Chapitre 3
Audrey émergea lentement du sommeil dans lequel elle était plongée. Elle se réveilla avec la sensation d'avoir la gueule de bois, comme si elle avait passé la soirée de la veille à boire sans retenue, alors qu'elle n'avait pas touché une goutte d'alcool. Elle mit du temps à réaliser qu'elle s'était couchée toute habillée, elle enleva ses vêtements, les jeta dans le panier de linge sale et fila sous la douche, puis elle se prépara un café.
Quelques flashes de la veille lui revinrent en mémoire. Un homme était entrée chez elle, il l'avait ligotée et bâillonnée, puis avait vaguement abusé d'elle. Et puis il était parti sans un mot.
Elle quitta son studio à 8 heures pour se rendre comme d'habitude à sont travail, en essayant de ne rien laisser paraître de son aventure de la veille. Mais certaines de ses collègues s'aperçurent que quelque chose ne tournait pas rond, Audrey était moins attentionnée que d'habitude, et souriait moins qu'à l'ordinaire.
-"T'as remarqué? Audrey n'a pas l'air dans son assiette!"
-"C'est rien, elle n'a pas encore de mec dans sa vie, alors forcément, ça la travaille!"
Mais la jeune femme n'avait cure de ces ragots, cependant elle était traversée par des sentiments contradictoires vis-à-vis de cet homme qui s'était introduit chez elle. Un instant, elle était prise de compassion et peu de temps après, elle souhaitait lui faire tout le mal qu'elle pourrait ; toutefois la journée se poursuivit sans incident notable.
Vers 17 heures, Audrey quitta la boutique et décida de marcher un peu, elle ne souhaitait pas rentrer tout de suite chez elle, elle voulait se vider la tête de ces émotions et s'installa dans un café après avoir marché une bonne heure. Elle commanda une bière et s'installa en terrasse tout en suivant le manège des passants défilant devant elle. Vers 19 heures, elle prit enfin la direction de son domicile et rentra sans encombre.
Toutefois, elle se rappelait qu'elle n'avait rien acheté pour son repas du soir, elle alla à la supérette voisine afin de faire quelques achats. Enfin, elle arriva chez elle et déballa ses provisions.
Elle sortit sa pizza de son emballage et la mit au four, puis déboucha une bouteille de rosé. Ensuite elle alluma sa télé afin de suivre le journal du soir et dévora son repas de bon appétit.
Elle venait à peine de finir de manger lorsque quelques coups résonnèrent à la porte. Qui pouvait bien venir à cette heure-là?
Tout à coup, elle sentit un frisson parcourir son échine. Et si...
Et si c'était LUI?
Non, c'est impossible! Elle se refusait à admettre une telle éventualité, mais elle décida d'aller ouvrir afin d'en avoir le coeur net.
Elle ouvrit la porte.
Si, c'était lui!
Il était aussi séduisant que la veille, avec son grand sourire, et son sac de sport. Curieusement, Audrey avait perdu toute appréhension. Il avait l'air très calme, sans aucune mauvaise intention. La jeune femme le laissa entrer en laissant échapper un sourire et demanda :
-"Tu as faim? Soif?"
-"Non, merci. J'avais seulement envie de te revoir!"
Le coeur d'Audrey fit un bond dans sa poitrine. Ses joues passèrent du rose au rouge vif. Toute sa colère de la veille avait disparu comme par enchantement.
-"Tu es vraiment très jolie!"
C'est vrai qu'Audrey était jolie. 1,70 mètre pour 45 kg, une plastique de rêve, vêtue d'un corsage rose et d'une jupe blanche, elle faisait penser à une petite princesse.
L'inconnu ouvrit son sac et déballa à nouveau son matériel. Instinctivement, Audrey se retourna et tendit ses poignets.
-"Comment t'appelles-tu?"
-"Marc!"
Le jeune homme ligota Audrey avec une grande douceur, tout en prenant son temps. Audrey sentit un immense sentiment de bien-être l'envahir, tant Marc était tendre dans ses gestes. Au bout de dix minutes, Audrey était à nouveau prisonnière du jeune homme, mais cette fois-ci dans des conditions beaucoup plus romantiques que la veille.
Marc considéra sa prisonnière. Elle était vraiment désirable et il se sentait vraiment amoureux.
Il entrouvrit le corsage d'Audrey et caressa lentement la voluptueuse poitrine de la jeune femme. Sa peau était aussi douce que de la soie et le jeune homme se sentit ému.
Puis il lui retira son bâillon et lui donna un long baiser, et finit par lui demander :
-"Audrey, veux-tu m'épouser?"
Audrey le regarda un moment puis fit à son tour :
-"Et si tu commençais par me faire un peu la cour?"
