Science fiction (histoire d'Anne)

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Bouya2

Re: Science fiction (histoire d'Anne)

Message par Bouya2 »

Pendant ce temps

Exactement durant mon ligotage par les deux jeunes femmes, la directrice connaissait une aventure similaire aux mains des deux hommes.
Au bout d'une dizaine de minutes de marche, ils s'étaient arrêtés devant un petit chalet de bois et l'homme lui avait annoncé qu'il avait pris des photos des phénomènes de la veille.
- Je vais vous les montrer. Après vous. Il lui indique la porte.
Elle le précède dans le chalet mais aussitôt la porte franchie, elle s'est sentie happée par une poigne puissante en même temps qu'une main gantée se plaquait sur sa bouche. Elle a fait un moulinet du bras en poussant un petit gloussement de surprise. La porte se referme derrière l'homme qui la suivait.
Catherine lutte farouchement contre la poigne de l'homme qui la tient en gesticulant et lançant des coups de pieds au hasard. Mais il a déjà saisi les deux bras de la jeune femme et les maintient solidement derrière son dos en continuant de la bâillonner de la main.
Pendant ce temps, le second homme va calmement à la table et prend le bâillon boule qui l'attendait. Il revient vers Catherine et lui enfonce vigoureusement l'énorme balle de latex rouge dans la bouche à peine libérée par la main gantée. Stupéfaite, la jeune femme pousse de petits gloussements aigus en roulant de grands yeux pendant que l'homme serre brutalement la sangle. La balle entre graduellement dans la bouche de la belle au point d'y avoir quasi complètement disparu au moment où il boucle la fixation. Incrédule, elle continue de pousser de petits cris affolés, mais ses faibles piaillement sont à présent étouffés par le bâillon.
- Les cris, c'est fatiguant ! Comme cela, nous aurons la paix.
Un des hommes empoigne les bras de la belle et les maintient solidement. L'autre va cherche une corde sur la table et revient paisiblement attacher les poignets qui lui sont présentés pendant que Catherine tape du pied sur le sol en se débattant comme une diablesse. Elle continue d'essayer de crier et elle souffle dans son bâillon. Le ligotage serré de ses poignets est rondement mené et l'homme va bientôt chercher une nouvelle corde sur la table.
Il revient et teste la souplesse de Catherine en poussant ses coudes l'un vers l'autre d'un air connaisseur.
- Celle-ci est moins souple. On devra procéder plus classiquement.
Il passe la corde autour des épaules de la jeune femme et la fait se croiser dans son dos, entre les omoplates. Ensuite, il entreprend de tourner quelques fois le lien autour des bras offerts, juste au-dessus des coudes, forçant ceux-ci à se rapprocher autant que possible. Arrivé à une quinzaine de centimètres, il sécurise le lien en le tournant de nombreuses fois entre les bras. Comme la tension du lien augmente durant sa sécurisation, Catherine sent ses coudes se rapprocher malgré elle, comme pris dans un étau, et pousse un gloussement effrayé. Le lien sécurisé ressemble à un joli boudin de corde que l'homme fixe soigneusement au croisement de la corde dans le dos de la demoiselle.
- Voilà, ça ne bougera pas. Voyons la suite.
Il s'éloigne pour aller chercher une autre corde. Mais Catherine profite de ce moment pour donner un violent coup de pied à l'homme qui la tient. L'étreinte se relâche et elle se précipite vers la porte qu'elle parvient à ouvrir avant que les hommes comprennent ce qui se passe. Elle court éperdument vers le sentier, mais les hauts talons de ses bottes la ralentissent. Les hommes apparaissent à la porte du chalet. L'un se masse.
- Pas de panique, on va régler ça.
L'autre tend la main à l'intérieur du chalet et décroche un bolas qui était accroché au mur. Il sort et fait quelques mètres avant de faire tourner le bolas de plus en plus rapidement au-dessus de sa tête.
- En Argentine on utilise cela pour capturer le bétail qui tente de s'échapper.
Il évalue la distance et, d'un geste précis, lance adroitement le bolas qui tournoie dans l'air et va s'enrouler exactement autour des chevilles de Catherine, la stoppant net en pleine course. Solidement bâillonnée, la jeune femme s'étale lourdement, sans un bruit, sur le tapis de feuilles mortes, les chevilles soudainement attachées par le bolas.
L'homme va chercher une corde dans le chalet et ils se dirigent vers Catherine qui se tortille sur le sol. Elle est rapidement mise debout et la corde est solidement attachée autour de sa taille. Il la place de manière à ce qu'elle pende exactement de ce qui serait la boucle de sa ceinture et évalue avec précision la position du sexe de la jeune femme. Il tâte de la main pour s'assurer de la distance, ce qui arrache un grognement étouffé à la belle.
Il fait posément un gros nœud dans la corde, puis la fait passer entre les jambes de Catherine. Il se met derrière elle pendant que son complice tient la demoiselle par les épaules. Il fait passer la corde autour du lien unissant les poignets de la jeune femme et tend brutalement le lien. Sentant la pression soudaine du nœud contre son sexe, Catherine sursaute violemment en poussant un grognement sourd en.
- GrgnmMMmpfhhh !!!!! Ggnnhmmphhfhh !!!!
L'homme maintient la tension de ce lien et le fait passer à nouveau entre les cuisses de la jeune femme. Il est revenu devant elle et ajuste précisément la position du nœud et de la corde en les suivant méticuleusement du doigt. Il donne une nouvelle traction sur la corde, ce qui arrache un nouveau concert de grognements sourds à la malheureuse qui sautille sur place.
- GrMHhh… Ggnmhh… GRmgnhhh… Hrrmgnffhhh !!!
- Et bien c'est une chance qu'elle soit bien bâillonnée ! Qu'est-ce qu'on aurait entendu sinon…
Et il achève d'attacher solidement le lien à la taille de Catherine. Cette corde est terriblement tendue !
- J'adore ces pantalons fins et serrants. Ils sont une incitation à placer ce genre de corde.
- Rghh !! Mrgnhhh !! Ghrmmphh !!!
- Si vous remuez les poignets, vous tirerez sur le lien et en sentirez immédiatement l'effet.
- Mmmh… Hhhh… Hhhh !!!
- Allons mademoiselle, en route ! Au chalet !
Il donne une petite claque sur la fesse de Catherine qui sursaute et se met en marche. Une fois à l'intérieur, la jeune femme est assise sur le sol et ses chevilles sont attachées croisées. L'un des deux hommes va à la table et concentre son attention sur un objet argenté qui semble émettre un léger grésillement.
L'autre prend de nouvelles cordes revient s'accroupir à côté de la fille. Il ramène ses chevilles vers elle, la forçant à écarter les cuisses et la place dans la position du tailleur. Il attache alors une corde qui enserre chaque tibia avec la cuisse correspondante.
- Comme cela, vos jambes resteront pliées. Mais le plus intéressant reste à venir.
Il prend une corde qu'il fixe au croisement dorsal du ligotage et l'organise en un genre de bretelles qu'il fait passer autour des chevilles de Catherine. L'aller de la corde passe au-dessus de ses épaules, et le retour dessous. Il tend le lien en poussant Catherine vers l'avant de manière qu'elle soit contrainte dans une position de plus en plus penchée. Au moment ou ses seins approchent de ses jambes, il sécurise le lien en le faisant tourner autour des quatre cordes allant aux chevilles. Il termine par un nœud très étroitement serré dont la jeune femme parfaitement impuissante peut suivre l'exécution.
Elle le regarde, assise avec les bras incroyablement triés vers l'arrière, penchée vers l'avant avec les jambes en tailleur, rigidement immobilisée. Il tend lentement la main vers les seins de la jeune femme qui le regarde approcher en gloussant mais sans pouvoir faire le moindre geste.
- mmh… gmmh… mmh… grgnmmh… ghhh…
- Voyons cela… et bien c'est très mignon tout ça… je savais que vous pouviez être gentille.
Il lui caresse consciencieusement les seins, puis flatte ses tétons tout durs. - Mais il y a d'autres possibilités.
Il la pousse par les épaules et la fait basculer sur le dos. Elle roule dans un gloussement aigu. Ses fesses et son sexe sont à présent totalement exposés et l'homme commence à la caresser intimement.
- MmgHhh !!! Rhgnnhhh !!! Mmhhh !
- Vous comprenez qu'on ne peut faire cela que si la fille est sérieusement bâillonnée.
- Hhhgnhh !! Mhghh !!!
- Et quand la demoiselle est aussi bien bâillonnée que vous en ce moment, on peut même la violer à son aise, en silence, et sans qu'elle puisse remuer un cil !
Il la remet en position assise et la regarde en souriant avant d'aller se placer derrière elle et de passer un bras de chaque côté de la fille. Il pose une main sur chaque sein offert, et les sent pointer immédiatement à travers le fin tissu du chemisier. Il caresse doucement les tétons de Catherine et s'amuse de leur durcissement rapide.
Ils laissent la jeune femme reprendre son souffle et concentrent leur attention sur l'objet métallique qui se trouve sur la table. Au bout d'une dizaine de minutes, des pas féminins se font entendre et la porte s'ouvre. La jeune femme du labo entre en souriant. Elle regarde Catherine assise sur le sol, qui ne parvient même plus à se tortiller.
- Ah ? Vous avez une invitée ? Mais c'est la jolie directrice, dirait-on ! Belle prise, les garçons !
Elle approche de la fille attachée et se penche sur elle.
- Et puis cela vous changera de la belle blonde que vous ligotez deux fois par jour.
Ils rient. Après un moment de silence, la jeune femme reprend.
- C'est vrai au fait… elle était seule ?
- Nous n'avons vu personne d'autre.
- En toute logique, elle a du venir avec quelqu'un d'autre. La blonde est probablement occupée à fouiner quelque part dans le coin…
- On peut aller faire un tour.
- Oui. Mais toi, tu restes avec elle, et toi, tu prends des cordes et tout ce qu'il faut et tu viens avec moi.
- Bien.
Elle regarde à nouveau Catherine et s'assied sur une chaise.
- Mais avant tout… ligotez-la mieux que cela ! Et mettez-lui donc l'autre bâillon. Il a fait sensation sur la blonde.
Aussitôt, Catherine est détachée et mise debout.
Sur les ordres de la femme, son chemisier lui est rapidement enlevé, puis son pantalon, la laissant seins nus et en simple string satiné noir.
- Laissez-lui ses bottes. C'est beau, une femme avec des bottes à talons.
Un des hommes se place devant elle saisit les avant-bras de Catherine et les maintient horizontaux derrière son dos. L'autre passe une corde autour de ses épaules, enserrant les bras à plusieurs reprises, puis attache les avants-bras solidement ensemble. Quand il a terminé, les bras de la directrice sont rigidement immobilisés et elle ne peut plus ni les monter ni les descendre et encore moins les écarter. Elle est promptement assise sur la table, les jambes écartées, et ses tibias sont alors solidement attachés ensemble, tête-bêche.
Puis une corde est fixée à ses épaules et tendue vers l'arrière comme pour faire un hogtie. Elle est couchée sur le ventre et la corde est tendue jusqu'à ses tibias. Ils tirent sur cette corde de manière à forcer Catherine à rester cambrée.
- Mhmmmhhh… gmmmh… Gmmphh…
Enfin, ils la renversent sur le dos et la laissent sur la table. Elle peut remuer la tête mais le hogtie lui interdit tant de redresser le buste que les jambes. De plus, elle ne peut ni écarter les jambes, ni les resserrer.
Le bâillon boule lui est ôté par un des hommes pendant que l'autre se tient prêt avec le plug gag transparent. En quelques secondes, le nouveau bâillon prend la place de l'ancien et est solidement sanglé.
La femme approche et s'occupe du gonflement de la balle. Elle visse rapidement le tuyau et presse fermement la petite poire, penchée sur le visage de Catherine. Les yeux de la captive s'écarquillent de plus en plus avec l'augmentation du volume de la balle. Ses joues se trouvent écrasées entre la sangle et la balle. On voit la jolie balle rouge qui emplit sa bouche en écartant les mâchoires de la belle au maximum.
- Lààà… voilà une jolie fille qui sera bien sage.
Un des hommes approche et admire le résultat. La femme bloque le bâillon et reprend la poire, puis s'accoude près du visage de Catherine.
- Juste un petit essai, pour être sûre.
Un claquement de doigts et l'homme tend la main vers le bas-ventre de Catherine. Il pose le majeur sur le sexe de la jeune femme contrainte à l'immobilité, les cuisses écartées, et promène lentement le doigt sur le petit string.
- … … … … … h… … … … … … m… … … …
La jeune femme sursaute au contact du doigt sur son sexe et secoue violemment la tête, mais malgré les hurlements qu'elle essaie de pousser, la pièce reste silencieuse. Il continue de caresser calmement le sexe de Catherine à travers le fin tissu du string et pose placidement l'autre main sur son sein offert.
- … … … … m… … … … … m… … … … h… … … … … m…
Catherine sursaute de plus belle et s'agite en tous sens, mais sans bouger du tout de sa position ni émettre le moindre son.
- Elle est très sexy, la directrice !
- Oui, et elle est très décorative, exposée comme elle l'est.
- Bien, elle ne risque pas de se sauver. Allons voir si la blonde n'est pas dans le secteur.
Ils quittent tous les trois le chalet et se séparent. Un homme suit le sentier et la femme part avec l'autre homme dans le bois.

Bouya2

Re: Science fiction (histoire d'Anne)

Message par Bouya2 »

Je vais m'absenter quelques jours. L'histoire est trop longue pour que je poste ce qui reste tout d'un coup. En attendant, voici un chapitre. L'histoire sera quand même terminée d'ici deux semaines. Bonne lecture ! :)

Les rencontres de la troisième femme

Abandonnée seule dans le chalet, Catherine essaie de se tortiller en vain. Presque nue, vêtue seulement de son petit string et de ses bottes, elle constate à quel point son ligotage est rigoureux. Elle ne parvient pas à remuer d'un pouce et malgré tous ses efforts, et se trouve exposée sur une table. Elle songe qu'elle est présentée comme une vulgaire volaille sur la table d'un boucher. Ses efforts reprennent pour atteindre un nœud à défaire. Elle souffle désespérément dans son bâillon et agite la tête.
- … … … h… …
Heureusement, se dit-elle, Anne est venue avec elle et, ne la voyant pas revenir, elle a certainement appelé du secours. Elle est certainement occupée à coordonner les recherches avec Valérie, près de la voiture.
Un bruit ! Son cœur bondit dans sa poitrine. Catherine lève la tête et tend le cou. Elle peut voir la porte entre ses seins nus dressés.
- … … … … m… … … …
Mais rien ne se passe. Elle laisse retomber sa tête et regarde sur le côté, vers la fenêtre. Elle voit le bolas, discrètement accroché au mur et elle songe à la manière dont cette arme l'a stoppée en pleine course.
Mais que se passe-t-il donc ? Le mur fait de simples planches est bizarre tout d'un coup… N'en croyant pas ses yeux, Catherine voit une personne, ou plutôt quelque chose qui y ressemble, sortir de ce mur. Il s'agit d'une femme et elle semble avoir traversé le mur comme s'il n'existait pas ! Mais le plus étonnant est son apparence. Elle est transparente, comme si elle était faite de verre.
L'apparition continue de marcher dans la pièce et vient s'arrêter devant la table. Sa texture change graduellement et elle semble devenir plus tangible. En quelques secondes, c'est une splendide jeune femme aux longs cheveux blonds qui se trouve debout, à regarder Catherine. Elle est vêtue d'une sorte de catsuit argenté très moulant avec une large ceinture. Elle fait un sourire à Catherine, puis son regard se porte vers la fenêtre et la petite table où se trouve l'étrange objet que les hommes regardaient. Elle fait quelques pas et s'arrête devant la petite table qu'elle regarde fixement.
L'objet qui se trouve posé dessus cesse subitement de grésiller. Au bout de quelques secondes, il se met à changer et une luminosité semble en émaner. La lumière devient plus intense et l'objet s'élève silencieusement au-dessus de la table.
La jeune femme tourne la tête vers Catherine et lui adresse un petit baiser de la main.
- Je vous laisse là parce que vous adorez cela, mais tout va bien se passer.
Puis, elle se tourne vers l'objet et tend un bras en redevenant transparente. Toujours très lumineux, l'objet commence également à devenir transparent, puis il se met à bouger et approche doucement de la main tendue jusqu'à la toucher.
Ce qui se passe ensuite est très étrange. L'objet semble se fondre dans la jeune femme et la pièce entière est baignée d'une lumière intense. La lumière se met à faiblir puis se dissout doucement. La fille s'est simplement dissoute dans l'air, sans sortir de la pièce, et l'objet est parti avec elle !
Catherine tourne la tête en tous sens mais plus rien ne bouge. Qu'est ce que c'était que ça ? Cette jeune femme était peut-être la propriétaire de l'objet, mais quel rapport avec le reste ? Si c'est à ces gens qu'on veut chiper du matériel, il n'y a pas intérêt à les voir en pétard…
Pendant ce temps, Valérie est arrivée sur le site et sa voiture est arrêtée à côté de celle de Anne. Elle est toujours vêtue de son magnifique tailleur ultra court de cuir noir et de ses bottes de cuir. Seulement, le sympathique garçon qui l'a accostée peu après son arrivée, et qu'elle avait interrogé en lui décrivant la directrice et Anne, est très occupé à ligoter solidement la belle métisse déjà très rigoureusement bâillonnée par un énorme bâillon boule extraordinairement serré.
- C'est très gentil à vous de m'avoir dit que vous étiez venue vous rendre compte avant d'appeler du renfort. Merci beaucoup, mademoiselle.
- Mmmhphh…
Elle est allongée dans l'herbe, face contre terre, près des voitures, et elle se débat farouchement. Ses poignets sont déjà très solidement attachés derrière son dos et le garçon a posé un genou sur les cuisses de la jeune femme pour l'empêcher de bouger pendant qu'il lui attache minutieusement les chevilles croisées.
- Voyez-vous, votre jolie directrice est en ce moment très solidement ligotée et bâillonnée sur une table de chalet. Elle est très mignonne, vous savez !
- Rhmmmhphh… Mmmh !!!
- Oui, vous me remercierez plus tard.
Sans prêter attention aux piaillements de la métisse, il continue implacablement son ligotage. Il s'assied sur la jeune femme et lui coince les bras entre ses cuisses avant de passer une corde autour de ses épaules. Il prend les coudes de la belle black et les rapproche pour tester sa souplesse.
- Merveilleux ! Elle joint les coudes !
Il commence aussitôt à attacher solidement les bras de la demoiselle au-dessus des coudes joints et il sécurise ensuite fermement le lien avant de lui attacher tout aussi solidement les bras juste sous les coudes. Ce lien aussi est sécurisé minutieusement et les deux liens sont fixés à la corde qui lui enserre les épaules.
- Voilà qui ne bougera plus.
Sans perdre un instant, il la roule sur le dos et l'assied sur l'herbe. Il entreprend de lui attacher solidement les cuisses juste au-dessus des genoux et sécurise très soigneusement le lien avant de terminer par un nœud extrêmement serré.
- Vous portez toutes des minijupes ces derniers temps. J'aime cela… c'est bien plus facile et tellement joli.
Il sort son petit appareil photo de sa poche et cadre la splendide métisse qui reprend son souffle, assise dans l'herbe.
- Petit souvenir. Vous n'avez pas d'objection je suppose ? Sinon, ne vous gênez pas, dites-le.
- Mmmh !!! Ghhph !!! Mrhhhpmh !!!
- Et bien puisque vous êtes d'accord, c'est parti.
Il prend plusieurs photos de la belle noire furieuse qui miaule en se tortillant furieusement pour éviter l'objectif.
Il sort une nouvelle corde de sa poche pour placer la belle en hogtie. Avant qu'elle ait pu comprendre ce qui se passait, elle est déjà basculée sur le ventre et il tire graduellement sur le lien qu'il fait passer plusieurs fois entre les poignets de la jeune femme et ses chevilles.
- Non, ce n'est pas chic de bouger ! Les photos doivent être nettes…
La jolie noire est dans une position de plus en plus cambrée et ses doigts touchent déjà ses talons !
Mais l'homme n'est pas encore satisfait et il continue à tendre ce lien jusqu'au moment où il peut attacher directement les poignets et les chevilles ensemble ! Pour plus de sécurité, il tend le reste de corde jusqu'aux coudes de Valérie et l'y noue solidement.
- Voilà le travail ! Une capture rondement menée…
Étonné du silence de la jeune femme durant son ligotage, il se la roule sur le flanc et glisse la main sous sa jupe. Aussitôt, la belle métisse se met à rouler de grands yeux et elle se tortille en poussant une succession de couinements étouffés.
- Mmh… Mghh… Ggnh… !!!… … Hhh !!!!!
- C'est mieux…
Il passe la main sur la poitrine de la belle qui réagit en frétillant de plus belle. Elle agite la tête en tous sens, émettant de légers gloussements étouffés.
Tout sourire, l'homme a déjà son petit appareil photo à la main et carde posément la noire en hogtie. Furibonde, elle souffle dans son bâillon en tirant comme une enragée sur ses liens, mais cette fois, elle reste en place. Les photos seront bonnes…
Satisfait, l'homme tourne les talons et se trouve en face d'une magnifique jeune femme aux cheveux blonds, vêtue d'un catsuit argenté, qui approche en souriant. Il cherche dans sa poche. Il reste assez de cordes… Il avance vers la jeune femme. Arrivé près d'elle, il se lance pour lui attraper les poignets… et passe à travers elle, comme si c'était un fantôme, pour aller s'affaler lourdement sur le sentier.
Valérie voit la jeune femme blonde diriger un petit cylindre argenté vers l'homme à terre. Elle range l'appareil et se dirige vers le garçon qui la regarde sans bouger. Elle lui fait les poches et en sort les cordes et un bâillon. La blonde s'accroupit et passe la main sur la joue de l'homme, puis elle saisit une corde.
En quelques minutes, et étonnamment sans que l'homme réagisse, la fille l'a ligoté comme un saucisson et elle achève de la bâillonner solidement. Elle se redresse et se dirige vers Valérie. Elle regarde la métisse et s'accroupit pour la libérer. Cela fait, Valérie est remise debout et la blonde s'adresse à elle.
- Il y a un autre homme et une femme. Mon amie s'occupe d'eux en ce moment.
- Et les autres ?
- Votre directrice est dans un chalet de bois à cinq cent mètres en suivant ce sentier, et votre collègue se trouve dans une clairière à trois cent mètres plein sud à partir du chalet.
Valérie regarde la jeune femme s’éloigner et se rend près de l’homme ligoté sur le sol. Elle s’accroupit près de lui en même temps qu'elle constate que les liens de l'homme qui se tortille sont incroyablement serrés. La jeune femme n'avait pourtant pas l'air de faire d'effort en les tendant. Elle regarde son visage et note que le bâillon est aussi très rigoureux, profondément enfoncé et ultra tendu. Il est joli garçon, constate-t-elle. Valérie entreprend de le fouiller très minutieusement et prend au passage l’appareil photo dans sa poche.
La jeune femme se relève, regarde le sentier, et se met en route vers le chalet.
J'étais toujours assise sur la table quand Valérie est apparue dans la clairière, suivie de la directrice. Toujours aussi solidement ligotée et bâillonnée qu'à la première minute, j'ai essayé de me lever à leur approche, mais j’ai renoncé immédiatement.
Mais les deux jeunes femmes ont rapidement constaté que mon ligotage était particulier, les nœuds tellement enfoncés entre les membres qu'ils se trouvaient hors d’atteinte. Valérie a alors sorti l’appareil photo récupéré sur l’homme et a pris de nombreuses photos de moi et de mon ligotage, avec des plans d’ensemble, et des gros plans. Catherine s’escrimait à me détacher depuis plusieurs minutes, mais sans aucun succès. Elle regardait mes liens avec étonnement.
- C’est dingue. Je ne parviens réellement pas à atteindre le moindre nœud. Les cordes ne bougent même pas ! Je ne peux pas la libérer !
Ne disposant d’aucun objet tranchant, et incapable d'atteindre les nœuds, elles étaient sur le point de retourner à la voiture à la recherche d’un couteau ou des ciseaux. Valérie était plutôt d'avis de me transporter à travers la foret, toute ligotée, jusqu'aux voitures. Mais finalement la directrice a eu l'idée de fouiller dans mon sac et y a trouvé un canif.
Au bout de quelques instants, je suis enfin libre. Heureuse des retrouvailles, nous sommes inquiètes aussi car les autres rôdent toujours. Une jeune femme blonde en catsuit argenté traverse la clairière et approche en souriant.
- Vous êtes saines et sauves. J’en suis heureuse.
- Oui, mais il y a ces gens qui rôdent encore. Nous devons les trouver.
- Non. Nous nous en sommes occupées. Ils ne reviendront pas. Je voulais vous avertir d’éviter cet endroit pendant… une lune. Certains dégâts doivent encore être réparés, et avant cela vous pourriez faire de mauvaises rencontres.
- Des dégâts ?
- Oui. C’est compliqué à expliquer, mais soyez sans crainte. Je dois partir à présent. Elle nous regarde, puis s’adresse à moi.
- Mais nous reviendrons vous voir.
Elle tourne les talons et s’éloigne.
Nous échangeons un regard pendant qu’elle disparaît dans le sous-bois.
- J’ai comme l’impression qu’elle n’est pas du coin… dit Catherine.
Le ciel nous semble avoir un aspect étrange. Il paraît légèrement opaque et les couleurs ont changé. Nous levons les yeux et sans aucun bruit, nous percevons comme un mouvement bien qu’il n’y ait strictement aucun objet en vue. C’est comme si un gigantesque objet transparent avait obscurci le ciel et se déplaçait lentement. Puis voyons bouger les hautes branches comme si une rafale de vent balayait les cimes alors que l’aspect étrange du ciel se rétracte rapidement en accélérant. A moins qu’il n’ait pris de l’altitude. Ébahies nous voyons se former un magnifique arc-en-ciel complet qui disparaît une seconde plus tard, juste à l’endroit où s’éteignait la singularité.
- Euh… c’était quoi, ça ?
- Euh… ben… je ne sais pas…
- Euh… ben moi, je n'ai rien vu ! Voilà.
Nous regagnons le sentier, près du chalet sans croiser âme qui vive et nous prenons le chemin des voitures. Au moment d’embarquer avec la directrice dans ma voiture, elle montre l’orée du bois, à l’autre bout du champ.
- Étrange. Je n’avais pas remarqué cette cabine bleue, là bas, en arrivant.
Je cherchais la clé de la voiture et quelques secondes se sont écoulées avant que je lève la tête.
- Où ça ?
Elle tend le doigt pour me montrer l’endroit, mais suspend son geste.
- Mais… c’est étrange… j’aurais pourtant juré qu’il y avait une cabine téléphonique juste là. Et je ne la vois plus.
Nous échangeons un regard et montons dans la voiture. C’est Catherine qui s’assied au volant. Elle regarde l’habitacle autour d’elle.
- Cette voiture est trompeuse. Elle semble plus grande de l’extérieur.

Bouya2

Re: Science fiction (histoire d'Anne)

Message par Bouya2 »

Après m'être absenté pour cause de vacances, je peux enfin reprendre la publication des histoires d'Anne. On commence avec la suite de celle-ci. Bonne lecture !

Débriefing

Dans la salle de réunion, la directrice est en uniforme avec son tailleur strict, jupe droite bleu marine et veste assortie, chemisier blanc. Deux hauts gradés de l'armée, également en uniforme, sont présents, un colonel et un amiral. Il y a aussi un homme des services de renseignements militaires. Notre directeur général est là aussi.
Et je suis présente, pas très officielle avec mon ultracourte minijupe de cuir rose clair, mon chemisier blanc serrant à manches courtes, et mes jolis petits souliers blancs à sangles fines et très hauts talons aiguilles. J’aime beaucoup les bas que je porte car ils donnent aux jambes un aspect satiné juste assez foncé qui est très sexy.
Quand la directrice m'avait invitée à ce débriefing, je n'avais pas imaginé un seul instant me trouver en présence de tout ce gratin. Mon regard était attiré par le colonel. L'uniforme y est peut-être pour quelque chose. Il peut avoir une quarantaine d'années et est grand à l'allure sportive. L'amiral approche visiblement la soixantaine et son physique me fait songer à un sanglier. Cheveux courts et raides, il est trapu sans être gros, mais ses mains sont énormes. Je ne vois pas souvent ma directrice en uniforme, mais la tenue est soignée et je la trouve très sexy habillée de la sorte. L'homme des renseignements est en costume sombre. Il a cela de particulier qu'il n'y a rien à en dire ! Taille moyenne, ni gros ni mince, pas de signe particulier, ni sympathique ni antipathique, rien ! Je me dis que c'est idiot, autant écrire dessus qu'il est agent secret !
Nous attendons quelques minutes en prenant un café avant de nous installer. Visiblement le colonel m'a repérée. Il est venu et a plaisanté agréablement. De près, je constate qu'il est vraiment grand. Je mesure 1m78, et même avec des talons de dix centimètres, je lève les yeux pour lui parler.
Nous sommes installés à une table rectangulaire faite de verre fumé et métal. Il y a place pour une dizaine de personnes, mais nous ne sommes finalement que six. Une boîte de carton se trouve sur la table, et des fardes sont disposées devant les participants. Je suis assise les jambes croisées entre le colonel et l'homme des renseignements. J'avoue avoir fait exprès de porter une jupe délibérément très courte. Je m'amuse de voir les hommes reluquer mes cuisses à la sauvette et estimer la longueur de ma jupe. De plus, celle-ci, faite d'un cuir très fin qui épouse merveilleusement les formes, est très moulante aux hanches. Pour compléter le tableau, et c'est ce qui m'avait donné le coup de foudre pour cette jupe, elle est adorablement fendue sur la face avant des flancs sur les cinq derniers centimètres.
Je me penche pour prendre un verre sur le plateau et mon sein effleure la main du colonel.
- Oh ! Excusez-moi, mademoiselle !
Il rougit. Je ne fais semblant de rien. Je m'étire en bombant le torse, puis je m'enfonce sur mon siège en passant les bras derrière le dossier. Cela me fait bomber davantage le torse et retrousse un peu plus ma jupe.
- Bien, tout le monde est là. Dit la directrice.
-Qui est cette jeune personne ? Demande l'amiral en me désignant.
- Anne est une civile qui fait partie de mon personnel. Elle a été active dans le dossier qui nous occupe et son témoignage sera utile.
L’homme des renseignements commence.
-Un trio de personnes non identifiées, constitué d'une femme et de deux hommes est intervenu pour s'approprier ce matériel. Mais ces gens ont tout simplement disparu. Il semblerait qu’ils ont cru que mademoiselle ici présente était en sa possession, ce qui explique qu’ils se soient intéressés à elle et aient visité son domicile.
- Ils avaient également investi un appartement dans un immeuble de l'autre côté de la rue, dans lequel nous avons trouvé un poste d'observation. Nous avons retrouvé deux jeunes femmes, l'occupante, déléguée commerciale, et une curieuse, journaliste, toutes deux très solidement ficelées et bâillonnées. L'une sur son lit et l'autre dans la cave. Elles sont indemnes.
- A ceci s’ajoute la présence deux mystérieux individus, apparemment des jeunes femmes, qui semblent avoir pris l’objet. Je dis "apparemment" car leur nature réelle pose des questions. Elles ont disparu également sans laisser de trace. Ajoute le colonel. - En effet. Mais il y a aussi un homme dont le rôle précis n’est pas connu, et qui était discrètement à proximité lors de chaque événement crucial de cette affaire. Nous pensons à une sorte d'observateur. Il est isolé et insaisissable. Nous savons qu'il parle plusieurs langues sans le moindre accent.
- Pour résumer, dit le colonel, nous ignorons ce qui est arrivé au juste. Des objets ont été trouvés, qui avaient un comportement étrange. Transparents, puis devenant opaques et vice-versa. Des contrôleurs de sons aussi, dont nous ne comprenons absolument pas la nature… Un objet toutefois, qui semble être une sorte d’appareil était en rapport avec le comportement des autres objets. Nous avons voulu l’étudier, mais il a été dérobé dans le labo. Nous ignorons où il se trouve…
- En effet, ajoutai-je en coupant le colonel. J'en ai moi-même fait les frais en étant à plusieurs reprises maîtrisée, puis ligotée avec ces objets invisibles et bâillonnée avec ces suppresseurs de son… et je vous prie de croire que c'était vraiment très efficace à chaque fois.
- Ah ? - Et ceci est fort intéressant aussi. La manière dont Anne a été ligotée est particulière. Jetez donc un coup d’œil sur ces photos. Fait la directrice en glissant une farde sur la table.
- Quoi ? Mais… c'est moi... vous ne pouvez pas…
- Ce sont des pièces du dossier, Anne.
- Voyez comme les nœuds sont positionnés, messieurs. C’est très serré et il ne reste pas de place pour les nouer. En fait, ce sont des nœuds impossibles.
Ils se passent des photos de mes cuisses et genoux attachés, de mes chevilles, et de mes coudes.
-Voici des photos de la même jeune femme, très solidement ligotée en d’autres circonstances. Regardez bien les détails des nœuds. Ceux-ci sont normaux.
Une seconde farde circule d’où sortent des photos de moi, prises par mon ligoteur. Le directeur général me regarde.
-Mais vous passez votre vie dans ces situations ! Est-ce là votre activité principale ?
Holà… je baisse les yeux en rougissant. Consternée, je vois passer des clichés où je suis exposée, topless, en string, pelotée par l’homme qui m’avait ligotée, assise sur le capot de ma voiture, sur mon lit en hogtie... Il y a aussi de gros plans sur des détails du ligotage ainsi que sur ma bouche bâillonnée. L'homme des renseignements rompt le silence.
-C’est un élément, bien sûr, mais il ne me convainc pas de manière flagrante.
- C'est pour cette raison que j'ai demandé à Anne d'être présente à cette réunion. Pour vous faire une idée plus précise, vous pouvez la ligoter et essayer de reproduire les configurations des différents clichés. Le nécessaire, cordes et bâillon, se trouve dans cette boîte.
- Quoi ? Mais… non… vous n’allez quand même pas…
- Mademoiselle, c'est pour cela que vous êtes ici. Réplique-t-elle d'un ton sec.
- Pourquoi pas, dit le colonel au bout de quelques secondes. Voyons cette boîte.
Il se lève et ouvre la boîte en bout de table.
-Allons, debout mademoiselle. Approchez.
- Faisons une pause en attendant votre verdict, messieurs. Dit la directrice.
A contrecœur, je m’exécute vais près du militaire qui sort le matériel de la boîte.
- Bien, venez ici et tournez-vous. Les mains derrière le dos, je vous prie.
Il m’attache soigneusement les poignets. Pendant que commence mon ligotage public, je suis tellement gênée que je rentrerais sous terre. Une corde est ensuite serrée autour de mes coudes et je les sens se rapprocher. Ce soudain mouvement vers l'arrière de mes bras et épaules me fait bomber le torse, exhibant mes seins d'une manière embarrassante à travers mon chemisier hyper tendu. Je fais face à l'assistance, et je vois les yeux ronds de l'amiral, situé à un mètre de moi, lorgnant ma poitrine pendant que le colonel attache minutieusement mes coudes à mon torse.
Je regarde le sol, légèrement bousculée chaque fois que l'homme tend un lien. Je sursaute lorsqu'il m'effleure un sein en appliquant la corde dessous.
- Ouvrez bien grande la bouche, mademoiselle. Je m'exécute et il m'enfonce profondément le bâillon boule dans la bouche, sous le regard de l'assistance, et fixe la sangle.
Il regarde les photos étalées devant lui et m'attache soigneusement les poignets à la taille avant de sécuriser solidement le lien comme sur le cliché. Il me fait ensuite asseoir sur la chaise et commence à m'attacher les chevilles. Ma jupe est tellement courte que mes cuisses sont presque totalement découvertes et je pense au point de vue que j'offre au colonel accroupi devant moi. Sa tête est au niveau de mes genoux et doit avoir une vue imprenable sous ma jupe. J'essaie de pivoter légèrement mais sa main se pose sur ma cuisse et il ramène mes jambes devant lui. Il m'attache à présent les cuisses au-dessus et au-dessous des genoux. Lors de la sécurisation de ces liens il doit faire passer la corde entre mes cuisses très serrées. Il est donc obligé de passer la main entre mes cuisses bien plus haut que les genoux ce qui me fait sursauter à chaque passage !
-Mmh !!…
Les autres se sont levés et observent le colonel me ficeler soigneusement. Il s'applique à reproduire exactement le ligotage des photos prises dans la clairière.
-Et bien… voilà. Conclut-il au terme de son activité.
- mmh…
Ils m’entourent et analysent le ligotage.
-En effet, ce n’est pas pareil, dit l'homme des renseignements en passant la main sur les liens. Mais je crois pouvoir faire mieux.
Il dénoue quelques cordes et recommence mon ligotage, avec méthode. Le résultat est plus strict, il faut l'admettre. L'amiral tente également sa chance et refait mon ligotage plus strictement encore, mais ils finissent par se rendent à l’évidence. La directrice a raison.
- Bien, fait l'amiral, vous nous avez montré que cette demoiselle a été ligotée avec des moyens inexplicables. Mais que faut-il en déduire ?
Ils retournent à leurs places tout en discutant et se rasseyent en oubliant de me libérer. La réunion reprend son cours.
-mmmh…
- Oh, oui. Sursaute la directrice. Nous avons aussi découvert ceci à l'occasion de cette affaire.
Cela n'a rien à voir avec notre problème, mais c'est très intéressant aussi. Elle se lève et va chercher le plug-gag gonflable et transparent qui a été récupéré à l'appartement.
Debout, Anne.
Elle vient à moi et m'enlève le bâillon boule qui m'obstrue la bouche pour le remplacer aussitôt par ce plug-gag. Elle le sangle étroitement, puis le gonfle très rudement.
-Mmmh !! mmh !… mmhh !… m… … m… … … h… … … … … m… … … … …
Elle débranche la poire en adressant un large sourire à l'assemblée.
-Très spectaculaire, n'est-ce pas ?
- … … … …
Je m'agite en roulant de grands yeux. Elle a gonflé le bâillon si fort que j'étouffe presque. Elle prend une corde dans la boîte et me bouscule soudain, me forçant à me pencher, le buste pressé sur la table. Elle lève mes jambes et me fait pivoter sur la surface lisse tout en me forçant à plier les genoux, me plaçant toute entière sur la table. D'une main pressée sur mes chevilles, elle me maintient les jambes pliées, pendant qu'elle prend une corde de l'autre main. Puis elle m'attache rapidement en hogtie en tendant très énergiquement la corde sous les yeux étonnés de l'assistance.
- … …
Sans se démonter, elle prend le temps de terminer très soigneusement le dernier nœud de ce lien. Visiblement satisfaite, elle affiche un grand sourire et me laisse sur la table de verre, face aux participants, pour retourner à sa place.
Dans ce hogtie ultra strict, les seins écrasés sur la table, je redresse la tête en soufflant. J'écarte les cheveux qui tombaient devant moi en secouant la tête. Je ne suis qu'à un mètre du colonel assis à sa place, qui me regarde gigoter avec intérêt.
- … … … ! … …
Je lutte pour reprendre ma respiration tant le bâillon est sévère. C'est horrible, je suis exposée aux regards de tous ces gens et je suis ligotée tellement étroitement que je ne parviens même plus me tortiller réellement.
-Le personnel est rompu à ce genre de situation. Vous pouvez constater que cette jeune femme est particulièrement souple, commente la directrice.
- Bien, fait l'amiral après quelques secondes de réflexion. En résumé, nous n'avons plus rien du tout. Plus d'objet à étudier, plus de suspects, uniquement des témoins dont cette charmante demoiselle à laquelle il arrive tant d'histoires étonnantes comme en atteste sa situation actuelle. Je propose de classer temporairement cette affaire par défaut d'éléments.
La séance est levée. Les participants prennent congé et me saluent en quittant la pièce. La directrice les regarde partir en s'asseyant en souriant sur la table, les jambes croisées. Elle caresse mes cheveux pendant que la porte se referme.

Bouya2

Re: Science fiction (histoire d'Anne)

Message par Bouya2 »

Voici l'avant-dernier chapitre de cette histoire. Il est assez long, en format PDF il fait 10 pages. Bonne lecture !

Séquelles ou invasion

Deux semaines plus tard, cette histoire s'était un peu répandue et son parfum de mystère s'épaississait davantage chaque jour. Des amies s'étaient intéressées au sujet et j'avais fini par accepter d'aller leur monter l'endroit.
Gisèle est une adorable professeur de gymnastique de vingt-sept ans aux très courts cheveux blonds. De grande taille, elle fait un mètre quatre-vingt, cette jeune femme sportive et élancée ne recule devant aucun défi. Ses jambes sont longues, et ses jolies fesses rebondies sont dignes d'une noire. Ses seins sont magnifiques et elle porte avec aisance et grâce un très impressionnant 95E.
Nadine est une collègue de vingt-quatre ans au type espagnol bien qu'il n'en soit rien. Plus discrète en apparence, elle a un tempérament enflammé. Ses longs cheveux noirs généralement libres ondulent sur ses épaules. Elle a de longues jambes fuselées et est dotée d'une taille de guêpe. Elle est plus petite et sa poitrine est splendide 90B. Comme Gisèle et moi-même, elle adore s'habiller très court.
La troisième se prénomme Mireille. C'est une amie de longue date, hôtesse de profession, que j’ai connue pendant mes études. Plus précisément, j'étudiais avec sa grande sœur et nous partagions les mêmes loisirs. Nous sommes restées en contact. Mireille est une jolie brunette de vingt-deux ans aux yeux rieurs dont les cheveux mi-longs tombent sur les épaules. Elle est dotée de formes de top modèle. Sa poitrine est domestiquée par un sympathique 85C.
Avec l'accord de la directrice, nous décidons d'aller visiter l'endroit. Nous constatons avec surprise que le chalet est décidément plus confortable qu'il y paraît à première vue et devrait pouvoir nous héberger confortablement toutes les quatre. Nous décidons donc d'y passer tout le week-end.
C'est plus confortable qu'il ne m'avait semblé d'après les descriptions de Catherine. Mais il faut bien admettre que, ligotée comme elle l'a été durant son séjour, elle n'a pas bénéficié au mieux de l'endroit. La pièce principale fait environ six mètres sur quatre. Sur le côté en entrant, un escalier de bois avec une rampe mène à une mezzanine munie d'une rambarde. Une table de bois se trouve au milieu de la pièce avec deux chaises. Une petite table est cachée près de la petite fenêtre sur l'autre côté. Une petite armoire se trouve sous l'escalier. Et sous la mezzanine se trouve un divan pouvant accueillir trois personnes. La mezzanine n'est qu'à deux mètres du sol et mesure deux mètres sur quatre. Un second petit divan s'y trouve, ainsi qu'un tapis et une petite table. Quasi tout est en bois. Tout est rustique et l'intérieur est sombre.
Il fait beau et chaud. Je décide de m'habiller léger et je choisis mon petit bikini bleu métallisé et je chausse de jolis petits souliers de plage à fines lanières blanches. Leurs semelles sont de liège avec des talons de cinq centimètres, ce qui me change de mes éternels talons aiguilles. Le soutien est fixé par de très fines bretelles. Très échancré, il découvre très largement ma poitrine en même temps qu'il maintient magnifiquement les seins tout en les rehaussant discrètement. Le slip très sexy est un modèle minimaliste qui est tenu en place par de fines sangles du même matériau qui sont tendues en s'évasant jusqu'à la sangle qui ceint ma taille. Comment décrire cela ? C'est un peu comme un modèle ordinaire qui aurait été ajouré au point qu'il n'en resterait plus que de fines bandelettes de fixation organisées en un motif particulièrement sexy. Comme il y a du soleil, je décide de me couvrir et mets un mignon petit chapeau de paille. Et c'est comme cela que je déambule.
Nadine porte une minijupe de cuir noir et un tee-shirt blanc serrant avec des souliers noirs à talons. C'est à croire qu'elle a décidé de me faire concurrence dans le domaine des jupes coutres !
La tenue de Mireille est probablement issue de son métier d'hôtesse. Elle porte une jupe bleue étroite, courte et moulante, légèrement fendue à l'arrière, avec un fin chemisier clair et de jolis souliers noirs à talons aiguilles. Tout le monde lui a dit que ces talons allaient la handicaper plus qu'autre chose, mais rien n'y fit. Elle aime les talons aiguilles. De plus, sa jupe étroite l'entrave à chaque enjambée et je me dis qu'il est dommage de ne pas avoir un mâle sous la main pour lui porter assistance.
Et Gisèle a choisi une mini robe ultra courte et moulante de couleur rose clair. C'est un modèle à bretelles avec un profond décolleté évasé. De ce point de vue, elle vaut bien la tenue que je portais quand j'avais été attachée dans la clairière. Elle aussi a choisi des souliers de plage à sangles avec talons de liège.
Gisèle est très sportive et, pour jouer, elle m'avait attrapée quand je suis passée à portée. Elle m'a fait pivoter en mettant un genou au sol, ce qui m'avait fait tomber à ses pieds. En un instant, elle m'avait immobilisé les bras derrière le dos, et les coinçait d'un bras appuyé au sol. Mon poids bloquait mes bras et elle me maintenait sans effort. En même temps, elle avait capturé mes jambes pliées avec une cuisse, son genou appuyé sur le sol. Mes bras et mes jambes étaient donc coincés et Gisèle avait toujours un bras libre. Elle tâtait mes seins.
- Oh là là, Anne ! C'est du vrai ! Tu devrais nous en montrer un peu plus !
- Mais… lâche-moi !
Elle m'a fauché mon petit soutien en quelques instants et sans la moindre difficulté. Elle l'agitait devant les autres.
- Confisqué. Je te préfère topless.
Les autres riaient en nous regardant nous battre.
- Non. Tu es punie, Anne. Je le garde !
Elle m'a lâchée et j'ai remis mon petit chapeau de paille en me relevant. Je suis donc restée seins nus toute l'après-midi, ce qui ne me déplaisait finalement pas.
Nous avons passé l'après-midi à nous promener à proximité. J'accompagnais Gisèle, Nadine et Mireille étant parties ensemble vers la clairière. De loin, nous les avions vues retourner au chalet et nous avions échangé des signes.
- Tu as vu, là bas ?
Je regarde dans la direction que Gisèle m'indique, et j'aperçois un étrange petit homme. Il est très mince et ressemble à l'idée qu'on se fait d'un lutin. Il a un très long nez et porte un justaucorps vert avec une sorte de gibecière en bandoulière. Il ne doit pas mesurer plus d'un mètre vingt. Il porte un bonnet rouge vif. Il nous a vues et disparaît aussitôt derrière un arbre.
- Quelle rapidité, tu as vu ça ? Nous allons près de l'arbre, mais sans trouver aucune trace du petit homme.
Le soir, nous racontons aux autres la rencontre étrange de l'après-midi. Et elles nous disent avoir vu deux curieux animaux. Cela ressemblait à des sangliers, mais plus haut sur pattes. Ils broutaient paisiblement à l'orée du bois. Elles les avaient observés avant qu'ils ne s'enfoncent dans le bois.
Après le repas composé de sandwiches que nous avions apportés, Nadine me questionne.
- Dans les affaires sur lesquelles tu travailles, tu te trouves assez souvent en fâcheuse posture ?
- Oui, ris-je. Cela se produit souvent.
- Ça se passe comment ?
- Le plus souvent, quand ça tourne mal, on me met le grappin dessus et on m’empêche de gêner. Généralement, je suis confrontée à de mauvais garçons et j'ai l'avantage d'être une femme avec certains… atouts pour les amadouer. Mais je me suis bien souvent retrouvée ligotée et bâillonnée dans des tas d’endroits.
- Ouh… ce doit être inquiétant. Et tu te libères toujours ?
- Non, pas forcément. Cela dépend de la manière dont tu es attachée. Souvent j’ai affaire à des spécialistes du ligotage et je dois être secourue.
- J’ai vu des cordes dans ton sac de voyage. Tu nous montres ? Je vais chercher mon sac et en sors quelques cordes que je passe à Nadine.
- Oh dis ! Montre-nous comment tu as été attachée. Attache l'une d'entre nous !
- Au fond… pourquoi pas ? Gisèle ! Tu es volontaire pour une démonstration.
Toujours très curieuse en plus d’être femme d’action, la belle enseignante se prête au jeu en souriant. Je sélectionne quelques cordes. Gisèle se place devant moi, dans sa micro robe rose clair et je commence à l’attacher. Je ne fais pas de commentaire, mais comme elle m’a embêtée avec mon soutien dans l’après-midi, je procède bien plus rigoureusement que nécessaire.
- Et bien ! Tu n’es pas prof de gym pour rien ! Tu es presque aussi souple que moi !
Je viens de constater qu’elle est capable de joindre les coudes sans le moindre effort et j’en profite avec plaisir. Une fois ses bras très étroitement attachés, je fais asseoir Gisèle sur l'une des chaises et je la pousse tout contre le dossier et fais passer ses bras derrière. J’attache ensuite solidement ses bras à sa taille et à son torse en passant les cordes entre les barreaux du dossier. Elle commence à être vraiment solidement immobilisée.
Puis j’attache ses chevilles et enfin, ses cuisses au-dessus des genoux. C’est solide et très serré. Je prends une nouvelle corde et l’attache à ses chevilles, puis je tire ses pieds en arrière jusqu’à ce qu’ils se trouvent suspendus en l’air, sous le siège. J’attache alors la corde au lien qui passe autour de ses épaules en passant derrière la chaise.
- Voilà.
Gisèle commence à se tordre sur la chaise et à tirer sur les liens. Elle me regarde avec une lueur d’incrédulité. Elle baisse la tête et recommence à gigoter en poussant de petits gémissements.
- Ooh ! Mais c’est dingue ! Je ne peux plus bouger !
- Attends, il y a mieux…
Je me place derrière Gisèle et sors un bâillon boule de mon sac sous les yeux intéressés de Nadine et Mireille.
- Ouvre une grande bouche, Gisèle.
Elle s’exécute et j’y enfonce aussitôt la balle. Poussant la tête de la jeune femme en avant, je tends étroitement la sangle de cuir et la fixe soigneusement. Voilà la belle réduite au silence. Elle roule des yeux surpris en testant le bâillon.
- mmmh !! … mmmgnmhh !!!
Je reviens devant elle.
- Ça n'a l'air de rien, mais c'est très efficace !
Les autres se regardent. Nadine se penche sur Gisèle.
- Épatant ! Tu ne peux vraiment plus parler ?
- … mmmh !!!… … mh !!… …
- Vous voyez, les filles, elle peut encore remuer. Dis-je aux autres en riant.
- Mmmhmmmh… mmmfhh !!!
- Mais avec un peu de temps, je peux faire plus strict…
Mireille approche dans sa tenue d'hôtesse avec ses hauts talons, et me tend des cordes. Je consolide alors méticuleusement l'immobilisation de la jeune femme de sorte qu'elle se retrouve bientôt très rigoureusement attachée à la chaise. Une fois satisfaite, je me tourne vers les autres.
- Voilà ! Vous voyez, c'est souvent de ce genre de manière que je suis ligotée. On ne m'a jamais fait de mal, sauf que les hommes ne résistent généralement pas à exposer mes seins…ou à vérifier si je suis une vraie blonde.
- mmmfhh !!! … mmmh !!!…
- Il me semble que Gisèle a envie de faire un peu d'exercice.
Gisèle se tord dans ses liens en essayant de parler, mais elle se rend rapidement compte que le ligotage est vraiment efficace et le bâillon très strict. Pour celle qui n'est pas habituée, l'efficacité d'un bâillon boule est très étonnante.
- Ma fille, avec une poitrine pareille, si tu avait été ligotée par un homme, je te garantis que tu verrais à quel point leurs mains sont baladeuses…
Joignant le geste à la parole, je pose lentement une main sur les seins de Gisèle, puis l'insinue doucement dans son décolleté.
- Mmmmmmh !!!! … … mmpfhhh. … …
- Ooh… Dis donc ! Ils sont magnifiques… et intéressants… pointus… et fermes… Monsieur doit bien s'amuser avec ton équipement !
Plus tard, je trouve qu'il est temps d'aller dormir.
- On laisse Gisèle comme cela pour la nuit ou on la libère ?
- Mireille, tu veux libérer Gisèle ?
- D'accord…
Mireille commence à dénouer les liens qui immobilisent Gisèle. Elle procède soigneusement car elle sait que je tiens à ce matériel.
Pour la nuit, nous répartissons les places. Nadine et Mireille ont un faible pour la mezzanine et dormiront en haut. Gisèle et moi partagerons le rez-de-chaussée. Comme moi, Gisèle a décidé de dormir en bikini. C'est confortable et puis nous sommes un peu en vacances. La nuit fut calme. Au petit matin, j'ouvre les yeux et vois Gisèle assise sur son lit, parfaitement éveillée et attentive.
- J'ai entendu un bruit. Viens, on va jeter un œil.
Toujours en petite tenue, nous avons promptement chaussé nos petits souliers et sommes sorties. Il faisait déjà bon. Intriguées, nous observons à la ronde. Le chemin est désert. Nos regards se tournent vers le bois.
- Allons jeter un coup d'œil dans ces fourrés, lance Gisèle.
Marchant derrière Gisèle, je me dis qu'elle a des formes vraiment sensuelles. Son soutien échancré met magnifiquement en valeur l'imposante poitrine de la jeune femme et son petit slip à taille basse fait ressortir ses fesses rebondies de manière très suggestive. Nous sommes entrées dans le bois et avons entamé notre exploration. Au bout d'un quart d'heure de recherches, nous avons entendu comme des voix de petits enfants parlant à voix basse. Nous avons essayé d'approcher l'endroit d'où venaient les voix, mais elles semblaient jouer à cache-cache avec nous. Au bout d'un moment, nous en avons eu assez. Je chuchote.
- Gisèle… reste ici et surveille-les. Je vais chercher les autres.
- Ok. Dit la belle blonde en souriant.
Je m'éloigne aussi rapidement que le permettent mes talons en me demandant ce que peuvent bien faire des enfants à cet endroit et à cette heure.
Quelques instants plus tard, Gisèle voit un petit homme à une dizaine de mètres d'elle, penché sur une plante, visiblement très intéressé. Il tient à la main un objet noir allongé qui semble très mou et flexible. On dirait un morceau de caoutchouc d'environ trente centimètres de long pour cinq de large et épais d'un centimètre à peu près. L'aspect de l'homme est curieux. Il ne mesure pas plus d'un mètre, très mince, il a un visage allongé et un long nez. On le croirait tout droit sorti d'un conte de fées.
Intriguée, Gisèle s'approche doucement de l'étrange apparition. L'homme a l'air très souriant, heureux. Il la regarde avancer vers lui à petits pas très lents.
- Bonjour. Dit la jeune femme de sa voix la plus douce.
Le petit homme lui fait un large sourire et fait un pas vers elle. Elle continue d'avancer lentement d'un pas supplémentaire. Son justaucorps serré à la taille et son bonnet lui donnent tout à fait l'apparence d'un lutin. Ses jambes et bras sont tellement minces qu'on croirait des bouts de bois plantés dan son corps. Elle s'arrête à trois mètres de lui, pieds joints et se penche gentiment.
- Bonjour. Répète-t-elle doucement.
Pendant ce temps, je suis arrivée au chalet. J'entre. Tout est calme, elles dorment encore. Je crie.
- Les filles, venez vite, nous avons repéré quelque chose !
Ne recevant pas de réponse, je vais à l'escalier de bois et tends l'oreille. J'entends un léger frottement et, après un silence, un léger grognement d'une des filles qui dort. C'est incroyable, elles ne sont pas réveillées ! Je souris et gravis l'escalier pour aller les secouer en criant.
- Eh, les filles ! Debout !!!
Soudain, je reste pétrifiée en découvrant la belle Mireille en bikini noir et porte-jarretelles sexy, ses talons aiguilles aux pieds, qui se tortille silencieusement sur le sol, cruellement ligotée dans un hogtie effroyablement strict et sévèrement bâillonnée par une sorte de bande de caoutchouc étroitement serrée sur sa bouche.
La pauvre Nadine se trouve juste à côté, assise sur le canapé, vêtue de sa minijupe et de son tee-shirt, souliers aux pieds, mais elle se trouve odieusement ligotée, les bras impitoyablement tirés en arrière et solidement attachés derrière le dos, les jambes jointes et sévèrement sanglées. Elle est maintenue pliée en avant par un lien très court attachant son cou à ses genoux. En panique, elle agite frénétiquement la tête et roule de grands yeux affolés en luttant désespérément contre un redoutable bâillon identique à celui qui muselle Mireille.
Stupéfaite, je reste pétrifiée plusieurs secondes à la vue de ce spectacle de film d'horreur.
Les légers bruits de frottement sont ceux des deux jeunes femmes qui essaient vainement de remuer et le petit grognement fugace est tout ce qui parvient à franchir leurs impitoyables bâillons !
Je me précipite auprès de Mireille et constate qu'elle a été ignoblement ligotée par de solides liens qui semblent être du même caoutchouc que leur bâillon. Un coup d'œil sur Nadine me confirme qu'elle a été brutalement ligotée avec le même type de lien. Ce matériau est visiblement très solide et tendu au point qu'il donne l'impression d'être littéralement collé sur les jeunes femmes.
- Bonjour… répète doucement Gisèle en tendant lentement le bras vers le petit homme.
Le lutin regarde avec un grand sourire amical la main que lui tend la belle jeune femme penchée vers lui. Soudain, vif comme l'éclair, il lance avec force la bande de caoutchouc vers les pieds joints de Gisèle. L'objet s'étire en tournoyant et va s'enrouler d'une rotation sèche autour des chevilles jointes de la belle blonde en produisant un "schlak" sonore. Ses chevilles se serrent brusquement, la déséquilibrant soudainement.
- Oh ! S'écrie Gisèle en faisant un moulinet des bras pour garder l'équilibre.
D'un geste vif, le petit homme fait un nouveau moulinet du bras.
- Au s… dans un claquement sec, le cri de la jeune femme se transforme en un gloussement étouffé.
- mmh !
Le second morceau de caoutchouc est venu s'enrouler avec précision autour de la tête de la jeune femme, lui couvrant exactement la bouche. Et dans la même seconde, alors qu'elle porte ses mains à son visage en essayant de crier, l'homme a déjà lancé une nouvelle bande vers les jambes.
- m… … … … !!!
Un nouveau schlak retentit et elle sent ses genoux se resserrer sous la traction du nouveau lien placé exactement au-dessus des genoux. Schlak ! Schlak ! Un nouveau lien est venu se fixer sous les genoux de la jeune femme et un autre au milieu de ses cuisses. Ils se tendent en quelques secondes et la jeune femme sent ses jambes se resserrer implacablement.
Le petit homme approche en souriant largement, tenant une autre bande à la main. Il saisit au passage la main de Gisèle et fait un moulinet avec la bande. Schlak ! Elle s'enroule autour du poignet de la belle. Il tend le bras et attrape l'autre poignet de la demoiselle au vol, puis il tire brusquement sur le poignet et sur le bout de la bande déjà fixée en passant derrière elle. Il fait un second moulinet du bras. Schlak ! Les poignets de Gisèle sont joints et solidement attachés derrière son dos !
Une nouvelle bande à la main, le petit homme éloigne les bras de la blonde de sont corps et fait un rapide moulinet de la main. Schlak ! La bande est enroulée autour des bras, sous les coudes de la jeune femme. Le matériau du lien se contracte et serre ses coudes qu'elle sent se rapprocher inexorablement. Schlak ! Un autre lien vient se serrer au-dessus des coudes.
Toute l'opération n'a demandé qu'une vingtaine de secondes. L'homme a reculé d'un mètre et fait un nouveau moulinet. Schlak ! Un lien vient se serrer étroitement autour de la taille de la belle en bikini et capture ses poignets du même coup. Schlak ! Le dernier lien est venu se fixer solidement sous les seins de la jeune femme impuissante et lui maintient les coudes rigidement fixés au corps.
Malgré sa tentative pour hurler, Gisèle tombe silencieusement sur le lit de feuilles mortes en roulant des yeux affolés. Elle constate dans un hoquet que son bâillon est hermétique et qu'elle ne parvient plus à émettre le moindre son. Chacun de ses liens s'est resserré dans une traction irrésistible au point qu'elle se trouve totalement incapable de faire jouer ses membres l'un contre l'autre.
Le petit homme contemple un moment la belle blonde à moitié nue étendue le sol du sous bois. Gisèle essaie péniblement de rouler sur elle-même et voit le lutin s'éloigner. Elle écarquille les yeux. Il ne va tout de même pas l'abandonner comme ça ! Quelques instants plus tard, il revient avec un animal de la taille d'un poney attelé à un brancard traînant sur le sol. Avec une force étonnante pour sa petite taille, il roule la jeune femme toute ligotée dessus et il se met en route vers le chalet.
Tout s'est passé tellement vite qu'à ce moment-là, je venais de découvrir Mireille et Nadine captives dans le chalet. Un bruit discret me fait sursauter. Je regarde vers la porte d'entrée et je vois un tout petit homme très mince qui regarde autour de lui en souriant largement. Je me redresse, rassurée et descend l'escalier en souriant aussi. Je le vois faire osciller de sa main ballante un joli objet qui me paraît fait de caoutchouc mou. Sans doute un jouet... ou un cadeau… pensais-je.
Habillée de ce minuscule bikini métallisé et avec ces talons hauts, je me prends à me demander ce qu'il pense de moi, s'il me trouve jolie. Sa taille fait que je le trouve mignon et, toute attendrie, j'approche de lui.
- Ooooh… Bonj…
Schlak !
- … g… …
Schlak ! Schlak ! Schlak ! Schlak ! Schlak ! Schlak ! Schlak ! Schlak ! Schlak ! Quelques secondes plus tard, je tombais au sol dans un choc sourd. Je me tortille de mon mieux pour essayer de voir mon agresseur. Il m'a complètement ligotée et bâillonnée exactement comme Gisèle l'a été par l'autre lutin. Cela n'a duré que quelques secondes et je n'ai même pas eu l'occasion de pousser un cri. Ce lutin est tellement rapide qu'il m'a complètement ligotée durant le temps de ma chute. Je sens tous mes liens resserrer leur étreinte et se tendre sur mes membres. La bande qui presse sur ma bouche se contracte également et est bientôt rigoureusement tendue. Mes lèvres sont fermement scellées, et je me rends compte que je suis parfaitement réduite au silence ! Ce matériau absorbe les sons, y compris ceux que je pourrais produire par le nez !
Stupéfaite, je vois un second lutin, d'apparence presque identique au premier, faire son entrée. Ils discutent avec des voix enfantines. Leur timbre est très agréable, amusant même. Mais les sonorités me sont totalement inconnues. Ils me regardent en riant et l'un des deux montre l'endroit où se trouvent Nadine et Mireille.
L'un d'eux m'empoigne par les pieds et l'autre par les épaules, et ils me portent dehors pour aller me déposer délicatement le long du sentier. Gisèle est déjà là, en train de se tortiller misérablement sur l'herbe.
Les petits hommes retournent au chalet et nos deux compagnes ont tôt fait de nous rejoindre. Ils ont dénoué le hogtie de Mireille et le lien qui contraignait Nadine. Les deux jeunes femmes sont à présent ligotées très exactement comme Gisèle et moi. Nous sommes quatre nanas à moitié nues, allongées côte à côte, à nous demander ce qu'ils vont faire de nous.
Deux autres lutins nous ont rejointes. Il sont quatre à présent. Une sorte de chariot tiré par deux animaux ressemblant à des poneys vient s'arrêter près de nous et les lutins nous déposent l'une après l'autre dessus. Sans perdre de temps, le chariot se remet en route et s'enfonce dans le bois avec son chargement.
Je ne sais pas ce qu'il en est pour les autres, mais moi, je suis vraiment paniquée ! Je me tortille comme je peux. Je constate que les autres luttent de toutes leurs forces contre ces liens, mais ce matériau est étonnamment solide et tendu, pour ce qu'il avait l'air souple dans la main du lutin. Le bâillon aussi est très surprenant car il absorbe totalement les sons au lieu de se contenter de les étouffer. Malgré notre lutte furieuse, nous ne parvenons pratiquement pas à remuer et nous restons parfaitement silencieuses. Le chariot est entré dans une seconde clairière. Nous sommes déchargées et alignées devant une tente, allongées sur le flanc. Les lutins semblent avoir un campement dans ce bois.
Je regarde autour de nous. Je vois Gisèle faire de même. Soudain, je constate que les objets laissent deux ombres sur le sol ! Je lève les yeux et stupéfaite, je vois deux soleils briller dans le ciel !
Quelques minutes plus tard, un lutin revient près de nous en souriant, des bandes de caoutchouc à la main. Je le vois se pencher sur les chevilles de Gisèle et faire un moulinet du bras. Rapidement, il nous attache toutes les quatre en hogtie et nous sentons avec effroi le lien se tendre implacablement jusqu'à ce que nous soyons contraintes dans la position la plus stricte possible, sans nous laisser la moindre possibilité de mouvement.
Inquiète, je le vois prendre de nouvelles bandes et il tire les cheveux de Mireille en arrière, la forçant à redresser la tête. Puis il place une bande autour du front de la belle, et fixe l'autre extrémité au hogtie. Elle était déjà cambrée, mais sa tête est à présent fermement tirée vers l'arrière et attachée au hogtie. L'instant d'après, nous subissions toutes le même sort et étions basculées sur le flanc.
Je ne peux même plus remuer la tête. Il m'est uniquement possible de remuer un peu les pieds et les mains, et je peux cligner des yeux. Schlak ! Schlak ! Mes pieds sont à présent solidement fixés et mes mains également. Schlak ! Schlak ! C'est le tour de Nadine ! Un instant plus tard, nous étions toutes quatre dans la même situation.
J'ai déjà été ligotée de nombreuses manières, parfois vraiment très strictes ou extrêmes. Mais c'est la première fois qu'il ne m'est plus possible que de cligner des yeux. De même, je suis sidérée en constatant que je n'ai jamais été bâillonnée aussi solidement excepté avec ces absorbeurs de sons. Mais ici, avec la pression exercée par le bâillon sur la bouche, je me sens particulièrement impuissante et offerte.
Un lutin vient s'accroupir près de Nadine, devant moi. Je le vois caresser les cheveux de la jeune femme, puis passer la main sur ses seins et les tâter avec curiosité, puis il la palpe intimement. Je vois une crispation soudaine de ses muscles quand l'homme la touche intimement. Ses seins se sont mis à pointer de manière spectaculaire à travers le fin tissu de son tee-shirt, sous l'effet des caresses. Cependant, la jolie jeune femme reste parfaitement immobilisée et absolument silencieuse pendant que l'homme explore posément son corps. Mais comme je lui fais face, je vois les yeux furibonds qu'elle roule et je constate à la tension de son cou, les efforts frénétiques qu'elle fait pour hurler dans son bâillon.
Je vois un autre lutin occupé à se pencher sur Gisèle et passer la main sur ses seins avant de s'accroupir près de la belle blonde. On dirait bien que c'est à mon tour. Le lutin qui s'occupait de Nadine est venu s'accroupir près de moi et pose la main sur mes seins. Il commence à les caresser doucement, amusé de les voir pointer immédiatement avec tant de vigueur. Il observe le durcissement de mes tétons avec curiosité, et je ne parviens même pas à baisser la tête pour le voir faire. Ensuite, il commence aussi à me caresser intimement. Aussi immobile que Nadine, je ne peux que subir ces attouchements en silence. Au bout d'une minute de petits mouvements du doigt sur mon sexe ponctués de petites tapes de l'index, le petit homme m'a amenée à un orgasme puissant. Fort intéressé par mes spasmes saccadés, il continue de me caresser le sexe et me fait connaître un second orgasme encore plus puissant, puis un troisième. Je n'en peux plus ! Mais il continue inlassablement à me peloter intimement et cela recommence. Je roule des yeux exorbités en connaissant un quatrième orgasme.
Il appelle un autre lutin et lui montre son doigt. Je le vois s'accroupir près de Nadine et commencer à lui caresser le sexe d'un doigt, avec insistance. Il montre les seins de Nadine qui se sont rapidement remis à pointer et je vois ses muscles se contracter par saccades quelques instants plus tard. Elle a aussi droit à une série d'orgasmes silencieux.
Au bout d'un temps passé à nous comparer, l'un d'eux désigne Gisèle. La jeune femme est empoignée et transportée devant une tente située face à moi par deux lutins. Je les vois la déposer sur l'herbe, et l'installer sur le ventre. Elle est tellement cambrée par son hogtie que ni ses seins ni ses genoux ne touchent le sol. Quand un lutin pousse les genoux de Gisèle vers le bas, je vois ses seins quitter le sol d'une quinzaine de centimètres et elle me fait songer à un cheval à bascule dans cette position. Le lutin qui attendait devant la tente s'accroupit et passe délicatement une main dans les cheveux de Gisèle, puis il tend le bras et lui soupèse longuement un sein en jouant du bout des doigts sur le téton.
Visiblement, ils ont le temps et nous pouvons nous attendre à passer une très longue journée !
Soudain, un lutin montre le ciel. Ils ont subitement l'air inquiets et reculent en regardant en l'air. J'entends ou je sens, j'ignore quel est le terme approprié, une étrange vibration emplir l'atmosphère. Les lutins reculent précipitamment et plient bagage. Je les vois partir en courant, nous abandonnant sur place. Au bout de quelques instants, les derniers lutins ont disparu. L'espace est dégagé et nous sommes seules pour autant que je puisse en juger.
Quelqu'un marche derrière moi, mais je suis incapable de tourner la tête. Une paire de longues jambes féminines s'arrête devant moi. Je tourne les yeux et discerne une jeune femme en vêtement argenté.
- Et bien ! Je vous avais pourtant prévenue. C'est dangereux ici.
- …
- Pour ces gens, vous êtes simplement du bétail. Ils allaient probablement vous vendre au marché.
Elle dirige un petit cylindre sur moi et je sens immédiatement les liens se détendre, puis tomber. On dirait qu'ils ont été comme désactivés. La jeune femme fait de même avec mes amies et nous sommes rapidement libres toutes les quatre.
Un objet lumineux d'une vingtaine de mètres de diamètre est soudainement apparu au-dessus de nous. Je dis objet, mais c'est plutôt d'une lumière dont je suppose qu'elle renferme un objet. La lumière se dilate et nous englobe. Nous nous trouvons dans une sorte de pièce toute blanche. La blonde est à côté de nous et je vois la brune occupée à caresser ce qui me semble être un écran.
La lumière se fait moins intense, se rétracte doucement et le voisinage redevient visible. Le décor a changé et nous sommes devant le chalet, avec la blonde.
- Bien. Cette fois-ci, évitez de revenir avant une quinzaine de jours.
Elle me regarde.
- A bientôt. Et elle disparaît subitement sous nos yeux.

