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Sabine

Publié : 13 janv. 2013, 18:01
par Alex
Voici un premier texte qui fait parti de l'univers de mon projet de Récit interactif; Il introduit le concept du Jeu et de son univers dans lequel vous, lecteur, prendrez part.
Sur mon blog http://ledvelh.overblog.com sont expliqués le concept du Récit érotique interactif, son univers. C'est donc pour illustrer cet univers que je me suis laissé aller à l'histoire de Sabine, cette jeune femme qui sera une des premières victimes du Jeu...

Face à son écran, Sabine relit pour la troisième fois le contenu de sa thèse de fin d’études. Ses soirées se résument à peu près à cela : travail, pâtes au beurre et cornichons, travail, et dormir quand elle a le temps. Bientôt doctorante en physique quantique, la jeune scientifique se force à achever cette énième relecture avant de l’imprimer. « Pourvu que ça paye de ne pas avoir de vie » pense-t-elle. Sabine a sacrifié ses huit dernières années à étudier et apprendre des concepts abstraits pour espérer décrocher le plus prestigieux grade universitaire. Malgré son extraordinaire rapidité à assimiler les informations et à les recracher avec précision, la jeune femme a beaucoup souffert de solitude, notamment ces trois dernières années.

« Bientôt finies les soirées passées en culotte devant mon bureau à bosser.. A moi les années de galère pour décrocher un job ! » Se dit-elle avec cynisme.

Pour Sabine, passer huit ans à ne penser qu’à étudier n’est pas humainement possible. Tout le monde a besoin de décompresser et de consacrer du temps à ce qui libère : sortir avec les amies, lire des livres ou danser en boîte de nuit ? Rien de tout cela. Sabine consacre tout son temps libre au sexe, à l’amour, aux rencontres, mais pas sous n’importe quelle forme. Sabine rencontre des hommes dans le but de se faire attacher par eux et échanger du plaisir, pour ensuite, la majorité du temps, retourner la situation et devenir une petite dominatrice aux petits seins fermes.

« Ca fait combien de temps que je me suis pas masturbée ? » Pense-t-elle à la fin de la lecture d’un paragraphe évoquant le Boson de Higgs. « En fait j’ai pas envie. Allez Sabine lève-toi le cul de ta chaise et va faire un tour... Putain j’ai la marque du fauteuil sur mes fesses à force de rester assise... Combien je pèse ? 51 kg.... Pas grossi.... Trop maigre. Je sors manger un coup. »

Sabine enfile une veste légère (on est en Juin) et descend ses sept étages par la cage d’escaliers, faute d’ascenseur. A Paris, faut pas rêver.

Deux rues plus loin elle parvient à un kebab qu’elle fréquente le soir en semaine quand elle n’a pas le moral, soit environ trois fois par semaine en ce moment. Sous son air tranquille et pensif, la jeune femme lance des regards discrets sur tous les côtés de la rue. « On sait jamais. Peut-être qu’on m’a déjà repéré… » Se dit-elle. Sabine récupère son smartphone déjà démodé dans sa poche et relit un message datant de la veille. « Jamais je n’aurai le temps de faire ces recherches. » Soupire-t-elle dans sa tête.

Assise seule à une table, elle mange son sandwich sans y prêter attention car ses yeux sont rivés sur son écran. Elle lit :

« Voici ton premier contrat, Pisteur :
Nom et prénom : à trouver
Pseudo : Jaanus, pisteur
39 ans, célibataire, caucasien, hétérosexuel, fleuriste dans le XIe, vit au troisième étage de son immeuble situé près de la station Charonne.
Choix de défaite :

Être solidement momifié sur un lit (tout type de bondage) tandis que son bourreau (si féminin) joue avec son sexe (masturbation forcée par exemple) et sa bouche (facesitting par exemple).
Bonne chance. »

« Alors toi, mon p’tit cochon, t’aimerais bien lécher mon anus, pense Sabine en se pinçant la lèvre. Ca devrait pouvoir se faire. Mes cordes devraient faire l'affaire. Je vais te retrouver. »

Sabine quitte le kebab et prend le chemin pour rentrer chez elle. Elle rentre dans l’immeuble, compose le code, et entame sans longue ascension dans les escaliers. Elle n’avait pas remarqué cet inconnu qui l’a suivie dans l’immeuble. « Merde ! » Pense-t-elle. Sabine accélère le pas, arrive devant sa porte et enfonce la clé dans la serrure. « Bonsoir ! » Lance-t-il. « Bordel, le voisin » Soupire la jeune femme avec soulagement. « Bonsoir ! » Connard.

