SOS PC
Publié : 25 janv. 2018, 14:22
Ca faisait bientôt une heure que je bataillais devant l'écran à utiliser tous les outils que je connaissais et à chercher sur les forums spécialisés comment nettoyer ce fichu PC. Mais j'y étais presque: depuis dix minutes, tout semblait fonctionner correctement. Je crois même que sa machine démarrait beaucoup plus rapidement.
Je devinait Céline quelque part derrière moi, silencieuse et soulagée. Elle était tellement inquiète lorsque je suis arrivé, sa voix tremblait presque quand elle m'expliquait ne plus pouvoir ouvrir son navigateur ou même un simple document Excel.
- C'est bon? Ca marche maintenant?
Je n'étais pas peu fier de moi: comme neuf ou presque. Un peu de RAM et un nouveau disque dur, j'en ferais une bête de course de cet ordinateur. Pour peu qu'elle veuille y mettre quelques euros...
- Oui. Tout y est, regarde: rien de perdu. Tu devras peut-être rentrer quelques mots de passe de-ci de-là mais il est au top maintenant.
Elle ne dit rien mais j'entendis son soulagement. Si je m'étais retourné, j'aurais vu son visage s'illuminer, j'en suis sûr et certain.
- J'active la recherche heuristique, je le redémarre juste une fois pour lancer un scan complet en mode sans échec et l'affaire est bouclée. Ca devrait... Euh, je te parle en chinois là, c'est ça?
- Non, non, pas du tout. (...) Enfin si. Mais ce n'est pas grave! Tu me sauves. Je ne sais même pas comment te remercier.
Ces quelques mots, ça suffisait à me faire plaisir en fait. N'importe comment, si je n'étais pas venu, Sandra m'aurait fait la tête pendant des jours. Et puis, ça m'amuse l'informatique.
- En fait, si, j'ai peut-être une idée. Je voulais te faire une surprise depuis quelques temps...
- C'est vrai?
- Une surprise, j'ai dit! Tu dois fermer les yeux. Et pas de triche!
L'ordinateur venait de redémarrer. Je vérifiai les trois lignes de texte à l'écran. L'antivirus commençait son scan.
- D'accord. Promis.
Je fermai les yeux, j'entendis Céline se rapprocher, ses talons claquant sur le parquet.
- Tu triches, j'en suis sure.
- Mais non!
Elle glissa sur le côté, je la perdis de vue deux secondes, et réapparut en tenant un torchon dans sa main. Un grand sourire aux lèvres aussi.
- S'il le faut, je te bande les yeux. Comme ça tu ne pourras pas faire semblant.
- On n'est peut-être pas obligé d'en arriver là. Puisque je te dis que... Oh et puis bon, allez, vas-y.
Le torchon qu'elle tenait avait l'air propre (heureusement) et surtout je commençais à me demander quelle surprise m'attendait. Elle le posa sur mes yeux, plié en une large bande, et le noua derrière ma tête.
- Viens avec moi maintenant.
Elle prit ma main, m'invitant à me lever et je me laissai guider incapable de savoir vers où: le bandeau me permettait de voir un mince filet de lumière vers le bas, à peine de quoi voir mes jambes, mais en aucun cas de m'orienter.
Nous fîmes une pause après quelques mètres. Céline me lâcha la main quelques secondes en me demandant d'attendre. Il était encore tôt dans l'après-midi mais ici la lumière avait nettement baissé. Quelques claquements de talons sur le sol. Sa main posée sur mon bras.
- On y est presque. Avance de quelques pas, s'il te plaît.
J'avançai mais mon pied cogna dans quelque chose, je pensai une chaise ou un tabouret, quelque chose de dur en tout cas, et manquai de tomber complètement. Heureusement, Céline me tenait.
C'est à ce moment que je sentis une menotte se refermer sur mon poignet. Crrrrrcc. Et mon bras se tordre si bien qu'avant de pouvoir réagir, je venais de me faire menotter, les bras dans le dos.
- Céline! Qu'est-ce que...
Fait comme un rat. Je connais un peu sa maison mais j'ignorais où je me trouvais. Bouger dans un sens ou dans l'autre devenait risqué.
- Céline?
- Je suis là, ne t'inquiète pas. Je prends juste deux ou trois choses.
La première, ce devait être un rouleau d'adhésif: je cherchai ce qu'était le petit bruit, tac!, suivi de ses pas. Elle se posta quelque part en face de moi et me colla un large morceau en travers de la bouche. Puis un second par dessus.
Le deuxième, c'était une corde. Serrée doucement mais fermement au-dessus de mes coudes que je sentis se rapprocher dangereusement avant qu'elle ne fasse un noeud.
Puis elle me força à m'allonger, je ne sais trop comment. Bâillonné, les yeux bandés, les mains attachées, si je ne me laissais pas faire, je craignais de tomber et de me faire mal. Alors, je me retrouvai allongé par terre, sur le dos, essayant de ne pas m'enfoncer le métal des menottes dans mes reins.
Elle enleva mes chaussures, mes chaussettes aussi, et me ligota les chevilles sans rien dire. Je l'imagine aujourd’hui affichant un immense sourire, presque à ricaner. Puis mes jambes furent à leur tour attachées, là, juste au-dessus des genoux.
- Mmmmfff...
Je n'avais pas pu retenir ça. Je tâchai de rester calme, ma respiration s'était accélérée.
- Quoi? Tu n'aimes ma surprise? Pourtant Sandra ne cesse de me dire que tu adôôôre ça...
J'allais me débattre. C'est alors qu'elle me renversa sur le ventre puis me fit tourner en tirant sur mes pieds. Quelques degrés seulement. Je compris un peu plus tard qu'elle venait d'attacher ce qui restait de corde entre mes chevilles au pied du lit.
En effet, je l'entendis s'éloigner au bruit de ses talons non sans me recommander de rester sage et de m'amuser avant qu'elle ne revienne. Plus tard.
Quand je fus certain qu'elle était partie et après avoir retrouvé mon calme, je commençai à remuer un peu, à tirer sur mes coudes, sur mes poignets. Pas trop les poignets: Sandra nous avait acheté des menottes il y a longtemps, petit matériel peu agréable et qui avait la fâcheuse tendance à se resserrer encore plus si le verrou n'était pas dans la bonne position. Je ne voulais surtout pas que celles-ci fassent pareil. C'est alors que je constatai que Céline avait fixé mes jambes à quelque chose; j'avais quelques centimètres de mou, à peine, il me serait impossible de chercher à me relever.
En frottant ma tête contre le sol, je réussis finalement à faire glisser le bandeau et à l'enlever complètement. Peut-être qu'en insistant je pourrait décoller mon bâillon? Cette petite réussite qui me remplit d'espoir. Je compris alors où j'étais: une chambre au rez-de-chaussée. La chambre d'ami. J'y avais dormi à l'occasion avec Anne après une ou deux soirées qui s'étaient prolongées. Dans le lit, pas au pied du lit, là où je me trouvais à cet instant.
Au loin, j'entendais la voix de Céline et bientôt elle apparut, le téléphone collé à l'oreille.
- MMMmphphfff. MMmmm.
- ... est prêt. Ligoté et bâillonné. Ah, zut! Attends, il a enlevé son bandeau. (...). Pas grave, tu as raison. (...). Mais, oui, il va rester sage. Tu penses arriver dans combien de temps? (...). Oh, non! Quand même pas? Je... (...). Sure? Je peux? MMmmm... (...). Très bien, Sandra, à tout à l'heure, ma chérie.
Je réalisai donc que j'étais victime d'un plan machiavélique orchestré par Sandra et Céline. Le virus sur son ordinateur était pourtant réel. Comment diable avaient-elles pu...?
La question que j'aurais dû me poser à ce moment-là est jusqu'où comptaient-elles aller. Surtout en voyant Céline s'approcher une corde à la main. Je fus retourné sur le ventre et mes poignets ligotés très solidement avant qu'elle ne m'enlève les menottes. Puis elle défit la corde qui me retenait au pied du lit, releva mes pieds et me plaça en hogtie.
J'entrepris minutieusement de me détacher dès qu'elle sortit de la pièce c'est-à-dire après m'avoir gratifié d'une puissante claque sur la fesse et menacé des pires représailles si jamais je ne me tenais pas tranquille. J'attendis un instant - l'avantage des talons et du parquet c'est que je l'entendais nettement s'éloigner - avant de me tortiller et de rouler sur le côté. N'étant pas précisément contorsionniste, je devais redoubler d'effort pour atteindre mes chevilles et gratter la corde du bout des ongles pour défaire le premier noeud.
C'était long, bien plus long que je ne l'avais imaginé. A ma grande surprise, elle avait fait un bon travail: après avoir défait deux noeuds il m'était toujours impossible de détendre mes jambes. Mais je persévérais: le temps jouait en ma faveur.
- Hep, hep, hep! Mais qu'est-ce que tu fais?!
Mince!
Trop concentré, je ne l'avais pas entendue revenir et surtout j'avais fait un demi-tour sur moi-même; je faisais face au lit maintenant.
- MMmmmffff!!! MMmmm! MMMmmpfffpffff...
Elle se rua sur moi et...
- J'arrive juste à temps je crois!
Elle défit le hogtie ,en fait juste la corde qui reliait mes poignets et mes chevilles, et me fit mettre debout péniblement en m'agrippant par le bras. Puis je dus traverser toute la maison jusqu'à l'entrée en sautillant, les jambes et les bras entravés. Je restai là quelques instants appuyé contre le mur. Céline revint très vite armée d'un rouleau de scotch transparent et d'une petite culotte rose toute chiffonnée qu'elle entreprit de plier et replier en une petite boule. Comme je faisais non de la tête, elle m'avertit en fronçant les sourcils:
- Celle-ci est propre, joli coeur, mais je te promets que si tu résistes ou si tu cherches encore à te détacher, j'enlève celle que je porte et je m'en sers pour te bâillonner, compris?
- MMmmm...
- Très bien. Je préfère ça.
Alors elle arracha les deux morceaux d'adhésif collés sur ma bouche et m'enfonça la culotte roulée en boule dans la bouche. Elle enroula ensuite cinq tours de scotch par-dessus, avec le sourire.
Puis elle ouvrit la porte de la penderie, une sorte de placard étroit d'à peine 50cm remplie de vêtements divers et variés. Et moi maintenant. Flanqué bien au fond, la tête effleurant l'un des manteaux les plus longs, les jambes repliées vers le buste, tout seul dans le noir.
Je devinait Céline quelque part derrière moi, silencieuse et soulagée. Elle était tellement inquiète lorsque je suis arrivé, sa voix tremblait presque quand elle m'expliquait ne plus pouvoir ouvrir son navigateur ou même un simple document Excel.
- C'est bon? Ca marche maintenant?
Je n'étais pas peu fier de moi: comme neuf ou presque. Un peu de RAM et un nouveau disque dur, j'en ferais une bête de course de cet ordinateur. Pour peu qu'elle veuille y mettre quelques euros...
- Oui. Tout y est, regarde: rien de perdu. Tu devras peut-être rentrer quelques mots de passe de-ci de-là mais il est au top maintenant.
Elle ne dit rien mais j'entendis son soulagement. Si je m'étais retourné, j'aurais vu son visage s'illuminer, j'en suis sûr et certain.
- J'active la recherche heuristique, je le redémarre juste une fois pour lancer un scan complet en mode sans échec et l'affaire est bouclée. Ca devrait... Euh, je te parle en chinois là, c'est ça?
- Non, non, pas du tout. (...) Enfin si. Mais ce n'est pas grave! Tu me sauves. Je ne sais même pas comment te remercier.
Ces quelques mots, ça suffisait à me faire plaisir en fait. N'importe comment, si je n'étais pas venu, Sandra m'aurait fait la tête pendant des jours. Et puis, ça m'amuse l'informatique.
- En fait, si, j'ai peut-être une idée. Je voulais te faire une surprise depuis quelques temps...
- C'est vrai?
- Une surprise, j'ai dit! Tu dois fermer les yeux. Et pas de triche!
L'ordinateur venait de redémarrer. Je vérifiai les trois lignes de texte à l'écran. L'antivirus commençait son scan.
- D'accord. Promis.
Je fermai les yeux, j'entendis Céline se rapprocher, ses talons claquant sur le parquet.
- Tu triches, j'en suis sure.
- Mais non!
Elle glissa sur le côté, je la perdis de vue deux secondes, et réapparut en tenant un torchon dans sa main. Un grand sourire aux lèvres aussi.
- S'il le faut, je te bande les yeux. Comme ça tu ne pourras pas faire semblant.
- On n'est peut-être pas obligé d'en arriver là. Puisque je te dis que... Oh et puis bon, allez, vas-y.
Le torchon qu'elle tenait avait l'air propre (heureusement) et surtout je commençais à me demander quelle surprise m'attendait. Elle le posa sur mes yeux, plié en une large bande, et le noua derrière ma tête.
- Viens avec moi maintenant.
Elle prit ma main, m'invitant à me lever et je me laissai guider incapable de savoir vers où: le bandeau me permettait de voir un mince filet de lumière vers le bas, à peine de quoi voir mes jambes, mais en aucun cas de m'orienter.
Nous fîmes une pause après quelques mètres. Céline me lâcha la main quelques secondes en me demandant d'attendre. Il était encore tôt dans l'après-midi mais ici la lumière avait nettement baissé. Quelques claquements de talons sur le sol. Sa main posée sur mon bras.
- On y est presque. Avance de quelques pas, s'il te plaît.
J'avançai mais mon pied cogna dans quelque chose, je pensai une chaise ou un tabouret, quelque chose de dur en tout cas, et manquai de tomber complètement. Heureusement, Céline me tenait.
C'est à ce moment que je sentis une menotte se refermer sur mon poignet. Crrrrrcc. Et mon bras se tordre si bien qu'avant de pouvoir réagir, je venais de me faire menotter, les bras dans le dos.
- Céline! Qu'est-ce que...
Fait comme un rat. Je connais un peu sa maison mais j'ignorais où je me trouvais. Bouger dans un sens ou dans l'autre devenait risqué.
- Céline?
- Je suis là, ne t'inquiète pas. Je prends juste deux ou trois choses.
La première, ce devait être un rouleau d'adhésif: je cherchai ce qu'était le petit bruit, tac!, suivi de ses pas. Elle se posta quelque part en face de moi et me colla un large morceau en travers de la bouche. Puis un second par dessus.
Le deuxième, c'était une corde. Serrée doucement mais fermement au-dessus de mes coudes que je sentis se rapprocher dangereusement avant qu'elle ne fasse un noeud.
Puis elle me força à m'allonger, je ne sais trop comment. Bâillonné, les yeux bandés, les mains attachées, si je ne me laissais pas faire, je craignais de tomber et de me faire mal. Alors, je me retrouvai allongé par terre, sur le dos, essayant de ne pas m'enfoncer le métal des menottes dans mes reins.
Elle enleva mes chaussures, mes chaussettes aussi, et me ligota les chevilles sans rien dire. Je l'imagine aujourd’hui affichant un immense sourire, presque à ricaner. Puis mes jambes furent à leur tour attachées, là, juste au-dessus des genoux.
- Mmmmfff...
Je n'avais pas pu retenir ça. Je tâchai de rester calme, ma respiration s'était accélérée.
- Quoi? Tu n'aimes ma surprise? Pourtant Sandra ne cesse de me dire que tu adôôôre ça...
J'allais me débattre. C'est alors qu'elle me renversa sur le ventre puis me fit tourner en tirant sur mes pieds. Quelques degrés seulement. Je compris un peu plus tard qu'elle venait d'attacher ce qui restait de corde entre mes chevilles au pied du lit.
En effet, je l'entendis s'éloigner au bruit de ses talons non sans me recommander de rester sage et de m'amuser avant qu'elle ne revienne. Plus tard.
Quand je fus certain qu'elle était partie et après avoir retrouvé mon calme, je commençai à remuer un peu, à tirer sur mes coudes, sur mes poignets. Pas trop les poignets: Sandra nous avait acheté des menottes il y a longtemps, petit matériel peu agréable et qui avait la fâcheuse tendance à se resserrer encore plus si le verrou n'était pas dans la bonne position. Je ne voulais surtout pas que celles-ci fassent pareil. C'est alors que je constatai que Céline avait fixé mes jambes à quelque chose; j'avais quelques centimètres de mou, à peine, il me serait impossible de chercher à me relever.
En frottant ma tête contre le sol, je réussis finalement à faire glisser le bandeau et à l'enlever complètement. Peut-être qu'en insistant je pourrait décoller mon bâillon? Cette petite réussite qui me remplit d'espoir. Je compris alors où j'étais: une chambre au rez-de-chaussée. La chambre d'ami. J'y avais dormi à l'occasion avec Anne après une ou deux soirées qui s'étaient prolongées. Dans le lit, pas au pied du lit, là où je me trouvais à cet instant.
Au loin, j'entendais la voix de Céline et bientôt elle apparut, le téléphone collé à l'oreille.
- MMMmphphfff. MMmmm.
- ... est prêt. Ligoté et bâillonné. Ah, zut! Attends, il a enlevé son bandeau. (...). Pas grave, tu as raison. (...). Mais, oui, il va rester sage. Tu penses arriver dans combien de temps? (...). Oh, non! Quand même pas? Je... (...). Sure? Je peux? MMmmm... (...). Très bien, Sandra, à tout à l'heure, ma chérie.
Je réalisai donc que j'étais victime d'un plan machiavélique orchestré par Sandra et Céline. Le virus sur son ordinateur était pourtant réel. Comment diable avaient-elles pu...?
La question que j'aurais dû me poser à ce moment-là est jusqu'où comptaient-elles aller. Surtout en voyant Céline s'approcher une corde à la main. Je fus retourné sur le ventre et mes poignets ligotés très solidement avant qu'elle ne m'enlève les menottes. Puis elle défit la corde qui me retenait au pied du lit, releva mes pieds et me plaça en hogtie.
J'entrepris minutieusement de me détacher dès qu'elle sortit de la pièce c'est-à-dire après m'avoir gratifié d'une puissante claque sur la fesse et menacé des pires représailles si jamais je ne me tenais pas tranquille. J'attendis un instant - l'avantage des talons et du parquet c'est que je l'entendais nettement s'éloigner - avant de me tortiller et de rouler sur le côté. N'étant pas précisément contorsionniste, je devais redoubler d'effort pour atteindre mes chevilles et gratter la corde du bout des ongles pour défaire le premier noeud.
C'était long, bien plus long que je ne l'avais imaginé. A ma grande surprise, elle avait fait un bon travail: après avoir défait deux noeuds il m'était toujours impossible de détendre mes jambes. Mais je persévérais: le temps jouait en ma faveur.
- Hep, hep, hep! Mais qu'est-ce que tu fais?!
Mince!
Trop concentré, je ne l'avais pas entendue revenir et surtout j'avais fait un demi-tour sur moi-même; je faisais face au lit maintenant.
- MMmmmffff!!! MMmmm! MMMmmpfffpffff...
Elle se rua sur moi et...
- J'arrive juste à temps je crois!
Elle défit le hogtie ,en fait juste la corde qui reliait mes poignets et mes chevilles, et me fit mettre debout péniblement en m'agrippant par le bras. Puis je dus traverser toute la maison jusqu'à l'entrée en sautillant, les jambes et les bras entravés. Je restai là quelques instants appuyé contre le mur. Céline revint très vite armée d'un rouleau de scotch transparent et d'une petite culotte rose toute chiffonnée qu'elle entreprit de plier et replier en une petite boule. Comme je faisais non de la tête, elle m'avertit en fronçant les sourcils:
- Celle-ci est propre, joli coeur, mais je te promets que si tu résistes ou si tu cherches encore à te détacher, j'enlève celle que je porte et je m'en sers pour te bâillonner, compris?
- MMmmm...
- Très bien. Je préfère ça.
Alors elle arracha les deux morceaux d'adhésif collés sur ma bouche et m'enfonça la culotte roulée en boule dans la bouche. Elle enroula ensuite cinq tours de scotch par-dessus, avec le sourire.
Puis elle ouvrit la porte de la penderie, une sorte de placard étroit d'à peine 50cm remplie de vêtements divers et variés. Et moi maintenant. Flanqué bien au fond, la tête effleurant l'un des manteaux les plus longs, les jambes repliées vers le buste, tout seul dans le noir.