C’est en lisant un article sur les ligotages dans les aventures de Fantômette que, de lien en lien (

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par les jeux de ligotage.
Il faut dire que durant toute mon enfance, mon imaginaire personnel a été nourri au lait de la bande dessinée. J’adorais la BD et dans toute bonne BD des années 60 et 70, il y a presque toujours à un moment ou l’autre des scènes de ligotage. Les héros et leur ami(e)s se retrouvent prisonniers et se font ligoter (et éventuellement bâillonner) par leurs adversaires, qui sont toujours, bien entendu, des individus méchants et sans scrupules.
Même si j’aimais les scènes de ligotage de toutes sortes, ce que je préférais et qui me fascinait tout spécialement, c’était le scénario des « demoiselles en détresse », de jeunes et jolies filles qui se retrouvaient prisonnières (avec ligotage et bâillon, bien sûr !) de mystérieux méchants masqués qui se disposaient à leur faire subir toutes sortes de vilaines choses. Dans les BD de cette époque, qui sont encore destinées aux enfants, rien n’est montré : pas de viols, de tortures ou de meurtres, juste des ligotages. Une issue fatale est souvent suggérée mais invariablement, la prisonnière est délivrée juste à temps par un valheureux héros.
La plupart des lecteurs s’identifient à ce héros mais pas moi. Je ne voulais pas être le preux chevalier délivrant la donzelle, oh non ! Celui que j’aurais voulu être, c’était le mystérieux vilain masqué qui l’avait faite prisonnière.
A l’adolescence, les jeux de ligotage entre garçons ne m’intéressaient plus du tout et je me suis rendu compte qu’il y avait clairement une coloration sexuelle dans cette attirance pour le ligotage car mon fantasme était d’attacher des filles, exclusivement des filles. J’étais très timide avec le sexe féminin et pour moi, jouer le méchant masqué et avoir une fille à ma disposition, ligotée et bâillonnée, totalement soumise à mes désirs, était le fantasme absolu (Je précise tout de même que je n’ai jamais rêvé de torturer mes prisonnières) !
C’est à la même époque que je me suis rendu compte que si l’idée de ligoter des filles m’attirait, curieusement, j’étais aussi attiré par l’inverse : je pensais qu’il serait agréable d’être le prisonnier d’une fille, qui me ligoterait et me garderait comme son jouet personnel ! Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris que j’étais simplement ce qu’on appelle un switch : j’aime autant ligoter qu’être ligoté.
Le problème était que je n’aurais jamais osé demander à une fille si elle acceptait de se laisser ligoter et tout cela est donc resté longtemps à l’état de simples fantasmes. Pendant des années, je n’ai parlé de ces fantasmes à personne et je serais mort de honte si quelqu’un avait su ! J’étais convaincu que j’étais anormal et que j’avais une sexualité bizarre et déviante. J’étais déjà un jeune adulte lorsque j’ai découvert des revues américaines de bondage, avec de superbes photos de ligotages (de Simone Devon, notamment) et c’est à ce moment seulement que j’ai compris que mes fantasmes n’avaient rien d’anormal et qu’ils étaient même assez courants.
Ce fut une vraie révélation et cela a été le début d’expériences récréatives amusantes.
C’est ainsi qu’est né Sam Lemasque, le mystérieux vilain masqué, dont les activités favorites sont celles de tous les vilains méchants masqués : ligoter et bâillonner les jolies femmes et les soumettre à tous ses désirs (mais ce n’est qu’un jeu : mes « victimes » ont toujours été tout à fait consentantes !)
Avec le temps, diverses contraintes (familiales notamment) m’ont obligé à réduire hélas ces activités ludiques. Je ne suis plus jeune mais ces fantasmes ne m’ont jamais quitté : l’envie est toujours là ! Et forcément, cela me plaît de discuter avec d’autres qui partagent cette étrange passion. C’est la raison pour laquelle je me suis inscrit sur ce forum.
Sam Lemasque