Sur internet, Sabine recherche tous les fleuristes du XIe. 12 réponses. Est-il le gérant, ou simplement l’employé ? Pourquoi Jaanus comme pseudo ? Un indice peut-être sur wikipedia… pas vraiment. Le téléphone vibre, un message. Salut c’est Gilou, je fais une soirée demain chez moi, dis-moi que tu viendras ! Je t’embrasse. Revoilà le gars relou de la semaine dernière. D’ailleurs sur son répertoire Sabine a écrit Gilou le relou. Trop de travail en ce moment, peut-être une prochaine fois.

Le goulot du Martini clinque contre le verre tandis que le liquide se déverse généreusement. Sabine réfléchit à sa victime en avalant une grande gorgée d’alcool. « A peine au mois de Juin que j’étouffe. » Sabine retire ses vêtements et se retrouve, comme tous les soirs, en culotte et en débardeur devant son ordinateur. « Et si les pornos ciblaient davantage les femmes j’arrêterais de fantasmer sur docteur House ou de mater des gays. J’ai bien envie quand même. 23h. Tant pis je ferai mes recherches sur Jaanus demain matin. »

Une dernière gorgée avant de terminer le verre. Sabine actionne son vibromasseur et le pose sur son clitoris et remonte son autre main du ventre vers la base du sein. Devant ses yeux, un homme en ligote un autre. Un bondage soft, sans rapport. Sabine se contentera de ça ce soir.

Le téléphone vibre. Il affiche 9h01. Nouveau message.

« Message du site organisateur du Jeu.

Chers participants,

Le Jeu n’a commencé qu’hier matin et déjà 18 personnes se sont retrouvées ligotées par des pisteurs. Les photos sont affichées dans la Gallerie du site. Les retours d’impressions ont été excellentes, pisteurs comme victimes. Nous vous rappelons que toute personne éliminée sera contactée à la fin du Jeu pour la grande soirée réunissant tous les participants.

Le seul conseil de la journée est d’amorcer une stratégie de planque dans la capitale pour éviter de vous faire éliminer (aller chez des amis par exemple). Ce conseil vaut également pour les mouchards.

C’est tout pour aujourd’hui. Bonne traque ! »

« Faut que je me grouille. Je vais imprimer ma thèse ce matin, ce sera fait. »

Sabine quitte son immeuble. Les nuages se hâtent au-dessus de Paris et le soleil est déjà bien haut dans le ciel. Elle pénètre dans une boutique d’imprimerie et en ressort quelques minutes plus tard. De retour devant son immeuble elle tape le code, ouvre la porte quand un homme d’une trentaine d’années et portant un sac à dos sur l'épaule l’aborde.

La suite et fin sur le blog : http://ledvelh.overblog.com/sabine

Re: Sabine

Publié : 13 janv. 2013, 20:42
par Emma
Dans l ensemble ton recit est bien. Même si je n ai tout compris dans ses jeux de sms. Quelques mots de vocabulaire de Sabine me chagrinent un peu, elle semble un semblant vulgaire. Après, tout dépend des gouts et des couleurs
:)

Re: Sabine

Publié : 14 janv. 2013, 00:21
par voldenuit
cette histoire reprend un peu la thématique du "killer" , si je ne me trompe non ? c'est pas mal comme sujet , et ça laisse ouvert un champs de possibilités intéressant

Re: Sabine

Publié : 15 janv. 2013, 16:32
par Alex
Je me suis dit que c'était le personnage qui était comme ça. Je me suis inspiré d'une amie, qui fonctionne un peu comme ça ^^ Mais je suis d'accord qu'elle est un peu vulgaire, mais comme je ne décris pratiquement que ses pensées, et souvent on est plus vulgaire en pensées qu'avec les gens.
Merci à vous en tout cas :)

Re: Sabine

Publié : 18 janv. 2013, 06:27
par Emma
Mais au fait, on prend part au récit comment? :timide: