. Ses archers avaient utiliser la nouvelle arme que ses ingenieurs avaient élaboré, une sorte d'arc plus epais avec un mecanisme permettant de bloquer la corde et un ressort relié a une gachette afin de relacher toute la tension accumulee. Cette arme permettait de relacher des traits plus lourds et pénétrants pour un effort assez faible. De plus, en ajoutant des grands pavots au dos de ses nouveaux archers, il leur permettait de pouvoir se tourner et de recharger leur arme en toute quietude, les traits des archers adverses se fichant dans le bouclier. Le corps des archers du Roi Frederic, ce fieffe gredin, avaient donc était facilement reduit a neant, la nouvelle arme detruisant leur moral aussi efficacement que le feu reduisait en cendres une habitation de bois. Ils avaient donc fui assez rapidement, et ses nouveaux archers avaient donc pu arroser le corps d'infanterie adverse afin de l’affaiblir le plus possible avant la charge de sa propre infanterie. Il avait elabore la strategie suivant pour ce corps a corps opposant des milliers de soldats : ses meilleurs guerriers sur le flanc droit afin qu'ils percent le plus rapidement possible dans le flanc gauche ennemi pour effectuer une manœuvre d'encerclement pogressive. Dans le meme temps, il avait elabore un centre et un flanc gauche plus defensif, afin qu'ils tiennent leurs positions le temps que le flanc droit enveloppe l'armee adverse. Mais surtout, il avait prevu que Frederic enverrait sa cavalerie sur le flanc le plus faible afin de créer un mouvement de panique, qui ressemblait en un sens au feu de foret, il pouvait se repandre tres rapidement. Neanmoins, non loin dudit flanc existait un morceau de foret dans lequel il avait cache une section d'archers experimentes ainsi que de lanciers. Le but était de couper la route a la cavalerie adverse grace aux lanciers, puis les detruire completement grace aux archers specialises dans ce type d'adversaires. Ils etaient en effet equipes de tres longs arcs permettant de percer les epaisses cuirasses que possedaient les chevaliers du Roi Frederic.
Il eut un sourire exprimant a la fois la joie de voir son plan etre en phase de reussite mais aussi de la tristesse en songeant aux morts qui allaient suivre, car la cavalerie adverse s'engageait tres exactement a l'endroit qu'il avait prevu. Ce qui devait arriver arriva, et les chevaliers furent mis en piece. Enfin ! Il attendait ce moment depuis le debut de la bataille. Il leva le bras et hurla : «Nous sommes venus ici pour liberer ces fils de chiens de ce Roi cruel et pour les integrer a notre glorieux empire ! Vainquons les dans les regles de l'art et revenons a la maison avec tout l'honneur que cela suppose ! A l'attaque ! ». Et il baissa le bras et lanca son cheval a toute vitesse vers le flanc droit de l'armee ennemie. Le vent siffla a ses oreilles et il ressentit la sensation grisante via ses cheveux qui voletaient derriere sa tete. Il sourit. C'était son moment prefere dans la bataille. La charge heroique qui allait mettre un terme a la bataille. Rapidement, les guerriers qui apparaissaient petits depuis sa colline eloignee se firent de plus en plus grands. Il put desormais distinguer les visages des assaillants et des defenseurs. Le flanc droit qu'il chargeait suivi de ses vaillants Telomeros, sa cavalerie reconnue partout dans le monde, se rapprochait de plus en plus jusqu’à ce que… Le bruit assourdissant des armures enfonces par la charge des chevaux explosa lorsqu'il arriva au contact et que ses cavaliers suivirent. Il realisa une percee et penetra profondement dans les rangs ennemis. Il tailladait a droite et a gauche. Trancher. Trancher. Taillader. Tuer. Penser le moins possible au moment present. Voila les maitres mots du combat. Soudain, un immense spadassin equipe d’un lourd espadon surgit et assena un puissant coup d'epee qu'il para avec son bouclier mais la violence du choc le désarçonna et il choisit de tomber avec souplesse en vidant ses etriers et en effectuant une roulade arrière. Son cheval Bucéphale, sentant l'absence de cavalier sur lui pour le raisonner au sein du terrible et angoissant bordel qu'était la réalité de la bataille s'enfuit au galop vers un horizon plus paisible.
Pendant ce temps, le Roi Melkor, a pieds désormais, était entré dans une transe guerriere. Le danger était encore plus présent maintenant qu'il était plus vulnérable et moins visible etant disparu dans le fouillis de la bataille. Mais il avait été forme par les meilleurs, son corps entier était une arme et son esprit était rompu a l'art de la guerre sous toutes ses formes. Au sein d'une bataille comme celle-ci, et malgré le fait qu’il détestait les tueries, il se sentait comme un poisson dans l'eau. C'était l'un de ses nombreux talents et il était ne pour ces moments. Cela se voyait par le cuir de la poignée de son epee qui était fortement use par l'usage et l'entrainement intensif auquel il se soumettait. Un soldat le chargea et tenta de lui assener un coup horizontale qui l'aurait décapiter s'il n'avait esquiver en se baissant. Puis, avec une infinie douceur, aussi doux que le baiser d'une mère bordant son enfant pour qu'il s'endorme, tout en tournoyant il trancha la gorge de ce pauvre guerrier. C'était étrange que celui-ci ait tente de le tuer, il était pourtant reconnaissable dans son armure parée du blason de sa famille. Le crime de lèse-majesté était pourtant l'un des plus sévèrement punis des 20 Royaumes. Aucun soldat normal ne possédait le droit de tuer ou de blesser gravement un roi. Si jamais cela arrivait, les tortures les plus sévères étaient administrées au soldat qui avait ose transgresser de façon aussi osée l'ordre social. Ca allait du supplice du bambou a la torture plus psychologique et physique avec isolement complet dans un cachot construit a cet effet. Tout en pensant a cela, le roi tournoyant sur lui-même, sautait, dansait tout en donnant des coups d’épée dans un spectacle de morts sinistre. Il était tout simplement intouchable et trop rapide pour le commun des mortels, personne ne pouvait le vaincre en combat loyal. A ce propos, pensa t'il, c'était la seule façon qu'un roi soit tué. Seul un autre roi pouvait le vaincre lors d’un duel qui était suppose être observe par les Dieux eux-mêmes. C'était d’ailleurs ce qu'il comptait faire avec ce roi cruel qu'était Frederic. Un roi qui ne se préoccupait pas de ses sujets, voire même qui prenait des décisions allant dans le sens contraire, que ce soit sur le court, moyen ou long terme, n'était pas digne d’être un roi. Alors si en plus, il s'amusait même a torturer et a faire souffrir les gens qui étaient sous son pouvoir. D'un seul coup surgit de la mêlée un brave soldat qui lui donna un peu plus de fil a retordre. Ses feintes et coups d'estocs étaient fort rapides et pertinents. Néanmoins, après la surprise passée, le roi se mit a accélérer la cadence, multipliant les assauts, en bas, a gauche, a droite, puis de nouveau a gauche, sans cesse les coups pleuvaient et le soldat au grand mérite faiblissait de plus en plus. Le roi finit par voir la peur apparaitre dans ses yeux. Quel dommage ! Un tel épéiste ne devrait pas céder a un tel sentiment. C'était pourtant l'un des principes de base de l'entrainement ! Lorsque l'on finit par se laisser envahir par cette terreur de la mort, le combat est dores et déjà fini. Il décida donc de cesser incessamment le combat et le blessa au bras. Il lui dit ensuite : «Survit a cette bataille, puis lorsque je serai ton roi, revient me voir, j’aurai des propositions pour toi ». Puis il tourna les talons et chargea un guerrier qui combattait un de ses hommes. Très rapidement, il se débarrassa de lui puis retourna dans ses pensées, laissant son corps dans un état de reflexes intenses comme il l'avait appris au fur et a mesure de son entrainement intensif, il fallait laisser son esprit vagabonder et laisser tout le contrôle a son corps. Tout en se taillant un chemin a travers la masse de soldats qui s'entretuaient. Il sentait la fin de la bataille qui arrivait peu a peu, la peur et le découragement se lisant de plus en plus dans les yeux des rangs de guerriers adverses. Bientôt, il pourrait ajouter ce royaume au sien, ou comme il songeait de plus en plus a l'appeler, a son empire. Car c'en était bel et bien un. Des Vingt Royaumes de base, il n'en resterait plus que Dix dans quelques jours. Il avait conquis les huit autres a force de persuasion, de complots et parfois grâce a la force comme il le faisait d'ailleurs en ce moment. Son premier pas sur la route de la conquête avait été l'alliance par le mariage avec son plus proche voisin, l'ancien et vieux roi Gunther qui, malgré ses nombreuses épouses successives, n'avait finalement réussi qu'a avoir une fille, Segestica, malgré les quelques rumeurs entourant l'ascendance masculine de cette enfant, celle-ci ne lui ressemblant pas le moins du monde. Enfin, de toutes façons, ce n'était plus important du tout. Il avait manœuvrer avec l'un des conseillers vereux de Gunther afin qu'il empoisonne le vieux roi en échange du don du contrôle total de l'administration de ce royaume, bien qu’il serait tout de même sous ses ordres . Sauf qu'il avait utilise un agent double travaillant finalement pour lui ,Melkor, et l'empoisonnement, qui devait au début être discret et invisible, se révéla être tout le contraire et le peuple du Royaume se révolta contre le nouvel administrateur. Melkor arriva alors avec son armée afin de calmer les évènements puis exécuta publiquement, en ayant couper sa langue préalablement bien entendu, le conseiller régicide. L’agent double ayant disparu de la surface de ce monde, personne n'était plus au courant de ce qu'il s'était réellement passe. Quelques années après, son épouse acariâtre, hautaine et amère, avait malheureusement succombe a une maladie fort virulente dans un contexte pourtant assez paisible a ce niveau la, quelle étrangeté que tout cela ! Le royaume put enfin etre annexe en toute quiétude, et le peuple, se souvenant du rôle de Melkor dans la crise du conseiller, l'accueillit les bras ouverts comme leur nouveau roi.
Les royaumes suivants furent conquis par la nouvelle force surpuissante composée des deux armées des deux royaumes. Beaucoup avait été sceptique sur la stabilité de son nouveau royaume qui s'agrandissait rapidement. Mais Melkor avait compris comment fonctionnait le peuple, et surtout comment le contenter afin qu'il n'ait pas l’idée de provoquer des troubles, voire des révoltes. En effet, il suffisait tout simplement d’améliorer les conditions de vies et les droits du peuple pour que celui-ci, comprenant qu'il avait plus a gagner dans ce nouveau système, ne veuille pas revenir a l'ancien. C'est ce qu'il avait fait en instaurant une justice bien plus égalitaire pour le commun des roturiers, en empêchant les condamnations arbitraires qui etaient souvent l'apanage du pouvoir royal ou de ceux qui le conseillait. De plus, grâce aux grandes reformes agraires qu'il avait effectue dans son royaume, celui-ci jouissait d'une abondante nourriture qui plaisait forcement aux nouveaux sujets lorsqu'elle se déversait dans les nouvelles cites conquises faisait baisser les prix de marches er ainsi permettait au plus grand nombre d'y accéder. De plus, a chaque nouveau changement de souverain, il promulguait la libération de tous les crimes mineurs, comme les simples vols ou autres faceties. Les sujets avaient besoin d’un roi autoritaire mais qui connaisse aussi la magnanimité. Voila pourquoi il avait réussi, pour l'instant, la ou tous les autres avaient echoue. Au final, il fallait juste se méfier de ceux dans les mains desquels il y avait eu un certain pouvoir. De la pouvait venir le vrai danger. Les plus a mêmes de créer de vrais troubles étaient éliminés discrètement. Les autres, surveillés étroitement.
Au fur et a mesure que les récits des ses conquêtes et de la puissance grandissante de son royaume-empire se répandaient, avec l'aide de nombreux agents de propagande il faut l'avouer, l'aura du roi Melkor vint se nimber de légendes. Il devint un roi-dieu dont la grandeur dépassait tout ce que les Vingt Royaumes avaient jamais connus, sa clémence fut reconnue partout et l'envie de l'avoir pour souverain commença a grandir. Même certains rois finirent par y croire et livrèrent leur royaume au nouveau grand Roi. Un autre royaume vit son peuple se révolter contre son souverain, considéré comme faible, et proclame l'opportuniste comme étant leur nouveau roi. Puis, il conquit les royaumes de deux souverains sous le prétexte de la réputation cruelle des régnants, et s'afficha ainsi en tant que libérateur du peuple. Les conquêtes, au lieu de produire un sentiment de crainte de la part des autres peuples vis-à-vis de ce conquérant participèrent finalement a l’élaboration d’une fièvre superstitieuse dont le centre était le roi. Le succès donc, était pour l’instant total. Enfin presque car malheureusement, il n'avait toujours pas d’hériter qui pourrait assurer la stabilité de l'Empire naissant. Il n'avait pas non plus de femme, son esprit non rationnelle ayant toujours l'ascendant sur ce point la et induisant l'envie d'une épouse qui le comprendrait et qui serait pour lui un soutien plus qu’un fardeau comme Segesta l'avait été en son temps.
Soudain, un guerrier particulièrement habile lui fit sauter l’épée de ses mains lors d'un instant d'inattention, la pensée particulièrement triste qu'il n'ait pu trouver la femme idéalisée fermement ancrée dans son esprit. Son épée Dragothor, une pure merveille de techniques et technologies, gisait trop loin de sa portée tandis que le soldat le tenait en joue avec sa rapière. Celui-ci lui cracha alors : «Rends toi, roitelet. C'est fini, tu ne peux plus rien faire. Avec ta capture, la bataille va s’arrêter et ton empire s'effondrera de lui-même au moment ou tout le monde comprendra que tu n'es qu'un homme colle un autre. ». Devant un tel ton suffisant et une telle insulte, Melkor ne put réprimer la colère qui lui empourpra tout le visage. Quel effronté ! Il le chargea alors, sans armes. Surpris, le soldat tenta un revers que le roi esquiva sans aucun mal tout en pivotant. Il se retrouva alors de profil par rapport au guerrier. Il lui assena alors un violent coup de coude en biais dans son nez. L'arête brisée du nez rentra alors dans le cerveau de l'homme qui, tue sur le coup, tomba mollement au sol.
Tout en allant chercher Dragathor, Melkor pensa que son entrainement avait fait de lui une arme complète. Il n'avait pas forcement besoin d’armes pour être mortel. Son corps était une arme. Il n'avait jamais été mis en difficulté lors de ce court affrontement. Et s'il l'avait été, il avait bien d’autres surprises en attente, dont le secret était total. Nul ne devait s'en douter, même ses proches conseillers n'avaient pas été mis au courant. Un mince sourire s’étira sur son visage, il fallait qu'il stoppe le sentiment de toute puissance qu'il sentait poindre en son sein. S'il laissait libre court a cette vision de lui-même, tout ce pour quoi il avait combattu périrait. Il n'avait pas construit son Empire pour opprimer ses nouveaux sujets. Il l'avait battu pour sécuriser un havre de paix pour les Hommes. Une barrière inexpugnable permettant d’arrêter toutes les menaces extérieures possibles. Il y aurait pu y avoir l'empire de Norguilë qui aurait pu remplir cet objectif, mais il était ronge par les guerres intestines et la corruption. De plus, après toute considération, il était bien trop lointain., Les hommes de cette partie du monde ne pouvait donc que compter sur eux-mêmes.
Et c'est a ce moment la, alors qu'il ressassait tout ces faits tout en continuant sa danse mortelle interminable, que le premier homme prit la fuite. La joie se répandit dans tout son corps alors que la victoire totale arrivait au grand galop. Un homme qui fuyait, c'était la possibilité d'une panique généralisée qui pouvait faire se détruire une armée entière. Et c'est exactement ce qu'il se passa. Malgré les exhortations du général qui était reste a l’arrière de l’armée sur son cheval, les soldats furent de plus en plus a fuir et ce fut la débandade. Maintenant, c'était l'instant critique. Il avait bien briefer tous les officiers qui devaient a leur tour donner l'ordre aux simples soldats : lors de la fuite et de la pourchasse qui allait s'ensuivre, il ne fallait aucune tuerie. Que des captures. De tels événements pouvaient fortement ternir sa réputation pour un temps. Il courut en sifflant pour attirer Bucephale, en espérant qu'il ne soit pas trop loin pour entendre. Dores et déjà, il entendait ses officiers aboyer des ordres. Il fallait a tout prix que Bucephale arrive pour qu’il puisse superviser la capture du maximum de prisonniers. Il se maudit intérieurement, il s'était laisse envahir par l'excitation de la bataille, malgré son détachement. Il n'avait pas réussi a garder la tête froide et les pensées rationnelles. A penser a tout son plan. Il s'était laisse dépasser par les évènements pendant quelques instants et voila qu'il ne pouvait pas s'assurer que le boulot soit bien fait ! Bon, il était oblige d'utiliser son atout secret. Il se concentra durant sa course et réussit a retrouver l'esprit qu'il connaissait bien. Peu après, un hennissement reconnaissable entre tous retentit. Il sourit et continua sa course, sachant que son cheval allait facilement se caler sur sa vitesse afin de lui permettre de monter d'un seul coup sur dos en s'accrochant a sa crinière.
