Justine
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- Emma
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Rire lire et écrire - Ce que je déteste : les obsédés, les curieux mal intentionnés, les trolls, les prétentieux et les pédants
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Re: Justine
Hmpf ... même pas le temps de peaufiner les détails ..
bandes de gloutons ...
le velours s'appliqua sur les yeux de Justine . Le fait de sentir cette étoffe se poser sur son visage lui procura un frisson lui parcourant le corps entier .
L'homme lui,tira délicatement la nuque vers l'arrière . Et un autre frisson vint lui parcourir la joue et la gorge … « satin toilé pure soie , un peu délicat , fragile à l'usure , mais sensations garanties »
Justine laissait son corps s'engourdir de cette caresse et tendit encore la peau de son cou , pour savourer toute la douceur de la caresse . Un léger soupir s'extirpa de sa gorge comme pour inviter l'artisan à poursuivre son inventaire .
Une nouvelle étoffe remplaça la précédente sur la joue et la gorge de Justine
« Damas , pur soie , je vous laisse apprécier la finesse du tissage …. » le nom était aussi doux à entendre qu'à toucher …les joues de Justine rosissaient et tournaient au pourpre à mesure que l'artisan poursuivait son inventaire . Des veloutés , des satinés , des sensations de douceur cotonneuse et soyeuse se chevauchaient en elle .
l'artisan , énuméra ainsi les qualités et les variétés de tissus qui ornaient son étalage . Justine , se plongeait dans un état second , et se laissait emporter par les déferlantes d'émotions qui l'animaient . Oubliant un instant sa position , ses yeux bandés , ou bien , n'oubliant rien du tout et pouvant à loisir se laisser emporter .
« ...Et pour finir , un velours de Cachemire , pure soie également . Il faut dire que la, technique a été inventée là bas .. . » le contact avec la peau de Justine fut brutal , comme un obus qui heurte un mur . Non pas que l' artisan n'ait usé de toutes les précautions , mais le tissus provoqua en elle une vague d' émotion incontrôlable , et il était fort heureux qu'elle fut bien attachée en cet instant , car elle eut sans doute été capable d'arracher le précieux tissu des mains de son propriétaire et de s'en délecter comme un petit chiot se jette sur la mamelle de sa mère . Elle tira de tous ses membres sur le siège oubliant même sa fragilité . et ne pouvant malgré cela , que le faire légèrement bouger .
« je crois que le choix est fait « , dit alors l'artisan en enlevant le bandeau de Justine . la lumière des néons de l'atelier aussi froide que l'artisan semblant tous deux ignorer totalement son désir l'arrachèrent à sa rêverie , avec une brutalité qui lui glaça le sang .
La pause semblait terminée , et Justine eut alors les mains déliées pour se remettre au travail .
Tandis qu'elle parachevait le décapage entier de la commode , le tapissier avait entrepris de désosser entièrement le fauteuil de Justine . Il procédait méticuleusement , avec un peu d'eau chaude versée sur les assemblages pour faire fondre les vieilles colles .
« ne vous inquiétez pas , il sera comme neuf »
le soir tombait , et Justine avait gratté les dernières traces de vernis de la commode . L'artisan , quant à lui, avait entièrement désossé le fauteuil de sa grand-mère . Il n'en restait rien . Seuls quelques bouts de bois jonchant l'établi dont il eut difficile de savoir qu'il s'agissait du fauteuil .
Justine enleva sa blouse d'un geste lourd , et l'accrocha au porte manteau . Elle aurait aimé rester encore un peu , tandis que l'artisan , rangeait ses outils et nettoyait son matériel . Un peu hésitante , en enfilant son manteau , l'homme posa son regard noir sur elle « Alors … à demain ... » posé sur un ton interrogatif et à la fois affirmatif , attendant la seule réponse que Justine souhaitait et était capable de formuler : « A demain »
se retournant , elle sortit de l'atelier en trombe comme pour oublier un souvenir trop heureux . Un ami qui part et que l'on ne reverra plus et un au revoir trop douloureux à exprimer .

le velours s'appliqua sur les yeux de Justine . Le fait de sentir cette étoffe se poser sur son visage lui procura un frisson lui parcourant le corps entier .
L'homme lui,tira délicatement la nuque vers l'arrière . Et un autre frisson vint lui parcourir la joue et la gorge … « satin toilé pure soie , un peu délicat , fragile à l'usure , mais sensations garanties »
Justine laissait son corps s'engourdir de cette caresse et tendit encore la peau de son cou , pour savourer toute la douceur de la caresse . Un léger soupir s'extirpa de sa gorge comme pour inviter l'artisan à poursuivre son inventaire .
Une nouvelle étoffe remplaça la précédente sur la joue et la gorge de Justine
« Damas , pur soie , je vous laisse apprécier la finesse du tissage …. » le nom était aussi doux à entendre qu'à toucher …les joues de Justine rosissaient et tournaient au pourpre à mesure que l'artisan poursuivait son inventaire . Des veloutés , des satinés , des sensations de douceur cotonneuse et soyeuse se chevauchaient en elle .
l'artisan , énuméra ainsi les qualités et les variétés de tissus qui ornaient son étalage . Justine , se plongeait dans un état second , et se laissait emporter par les déferlantes d'émotions qui l'animaient . Oubliant un instant sa position , ses yeux bandés , ou bien , n'oubliant rien du tout et pouvant à loisir se laisser emporter .
« ...Et pour finir , un velours de Cachemire , pure soie également . Il faut dire que la, technique a été inventée là bas .. . » le contact avec la peau de Justine fut brutal , comme un obus qui heurte un mur . Non pas que l' artisan n'ait usé de toutes les précautions , mais le tissus provoqua en elle une vague d' émotion incontrôlable , et il était fort heureux qu'elle fut bien attachée en cet instant , car elle eut sans doute été capable d'arracher le précieux tissu des mains de son propriétaire et de s'en délecter comme un petit chiot se jette sur la mamelle de sa mère . Elle tira de tous ses membres sur le siège oubliant même sa fragilité . et ne pouvant malgré cela , que le faire légèrement bouger .
« je crois que le choix est fait « , dit alors l'artisan en enlevant le bandeau de Justine . la lumière des néons de l'atelier aussi froide que l'artisan semblant tous deux ignorer totalement son désir l'arrachèrent à sa rêverie , avec une brutalité qui lui glaça le sang .
La pause semblait terminée , et Justine eut alors les mains déliées pour se remettre au travail .
Tandis qu'elle parachevait le décapage entier de la commode , le tapissier avait entrepris de désosser entièrement le fauteuil de Justine . Il procédait méticuleusement , avec un peu d'eau chaude versée sur les assemblages pour faire fondre les vieilles colles .
« ne vous inquiétez pas , il sera comme neuf »
le soir tombait , et Justine avait gratté les dernières traces de vernis de la commode . L'artisan , quant à lui, avait entièrement désossé le fauteuil de sa grand-mère . Il n'en restait rien . Seuls quelques bouts de bois jonchant l'établi dont il eut difficile de savoir qu'il s'agissait du fauteuil .
Justine enleva sa blouse d'un geste lourd , et l'accrocha au porte manteau . Elle aurait aimé rester encore un peu , tandis que l'artisan , rangeait ses outils et nettoyait son matériel . Un peu hésitante , en enfilant son manteau , l'homme posa son regard noir sur elle « Alors … à demain ... » posé sur un ton interrogatif et à la fois affirmatif , attendant la seule réponse que Justine souhaitait et était capable de formuler : « A demain »
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Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...
- Mad Hatter
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- Ce que j'adore : Le jeu d'acteur, les bandes dessinées, les nouvelles, les ballades en vélo, l'histoire
- Ce que je déteste : Le manque de respect envers autrui, les bettraves, les chiens quand ils veulent jouer avec les cyclistes ;p
- Localisation : Partout et nulle part à la fois.
Re: Justine
Glouton en approche
très tentant mais retiens nous sinon on va tout dévorer
par gloutonnerie, pour que l'on puisse mieux déguster tes récits 



De l'Ordre nait le Chaos.
Ou est-ce l'inverse ?
Jervis Tetch dans L'asile d'Arkham

les synonymes de fou sont intéressants
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Re: Justine
Elle volait dans les airs , et planait au dessus d'un paysage bucolique . Elle se sentait bien . Mais tout à coup , en un instant, le ciel s'assombrit . Le paysage s'était lui aussi transformé . Il semblait dévasté . Ici et et là des puits de laves affleuraient de la croûte terrestre . Les rochers émergeait à pic du paysage dévasté . Ses ailes ne la portaient plus, et elle se sentit chuter lourdement dans les airs . Elle se voyait déjà écrasée en bas et déchiquetée par un de ces rochers tranchants . A mesure qu'elle sombrait la vitesse augmentait . Le sol se rapprocha inexorablement . Et puis plus rien . enfin si , la chaleur ouatée d'une de ces étoffes soyeuses . Elle, pouvait sentir leur fraîcheur , et se laisser engourdir par leur douceur . Les étoffes l'enveloppaient , tendrement . mais à mesure qu'elle tentait de bouger , celles ci contraignaient ses mouvements . Elles s'agrippaient à elle , elles l'ensevelissaient littéralement la conduisant dans les entrailles de la terre . Déjà , elle ne pouvait plus respirer , une seule de ses mains tentait d'échapper à cette fin effroyable . Une main qui du bout du corps ne trouvait que le vide de l'air à qui se raccrocher . Alors qu'elle voyait la fin se précipiter sur sa destinée , une main lourde et épaisse agrippa la sienne , l'extrayant , et la tirant comme une feuille de papier du piège qui lui était dressé . Les mains , l'agrippèrent par les épaules , aussi légèrement qu'elles l'auraient fait avec un papillon . Son visage apparut , ses yeux noirs , ses sourcils épais , son corps gras et fort , ses lèvres qui ne sourient jamais . Et les mains la déposèrent sur un tabouret . Sur le tabouret .
Justine se réveilla en sursaut , ne sachant pas très bien si ce rêve était un cauchemar ou un rêve . Les deux impressions étaient mélangées . Elle avait à la fois envie de rester dans ce rêve et d'en sortir au plus vite .
Ses pensées s'entrechoquaient et avaient éloigné toute trace de fatigue . Elle se leva et se dirigea vers la cuisine . La vieille bouilloire ,toute joyeuse d'avoir un peu de compagnie sifflotait son air des nuits sans sommeil. Un bon thé lui permettrait de réfléchir un peu , ou bien de se remémorer ces instant passés sous le regard du tapissier . Il n'était pas beau . C'était certain . Sa démarche lourde et pataude , son air de dédain , peu souriant , rien , en lui appelait à l'amour . Mais à chaque fois qu'il la prenait par les épaules pour l'installer sur ce tabouret d’où ses pieds ne touchaient pas le sol , il le faisait avec délicatesse , et avec une force telle qu'elle donnait à Justine , l'impression qu'elle était une plume légère . Il lui tardait déjà de se retrouver à l'atelier . Elle engloutit son thé , salua la théière et retourna se coucher .
Justine se réveilla en sursaut , ne sachant pas très bien si ce rêve était un cauchemar ou un rêve . Les deux impressions étaient mélangées . Elle avait à la fois envie de rester dans ce rêve et d'en sortir au plus vite .
Ses pensées s'entrechoquaient et avaient éloigné toute trace de fatigue . Elle se leva et se dirigea vers la cuisine . La vieille bouilloire ,toute joyeuse d'avoir un peu de compagnie sifflotait son air des nuits sans sommeil. Un bon thé lui permettrait de réfléchir un peu , ou bien de se remémorer ces instant passés sous le regard du tapissier . Il n'était pas beau . C'était certain . Sa démarche lourde et pataude , son air de dédain , peu souriant , rien , en lui appelait à l'amour . Mais à chaque fois qu'il la prenait par les épaules pour l'installer sur ce tabouret d’où ses pieds ne touchaient pas le sol , il le faisait avec délicatesse , et avec une force telle qu'elle donnait à Justine , l'impression qu'elle était une plume légère . Il lui tardait déjà de se retrouver à l'atelier . Elle engloutit son thé , salua la théière et retourna se coucher .
Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...
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Re: Justine
Le lendemain , en entrant dans l'atelier , une forte odeur de poisson prit Justine à la gorge . En se rapprochant d'une casserole qui bouillait sur une plaque de cuisson , elle put déterminer que la mixture visqueuse et brunâtre qui y bouillonnait était responsable de l'odeur . « Colle de poisson! » le tapissier semblait plus que jamais aussi loquace , mais elle put apprendre néanmoins que cette fabrication spéciale était destinée à une marqueterie qu'il était en train de restaurer .
L'artisan sans plus tarder lui confia les pièces de bois du fauteuil de famille à décaper et Justine , s’attela à la tâche avec d'autant plus d'entrain que la réalisation lui était destinée . Le temps d'enfiler une blouse pour ne pas tacher sa jupe , un choix réfléchi et justifié par le souhait de se faire désirer . Le décapage avançait bien , et elle ne refit pas les erreur qui lui avaient fait perdre du temps sur le dernier meuble . Elle utilisait le décapant avec mesure , et manipulait la laine d'acier avec vigueur . Arriva , l'heure de la pause que Justine attendait certainement autant qu'elle la redoutait .
Le tapisser , passa derrière elle , la soulevant toujours avec autant de facilité , lui passa les poignets dans le dos , avant de les attacher . Puis , la soulevant à nouveau par la taille sans difficulté , l'installa sur le tabouret , face à lui . Justine habitué à ce rituel ne protesta pas . Comme si cet intermède faisait partie du contrat . Sagement posée sur son tabouret , elle guettait le regard posé sur elle . Elle tentait de le fuir , et détournait la tête ou bien baissait les yeux , mais lorsque le tapissier approchait la tasse de sa bouche , et qu'il suivait des yeux sa tasse , alors Justine tentait un regard de travers afin de l'observer . Dès qu'il sentait le regard de Justine se poser sur lui , il la toisait de nouveau , et les minutes s'écoulaient inlassablement dans ce jeu de regards , ou chacun tentait de surprendre l'autre par un simple coup d’œil . L'air de rien, Justine croisa les jambes. Puis les décroisa , les laissa légèrement entrouvertes , avant de les recroiser dans l'autre sens . Elle avait nonchalamment tourné la tête , en prenant soi de garder l'artisan dans son champs de vision . L'artisan lâcha un court instant les yeux de sa tasse , pour les ouvrir sur les jambes de Justine . Mais il ne s'y laissa pas prendre , et les retrancha rapidement sur sa tasse de thé sans la regarder vraiment . Cependant , alors que Justine tenta de jeter un coup d’œil furtif à l'homme , celui-ci la toisa de nouveau . Et elle eut beau se contorsionner d'avantage , enchaîner , les croisements de jambes , frotter l'une de ses jambes contre l'autre et divers autres petits subterfuges féminins capables de déstabiliser le plus chaste des hommes , le regard du tapissier , réfugié sur les hauteurs de sa tasse de thé semblait pouvoir affronter tous les dangers .
La pause prit fin , dans une sorte de torpeur , ou aucun mot n'avait été prononcé , mais ou la tension d'une bataille avait néanmoins fait rage .
Justine enchaîna le reste du travail de la journée , avec cette idée oppressante de vouloir plonger à nouveau les mains dans les tissus de l'étalage . Elle rêvait de s'y enfouir , de s'y perdre entièrement , comme dans son rêve . La journée de travail achevée, Justine rendit sa blouse au porte manteau qui saurait la garder, Le décapage était achevé , et après s'être lavé les mains des taches de vernis ramollis qui avaient traversé la barrière de ses gants , elle fureta un peu dans l'atelier . L'artisan rangeait ses outils , et subrepticement , elle se rapprocha de l'étalage des tissus . Elle frôla du bout des doigts ce Graal convoité , et avant de s'extraire ,victorieuse de l'atelier, scanda bruyamment « A demain !»
La nuit de Justine fut aussi agité que la précédente , et son rêve quasiment équivalent si ce n'est un moment où les lourdes mains du tapissier se posèrent sur ses cuisses , et les écartèrent comme elles étaient capables de ramener l'un vers l'autre ses poignets . La théière chanta une bonne partie de la nuit , et Justine lui tint compagnie . Le regard du tapissier la hantait . Ses deux pupilles noires posées sur elle , comme un chat pose son regard sur une souris, ajouté à cela la force de l'homme, lui donnaient l'impression de n'être qu'une petite chose fragile à la fois sous son regard et entre ses mains . Son désir de sentir la force de cet homme l'envelopper , ce corps épais et brut , affronter sa fragilité … un frisson lui parcourut l'échine.
Justine alla néanmoins se recoucher en tentant malgré tout de trouver un semblant de sommeil.
L'artisan sans plus tarder lui confia les pièces de bois du fauteuil de famille à décaper et Justine , s’attela à la tâche avec d'autant plus d'entrain que la réalisation lui était destinée . Le temps d'enfiler une blouse pour ne pas tacher sa jupe , un choix réfléchi et justifié par le souhait de se faire désirer . Le décapage avançait bien , et elle ne refit pas les erreur qui lui avaient fait perdre du temps sur le dernier meuble . Elle utilisait le décapant avec mesure , et manipulait la laine d'acier avec vigueur . Arriva , l'heure de la pause que Justine attendait certainement autant qu'elle la redoutait .
Le tapisser , passa derrière elle , la soulevant toujours avec autant de facilité , lui passa les poignets dans le dos , avant de les attacher . Puis , la soulevant à nouveau par la taille sans difficulté , l'installa sur le tabouret , face à lui . Justine habitué à ce rituel ne protesta pas . Comme si cet intermède faisait partie du contrat . Sagement posée sur son tabouret , elle guettait le regard posé sur elle . Elle tentait de le fuir , et détournait la tête ou bien baissait les yeux , mais lorsque le tapissier approchait la tasse de sa bouche , et qu'il suivait des yeux sa tasse , alors Justine tentait un regard de travers afin de l'observer . Dès qu'il sentait le regard de Justine se poser sur lui , il la toisait de nouveau , et les minutes s'écoulaient inlassablement dans ce jeu de regards , ou chacun tentait de surprendre l'autre par un simple coup d’œil . L'air de rien, Justine croisa les jambes. Puis les décroisa , les laissa légèrement entrouvertes , avant de les recroiser dans l'autre sens . Elle avait nonchalamment tourné la tête , en prenant soi de garder l'artisan dans son champs de vision . L'artisan lâcha un court instant les yeux de sa tasse , pour les ouvrir sur les jambes de Justine . Mais il ne s'y laissa pas prendre , et les retrancha rapidement sur sa tasse de thé sans la regarder vraiment . Cependant , alors que Justine tenta de jeter un coup d’œil furtif à l'homme , celui-ci la toisa de nouveau . Et elle eut beau se contorsionner d'avantage , enchaîner , les croisements de jambes , frotter l'une de ses jambes contre l'autre et divers autres petits subterfuges féminins capables de déstabiliser le plus chaste des hommes , le regard du tapissier , réfugié sur les hauteurs de sa tasse de thé semblait pouvoir affronter tous les dangers .
La pause prit fin , dans une sorte de torpeur , ou aucun mot n'avait été prononcé , mais ou la tension d'une bataille avait néanmoins fait rage .
Justine enchaîna le reste du travail de la journée , avec cette idée oppressante de vouloir plonger à nouveau les mains dans les tissus de l'étalage . Elle rêvait de s'y enfouir , de s'y perdre entièrement , comme dans son rêve . La journée de travail achevée, Justine rendit sa blouse au porte manteau qui saurait la garder, Le décapage était achevé , et après s'être lavé les mains des taches de vernis ramollis qui avaient traversé la barrière de ses gants , elle fureta un peu dans l'atelier . L'artisan rangeait ses outils , et subrepticement , elle se rapprocha de l'étalage des tissus . Elle frôla du bout des doigts ce Graal convoité , et avant de s'extraire ,victorieuse de l'atelier, scanda bruyamment « A demain !»
La nuit de Justine fut aussi agité que la précédente , et son rêve quasiment équivalent si ce n'est un moment où les lourdes mains du tapissier se posèrent sur ses cuisses , et les écartèrent comme elles étaient capables de ramener l'un vers l'autre ses poignets . La théière chanta une bonne partie de la nuit , et Justine lui tint compagnie . Le regard du tapissier la hantait . Ses deux pupilles noires posées sur elle , comme un chat pose son regard sur une souris, ajouté à cela la force de l'homme, lui donnaient l'impression de n'être qu'une petite chose fragile à la fois sous son regard et entre ses mains . Son désir de sentir la force de cet homme l'envelopper , ce corps épais et brut , affronter sa fragilité … un frisson lui parcourut l'échine.
Justine alla néanmoins se recoucher en tentant malgré tout de trouver un semblant de sommeil.
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- Ce que je déteste : Le manque de respect envers autrui, les bettraves, les chiens quand ils veulent jouer avec les cyclistes ;p
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Re: Justine
Un vrai tourbillon de sensation quand je te lis 

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Re: Justine
le lendemain , le tapissier apprit à Justine comment poser un vernis sur la marqueterie qu'il venait de préparer . Oh bien sur , ils auraient tout aussi bien pu prendre une boite de vernis quelconque , et appliquer celui ci à la brosse , mais la marqueterie était en acajou , et il s'agissait de rendre toute la profondeur du bois , ce que peu de vernis son capables de créer .
Il lui enseigna donc , à poser un vernis « au tampon « . C'est un vernis un peu particulier , fait à base de résine de pin séchée et d'alcool à brûler . Une odeur toute particulière se dégage de ce vernis . Et il s'agit de faire glisser sur le bois une sorte de boule de coton en cercles concentriques , afin d'effectuer une sorte de glaçage de la surface . Un travail long et fastidieux qui demande de l’entraînement et une certaine maîtrise , mais le tapissier n'était jamais loin pour corriger le geste de Justine , l'accompagner au besoin , et la guider dans ses mouvements . Les mains de l'homme se posaient sur celles de Justine , et donnaient la cadence et la chorégraphie . A la fin de la matinée , Justine semblait moins hésitante , et plus assurée dans ses mouvements . L'heure de la pause sonna à nouveau . L'homme vint à nouveau se poser derrière Justine pour lui lier les mains dans le dos . Elle attendait cet instant . Sentir ces mains se poser sur ses poignets , elle en avait rêvé toute la matinée , d'avantage encore lorsque le tapissier venait guider ses mouvements . Le cordage n'était pas trop serré mais suffisamment pour qu'elle ne tente pas de tirer dessus , sans s'arracher la peau . Aujourd'hui non plus elle n'avait pas renoncé à la jupe . Et les jeux de jambes et de regards allaient pouvoir commencer .
Les joutes eurent bon train , et malgré le sérieux qui semblait régner dans la pièce , le jeu s'était installé entre eux . Justine usant de ses jambes avec discrétion , et l'homme portant son regard sur tout ce qui aurait pu le mettre en danger . Cependant , nul ne peut dire qui à ce jeu , remporta la manche .
Après la pause , Justine se remit au travail , ajustant son geste sous les conseils de l'artisan . La pièce de bois qu'elle vernissait était une sorte de bureau . Ou de commode , elle n'aurait su le dire avec précision . Le glaçage du plateau lui prit encore toute l'après midi. Le soir venu , l'artisan s'adressa à elle : « je n'aurai pas besoin de vos services , demain , j'ai une course à faire , repassez donc en fin de semaine , le meuble sera prêt , et si vous le souhaitez j'aurai d'autres travaux à vous confier ». Justine se sentait perdue abattue , comment était ce possible qu'on la prive ainsi de la chaleur de l'atelier ...