Bouya2

Re: Science fiction (histoire d'Anne)

Message par Bouya2 »

Et voici le dernier chapitre ! Celui qui clôt l'histoire la plus longue qu'Anne ait écrite. Bonne lecture !

Visite surprise

Une semaine plus tard, je revenais d'une réunion au centre. J'avais pris le métro. Pour changer, je portais mes cuissardes noires à talons aiguilles et une courte minijupe à carreaux noirs et blancs, fort joliment plissée dans le bas. Mon fin pull noir est très moulant et je l'ai laissé hors de la jupe. Une jolie ceinture blanche en cuir souple et à boucle dorée repose sur mes hanches, par-dessus le pull. J'ai choisi des bas foncés et j'ai fait une jolie tresse de mes longs cheveux blonds.
Je m'engage dans un couloir et prends l'escalier pour sortir. L'éclairage change et devient lentement plus clair. La luminosité se fait plus intense. Je regarde les tubes d'éclairage, mais ils ont l'air normaux. Gravissant les marches, je constate que je suis seule à ce moment. L'éclairage est devenu tellement intense que les alentours semblent se fondre dans une brume lumineuse. Inquiète, je fais demi-tour et descends quelques marches. Stupéfaite, je constate que le couloir derrière moi semble avoir disparu ! Je m'arrête et regarde autour de moi.
Graduellement, la lumière semble redevenir normale, mais je constate qu'au lieu de la station de métro, je me trouve dans une sorte de vaste salle claire avec une grande table ovale au milieu. Impossible de déterminer d'où provient l'éclairage. Les murs sont gris clair et la table est blanche. Il y a des sièges répartis autour. L'éclairage étant redevenu normal, je constate que la salle est ovale d'une vingtaine de mètres sur une dizaine. Je me retourne. Nulle trace de couloir ou d'escalier derrière moi ! Seulement le mur courbe.
Un glissement attire mon attention. Une ouverture s'est formée dans le mur, à l'autre bout de la pièce, et trois silhouettes entrent dans la salle. Un homme au centre est escorté de deux jeunes femmes, une de chaque côté. Très jolies, elles sont vêtues de catsuits argentés ! Rassurée, je reconnais la blonde et la brune de l'autre jour. L'homme semble plus âgé. Il est merveilleusement beau, mais ses rides montrent qu'il est d'une autre génération. Il a de magnifiques longs cheveux gris argent, tombant sur ses épaules. Mais ce sont surtout ses yeux qui me fascinent par leur aspect littéralement angélique.
Souriante, la blonde me désigne un siège.
- Prenez place. Nous voudrions vous présenter notre Grand conseiller.
Je m'assieds et la blonde prend place à côté de moi. L'homme s'assied en face, ce qui fait qu'il est facilement à trois mètres de moi, avec la brune à ses côtés. Elle se penche en s'asseyant. Quelle merveilleuse poitrine elle a !
L’homme me regarde un long moment. Son regard n'est pas pesant, ni agressif. Il me sourit aimablement. La situation s'éternisant, j'allais demander ce qu'il me voulait, mais je m’en suis sentie empêchée comme si l'homme m'avait posé la main sur l'épaule. Il rompt finalement le silence.
- Soyez la bienvenue.
Sa voix est mélodieuse et sa diction impressionnante de perfection.
- Il est rare de recevoir de la visite ici.
Je me rends brusquement compte que ses lèvres ne bougent pas ! Il me parle autrement, mais je l'entends pourtant distinctement.
Je l'entends rire de bon cœur. - Vous êtes étonnée et c'est bien normal. Je m'adresse à vous par télépathie, cela me dispense d’apprendre de nouvelles langues en permanence, en plus d’être un mode de communication bien plus parfait que la parole. J'étais un peu incrédule, alors sa voix s’est mise à se comporter différemment. C'est comme s'il s'était démultiplié et que les différents "lui" s'étaient mis à tourner lentement au-dessus de moi et que les mots prononcés tombent autour de moi en tournoyant sur eux-mêmes. Je l'entends. Je les entends.
- Ce mode de communication permet bien des choses, mais chaque chose en son temps.
Je le regarde avec étonnement. Il sourit et reprend d'une voix normale
- Vous appartenez à un service chargé de la sécurité, qui agit dans la discrétion pour le bien commun. C'est très noble et aussi très similaire aux idéaux de mon groupe.
- J'ai l'impression que vous êtes loin de chez vous, non ?
Je suis parvenue à surmonter ma stupeur.
- En effet… mais vous-même, à quelle distance pensez-vous être de chez vous ?
Il désigne le mur et je m'aperçois qu'il est devenu transparent comme une grande verrière de dix mètres sur quatre. Le fond est noir… mais, bouche bée, je vois la Terre occuper le tiers inférieur du champ de vision ! Le Conseiller reprend.
- Nous sommes en orbite. Nous nous sommes permis de vous offrir le voyage pour discuter tranquillement.
- Mais qui êtes-vous ?
- Voyez-vous, la réponse précise à cette question dépasserait probablement votre compréhension. Sachez que d'autres services comme le vôtre existent ailleurs. Et celui-ci s'occupe de la sécurité, discrètement… et partout.
- Partout ? - Dans l'espace entier. A un certain niveau, bien des choses se rencontrent.
Un silence s'installe. Il me laisse réfléchir un moment.
- Nous disposons de moyens inconcevables pour les habitants de cette planète. Mais nous n'avons pas forcément besoin d'être présents systématiquement quand une action est à prendre quelque part.
- Vous avez des effectifs limités en somme…
Il rit de bon cœur.
- Oui, mais un seul d'entre nous suffirait amplement. Le fait que je vous parle en ce moment ne m'interdit en aucune façon de suivre simultanément d'autres tâches, dont certaines très éloignées d'ici.
Il me regarde et reprend.
- Mes jeunes collègues, ici présentes, ont attiré mon attention sur votre personne. Je vous ai regardée et je dois dire que, comme elles, j'ai vu en vous des choses très prometteuses. Je parle ici des niveaux abstraits de votre personne.
- Ah ?
- Votre profil est intéressant… et puisqu'elles sont volontaires, vous pourriez travailler avec nous… si vous êtes intéressée, naturellement. Telle est la question à laquelle je vous laisse réfléchir à votre aise.
Il se lève et va à la fenêtre. Il regarde pensivement la Terre, puis tourne la tête vers moi.
- Voyez. Une image apparaît au-dessus de la table, comme un hologramme dans lequel je reconnais la Terre.
La planète change d'aspect et sa surface se peuple d'une myriade de petits points lumineux blancs. Il me regarde.
- Chacun des points lumineux représente un humain. Ils sont tous là, sous vos yeux.
La vue change soudain comme un fondu au cinéma et la Terre rétrécit jusqu’à devenir minuscule et se range parmi une multitude de points de taille comparable. L’hologramme fourmille bientôt de ces points bleus brillants.
- Ce sont des planètes similaires à celle-ci… et nous les suivons toutes… ainsi que tous ceux qui marchent dessus. Ceci pour vous donner une idée de notre sphère d’activité.
L’hologramme disparaît. Mon regard se reporte sur la Terre qui tourne lentement en dessous de nous.
- Et si quelque chose ne se passe pas normalement et risque de nuire au bien général, nous le constatons et sommes là dans l'instant qui suit. Souvent même dans l’instant qui précède.
- Vous voyagez dans le temps ?
- Non. Vu la précision de nos prévisions, ce n’est pas nécessaire. De plus, c’est interdit.
Il est juste à côté de moi, debout, et me regarde.
- Je vous laisse penser à tout ceci. Si vous êtes intéressée, contentez-vous d'y penser et je comprendrai.
Il se dirige vers l'accès par lequel il est venu. Après un petit signe de la main, la porte se referme et je me trouve avec les deux jeunes femmes.
Je les regarde et me lève. J'approche de la vitre et regarde la Terre tourner lentement, en bas. Elles la regardent aussi.
- Il est temps de rentrer à présent.
L'éclairage s'intensifie à nouveau et quand il redevient normal, je vois les contours de mon salon se dessiner autour de moi. - Vous n'avez même pas perdu le temps du voyage en métro. C'est l'instant précis où vous seriez rentrée chez vous.
- En effet, dit la blonde…Mais nous avons un sujet à approfondir avec vous, et une promesse…
- … est une promesse. Achève la brune en me prenant fermement par les bras.
Je remarque avec surprise que mes boîtes de matériel de bondage sont sur la table, mais la blonde m'enfonce déjà le gros bâillon boule rouge à sangle blanche dans la bouche !
- Mmmh !!! …
Elle a tôt fait de le sangler rigoureusement et je la vois braquer sur mon visage un petit cylindre argenté. Je sens aussitôt la balle enfler dans ma bouche et la sangle se contracter !
- Mf !! … mh !!! … … … m… … … …
