l'hivers

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voldenuit
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Re: l'hivers

Message par voldenuit »

Le silence , le silence du feu de bois rythmé par la respiration profonde de la moustache . Une respiration qui battait la mesure du temps . Parfois , les yeux inquiets s'extirpant de la lecture , jetaient un regard furtif à la captive , et croisaient maladroitement celui de Claude à l’affût du moindre mouvement , avant de s'enfouir à nouveau dans le manuel passionnant. Parfois encore , l'ouvrage tombait sur les genoux de l'homme , les yeux plongés dans les poutres du plafond, et la moustache en apnée s'apprêtant à révéler une information importante , se ravisaient ensemble pour reprendre en main l'ouvrage et s'y replonger aveuglément.
Claude se suspendait à la moustache , ou tout du moins à ce qu'elle allait divulguer, et passait en revue la liste des bons mots à tenter pour engager la conversation …
... vous alliez dire quelque chose ? Oui ? Est de l'inconfort que je sens en vous ? Détendez vous ... Mettez vous à l'aise … confiez moi donc ce terrible secret qui vous déchire le cœur . Ha ! Baillonez moi , je n'en peux plus !… Un tri s'imposait , car tout ceci à la fois, même dans un ordre différent aurait pu paraître trop foisonnant , voire peut être, contradictoire .
Claude en était persuadée , l'ouverture ne viendrait pas de la moustache , non pas qu'elle ne le souhaitait pas , mais que celle ci semblait trop impressionnée . Il fallait la provoquer , ou plutôt , l'accompagner vers une parole possible . Pour cela Claude attendit que les yeux se posent sur elle à nouveau , avant de s'envoler au plafond … vous attachez bien….. longtemps que je n'ai pas pratiqué … hum … en tout cas rien à dire …
ou bien encore … vous avez ramené de voyage de solides compétences … oui en effet … j'ai beaucoup appris … non ça n'allait pas du tout .
le mur du manuel de chasse se dressait ostensiblement entre leurs regards . Elle imaginait alors l'homme y dissimuler un magasine plus masculin , et se demandait quand il en viendrait là déplier l'immense poster qui se cache généralement en son sein . L'idée la fit sourire. L'homme abaissa son manuel pour s'enquérir de l'amusement de claude .les yeux inquiets cherchèrent un indice en sondant Claude et son environnement proche pour trouver la cause de cet amusement passager . C'était le moment idéal , elle pouvait croiser son regard , et lancer la phrase qu'elle avait préparé ...mais une boule dans la gorge la rendit incapable de prononcer le moindre son , pire , ses yeux se posèrent sur le feu de cheminée en ultime retraite . Pourvu qu'il n'entrevoie pas son trouble , était sa préoccupation . Il aurait pu ,s'enquérir de sa bonne santé , voire pire , aussitôt vouloir la libérer .Claude feint alors un soupir de satisfaction , afin de rassurer l'homme sur sa condition . Celui ci gêné , enfonça de nouveau sa moustache et ses yeux dans son ouvrage de prédilection . Les pages remuaient peu , à vrai dire , Claude l'observait en bordure de son champs de vision , et il fut probable pour elle qu'il devait lire et relire le même paragraphe depuis quelques temps , même si s'étant aperçu de son erreur il avait finit par remettre l'ouvrage à l'endroit ...
le feu avait entamé la bûche à tel point qu'elle se brisa en deux, laissant s'échapper une pluie d'étincelles orangée dansantes qui s'élevaient vers le conduit . La moustache s'extirpa du manuel , et l'homme se redressa afin de corriger l' importun qui venait de rompre l'équilibre de la pièce . Une grosse bûche vint se poser sur les ruines de la précédente , et le feu put à loisir lécher l'écorce encore humide de neige, de verglas, de mousses, et de lichens .