« Cependant afin de vous remercier pour la qualité de votre travail je souhaite vous offrir ce présent , c'est une sorte d'objet magique traditionnel qui me vient d'un ami ... »
l'objet était emballé dans un vieux papier journal ,et ficelé par une ficelle de lin . En prenant le paquet dans les mains , la première réaction de Justine , fut qu'il dut s'agir de plomb ou d'une pierre très lourde , car malgré la petite taille du paquet , il pesait de tout son poids entre ses mains .
En rentrant chez elle, elle se dirigea vers la cuisine , trouva une paire de ciseau et coupa la ficelle du paquet . Soigneusement , comme lorsque l'on déterre de vieilles reliques , elle décacheta les couches de papier journal qui emballaient l'objet .
Stupeur . Fut sa première réaction . La seconde fut de passer les doigts sur les ciselures et sculptures de l'objet érodées par le temps . Cela lui conférait un relief très irrégulier . Cependant la surface de l'objet reflétait un aspect satiné et doux au toucher . Justine n'aurait pas pu dire qu'il s'agissait de pierre ou de bois , ou bien d 'un autre matériau , mais elle pencha plus pour une sorte de bois qu'elle ne connaissait pas , très lourd et très dense , autant que la pierre . La nature de l'objet quand à lui ne laissait aucune équivoque quand à son usage . Il devait s'agir d'un de ces fétiches que l'on enfouissait dans la terre ou bien encore dont on devait se servir lors de quelques cérémonies rituelles , pour apporter la fertilité.
Justine prit l'objet entre les doigts et le laissa parcourir la peau de son cou et de ses joues . Il n'était pas froid comme la pierre . Le fétiche , ne voulut , néanmoins, pas rester en place , et descendit lourdement sur son torse .
Hem , il est inutile à ce stade du récit de décrire , le comportement de certaines muqueuses assoiffées de plénitude, en contact direct avec un objet de ce type , et nous laisserons toute discrétion à Justine de nous parler plus longuement de cette aventure à sa convenance . Mais sachez, cependant , que cette nuit , la bouilloire se sentit horriblement seule …
Il lui enseigna donc , à poser un vernis « au tampon « . C'est un vernis un peu particulier , fait à base de résine de pin séchée et d'alcool à brûler . Une odeur toute particulière se dégage de ce vernis . Et il s'agit de faire glisser sur le bois une sorte de boule de coton en cercles concentriques , afin d'effectuer une sorte de glaçage de la surface . Un travail long et fastidieux qui demande de l’entraînement et une certaine maîtrise , mais le tapissier n'était jamais loin pour corriger le geste de Justine , l'accompagner au besoin , et la guider dans ses mouvements . Les mains de l'homme se posaient sur celles de Justine , et donnaient la cadence et la chorégraphie . A la fin de la matinée , Justine semblait moins hésitante , et plus assurée dans ses mouvements . L'heure de la pause sonna à nouveau . L'homme vint à nouveau se poser derrière Justine pour lui lier les mains dans le dos . Elle attendait cet instant . Sentir ces mains se poser sur ses poignets , elle en avait rêvé toute la matinée , d'avantage encore lorsque le tapissier venait guider ses mouvements . Le cordage n'était pas trop serré mais suffisamment pour qu'elle ne tente pas de tirer dessus , sans s'arracher la peau . Aujourd'hui non plus elle n'avait pas renoncé à la jupe . Et les jeux de jambes et de regards allaient pouvoir commencer .
Les joutes eurent bon train , et malgré le sérieux qui semblait régner dans la pièce , le jeu s'était installé entre eux . Justine usant de ses jambes avec discrétion , et l'homme portant son regard sur tout ce qui aurait pu le mettre en danger . Cependant , nul ne peut dire qui à ce jeu , remporta la manche .
Après la pause , Justine se remit au travail , ajustant son geste sous les conseils de l'artisan . La pièce de bois qu'elle vernissait était une sorte de bureau . Ou de commode , elle n'aurait su le dire avec précision . Le glaçage du plateau lui prit encore toute l'après midi. Le soir venu , l'artisan s'adressa à elle : « je n'aurai pas besoin de vos services , demain , j'ai une course à faire , repassez donc en fin de semaine , le meuble sera prêt , et si vous le souhaitez j'aurai d'autres travaux à vous confier ». Justine se sentait perdue abattue , comment était ce possible qu'on la prive ainsi de la chaleur de l'atelier ...
« Cependant afin de vous remercier pour la qualité de votre travail je souhaite vous offrir ce présent , c'est une sorte d'objet magique traditionnel qui me vient d'un ami ... »
l'objet était emballé dans un vieux papier journal ,et ficelé par une ficelle de lin . En prenant le paquet dans les mains , la première réaction de Justine , fut qu'il dut s'agir de plomb ou d'une pierre très lourde , car malgré la petite taille du paquet , il pesait de tout son poids entre ses mains .
En rentrant chez elle, elle se dirigea vers la cuisine , trouva une paire de ciseau et coupa la ficelle du paquet . Soigneusement , comme lorsque l'on déterre de vieilles reliques , elle décacheta les couches de papier journal qui emballaient l'objet .
Stupeur . Fut sa première réaction . La seconde fut de passer les doigts sur les ciselures et sculptures de l'objet érodées par le temps . Cela lui conférait un relief très irrégulier . Cependant la surface de l'objet reflétait un aspect satiné et doux au toucher . Justine n'aurait pas pu dire qu'il s'agissait de pierre ou de bois , ou bien d 'un autre matériau , mais elle pencha plus pour une sorte de bois qu'elle ne connaissait pas , très lourd et très dense , autant que la pierre . La nature de l'objet quand à lui ne laissait aucune équivoque quand à son usage . Il devait s'agir d'un de ces fétiches que l'on enfouissait dans la terre ou bien encore dont on devait se servir lors de quelques cérémonies rituelles , pour apporter la fertilité.
Justine prit l'objet entre les doigts et le laissa parcourir la peau de son cou et de ses joues . Il n'était pas froid comme la pierre . Le fétiche , ne voulut , néanmoins, pas rester en place , et descendit lourdement sur son torse .
Hem , il est inutile à ce stade du récit de décrire , le comportement de certaines muqueuses assoiffées de plénitude, en contact direct avec un objet de ce type , et nous laisserons toute discrétion à Justine de nous parler plus longuement de cette aventure à sa convenance . Mais sachez, cependant , que cette nuit , la bouilloire se sentit horriblement seule …
Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...