Une fois de nouveau sur sa monture, il partit au galop afin de rejoindre chacun de ses officiers tout en hurlant : «Aucune tuerie mes braves soldats ! Je ne veux que des prisonniers bien vivants, pas des cadavres ! ». En faisant le tour des officiers, il commença à être rassuré. Ils avaient bien relayer les ordres et surtout la punition qui attendait celui qui désobéissait. Finalement, il retourna au galop vers l’arrière de l’armée afin de prévenir les ordres des médecins qui attendaient son signal pour aller soigner tous les blesses possibles. Une fois arrive dans le camp retranche, il se rua vers l'immense tente qui surplombait toutes les autres : l’hôpital ou était présent tous les médecins. Sur le chemin, il reçut de nombreuses demandes sur comment c'était déroulée la bataille, et il donna toujours la même réponse pour ce genre de questions : « Notre glorieux royaume a de nouveau libéré un peuple de ses oppresseurs ! ».
Une fois toutes ses taches accomplies, le grand roi Melkor regagna sa tente royal. Il eut un sourire en voyant l’atmosphère confortable et chaleureuse qui s'étalait devant lui. De nombreux meubles finement gravés ornaient les contours de son habitation, des statues ornementaient le reste de la piece. Au centre de la tente trônait un immense lit avec d'innombrables coussins de couleurs chaleureuses et colorées installés sur des draps de satin de la matière la plus noble et douce. Il s'assit tranquillement sur le lit puis poussa un soupir lorsqu'il enleva ses bottes pour pouvoir s'allonger sur ses draps et prendre un peu de repos. Finalement, il était plus fatigue que ce qu'il pensait. Il n'avait aucune idée de combien de temps il avait combattu dans la mêlée, mais connaissant ses capacités hors magie, cela avait surement duré quelques heures. Il appela les hommes qui gardaient sa tente pour leur donner la directive d’empêcher impérativement toute entrée pour environ 1 heure. Puis il se détendit et rentra dans sa transe régénérative. Une mince lueur bleue apparut le long de son corps, comme une seconde peau. Environ une heure plus tard il sortit de sa torpeur. Il se sentit d'un seul coup plein d’énergie. Il se leva d'un bond, remis ses bottes puis sortit d'un pas énergique et puissant. Les gardes se prosternèrent en le voyant émerger de la tente. Le roi leur demanda alors s'ils avaient des nouvelles sur le retour de l’armée et le déroulement des opérations de chasse de la masse de soldats en fuite. Alors que les gardes, désolés, répondaient qu'ils n'avaient pas bouge de leur poste comme il seyait a leur position et qu'ils n'avaient donc pu avoir aucune information, un coursier rapide avec un soldat sur son dos déboula et s’arrêta juste devant le roi.
«Mon Roi ! Mon Roi ! Notre armée victorieuse est en train de revenir au camp apres avoir complètement détruit l'ennemi ! De l'effectif de base il ne reste plus grand-chose et les prisonniers sont nombreux ! C'est une glorieuse victoire mon seigneur ! » lui annonça t-il.
«Parfait ! Va annoncer aux généraux que ce soir, nous fêtons la victoire et que demain tous les soldats auront quartier libre et pourront se reposer. Qu'ils sortent tous les tonneaux de biere et de vins pour que nous puissions festoyer toute la nuit ! Et tu iras ensuite voir les officiers charges des prisonniers pour qu'ils préparent l'infrastructure nécessaire pour les accueillir. Qu'ils se rappellent que ces prisonniers sont nos futurs confrères ! Qu'ils soient traites le plus dignement possible ! Ce ne sont plus nos ennemis. » Ordonna le roi.
A ces mots, tous les soldats présents dans les parages qui écoutaient hurlèrent leur approbation puis scanderent le nom du roi : «MELKOR ! MELKOR ! » L'ovation lui tira un sourire. Il adorait ces moments la, le moment d'excitation pure induit par la joie totale de ces hommes devant une telle victoire. Meme si ce n'etait pas encore fini, il fallait reconnaitre que l'on approchait grandement de la Victoire. Les Dix Dieux avaient été avec lui depuis le début, il n'y avait pour l'instant aucune raison que cela change. Le Roi Frederic etait toujours vivant, n'ayant pas participe a la bataille, ce qui allait surement créé une situation plus complexe mais son armée avait ete completement annihilée avec la majeure partie des troupes capturées. Il allait tres certainement se retrancher dans sa capitale desormais, mais Melkor avait prevu cela et ses nombreux agents infiltres dans celle-ci avait deja du faire en sorte de controler en grande partie plusieurs postes de garde voire meme, avec un peu de chance, l'une des portes. Il ne restera qu'a avoir le signal quand ils arriveraient aux portes de la ville pour en être surs. Mais tout cela aurait lieu dans quelques jours, il n'y avait pas lieu de s'en inquieter, pour l'instant il valait mieux profiter de la fete qui allait se derouler, sachant qu'aucune contre attaque ne pouvait avoir lieu au vu de la maniere dont l'armee de ce royaume etait exsangue.