La brune me maintient solidement pendant que la blonde procède à mon ligotage méthodique. Je suis rapidement allongée sur le sol pendant que la brune peaufine le ligotage strict de mes bras. Elles ont solidement attaché mes cuisses au-dessus des genoux. Là encore, ma très courte jupe ne les dérange pas. J'entends le crissement de mes bottes l'une sur l'autre. Je constate que mes talons sont aussi attachés et que la corde enserre également mes pieds !
- … !… … m… !!! … … m… … … !!!
- Vous pouvez essayer de crier. Personne ne peut vous entendre.
Mes bras sont attachés rigoureusement au-dessus et au-dessous des coudes strictement joints. Une corde est serrée autour de mes épaules et le lien de mes coudes y est solidement fixé afin d’éviter qu’il glisse. Elles me maintiennent fermement durant tout le ligotage.
- …m… … … !!! … … m…! … … … …m… … !!!!
Au bout de quelques minutes, et malgré la résistance que je tente de leur opposer, les deux jeunes femmes achèvent de me placer dans un hogtie extraordinairement cambré. Elles tendent le lien au point que la brune m'attache directement les poignets et les chevilles ensemble.
- … !!! … … m…! … … …
La brune se redresse après avoir serré le dernier lien de mon hogtie. Elle me roule délicatement sur le flanc, ce qui est nettement plus confortable quand on est cambrée à ce point, et je vois la blonde diriger le petit cylindre sur mes jambes, puis sur mes bras. Rapidement, tous les liens se resserrent et une fois encore, les nœuds s’enfoncent entre les cordes.
- … m… …!!! … …!! …m … … !!!!
- Comme cela, vous pouvez bouger, vous tortiller et même rouler sur vous-même … mais vous resterez solidement attachée jusqu'à ce que quelqu'un vous libère.
- Et vous serez parfaitement silencieuse car pour le moment ce bâillon absorbe une bonne partie des sons. On ne vous entendrait même pas respirer.
- Durant vos mouvements, votre jupe risque de se retrousser.
- Et votre ligotage permet aussi à votre joli pull de se retrousser… Vous ne portez rien dessous me semble-t-il.
- … !!! … m… !!!!
La blonde va ranger les boîtes dans ma chambre pendant que je me tortille furieusement sur le tapis de mon salon sous les yeux de la brune debout devant moi.
Les deux jeunes femmes sont à nouveau côte à côte et je les vois graduellement devenir transparentes, puis disparaître !
Seule dans mon appartement, je me tortille silencieusement sur le tapis dans mon propre salon. Je suis en minijupe avec mes cuissardes à talons. Je peux effectivement rouler sur moi-même en tirant furieusement sur mes liens, mais le ligotage est vraiment très rigoureux. De plus, je constate que la fille avait raison et que ma jupe est totalement retroussée ! Je tire énergiquement sur le hogtie en me cambrant davantage.
- h… …!!! … m… … !!! … … !!!
Roulant sur moi-même, je me déplace dans la pièce, mais il n'y a pas d'issue et rien d'accessible qui puisse me permettre de couper mes liens. Je persiste à me tortiller énergiquement et à rouler furieusement en tous sens. J'ai essayé vainement d'ouvrir la porte d'une armoire basse, mais quelle que soit la position que je prenais, la clé restait désespérément hors d'atteinte. J'ai pu me mettre plus ou moins à genoux, ce qui a remis ma jupe dans une position plus normale, mais je suis retombée en tentant de me déplacer ainsi. Me voilà donc à nouveau à gigoter sur le tapis, devant le canapé.
- m… … !!! … … !!!
Vraiment aucun lien ne bouge ! Et je suis toujours aussi strictement bâillonnée… si quelqu'un frappait à ma porte, je serais proprement incapable d'attirer son attention. Résignée, je suis immobile, couchée sur le flanc. Je vois ma poitrine se soulever au rythme de ma respiration.
Je songe alors à la rencontre avec l'homme aux longs cheveux, et à sa proposition. C'est vrai que ma vie ici est presque déterminée… alors qu'il m'offre une perspective toute nouvelle. Pesant le pour et le contre sous tous les angles qui me viennent à l'esprit, je réfléchis longuement. Finalement, je me dis que c'est une idée intéressante et que je vais l'accepter. Je roule sur le ventre.
Une musique se fait entendre. C'est une sonorité harmonieuse et douce, mais très faible. Sans que je puisse en déterminer l'origine, ce son prend de l'intensité. Ce n'est pas une musique à proprement parler, mais une sonorité rythmée comme faite de plusieurs tonalités. Au bout d'un moment à m'interroger sur la provenance de ce son étrange, je prends conscience que cela se passe à l'intérieur de ma tête ! Une voix se fait entendre. C'est perturbant de l'entendre aussi distinctement à l'intérieur de soi.
- Comme tu peux le constater, je suis facile à contacter même si je suis physiquement très éloigné de toi en ce moment. Il m'a semblé avoir entendu que tu acceptais ma proposition, Anne ?
C'est la voix de l'homme aux longs cheveux ! Je pense une réponse : Oui.
- A la bonne heure ! Sois la bienvenue, Anne. Naturellement, tu ne seras pas seule et je vais t'envoyer un instructeur pour commencer ta formation. Tu as bien des choses à découvrir. La voix se tait et la musique disparaît lentement.
Me revoilà seule, toujours aussi parfaitement ligotée et bâillonnée dans mon salon. Je tire sur mes liens et me tortille en tous sens.
- … …!! …m … … !!!!
Un instructeur ! C'est bien beau tout ça, mais il devrait venir rapidement… je voudrais bien être libérée, moi ! Mon attention est alors attirée par le mur derrière lequel se trouve le hall d'entrée. Le mur semble se gondoler et il en sort une forme d'apparence humaine, mais transparente. La forme marche comme si le mur n'existait pas et vient lentement vers moi. En avançant, elle prend une consistance et devient parfaitement humaine au bout de quelques secondes.
Le colonel !!!!
- Très jolies jambes, Anne ! Les filles ont bien fait les choses !
- … m… … !!! … h… … h… … !!!
- Ce sont des chasseuses. Pas facile de leur échapper quand elles ont décidé que vous étiez leur cible, pas vrai ? Et si elles ont décidé que vous attendriez là, sagement et en silence, soyez sûre que c'est ce que vous ferez. Elles sont facétieuses.
- … !!! … h… m… … !!!
- Bien… voyons cela…
Il se penche et dirige vers mes poignets un petit cylindre grisâtre sorti de sa poche. Le lien de mon hogtie se désagrège. Je ne vois pas de meilleure manière de le dire. Les autres liens suivent rapidement et tombent à terre ainsi que le bâillon.
Il pose son képi sur la table basse et sourit en voyant ma surprise.
- A qui se fier, n'est-ce pas ? Des études et enquêtes ont lieu un peu partout dont nous sommes notamment l'objet. Quoi d'étonnant à ce que cela nous intéresse ? On cherche toujours bien loin ce qui se trouve sous votre nez.
- Vous n'avez pas l'air d'un extraterrestre.
- Je ne le suis pas… ni terrien non plus, d'ailleurs. En fait, je ne suis rien de ce que vous imaginez. C'est assez compliqué à expliquer mais cela viendra avec le temps. Par contre, vos lutins, eux, sont d'authentiques extraterrestres. Sauf que c'est vous, techniquement parlant, qui êtes allées chez eux. Les deux mondes s'interpénétraient près du chalet.
Nous prenons place dans le salon. Je crois que la conversation sera longue.

Yopo1

Re: Science fiction (histoire d'Anne)

Message par Yopo1 »

Merci beaucoup pour cette longue histoire.

La science-fiction n'est pas désagréable dans ce type d'histoire, c'est même plaisant et il y a davantage de possibilités !

J'aime beaucoup l'idée de l'espionnage et de toutes les raisons pour lesquelles l'héroïne a du être attachée. L'idée de l'observatoire dans l'appartement d'en face est très savoureuse, avec toutes les personnes que cela a impliqué !

Les expressions des dialogues bâillonnés sont esquises & bien retransmises.

J'apprécie la naïveté de l'assistance de l'héroïne, surtout lorsqu'elle vient la délivrer mais qu'elle attend les ordres pour la détacher !

Merci aussi pour l'initiative d'avoir écrit un bout de l'histoire, un point de vue de ta part sûrement.

Vivement les prochaines histoires... ou bien même la prochaine aventure de "l'agent spéciale" dont nous venons d'avoir un aperçu d'aventure !

rocame
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Ce que j'adore : Les histoires de bondage !
Ce que je déteste : le mensonge
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Re: Science fiction (histoire d'Anne)

Message par rocame »

Histoire très longue, mais fort intéressante ! Avec Anne une fois de plus extrêmement bien ligotée et bâillonnée

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