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Re: Justine
Ces quelques jours parurent pour Justine , une éternité, et a plusieurs reprises elle se surprit à prendre le chemin de l'atelier sous prétexte de voir l'avancée des travaux , en y renoncer à mi parcours , redoutant la réaction de l'artisan. Enfin , n'y tenant plus , la veille du rendez vous , elle se présenta devant l'atelier . Il lui suffisait de prétexter qu'elle passait dans le coin par hasard après tout ...Lorsqu'elle pénétra dans l'atelier , l'homme ne s'y fit pas prendre et demanda à Justine si son présent lui avait plu … Justine ne sut trop que répondre et resta évasive , sur le sujet .
L'homme était occupé à rembourrer le fauteuil de sa grand-mère . Il lui expliqua alors quel type de crin il avait utilisé . Et comment il le maintenait en place avec une toile de jute . Justine s'émerveillait de la dextérité de l'artisan. En pensant pouvoir être présente lorsque le tapissier parerait le fauteuil du tissu qu'elle avait choisi , l'artisan lui expliqua qu'il devait avant cela maintenir le tout par une couche de toile visionne, et qu'ensuite seulement , il pourrait mettre en place le velours … La jeune femme était contrariée de ne pouvoir assister sur le champs à la dernière étape de réalisation de son meuble . Et l'artisan la voyant trépigner sur place commençait à montrer quelques gestes d'impatience … l'étalage de tissus était là portée de doigts , et l'envie d'y noyer une main se faisait déjà sentir . Se retournant et déambulant dans l'atelier , elle tenta , mine de rien de se rapprocher de l'étalage .
Les mains lourdes de l'artisan se posèrent alors sur les épaules de Justine , et déjà , la prenant par la taille la conduisirent , dans le fond de l'atelier . Sans un mot , l'artisan , plia ses mains dans le dos , et commença à les lier entre elles . Puis virent le buste , le torse , la taille et les hanches , et enfin les cuisses , les genoux , les mollets et les chevilles . Justine se retrouva debout , du haut de ses chaussure à talon , ficelée de haut en bas , sans possibilité de bouger . Le tapissier prit son colis par la taille et le déposa debout face à son poste de travail . Justine ne put pas trop se tortiller dans ses liens , car son équilibre , sur ses talons et les jambes jointes , était incertain. L'homme prit un de ces morceau de chiffon propre , dont Justine s'était servi pour appliquer le vernis , et lui enfonça dans la bouche , avant de le maintenir en place avec une sorte d'écharpe qu'il noua derrière sa tête Le coton assécha la bouche de Justine , mais malgré cela elle laissa échapper un soupir de satisfaction étouffé, qui la surprit elle même. Elle avait de la peine à se maintenir debout , et manquait de perdre l'équilibre au moindre déhanchement de trop . De plus lorsque son regard se posait sur celui du tapissier ,celui ci le sentait , et relevait immédiatement la tête pour poser ses yeux noirs sur elle, ce qui rendait alors son équilibre encore plus incertain , et d'un coup de tête , tentant d'échapper à ce regard , elle luttait de tout son poids , pour ne pas tomber lamentablement sur la dalle de béton de l'atelier . Sur le visage qui ne souriait jamais , on pouvait voir un léger plissement à la commissure de ses lèvres , qui ressemblait à l'esquisse d'une jubilation flagrante de l'instant.
L'artisan reprit sa place à son poste de travail et poursuivit son ouvrage sur le meuble agrafant et clouant à tour de bras les différentes épaisseurs de toile , et ajustant les crin pour parfaire le confort du meuble . lorsqu'il eut terminé son travail , il se releva et fit le tour du meuble pour admirer son travail . Puis une fois satisfait de son ouvrage , il fit également le tour de Justine posée au milieu de l'atelier , dont l'équilibre semblait de plus en plus précaire. A mesure que ce regard aussi pesant que ses mains alourdissait sa posture , Justine se sentait chanceler . basculant alors inexorablement vers l'arrière, elle se sentit choir , et se laissa amortir par les bras de l’artisan . Celui ci accompagna sa chute au sol , de ses bras vigoureux , et dénoua un à uns tous les liens qui l'entravaient . Elle comprit qu'il était pour elle le temps de rentrer . L'artisan lui confia qu'il avait pris du retard et que le meuble ne serait pas réalisé avant deux ou trois jours .
Tout en savourant la volupté de s'être laissé glissé dans les bras de l'artisan , Justine , n'en fut pas pour autant satisfaite , car il lui fallait encore attendre que l'artisan eut fini son ouvrage pour pouvoir remettre un pied dans cet atelier . La bouilloire et le fétiche se battraient encore ce soir pour sa compagnie .
L'homme était occupé à rembourrer le fauteuil de sa grand-mère . Il lui expliqua alors quel type de crin il avait utilisé . Et comment il le maintenait en place avec une toile de jute . Justine s'émerveillait de la dextérité de l'artisan. En pensant pouvoir être présente lorsque le tapissier parerait le fauteuil du tissu qu'elle avait choisi , l'artisan lui expliqua qu'il devait avant cela maintenir le tout par une couche de toile visionne, et qu'ensuite seulement , il pourrait mettre en place le velours … La jeune femme était contrariée de ne pouvoir assister sur le champs à la dernière étape de réalisation de son meuble . Et l'artisan la voyant trépigner sur place commençait à montrer quelques gestes d'impatience … l'étalage de tissus était là portée de doigts , et l'envie d'y noyer une main se faisait déjà sentir . Se retournant et déambulant dans l'atelier , elle tenta , mine de rien de se rapprocher de l'étalage .
Les mains lourdes de l'artisan se posèrent alors sur les épaules de Justine , et déjà , la prenant par la taille la conduisirent , dans le fond de l'atelier . Sans un mot , l'artisan , plia ses mains dans le dos , et commença à les lier entre elles . Puis virent le buste , le torse , la taille et les hanches , et enfin les cuisses , les genoux , les mollets et les chevilles . Justine se retrouva debout , du haut de ses chaussure à talon , ficelée de haut en bas , sans possibilité de bouger . Le tapissier prit son colis par la taille et le déposa debout face à son poste de travail . Justine ne put pas trop se tortiller dans ses liens , car son équilibre , sur ses talons et les jambes jointes , était incertain. L'homme prit un de ces morceau de chiffon propre , dont Justine s'était servi pour appliquer le vernis , et lui enfonça dans la bouche , avant de le maintenir en place avec une sorte d'écharpe qu'il noua derrière sa tête Le coton assécha la bouche de Justine , mais malgré cela elle laissa échapper un soupir de satisfaction étouffé, qui la surprit elle même. Elle avait de la peine à se maintenir debout , et manquait de perdre l'équilibre au moindre déhanchement de trop . De plus lorsque son regard se posait sur celui du tapissier ,celui ci le sentait , et relevait immédiatement la tête pour poser ses yeux noirs sur elle, ce qui rendait alors son équilibre encore plus incertain , et d'un coup de tête , tentant d'échapper à ce regard , elle luttait de tout son poids , pour ne pas tomber lamentablement sur la dalle de béton de l'atelier . Sur le visage qui ne souriait jamais , on pouvait voir un léger plissement à la commissure de ses lèvres , qui ressemblait à l'esquisse d'une jubilation flagrante de l'instant.
L'artisan reprit sa place à son poste de travail et poursuivit son ouvrage sur le meuble agrafant et clouant à tour de bras les différentes épaisseurs de toile , et ajustant les crin pour parfaire le confort du meuble . lorsqu'il eut terminé son travail , il se releva et fit le tour du meuble pour admirer son travail . Puis une fois satisfait de son ouvrage , il fit également le tour de Justine posée au milieu de l'atelier , dont l'équilibre semblait de plus en plus précaire. A mesure que ce regard aussi pesant que ses mains alourdissait sa posture , Justine se sentait chanceler . basculant alors inexorablement vers l'arrière, elle se sentit choir , et se laissa amortir par les bras de l’artisan . Celui ci accompagna sa chute au sol , de ses bras vigoureux , et dénoua un à uns tous les liens qui l'entravaient . Elle comprit qu'il était pour elle le temps de rentrer . L'artisan lui confia qu'il avait pris du retard et que le meuble ne serait pas réalisé avant deux ou trois jours .
Tout en savourant la volupté de s'être laissé glissé dans les bras de l'artisan , Justine , n'en fut pas pour autant satisfaite , car il lui fallait encore attendre que l'artisan eut fini son ouvrage pour pouvoir remettre un pied dans cet atelier . La bouilloire et le fétiche se battraient encore ce soir pour sa compagnie .
Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...
- voldenuit
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- Messages : 498
- Inscription : 28 déc. 2012, 15:49
- Pratique : Oui
- Ligoté(e) :
- Ce que j'adore : le ligotage dans toutes positions , par tous les moyens, et uniquement ça .
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Re: Justine
Deux ou trois jour avait il dit , mais , était-ce deux , ou trois jours ?
Justine avait choisi de rester chez elle recluse , à l’affût d'un appel téléphonique , d'un message ou bien de tout autre indice pouvant indiquer que l'artisan avait enfin terminé le meuble . Elle avait besoin de toucher , saisir , sentir gaver et goinfrer ses doigts de sensations . Elle aurait pu errer dans quelques magasins de tissus et les terrer dans une série d'étoffes à leur goût comme cela la gagnait de temps en temps , mais elle choisit de lutter contre sa dépendance malgré la boule au ventre que cela lui procurait. Le thé et les infusions engorgés à la suite produisaient en elle une douce sensation de chaleur mais ne suffisaient pas à apaiser son mal être intérieur . L'odeur de la cire , de l'alcool de la poussière de bois, le froid de l'atelier les mains imposantes , et puis ces cordes qui entravaient ses mouvements tout lui manquait . Et le thé, même brûlant, semblait alors une bien maigre compensation et ne suffisait pas à noyer cet embrasement incessant.
L'artisan était revêtu d'une combinaison de pompier . Une lance à incendie dans les mains , il faisait face avec courage à un incendie capricieux . Il brandissait son jet en direction du foyer, et semblait lutter de tout son corps pour contenir les flammes . Lorsque Justine apparut , l'incendie redoubla de violence et engloutit l'artisan dans les flammes … une explosion retentit alors laissant une fumée noire apparaître . La fumée se dissipa , et l'artisan réapparut alors victorieux en se dirigeant vers Justine . Il posa ses mains sur les épaules de celle-ci et plongea son regard dans le sien . Justine sentit son corps défaillir et tomber dans un précipice , mais encore une fois , elle atterrit en douceur dans les bras du tapissier . Il l'enveloppa dans un drap de velours , et la posa délicatement sur le sol …
Justine se réveilla en sursaut une fois de plus , en pestant que cela n'ait été qu'un rêve. la bouilloire montait encore la garde dans la cuisine , et lui offrit une autre tasse de thé . Les pétales bleus de bergamote narguaient Justine dans leur bouillon , et la tasse attendait sagement de pouvoir goûter aux lèvres de Justine . Cette nuit était la dernière , au petit matin il faudra affronter l'atelier , pour en libérer le tapissier quitte pour cela à combattre pied à pied l'étalage de draperies la narguant du coin de l’œil.
La porte de l'atelier s'ouvrit enfin devant elle , la formule magique fit carillonner la clochette de satisfaction. elle attendait cette phrase , elle l'avait déjà entendu la répéter maintes et maintes fois dans sa tête, pas sur le même air , pas avec les mêmes mots , mais cette phrase ouvrirait tous ses sésames et ferait carillonner son cœur battant . « votre meuble est prêt » , une affirmation gratuite , qui mit les yeux de Justine en panique , il est prêt certes , mais ou est il donc ? nulle trace du vestige des temps passés trônant dans l'atelier. Elle était prête à tous les sacrifices voir même retourner l'atelier de fond en comble pour vérifier par elle même l'assertion du prophète .