La fête s'était déroulée de la meilleure façon possible. L'alcool ayant coule a flots, l'ambiance etait rapidement devenu joviale et lui, le roi, en avait profite pour se mêler un peu a la foule de ses soldats. Il avait réellement apprécié les moments de franche camaraderie qu'il avait ou partager avec de nombreux groupes. Les jeux d'alcool qu'il avait accompli avec eux, les chansons chantées a tue tête, les défis lancés, les discussions animées... Et il savait très bien que le fait qu'un roi vienne festoyer avec eux avait encore plus raffermi le respect, la confiance ainsi que la foi qu'ils avaient pour lui. Desormais, dans tout le royaume, et peut etre meme tous les royaumes, il serait su que le Bon roi Melkor participe aux jovialites aux cotes de ses hommes. Il n'avait même pas prévu que ses hommes feraient même participer les prisonniers aux réjouissances en leur donnant quelques tonneaux pour qu'ils puissent boire un peu. Il ne s'était pas du tout attendu a une telle réaction, ou pas aussi tot tout du moins. Les prisonniers avaient bu dans leur coin, sans montrer malgre tout de la joie, la defaite restant encore gravée dans leur esprit, mais la marque de respect que leur avait montre ses soldats allaient s'inscrire dans leurs pensees et participeraient activement a leur faire penser que rejoindre le nouvel Empire n'était pas forcement une mauvaise chose. Ayant de plus accorde une prime a chaque soldat pour la victoire, comme a son habitude, ceux ci allaient vivement profiter de la nuit grace aux delices des creatures qui suivaient tout type d'armee.
Il rentra dans sa tente, saluant au passage les divers guerriers de sa garde rapprochée en gardant cette idée en tête. Il n'avait personne pour partager sa couche et ses secrets, pour vivre les moments de pur amour, détachés du monde et la relation quasi fusionnelle qu'il avait observe chez ses parents, son modèle pour tout ce qui était relatif a ces questions. Pourtant, ils ne s'étaient pas maries par amour mais par obligation, puis ils avaient appris à s'aimer et de cet amour était né une complicité extrême. Complicité qui s'était renforcée avec leur projet pour leur fils. En pensant a tout ce qu'ils avaient fait pour lui, il s'endormit.
Quelques jours plus tard, il se tenait devant les portes de Doune, la capitale du royaume de Frederic, a demander la capitulation de la ville pour éviter des morts inutiles. A l'aide de son pouvoir, il pouvait sentir l'hésitation des défenseurs qui n'avaient aucune envie de se battre pour un roi pour qui ils n'éprouvaient que de la haine. Mais il sentait tout de même qu'ils n'avaient pas non plus envie de voir une armée ennemie entrer dans leur ville et faire ce à quoi toute armee s'adonnait lorsqu'elle entrait dans une cité. Rien que parmi les défenseurs, nombreux étaient ceux qui possédaient des engeances sans le savoir. Toujours est il qu'il fallait envoyer le signal pour les agents dormants, il fallait prendre cette cite le plus facilement possible, c'est à dire lorsque les defenseurs n'etaient pas vigilants et que leurs pensées étaient entièrement tournées vers le doute instille par la demande de Melkor. S'ils s'apercevaient qu'une bonne partie des postes de garde étaient tombes aux mains de l'ennemi, et donc que le siege serait d'une toute autre difficulte pour eux, ils se rendraient automatiquement. Le grand roi Melkor soupira interieurement. "Il y a une autre methode bien plus simple" songea t'il en analysant profondement le bois de la porte principale. Il pourrait tout simplement la faire exploser a l'aide de sa magie. Ce serait si facile...Mais le probleme etait le ternissement de sa reputation apres un tel acte, la magie n'étant pas apprécié au sein des ex-Vingt Royaumes. Les gens prendraient alors sa capacite magique comme un danger, ils augmenteront la garnison et nous perdrons plus d'hommes lors de l'assaut !" Lui opposa l'un des ces généraux, Parménion. Cet homme était très certainement l'un des plus loyaux sous son commandement. Avec son frère jumeaux, Parminius, ils constituaient la partie de l’Etat Major en qui il avait le plus de confiance. Les deux êtres l'avaient toujours suivi et soutenu du mieux qu'ils pouvaient. De plus, leurs conseils de guerre étaient fort justes et intéressants l'immense majorité du temps. Il les considérait même comme faisant parti de son cercle très ferme des amis.
" C'est un risque a prendre. De toutes facons, nous avons l'avantage de nos agents dormants. Ils ne s'y attendent pas et Doune nous tombera dans les mains comme un fruit trop mûr. Execution !" Répliqua Melkor.
Le général le salua puis partit au galop vers l'arrière.
Assez rapidement -ils avaient déjà été préparés- les prisonniers arrivèrent, puis on les libera de leur chaine afin qu'ils puissent rejoindre leur cite. Ils n'en revinrent tout simplement pas. Ils regardèrent en arrière, pensant qu'un piège les attendait. En effet, il était assez rare, voire même impossible, qu'un seigneur de guerre libère des prisonniers ennemis alors qu'il se trouvait a faire le siège de leur cite. On assistait de manière assez commune a des exécutions massives, voire même a des lancers de têtes ou de corps via les catapultes dans la ville afin de faire naitre la terreur chez les défenseurs. Ils s'attendaient très certainement a recevoir une volée de flèches au moment ou ils seraient a mi-chemin.