Une fois qu'il eut terminé de torturer le tisonnier avec la bûche enflammée , l'homme , se retourna et s'approcha de Claude . Il souleva le plaid . Elle fut surprise de voir cet homme poser ainsi son regard sur elle et ses formes , mais cela valait mieux qu'une indifférence simulée . L'homme glissa ses doigts entre les cordes et le corps de Claude , avant de tirer sur les liens pour en évaluer la tension . Il s'affaira à resserrer deux ou trois nœuds , enfouissant alors son regard dans ses manipulations , afin d'éviter celui de claude qu'elle prit soin de suspendre aux solivage irrégulier du plafond pour ne pas perturber son partenaire . Un soupir de satisfaction se décrocha de sa gorge qu'elle prit soin de dissimuler en baillant.
En cet instant elle aurait aimé lui crier … De grâce , bandez moi les yeux , et baillonnez moi . Mais c'eut été faire confession de ses désirs les plus profonds qu'elle souhaitait préserver , pour ne pas perdre davantage de sa dignité . Et pourtant en elle une tempête profonde grondait comme avant les première pluies ou l'on voit le ciel se noircir en prévision d'un orage violent . L'homme prit en main l'écharpe de tweed de Claude , et le rouge et noir de la tempête se transforma en blanc glacial d'une plaine maculée … quel mot avait elle prononcé ? Dans son désir d'étreinte inachevée , qu'avait elle osé lui confier ? Aucun son ne sortait de sa bouche tandis que l'homme relevait le haut de sa nuque avant d'applique l'écharpe sur ses yeux , et de la resserrer derrière par un nœud . Il n'y avait plus à lutter et chercher sur quoi poser ses pupilles dilatées . Simplement se laisser aller . Laisser aller ses oreilles affûtées au moindre soubresaut du feu de cheminée , et au moindre souffle de la moustache fournie . L'homme recouvrit le corps de Claude du plaid , et fit quelques pas en direction du fauteuil avant de s'y installer . Claude pouvait savourer son nouvel univers . Auditifs , olfactifs , tous les sens qui lui restaient étaient en éveil , saturés des sensations qui leur parvenaient en flots ininterrompus
Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...

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Re: l'hivers

Message par jeana1fr »

l'écriture est toujours aussi originale, et agréable...

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voldenuit
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Re: l'hivers

Message par voldenuit »

L'odeur en provenance de la cheminée lui parvenait plus âcre dans la gorge , la respiration de la moustache plus rude. Lisait il à nouveau ? Ou bien se contentait il de l'observer à son gré ? Comment savoir , quel regard il portait sur elle ? Que représentait elle à ses yeux ? Une simple distraction ? Un bien précieux que l'on chérit ? Ou bien quoi encore ? Le moindre bruit anodin la faisait tressauter . Lorsque le fauteuil grinçait , ou que le feu crépitait. Néanmoins Claude savourait son plaisir et plus hardi , son corps chaloupait ardemment entre les mailles serrées de son filet . Ses soupirs produisaient une douce mélopée moins discrète qu'elle avait peine à retenir entre ses dents , et qu'elle cherchait de moins en moins à dissimuler .
Par moment même , il semblait que la moustache tut sa respiration pour mieux prêter oreille , à ces indiscrétions … comment savoir , comment lui même percevait ces gémissements … les yeux semblaient imperturbablement posés sur des soucis d'un autre temps et évitaient soigneusement de se pencher sur le présent . Seule la moustache paraissait de nature à se pencher sur la réalité , pour en définitive ne produire que peu de son , de mots , pour en sonder la présence . Mais elle rythmait inexorablement le temps et semblait battre la mesure des soupirs de sa captive .
La flamme qui s'était alors allumée dans le corps de Claude devint peu à peu un brasier dont elle avait toutes les difficultés à contenir les flammes . En faisant grincer le canapé , l'homme se redressa , et quitta la pièce un instant . Ou était il passé ? Une éternité . Claude cherchait le rythme de sa respiration . Et seul le crépitement du feu lui répondait . Ou était il ? Les gémissements de Claude l'avaient il indisposé ? Les oreilles tendues , elle cherchait analysait le moindre chuchotement de la pièce . Enfin l'homme réapparut , sa démarche lourde sur le sol , sa respiration furent accueillies par une salve de crépitements et les soupirs de Claude . L'homme s'approcha à nouveau d'elle , et souleva à nouveau délicatement sa nuque . Il lui fit goûter du bout des lèvres , un morceau de tissu. Le passant et le repassant . Un feu de joie s'allumait sur les joues de Claude . Comment céder à la tentation . Comment lui offrir ce plaisir , ou plutôt , comment ne pas résister à l'envie de mordre dedans à pleine dents . Timidement la bouche s'entrouvrit, puis dans un soupir les dent vinrent s'échouer sur le tissu en s'y harponnant définitivement . L'homme resserra , ce qui semblait être un foulard à l'arrière de sa nuque , ce qui fit pénétrer le morceau d'étoffe plus profondément dans la bouche de Claude . Claude était enfin libérée , et tout à son aise pouvait s'adonner aux flammes qui la dévoraient.
Mais tout finit toujours par s'arranger .... même mal ...

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