Les yeux parcouraient inlassablement les moindre recoins de l'atelier , ce tiroir poussiéreux , une cache possible ? Et cette étoffe là , ne le dissimule t-elle pas ? Mais aucune trace du meuble , il fallait en passer par là , affronter le regard de l’artisan pour entrer plus profondément dans son repère et débusquer ainsi l'objet de sa convoitise . Une main imposante vint s'emparer de la sienne , et les bouts de ses doigts gouttèrent au creux de l'autre, et se serrant de tout son corps comme redoutant un danger au creux de la paume , Justine se laissa guider au cœur de la tanière qui la déposa délicatement face au siège . Il était là face à elle scintillant de mille feux , les bois vernis comme neufs , et les coutures impeccables . Ne restaient qu'à ses mains d'en vérifier la réalité. Elle fit , un pas puis deux , n'osant déranger l'équilibre subtile de l'instant . Enfin une de ses mains avança prudemment en direction du meuble , DU bout des doigts , puis de la paume , enfin de la main entière elle s'appliqua à savourer la douceur du velours . En découvrir toutes les subtilités , pour enfin , s'asseoir dedans avec précautions , en posant délicatement ses fesses sur l'assise et posant se deux mains sur les accoudoirs . La sensation était délicate , douce, intime … redécouvrir ce siège comme elle ne l'avait jamais connu . En extraire tout le jus , toute l'essence .
Le tapissier était resté debout , il la regardait immobile , l'air distant , peut être ayant l'impression de capturer une scène qui le lui appartenait pas . Justine s'assoupit pour de bon .
Justine avait choisi de rester chez elle recluse , à l’affût d'un appel téléphonique , d'un message ou bien de tout autre indice pouvant indiquer que l'artisan avait enfin terminé le meuble . Elle avait besoin de toucher , saisir , sentir gaver et goinfrer ses doigts de sensations . Elle aurait pu errer dans quelques magasins de tissus et les terrer dans une série d'étoffes à leur goût comme cela la gagnait de temps en temps , mais elle choisit de lutter contre sa dépendance malgré la boule au ventre que cela lui procurait. Le thé et les infusions engorgés à la suite produisaient en elle une douce sensation de chaleur mais ne suffisaient pas à apaiser son mal être intérieur . L'odeur de la cire , de l'alcool de la poussière de bois, le froid de l'atelier les mains imposantes , et puis ces cordes qui entravaient ses mouvements tout lui manquait . Et le thé, même brûlant, semblait alors une bien maigre compensation et ne suffisait pas à noyer cet embrasement incessant.
L'artisan était revêtu d'une combinaison de pompier . Une lance à incendie dans les mains , il faisait face avec courage à un incendie capricieux . Il brandissait son jet en direction du foyer, et semblait lutter de tout son corps pour contenir les flammes . Lorsque Justine apparut , l'incendie redoubla de violence et engloutit l'artisan dans les flammes … une explosion retentit alors laissant une fumée noire apparaître . La fumée se dissipa , et l'artisan réapparut alors victorieux en se dirigeant vers Justine . Il posa ses mains sur les épaules de celle-ci et plongea son regard dans le sien . Justine sentit son corps défaillir et tomber dans un précipice , mais encore une fois , elle atterrit en douceur dans les bras du tapissier . Il l'enveloppa dans un drap de velours , et la posa délicatement sur le sol …
Justine se réveilla en sursaut une fois de plus , en pestant que cela n'ait été qu'un rêve. la bouilloire montait encore la garde dans la cuisine , et lui offrit une autre tasse de thé . Les pétales bleus de bergamote narguaient Justine dans leur bouillon , et la tasse attendait sagement de pouvoir goûter aux lèvres de Justine . Cette nuit était la dernière , au petit matin il faudra affronter l'atelier , pour en libérer le tapissier quitte pour cela à combattre pied à pied l'étalage de draperies la narguant du coin de l’œil.
La porte de l'atelier s'ouvrit enfin devant elle , la formule magique fit carillonner la clochette de satisfaction. elle attendait cette phrase , elle l'avait déjà entendu la répéter maintes et maintes fois dans sa tête, pas sur le même air , pas avec les mêmes mots , mais cette phrase ouvrirait tous ses sésames et ferait carillonner son cœur battant . « votre meuble est prêt » , une affirmation gratuite , qui mit les yeux de Justine en panique , il est prêt certes , mais ou est il donc ? nulle trace du vestige des temps passés trônant dans l'atelier. Elle était prête à tous les sacrifices voir même retourner l'atelier de fond en comble pour vérifier par elle même l'assertion du prophète .
Les yeux parcouraient inlassablement les moindre recoins de l'atelier , ce tiroir poussiéreux , une cache possible ? Et cette étoffe là , ne le dissimule t-elle pas ? Mais aucune trace du meuble , il fallait en passer par là , affronter le regard de l’artisan pour entrer plus profondément dans son repère et débusquer ainsi l'objet de sa convoitise . Une main imposante vint s'emparer de la sienne , et les bouts de ses doigts gouttèrent au creux de l'autre, et se serrant de tout son corps comme redoutant un danger au creux de la paume , Justine se laissa guider au cœur de la tanière qui la déposa délicatement face au siège . Il était là face à elle scintillant de mille feux , les bois vernis comme neufs , et les coutures impeccables . Ne restaient qu'à ses mains d'en vérifier la réalité. Elle fit , un pas puis deux , n'osant déranger l'équilibre subtile de l'instant . Enfin une de ses mains avança prudemment en direction du meuble , DU bout des doigts , puis de la paume , enfin de la main entière elle s'appliqua à savourer la douceur du velours . En découvrir toutes les subtilités , pour enfin , s'asseoir dedans avec précautions , en posant délicatement ses fesses sur l'assise et posant se deux mains sur les accoudoirs . La sensation était délicate , douce, intime … redécouvrir ce siège comme elle ne l'avait jamais connu . En extraire tout le jus , toute l'essence .
Le tapissier était resté debout , il la regardait immobile , l'air distant , peut être ayant l'impression de capturer une scène qui le lui appartenait pas . Justine s'assoupit pour de bon .
Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...