Melkor prit donc la parole et leur adressa ces mots :" Marchez sans crainte vers votre cite, vous etes libres et nulle flèche ne viendra vous atteindre. Vous pouvez retrouver vos épouses et enfants. Je ne souhaite aucune morts humaines. Nous ne devrions pas nous battre entre nous, mais tous nous allier afin de combattre les vrais ennemis ! Malheureusement, votre seigneur ne comprend pas une telle possibilité. Il ne perçoit que son propre intérêt dans sa folie égocentrique ! Il ne voit pas ce que l'humanité pourrait devenir si elle était soudée ! Une fois que vous serez dans l'enceinte rassurante de votre cite, réfléchissez bien a ce que vous pensez être juste ! ». Ces mots les rassurerent quelque peu et ils se presserent vers la cite, non sans jeter des regards en arrière. La porte s'ouvrit lorsqu'ils arrivèrent a proximité, puis se ferma une fois qu'ils dépassèrent le seuil. Peu après, en se concentrant, le futur empereur réussit a entendre les bruits de conversation entre les prisonniers et les nombreux soldats qui étaient venus a leur rencontre.
«Askenas, tu vas bien ? Ou sont les…. »
«Ils nous ont traite de la meilleure manière possible, ils nous ont meme offert du vin ! Je ne sais comment les juger, ils ont tue nos…. »
« …Ce sont les pires salauds qu'il puisse exister !ls massacrent nos freres puis nous traitent bien pour faire passer la pommade ! Moi je dis, il faut… »
«…apres tout, Melkor avait demande la reddition de notre seigneur. Comme il avait refuse, il aurait pu tous nous exécuter…. »
« …je ne sais que penser… »
En prenant la température de cette manière, Melkor s’aperçut que, comme il s'y attendait, cela n'allait pas fonctionner. C'était dommage, mais prévisible. Il fallait donc passer aux choses sérieuses. Il leva le bras jusqu’à attendre les cliquetis des catapultes qui se trouvaient derrière lui, montrant sur celles-ci étaient chargées et prêtes a l'usage. Il baisse le bras énergiquement et avec un immense claquement, toutes les catapultes relâchèrent leur contenu. Les boulets de pierre vinrent tous s’écraser sur les murailles de la ville, qui ne semblèrent pas le moins du monde être affectées. Apres que les boulets soient retombes sur ka terre ferme, aux pieds des murailles, et que la poussière fut retombée, ils purent tous voir que la muraille n'avait aucun signe visible d'une quelconque attaque. Melkor sourit. C'était parfait. Maintenant, les défenseurs étaient captivés par son artillerie, attendant la prochaine action . Ils pensaient même très certainement, comme il était commun dans ce genre de guerre, que ce premier coup était un test, une manière de sonder la solidité des défenses. Ils ne se doutaient pas, il le sentait, que c'était en fait le signal qu'attendaient les agents dormants pour prendre le contrôle de deux pans de murs, au minimum. Il regarda sur sa droite, les échelles étaient prêtes et allaient pouvoir être déployées de manière très rapide. Son armée, maintenant l'illusion de vouloir attaquer de tout cote se maintenaient prêts a se ruer vers la faille de la défense. En attendant que les agents se regroupent et effectuent leur travail, il ordonna le pilonnage des murailles en espérant que ses agents doubles réussissent leur tache, l’intégralité du plan reposant sur cet acte. Puis, d'un seul coup, un drapeau flotta au dessus de trois tours adjacentes, ce signal permettant de comprendre que les deux pans de murs étaient sous contrôle. C'était logique, ils n'auraient pas pu échouer, l’armée ennemie avait bien trop été diminuée pour pouvoir arrêter une attaque de l’intérieur. Il avait ressentit un doute, il est vrai, mais c'était le doute qui surgissait toujours avant le déroulement d'un plan qui ne pouvait échouer. Il était naturel et habituel. Il regarda ses soldats, tira son épée, et hurla son commandement : «A l'attaque ! ». D'une seule voix, des milliers d'hommes se ruèrent vers les murailles prises a l'ennemi, juste derrière les porteurs d’échelle. Tres rapidement, celles-ci furent installées et les premiers soldats se dépêchèrent de grimper dessus le plus vite possible. Rapidement, les derniers bruits de combats qui se déroulaient sur les pans de murailles conquis -tres certainement les derniers guerriers ennemis qui luttaient pour tenir le pans de la muraille- se turent. A ce moment precis, un page apporta au roi Melkor un objet invente par ses ingénieurs qui permettaient d'augmenter drastiquement la puissance de sa voix : un enorme appareil en forme de cône a la base duquel il devait crier.
«Tout est fini, vous avez perdu ! Mon armée va se déverser par ces murailles, vous ne pourrez pas l'arrêter. Nous avons une supériorité numérique écrasante. Ceci est mon ultimatum : Rendez-vous eT je vous épargnerai tous. Votre famille, votre cite et vos connaissances seront toutes épargnées. Résistez moi et je jure sur les Dix Dieux que je raserai cette cite et ses habitants ! Ecoutez la voix de la raison et acceptez la défaite, il n'y a rien de honteux a cela ! Ne perdez pas vos vies dans la défense d’un souverain qui ne le mérite pas ! » . Une fois le discours fini, il s’arrêta, il savait que cela pouvait mettre quelques temps avant qu'ils ne se rendent. Il se concentra pour essayer de percevoir s'ils tentaient de les piéger et ne retint un cri de joie que par un sursaut de volonté. La majorité écrasante des esprits qu'il touchait avait perdu toute volonté de continuer le combat, cela les menant a une mort certaine, voire meme a la destruction de tout ce qu'ils connaissaient. La victoire n'était plus possible et les quelques officiers qui restaient n'avaient plus le charisme pour les pousser a se battre.
Cela mit néanmoins un peu de temps, mais soudain, dans un profond grincement, la lourde porte de bois s'ouvrit. Et voila ! C'etait fini ! Il ne restait plus qu'a rentrer a travers la porte, a marcher jusqu'au palais, a defier le roi et le tuer. Une telle preuve des Dieux suffiraient a convaincre la plupart des pequins de ce royaume. Le reste, il suffirait de faire comme pour les autres territoires qu'il avait conquis, grace a des reformes sociales egalitaires et a une abondance de nourriture faisant baisser les prix et permettant ainsi à tout le monde de se sustenter. On pouvait conquerir le peuple en charmant son ventre, c'etait un de ses vieux precepteurs qui lui avait appris cela. Il etait donc tant d'ajouter une etoile sur sa couronne. Il sonda les soldats ennemis, afin de verifier qu'il n'y avait aucun piege de prevu. Il lanca son cheval au trot, suivi de son armée et penetra donc dans l'enceinte. Une fois dedans, il put voir un nombre impressionnant d'armes et de boucliers amassés au milieu de la place ainsi qu'une foule d'hommes en armure sur les arteres laterales. Melkor se retourna sur son cheval et hurla un ordre : " Respectez ce que l'on a dit, traitez bien les prisonniers. Ce ne sont meme pas des prisonniers, mais des futurs freres le temps que je debarasse ce royaume de son fleau ! Traitez les donc en tant que tels !". Lorsqu'il deambula dans la ville, afin d'atteindre le palais tant important, il put observer les visages mornes et tristes des gens qui le scrutaient. Dans ces faces, il pouvait lire un melange de crainte, de doute et d'espoir. Ils devaient s'attendre a une traitrise, a ce qu'ils laissent ses soldats s'amuser dans la ville, qu'il leur lache la bride et qu'ils pillent et violent, voire meme tuent - et pas forcement dans cet ordre. Il tenta de les rassurer :" Ne vous inquietez pas bonnes gens, vous n'avez rien a craindre, je suis un homme de paroles et vous etes desormais mes nouveaux proteges et sujets. Nul ne viendra vous faire du mal". Ses mots permirent de calmer un peu meur crainte, sans les faire disparaitre, les traitrises et fourberies existant souvent en ce monde.
Une fois arrives au palais, ils purent voir que celui-ci etait barricadé. Il reitera les mots qu'il avait adresse aux defenseurs lorsqu'il etait aux portes de la ville. Mais cette fois ci, devant l'absence de reponses, il perdit patience. Il pouvait tres bien detruire ces miserables portes a coup de beliers voire meme avec cette nouvelle arme qu'il avait achete a l'empire de Norguïle, cette sorte de poudre qui prenait feu et explosait sous l'effet du feu. Mais dans la situation presente, il ne servait a rien de devoiler un atout majeur et originale comme cette poudre. Les derniers defenseurs etaient peu nombreux, leur esprit, fragile et le moral au plus bas. Il suffisait juste qu'il les manipule avec la magie pour finir toute cette histoire. Ils etaient si affaiblis psychiquement que ce serait un jeu d'enfants et que personne ne pourrait le remarquer. C'est donc ce qu'il fit, et dans un grincement assourdissant, les dernieres portes de la victoire s'ouvrirent devant lui. Il mit donc pied a terre puis se dirigea vers la salle du trone d'un pas puissant et autoritaire, suivit de son corps de gardes rapprochee, et savourant chaque pas qui le menait vers son triompe. Lorsqu'il arriva dans la salle du trone, il ne put retenir une grimace de degout. C'etait donc lui le roi Frederic ? Cet homme petit a la corpulence assez prononcee ? Meme s'il n'etait pas laid -voire meme plutot beau selon certains criteres- il degageait une aura de putanteur melee a de la lachete soupoudree de cruaute. Son visage et ses mains ruisselaient de sueur, signe magnifeste de son stress. Sur son front trempe resplendissait une gemme precieuse, probablement un rubis a cause de sa couleur. Cela donnait un effet etrange, le rouge du feu et le blanc laiteux de la peur.Il savait qu'il allait mourir et il ne pouvait rien faire. Sa cour, rassemblee en demi-arc de cercle dont le centre etait le trone empestait la peur. Sauf un seul, un homme a la figure noble dont l'elegance naturelle etait souligne par le bon gout de ses vetements qui, contrairement a l'habitude n'etaient pas pompeux et inutilement visible avec de nombreuses couleurs criarde. Son pourpoint matelasse souple gris accompagne d'un pantalon en toile de l'empire du soleil couchant faisaient montre d'une grande sobriete et d'une capacite a ne pas depenser ses sou de maniere extravagante. Sa figure et sa posture rehaussait encore plus toute cette impression qu'il degageait. Pourtant il n'etait pas un homme que l'on pouvait qualifier de beau. Un nez aquilin depassait de son visage encadre de cheveux blonds platine desquels naissaient une longue cascade de boucles. Son regard percant faisait penser a celui d'un aigle, observateur avise qui analysait chaque details. Un homme tres certainement interessant, pensa Melkor avant de tourner son regard vers Frederic.
"Roi Frederic, selon nos plus anciennes lois, je vous defie pour effectuer un duel loyal devant tous ces gens qui seront nos temoins. Que les Dix Dieux soient clements envers vous, et qu'ils rendent votre bras fort. Que leur jugement permette a l'Homme de se distinguer. Que leur amour permette au vaincu de les rejoindre. Et que leur joie se transmette a la Terre." Quel ramassis d'idioties pensa t'il en proferant les paroles rituelles. De toutes facon, il s'attendait presque a ce que le roi peureux prenne la fuite ou refuse le duel, ce qui lui ferait d'ailleurs perdre le peu de legitimite qu'il lui restait.
"J'accepte ! Et je prierai les Dix Dieux de vous accueillir en leur sein une fois que votre sang aura abreuver notre Terre." Lanca pourtant, contre toute attente, le roi Frederic. Surprenant, malgre sa couardise, il a reussi a trouver le courage de me combattre. A moins qu'il nait prepare un piege durant le combat. Mais cela me parait fort peu probable etant donne sa faible carrure et son etat assez lamentable. Est ce un sursaut d'heroisme ? Neanmoins, il prefera s'en assurer en sondant l'esprit de son adversaire. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il s'appercut qu'il ne pouvait y acceder ! C'etait comme une sorte de mur infranchissable. Il ne pouvait pas deverser sa conscience dans la sienne. Comme l'eau sur les rochers, sa conscience s'ecrasait sur un mur psychique invisible. C'est impossible, je nai encore jamais ressenti ce sentiment d'impuissance devant ce mur mental. Serait il un magicien aussi ? Ils sont pourtant si rares. Mais rien n'est a exclure, je ne dois pas me relacher. Il possede peut etre une derniere fourberie. Mais dans ce cas, pourquoi transpire t'il autant la peur ? De toutes les manieres, je ne peux plus reculer. Il faut que je me batte contre lui. Par surete, il adressa a sa garde rapprochee, en langage code des signes, le message suivant :"Faites attention, quelque chose de louche ici".
" Prenons donc place, roi Frederic"
A ces mots, le principal intéressé acquiesca et descendit de son trone. Aussitot, un cercle se forma autour des deux combattants. Melkor sortit son épée fétiche, Dragothor, tandis qu'un serviteur apporta une épée qui semblait tres ancienne a son adversaire. Celui-ci la soupesa afin d'en apprecier le poids et l'equilibre. Puis il fit quelques moulinets dans le vent pour parfaire son analyse. Mais, il ne sait pas se battre ! Il ne connait que les rudiments et bases ! Mais ses moulinets maladroits trahissent completement son manque de pratiques voire meme d'entrainement ! Je ne comprends pas tout ici, et je deteste ce sentiment. Le doute commencait a envahir Melkor mais celui-ci se forca a le refluer. Il n'avait pas sa place dans un duel. Au bout de quelques minutes, a la fin de la preparation, un serviteur sur les cotes ordonna aux combattants de commencer le combat. Aussitot, le roi Frederic hurla en se jetant sur Melkor son epee tenu en l'air, preparee pour un coup de travers. Mais c'etait un suicide. Sa charge etait maladroite, et sa garde, inexistante. Melkor se rua vers lui, son epee en avant, au moment ou le contact allait avoir lieu et que son adversaire allait abattre son arme. Frederic vint donc s'empaler sur l'epee de son adversaire qui s'enfonca profondement et ressortit par son dos. La lame semblait avoir perce le coeur,et quasiment instantanement du sang s'ecoula de sa bouche et le roi qui avait fait preuve d'un heroisme certain dans ses derniers instants, mourut. Son corps, soudain devenu flasque, s'ecroula sur le sol dans un bruit sourd. Dans la salle regnait un silence de mort, pas une personne n'osait bouger le moindre muscle. Melkor, abasourdi par la mort deroutante de Frederic se reprit en mains. Finalement, c'etait bien de l'heroisme dont il avait fait preuve comme derniere action. Mon pere m'a toujours dit que les derniers actes d'un homme avant sa mort revelait sa veritable personnalite. Celui-ci n'etait donc pas si lache et meprisable. Ayant desormais vaincu loyalement le roi, et avec l'approbation des dieux, Melkor monta les marches lentement, d'un pas serein et lent. Il s'assit posement sur le trone. Au moins, comme Frederic n'avait pas d'heritiers, de femmes ou de famille proche, je n'ai aucune execution a ordonne. Le royaume tombera de lui-meme dans mes mains, n'ayant plus aucun autre roi vers qui se tourner. Surtout qu'en jouant bien, je peux avoir le soutien de l'armee et du peuple. Ce qui etait suffisant. La noblesse se tiendra bien si j'aneantis ceux qui sont le plus susceptibles de me trahir. Mais il lui etait impossible de sonder les pensees de tous les nobles rassembles dans cette piece, ils etaient des centaines et cela requerrait beaucoup trop d'energie. Rien qu'analyser completement un esprit pouvait l'epuiser. Ce serait donc un lent travail de sondage mental aggremente d'espionnage efficient, comme d'habitude. Il leva soudain la main et profera ces mots :" Le roi precedent n'ayant aucune lignee valable existant sur cette terre, je suis votre nouveau roi selon les regles ancestrales qui regissent ces duels. Vous me devez donc tous allegeance. Agenouillez vous devant moi, puis venez chacun repeter vos serments. Longue vie au Roi !"
"Longue vie au Roi !" Repeterent ils tous d'une seule voix tout en s'agenouillant. Puis ils vinrent tous preter serments, un par un. A la fin de ces frivolites, le roi ordonna au capitaine fr sa garde d'aller donner l'ordre de liberation des prisonniers ainsi qu'une prime de 15 Tiberions d'or. Puis de preparer une immense fete pour toute la capitale et ses environs. Une fois que le capitaine fut parti, il congedia les nobles attroupes autour de lui puis fit signe au reste de ses gardes de le suivre :" Nous allons explorer le palais un peu !" Leur dit-il.